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dimanche 7 décembre 2025

Ukraine : l’après-guerre aussi peut rapporter gros

 Ukraine : l’après-guerre aussi peut rapporter gros

Le 1erdécembre, après des discussions en Floride où la partie américaine avait tenté d’imposer à ses interlocuteurs ukrainiens le plan dit de paix de Trump, le président Zelensky s’est précipité à Paris pour rencontrer un Macron qui se veut son plus ardent défenseur face à la Russie.

Publié le 03/12/2025

 


Zelensky en est à espérer que les dirigeants européens fassent tant soit peu contrepoids au forcing de Trump, qui veut qu’il signe son plan. Car, même légèrement remanié, ce plan prend acte du rapport de force défavorable à l’Ukraine sur le front, ainsi que de l’affaiblissement de Zelensky à la tête du pays, empêtré qu’il est dans des affaires de corruption. Surtout, ce plan entérine le fait qu’après avoir œuvré à provoquer un conflit qui affaiblisse Moscou dans l’espace ex-soviétique, Washington estime avoir atteint son objectif. Place donc à l’étape suivante : l’exploitation des richesses ukrainiennes sur lesquelles des trusts américains ont pu mettre la main, mais aussi à l’éventuelle ouverture du marché russe.

En effet, des milieux d’affaires américains entrevoient la possibilité de nouer une collaboration prometteuse avec les géants russes de l’économie. S’il se confirme que, pour cela, la Maison-Blanche doive acter la victoire de Poutine en Ukraine, ils voient la perspective de gros contrats, notamment dans le secteur du gaz, du pétrole ou des terres rares. Sans oublier le nucléaire car, sanctions antirusses ou pas, les États-Unis restent tributaires de Rosatom pour approvisionner leurs réacteurs en uranium enrichi.

Ces relations sont telles que le Wall Street Journal leur a consacré un long article le 30novembre, précisant que ladministration Trump « voit bien la Russie non pas comme une menace, mais comme un pays aux innombrables opportunités ».

Nul besoin donc, tels les médias qui mènent une propagande guerrière intéressée, de chercher la main de Moscou dans la rédaction du plan de Trump. Ceux qui ont tenu la plume, on les trouve parmi les hommes d’affaires qui forment les délégations américaines. Ainsi, à Moscou, mardi 2décembre, le promoteur immobilier et envoyé spécial de Trump Steve Witkoff, un habitué, conduisait les discussions avec Poutine, ce dernier étant flanqué de son envoyé spécial, Kirill Dmitriev, un banquier d’affaires formé à Harvard, devenu PDG du Fonds d’investissement direct de Russie, son fonds souverain, doté d’au moins 10milliards de dollars.

Bien sûr, face à de pareils appétits et moyens financiers, la cause de ce que les gouvernants et médias occidentaux décrivaient comme la courageuse petite sentinelle ukrainienne de la démocratie sur le flanc oriental de l’Europe, ne fait pas le poids. Et les États impérialistes de second rang, dont la France, ne pèsent guère plus pour faire valoir leurs intérêts dans un après-guerre qui se dessine en grande partie sans eux.

Alors, tout en jurant de leur volonté de paix, les Macron et consorts poussent l’Ukraine à continuer la guerre. Le 13 novembre, Zelensky a d’ailleurs reconnu, dans une interview à l’agence Bloomberg, que ses « amis » européens exigeaient qu’il recrute plus de soldats. Et la Rada, le Parlement, s’exécute, qui débat d’un projet de conscription des femmes.

La population ukrainienne a beau en avoir assez, les Macron va-t-en guerre avec la peau des autres veulent toujours plus de chair à canon. Et pour une bonne raison : tant que l’armée ukrainienne a des troupes, il lui faut des armes, dont elle peut passer commande aux industriels… français de préférence. Pour justifier cela aux yeux de l’opinion, tout en la conditionnant au prochain conflit généralisé qu’ils préparent, les Macron et leurs états-majors inventent la menace de l’ogre russe. Que celui-ci piétine à 400 kilomètres de Kiev depuis bientôt quatre ans, qu’importe : ces menteurs de profession martèlent qu’il sera bientôt à Paris et à Berlin. Non pas parce que c’est la réalité, mais parce que leurs industriels et leurs généraux ont intérêt à faire avaler cet énorme bobard !

                                                      Pierre Laffitte (Lutte ouvrière n°2992)

vendredi 5 décembre 2025

Dassault – Cergy : visite commerciale à l’usine

 Dassault – Cergy : visite commerciale à l’usine

Publié le 03/12/2025

 


Lundi 1er décembre, l’usine Dassault de Cergy, dans le Val-d’Oise, a reçu la visite de Zelensky, préparée dans le plus grand secret. Le quartier a donc été en état de siège toute une partie de la journée, avec police et gendarmes aux entrées de l’usine, des fouilles et un parking interne inaccessible.

Les travailleurs ont donc vécu un joyeux bazar. Ils n’ont su que le lendemain que le président ukrainien, accompagné du ministre des Armées, était venu dans la soirée, vers 21 heures, faire un tour de l’usine, et avait été reçu par le PDG Trappier, après que les chiens renifleurs avaient préventivement inspecté les lieux.

On dit que l’argent n’a pas d’odeur mais la corruption, le militarisme et les profits de Dassault dégagent un triste fumet.

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2992)

dimanche 30 novembre 2025

Ukraine : Les dirigeants européens veulent leur part

 Les dirigeants européens veulent leur part

Dès la parution du document de Trump sur l’Ukraine, la « coalition des volontaires » – soit une grande partie des dirigeants européens – est montée au créneau.

Publié le 26/11/2025

La coalition a crié que son plan faisait la part trop belle à Moscou, qu’aucune paix ne pouvait se conclure en Ukraine, dans le dos de son gouvernement, et de l’Union européenne. Pour Macron, il faut « la paix, pas une capitulation ».

L’ancien président Hollande y est allé de sa déclaration sur « le plan de Trump pour l’Ukraine [qui] réduit l’Europe au rang de spectatrice assiégée ». Pour avouer crûment que, dans l’affaire, l’UE ne compte pour rien, il faut comme lui se trouver en semi-retraite forcée. Mais le problème, pour les dirigeants européens qui sont encore aux affaires, est qu’ils auraient bien du mal à reconnaître, devant leur opinion publique, qu’ils ne décident pas grand-chose. De surcroît, il leur faudrait admettre que, bon gré mal gré, ils vont devoir s’aligner sur ce que veut Washington. Autrement dit, ils vont devoir avaliser un accord dans lequel le régime ukrainien a perdu beaucoup de sa valeur dès que ses parrains américains ont trouvé à défendre leurs intérêts sans lui, voire contre lui. Et cela d’autant que le pouvoir ukrainien, qu’eux et leurs compères européens encensaient, dont ils disaient qu’on devait le soutenir à tout prix, est si affaibli par les affaires de corruption à grande échelle, que Zelensky pourrait devoir céder sa place un de ces jours. Cela pourrait être, par exemple, à son prédécesseur, le milliardaire Porochenko, qui se permet, en pleine guerre, d’appeler à la démission du gouvernement Zelensky.

En fait, les dirigeants européens sont surtout mortifiés de voir poindre un accord dans lequel ils sont les parents pauvres et où les trusts américains – et russes – se tailleront une grosse part du gâteau. Mais la diplomatie et les diplomates peuvent servir à masquer la brutalité des rapports de force, et de leur expression. Pour faire passer la pilule, et permettre aux puissances impérialistes de second rang de ne pas trop perdre la face, Trump a concédé que ses alliés pouvaient discuter de son plan, et même – il faut bien ménager leur ego – « l’améliorer ».

Les dirigeants européens et Zelensky ne tarissent donc pas maintenant de qualificatifs sur les « progrès », les « avancées » obtenues : le texte, devenu « meilleur », pourrait encore être « amélioré ». Jusqu’à ce que Trump siffle la fin de la partie ? À moins qu’il n’y voie l’occasion, en soufflant le chaud et le froid, d’obtenir… quelques concessions de Poutine, dont il pourrait se prévaloir à grands coups de trompe.

Si après cela Trump ne se trouve pas en bonne place pour le prix Nobel de la paix 2026, c’est à n’y rien comprendre. Quant aux Macron, Merz en Allemagne ou Starmer en Grande-Bretagne, ils pourront toujours prétendre qu’ils ont œuvré eux aussi à la « paix ». Mais sans oublier, tel Macron, de dire que « sans éléments de dissuasion, les Russes reviendront ». Pour qui n’aurait pas compris : il ne faudrait pas qu’un cessez-le-feu mette en péril la « commande historique » de 100 Rafale et autres engins de mort, signée par Zelensky durant sa visite à la base aérienne de Villacoublay. Pour les marchands de canons et les dirigeants impérialistes, qui sont leurs commis, la paix qu’ils préfèrent est souvent celle des cimetières.

                                                               P. L. (Lutte ouvrière n°2991)

vendredi 28 novembre 2025

Ukraine : grandes puissances et petits secrets

 

La diplomatie : un paravent pour tromper les peuples

 


 Copains comme cochons pour exploiter et opprimer les peuples

Les médias qui relaient la politique de l’État français font grand cas de conversations discrètes captées entre l'envoyé spécial de Trump et les conseillers de Poutine.

         Quelle découverte ! Le secret, les coups fourrés, les petits arrangements entre grandes puissances dans le dos des peuples sont à la base même de la politique des États comme des agissements des multinationales. De tout temps, la diplomatie n'est qu'un paravent pour endormir et tromper les peuples.

         Lever le secret diplomatique, tout comme bancaire et commercial, serait une mesure de salubrité publique ! Mais seuls les travailleurs, qui eux n'ont rien à cacher ni à perdre, pourront l'imposer.

jeudi 27 novembre 2025

Ukraine : la curée

 

Calculs cyniques

 

 

Trump cherche à imposer à Zelensky un plan de cessez-le-feu faisant perdre des territoires à l'Ukraine. Après que les États-Unis ont utilisé les Ukrainiens dans leur guerre d’influence avec la Russie, Trump estime que leurs objectifs sont atteints. Les dirigeants européens protestent, car ils revendiquent une meilleure position dans le dépeçage de l’Ukraine.

         Tous, de Poutine à Trump en passant par les dirigeants européens, sont d’accord pour régler leurs comptes avec la peau des soldats ukrainiens et russes. Les discours sur la paix ou sur le droit des peuples ne sont que des paravents pour leurs calculs cyniques.

lundi 24 novembre 2025

Plan américain pour l’Ukraine : le « gros bâton » dicte ses choix

La loi des grandes puissances

 

Zelensky, vassal qui n'a pas vraiment voix au chapitre

Le gouvernement de Trump, suite à une discussion avec un émissaire de Poutine, a pondu un « plan de paix » qui intime à l’Ukraine de céder les territoires occupés par la Russie.

         Après avoir fourni l’armement responsable de l’agrandissement des cimetières ukrainiens et russes, l’impérialisme américain a décidé que cette phase avait assez duré. Tant pis pour Zelensky qui jouait si bien le rôle de vassal.

         Les grandes puissances décident du sort des peuples sans qu’ils donnent leur avis, en les envoyant au massacre les uns contre les autres puis en traçant des frontières dans leur chair qui seront l’objet de guerres futures. Les travailleurs ukrainiens et russes, mais aussi européens et américains, ne pourront vivre réellement en paix qu’en s’alliant pour renverser leurs États sanguinaires.