Affichage des articles dont le libellé est "Sans papiers". Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est "Sans papiers". Afficher tous les articles

mercredi 28 mai 2025

« Sans-papiers » : À quand le retour des combats de gladiateurs ?

Abjections d’ailleurs et d’ici

 

 

Le gouvernement américain étudie une proposition d’émission de téléréalité où des immigrés s’affronteraient lors d’épreuves pour gagner la citoyenneté américaine.

         C’est abject. Mais l’est-ce beaucoup plus que d’attendre qu’un travailleur immigré sauve un enfant ou s’interpose lors d’un attentat pour lui octroyer la citoyenneté française, tout en obligeant des milliers d’autres à rester sans droits et à devoir suivre un véritable parcours du combattant pour obtenir enfin des papiers ?

 

samedi 10 mai 2025

L’exploitation aggravée des travailleurs sans papier : un procès qui lève un coin du voile

 Travailleurs sans papiers : un procès qui lève un coin du voile

Mardi29 et mercredi 30avril sest tenu à Nanterre le procès des ex-dirigeants de RSI (société dintérim du bâtiment), qui employaient bon nombre de travailleurs sans papiers. Une bonne partie des salariés qui s’étaient constitués partie civile ont assisté au procès.

Publié le 06/05/2025

Les travailleurs s’étaient mis en grève en novembre 2021 pour demander leur régularisation et avaient occupé dans ce but les abords du site de Gennevilliers pendant plus d’un an. Ce procès faisait suite au rapport de l’inspection du travail adressé au procureur de la République en janvier 2023.

Finalement, la gérante de l’agence de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) est condamnée à 15 mois de prison avec sursis, les deux « apporteurs d’affaires » à un an et demi avec sursis, le tout assorti d’amendes de plusieurs milliers d’euros. Le nouveau patron de Belvédia (qui a racheté entre autres RSI), à la tête de 150 sociétés et quelque 20 000 intérimaires était « directement bénéficiaire des infractions », selon la procureure qui avait requis un an avec sursis et 100 000euros d’amende à son encontre. Il a pourtant été relaxé. Et rien n’a été dit contre les entreprises du BTP utilisatrices, véritables bénéficiaires de ce système d’exploitation, ni contre l’État qui le permet en maintenant des travailleurs étrangers dans la situation de sans-papiers.

Les salariés présents étaient plutôt satisfaits, même si, selon leur avocat, ils devront maintenant aller aux prud’hommes pour obtenir des dommages et intérêts. Mais ce jugement les confirme dans la lutte qu’ils ont menée depuis des années et qui n’est toujours pas terminée, plusieurs d’entre eux n’ayant toujours pas obtenu leur régularisation.

Dans cette société, l’argent peut circuler partout dans le monde sans aucune contrainte, mais le fait d’être né quelque part interdirait aux salariés d’avoir un emploi ailleurs, à moins d’être soumis à l’arbitraire administratif ! C’est inadmissible.

                                                      Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2962)

 

Travailleurs sans papiers : “Un sans-papiers accepte tout, ne se plaint jamais”

Le journal Le Parisien du 29avril relate ainsi une partie du procès :

Publié le 06/05/2025

 

Moussa et Mahmadou s’approchent de la barre. Tous deux font partie des travailleurs régularisés depuis. « Ma fausse carte de séjour m’a coûté 300 euros ! J’ai travaillé sous trois alias. Ils le savaient tous », s’étrangle Moussa avant de décrire le quotidien d’un sans-papiers sur un chantier. « Un sans-papiers accepte tout, ne se plaint jamais. Il est condamné à tout faire. Aujourd’hui que je suis régularisé, je vois la différence. »

Son collègue Mahmadou a été un des leaders de la fronde. Lui aussi a connu le travail sous alias. « Un jour j’ai dit que je voulais travailler avec mon vrai nom. Et eux [les prévenus], ils m’ont envoyé une fausse carte d’identité portugaise à mon nom… » relate-t-il avec amertume…

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 10 mai : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-Dimanche 11 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

-Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 12 mai, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

dimanche 30 mars 2025

Jeune et « sans papiers » : l’horreur

Solidarité avec les sans-papiers !

 

 

Les jeunes sans-papiers qui avaient été violemment expulsés du théâtre qu’ils occupaient à Paris, sont installés à présent dans des tentes sur les bords de la Seine à Paris par un froid nocturne assez vif. 

         En 2017, Macron avait promis qu’il n’y aurait « plus personne à la rue avant la fin de l’année ». Mais le gouvernement n’est plus à une mesure anti-immigrés près.

         Ces jeunes veulent être scolarisés et vivre normalement ici. Ils doivent pouvoir le faire.

 

samedi 1 mars 2025

Sans-papiers : le cauchemar de la régularisation

Sans-papiers : le cauchemar de la régularisation

Dans ce climat de surenchère xénophobe alimenté par la droite et l’extrême droite, le ministre de l’Intérieur Retailleau y va de ses propres mensonges.

Publié le 26/02/2025

À l’Assemblée nationale le 12 février à propos de sa circulaire sur les travailleurs sans papiers dans les métiers en tension, le ministre a évoqué de prétendues régularisations automatiques qui n’existent pas.

La circulaire publiée le 23 janvier et adressée aux préfets aggrave la précédente, celle de Valls. Désormais, ils devront avoir travaillé dans un métier en tension au moins douze mois au cours des vingt-quatre derniers mois, à la place de huit auparavant, avant de pouvoir demander un titre de séjour.

En réalité, Retailleau sait très bien que sans les travailleurs sans papiers, des secteurs entiers, la restauration, le BTP, la santé, les soins à domicile, ne pourraient plus fonctionner. D’ailleurs, il dit lui-même ne fixer aucun objectif chiffré aux préfets. Son souci est avant tout de se donner une image de gros dur, d’inflexible, au point d’annoncer à des journalistes qu’un travailleur en demande de régularisation dans un métier en tension devra dorénavant justifier de sept ans de présence sur le territoire, tout en affichant trois ans dans la circulaire.

Ces mesures rendront plus difficile et plus précaire la vie de ces travailleurs car ils seront soumis plus longtemps à l’arbitraire patronal. Elles ne favorisent que les patrons, et affaiblissent la classe ouvrière dans son ensemble.

                                                 Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°2952)

 

Les militants du valeureux Comité des « sans-papiers » d’Argenteuil ont besoin d’aide. Soutenez-les. Engagez-vous dans cette activité tellement nécessaire pour nos sœurs et frères de classe. DM