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jeudi 7 mai 2026

Moyen-Orient : Trump, où est sa victoire ?

Moyen-Orient : Trump, où est sa victoire ?

Après cinq semaines de bombardements israélo-américains ayant entraîné des milliers de morts et des destructions massives, suivies de trois semaines de trêve et alors que la marine américaine bloque ses ports, l’Iran a proposé à ses agresseurs un plan de paix en quatorze points.

Publié le 05/05/2026


 

Ce projet demande le retrait des forces américaines des zones proches de l’Iran, la levée du blocus, la fin du gel des avoirs iraniens dans les banques occidentales, le paiement de réparations de guerre par les États-Unis, la levée des sanctions, une entente sur la navigation dans le détroit d’Ormuz, la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Il est notable que la question des stocks d’uranium enrichi qui pourraient permettre à l’Iran de se doter de l’arme atomique, prétexte le plus souvent utilisé par Trump et Netanyahou pour justifier leur guerre, ne figure même pas dans ce plan.

Ces propositions, dont la satisfaction, certes bien improbable, mettrait l’État et les possédants iraniens dans une meilleure position qu’avant le début du conflit, sont un véritable camouflet pour Trump et, derrière lui, pour les États-Unis. Cette guerre, qui a d’ores et déjà coûté des centaines de milliards de dollars au budget américain, et rapporté il est vrai une somme équivalente à leurs marchands d’armes, se solderait donc, au mieux pour Trump, par un retour piteux à la situation antérieure. Il reste bien sûr encore la possibilité que l’armée américaine reprenne ses bombardements. Elle a en effet les moyens de « ramener l’Iran à l’âge de pierre » comme le milliardaire mégalomane qui dirige les États-Unis a menacé de le faire. Mais, vu la situation intérieure à laquelle il fait face, en a-t-il les moyens politiques ?

Lundi 4 mai, Trump parlait d’envoyer sa marine convoyer les navires neutres ou amis dans le Golfe. Cela signifierait en fait reprendre la guerre, sur mer cette fois-ci. Mais personne ne sait, pas même le président américain lui-même, si cela sera suivi d’effet ou s’il passera à un autre discours disant exactement le contraire, empêtré qu’il est dans une guerre qu’il a pourtant voulue.

Le fait de voir la première puissance impérialiste tenue en échec, au moins pour l’instant, d’entendre son dirigeant mentir en parlant chaque jour d’une victoire qui n’existe pas est toutefois une satisfaction des plus minces. On ne peut pas oublier les morts, les destructions, la situation terrible du peuple iranien et des populations libanaise et palestinienne, ni la crise économique mondiale que la guerre accélère. On ne peut pas oublier non plus que la dictature des mollahs que Trump prétendait abattre est aujourd’hui renforcée. Et, surtout, on ne peut oublier que, aussi fou soit-il, Trump incarne la politique de terreur nécessaire à un impérialisme qui, avec ou sans lui, est déterminé à imposer sa domination.

                                                    Paul Galois (Lutte ouvrière n°3014)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-jeudi 7 mai : distribution du tract de la fête à partir de 6 h.45 à la gare d’Argenteuil ;

-vendredi 8 mai, de 15 à 17 heures au marché du Val Nord,

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-samedi 9 mai, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 10 mai : de 10 h.15 à midi 15 au marché Héloïse ;

 

dimanche 3 mai 2026

Géants pétroliers : profiteurs de guerre XXL

 

Confisquer les bénéfices des profiteurs de guerre

 


 

TotalEnergies annonce une explosion de 51 % de son bénéfice pour les trois premiers mois de l’année. Elle est directement liée à d’autres explosions… celles des missiles occidentaux sur l’Iran !

De janvier à mars, TotalEnergies a empoché 5,8 milliards de dollars de profits et sa rivale britannique BP a multiplié son bénéfice par cinq, à 3,8 milliards de dollars. Leur racket fait flamber tous les prix car les autres capitalistes, industriels et financiers, répercutent ces hausses. Au final, ce sont les travailleurs qui paient.

Il faut confisquer les bénéfices des profiteurs de guerre, pour augmenter les salaires et les indexer sur les prix.


dimanche 19 avril 2026

Chine : inquiétudes pour l’économie

 Chine : inquiétudes pour l’économie

Les officiels chinois ont multiplié les appels pour que les États- Unis cessent la guerre en Iran. C’est que cette guerre n’est pas sans conséquences pour leur pays.

Publié le 15/04/2026

La Chine extrait de son sol un peu plus d’un quart du pétrole qu’elle consomme, et elle achète le reste à l’étranger, notamment aux États du golfe Arabo-Persique, qui couvrent près de la moitié de ses besoins. Ce pétrole, en provenance des terminaux pétroliers d’Iran, mais aussi d’Arabie saoudite, d’Irak, des Émirats arabes unis, du Koweït et du Qatar passe par le détroit d’Ormuz. Cependant, et contrairement à ses voisins comme la Thaïlande ou les Philippines, qui ont déclaré l’état d’urgence énergétique, il n’y a pas en Chine de pénurie en vue car elle disposerait d’une centaine de jours de réserves. Elle a diversifié ses fournisseurs, la Russie étant devenue le principal d’entre eux. À ce jour, l’impact de la crise se mesure à une hausse des prix des carburants limitée à 20 %, car prix et gestion des stocks sont sous le contrôle de l’État. Il faudrait que les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient soient coupés pendant plusieurs mois pour poser un réel problème.

La guerre contre l’Iran affecte surtout la Chine, en raison de sa place dans le commerce des pays du Moyen-Orient, marché de choix en raison des richesses concentrées par les pétromonarchies et longtemps chasse gardée de l’impérialisme américain. Depuis 2024, la Chine est le premier partenaire commercial des pays du Golfe devant les États-Unis et l’Europe : elle y échange 257 milliards de dollars par an de marchandises et de capitaux. Au cœur de ces échanges, il y avait bien sûr l’Iran. 90 % du pétrole iranien est exporté vers la Chine, payé non en dollar mais en yuan, la monnaie chinoise. En retour, l’Iran s’approvisionne en Chine pour l’équivalent de plusieurs dizaines de milliards de dollars par an de toutes sortes de marchandises. Mais la puissance commerciale chinoise s’est développée bien au-delà de l’Iran, ayant investi dans tous les pays du Golfe. En Arabie saoudite, la Chine a dépensé en 2025 près de 20 milliards de dollars dans la construction immobilière. Les entreprises pétrolières chinoises ont investi dans le gaz du Qatar et développé des oléoducs et des sites de stockage un peu partout dans la région. En 2016, l’armateur chinois Cosco a investi près d’un milliard de dollars dans un port à conteneurs à Khalifa, aux Émirats arabes unis, un port qu’il pourra exploiter pendant 35 ans. En 2022, le Koweït a signé un contrat de 4 milliards de dollars avec une entreprise chinoise pour la construction et l’exploitation d’un port similaire. Aux Émirats arabes unis, plusieurs entreprises chinoises construisent le tout nouveau réseau ferroviaire. Toutes ces infrastructures sont autant de points d’appui pour les importations de marchandises chinoises. Si la guerre se prolongeait et s’étendait, ces investissements risqueraient d’être réduits en fumée.

En réalité, le Moyen-Orient est devenu un terrain d’affrontement économique majeur entre les États-Unis et la Chine, et cela a commencé bien avant la guerre contre l’Iran. Cette guerre et les moyens militaires qu’ils déploient dans la région, montrent que les États-Unis veulent y garder toute leur place.

                                                      Serge Benham (Lutte ouvrière n°3011)

samedi 18 avril 2026

Iran : destructions et haine anti-impérialiste

 Iran : destructions et haine anti-impérialiste

Après la menace de Trump de « ramener l’Iran à l’âge de pierre », les armes se sont tues, sans doute très provisoirement. Mais avant le cessez-le-feu, les attaques se sont intensifiées.

Publié le 15/04/2026

Ces bombardements ont fait des milliers de victimes civiles. Ils ont visé un pont pas encore inauguré près de Téhéran, près duquel des familles pique-niquaient en se pensant à l’abri, l’université des sciences de Sharif et même une synagogue. Les secouristes du Croissant Rouge ne sont pas non plus épargnés, même dans leurs ambulances. Les bombes ont touché des sites industriels en fonctionnement, comme la centrale nucléaire de Boushehr, dont 200 employés russes ont dû être évacués. Près d’Ispahan, 15 ouvriers ont été tués lors d’une frappe sur une usine fabriquant des équipements de chauffage et de climatisation.

Des dépôts pétroliers, des industries gazières, des aciéries ont été touchés. Les deux plus grandes aciéries du pays sont à l’arrêt, endommagées par des bombardements. Celle de Mobarakeh, employant plusieurs dizaines de milliers de salariés, fournit en tôle d’acier des usines de l’automobile, d’électroménager, de la construction, qui vont se retrouver à court de matières premières et seront à leur tour mises à l’arrêt. La grande majorité des travailleurs a des contrats précaires, sans assurance ni protection. Des milliers se retrouvent sans revenu, licenciés quand leur usine s’arrête. La plupart des travailleurs qui ont encore un emploi doivent se déplacer pour gagner leur vie. Beaucoup sont contraints de rester dans les villes bombardées, faute d’argent, de moyens pour se déplacer ou de point de chute.

Quand le lieu de travail n’est pas touché par une bombe, c’est parfois le logement ou les proches. L’inflation a atteint au 20 mars le rythme record de 50 % annuel. Les décisions des employeurs face à la catastrophe économique s’y ajoutent car les patrons font toujours payer leurs déboires aux salariés, même quand ils ne licencient pas. Ainsi, une grande chaîne de magasins d’Ispahan a décidé de baisser les salaires pour compenser la baisse des ventes. De nombreuses familles iraniennes s’appuient sur le soutien de leurs proches, émigrés dans les pays du Golfe. Mais les quelque 500 000 Iraniens qui y vivent ont vu leur visa annulé et les établissements iraniens implantés à Dubaï ou ailleurs ont dû fermer suite à la guerre. Là encore, leurs employés se retrouvent sans revenu et sans rien à envoyer en Iran.

Même si le cessez-le-feu, précaire et fragile, a pu soulager la population qui était sous les bombes depuis plus de 40 jours, la furie impérialiste favorise une certaine union nationale. Des chaînes humaines autour des centrales électriques ont rassemblé des milliers de volontaires qui soutiennent le régime mais aussi de simples pacifistes, comme ce musicien venu jouer « pour la paix ». Une opposition aux négociations avec les États-Unis, vues comme une trahison, s’est même exprimée : certains reprochent aux dirigeants de ne pas « venger » les victimes iraniennes des bombardements israélo-américains et d’abandonner les combattants du Hezbollah en excluant le Liban du cessez-le-feu. La haine suscitée par l’impérialisme parmi la population donne au régime, malgré la traque des opposants qualifiés de « traîtres », malgré la poursuite des exécutions de prisonniers, le moyen politique de tenir et de résister aux exigences américaines.

                                                Élise Patach (Lutte ouvrière n°3011)

jeudi 16 avril 2026

Détroit d’Ormuz : une guerre qui menace le monde

 Détroit d’Ormuz : une guerre qui menace le monde

Moins de 24 heures après le début des négociations entre les États- Unis et l’Iran, la délégation américaine a claqué la porte parce que que les Iraniens refusaient de se soumettre à ses exigences. Aussitôt, Trump annonçait un blocus naval des ports de l’Iran, fermant un peu plus le détroit d’Ormuz.

Publié le 15/04/2026

Dépité que le régime iranien ne se soit pas effondré malgré 40 jours de bombardements massifs sur les infrastructures du pays, confronté aux conséquences économiques mondiales majeures de la guerre qu’il a déclenchée, Trump avait accepté un cessez-le-feu et l’ouverture de discussions au Pakistan. Mais en guise de négociations, il a d’emblée affirmé « je ne veux pas 90 %, ni 95 %, je veux tout ». Il exigeait ainsi la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, contrôlé depuis le 28 février par les Pasdarans qui ne laissent passer que les navires validés par l’Iran, le renoncement de ce pays à tout programme nucléaire et la remise de son stock d’uranium enrichi, le tout sans contreparties, ni la levée de l’embargo économique qui asphyxie le pays, ni le dégel des fonds iraniens bloqués au Qatar ou ailleurs.

Les dirigeants iraniens n’ont pas cédé à ce diktat. Trump a beau répéter « l’Iran veut à tout prix un accord » ou « ils n’ont aucune carte en main », il ne suffit pas d’être le chef suprême de l’impérialisme pour que tous les peuples et tous les régimes se plient. Malgré son caractère dictatorial et réactionnaire, malgré les révoltes successives qui l’ont contesté depuis plusieurs années, le régime iranien a gardé une base sociale. En dépit de l’élimination de ses principaux dirigeants, il a été renforcé par l’agression israélo-américaine dont la brutalité aveugle ne peut qu’alimenter le sentiment anti-impérialiste de la population.

Pour l’instant, face à la détermination iranienne, Trump n’a pas repris les bombardements qui ont coûté quelque 500 millions de dollars par jour et ont fait fondre les stocks de munitions de son armée. Mais depuis le 13 avril, celle-ci affirme qu’elle interceptera, voire coulera, tout navire qui quittera ou se dirigera vers un port iranien.

Ce blocus vise à empêcher l’Iran d’exporter son pétrole et à le priver ainsi de son principal revenu. Trump espère que la Chine, principal pays importateur des hydrocarbures d’Iran, fera pression sur les dirigeants iraniens pour les pousser à revenir négocier. Mais cette décision est une nouvelle fuite en avant, lourde de dangers. Outre qu’elle prolonge la crise pétrolière et aggrave la crise de l’économie mondiale, elle pourrait étendre encore la guerre. Quelle sera la réaction de l’Iran ou de ses alliés, en particulier les Houthis du Yémen capables de perturber la voie maritime vers le canal de Suez, face à un blocus prolongé et efficace ? Que se passera-t-il si un navire chinois ou d’une autre nationalité est coulé dans le détroit d’Ormuz ?

Depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, les dirigeants chinois essaient d’éviter de s’engager dans une escalade. Il en est de même des princes et émirs du Golfe alliés des États-Unis, impliqués malgré eux dans une guerre qui sape leur prospérité. Les pays impérialistes de second rang, même s’ils estiment n’avoir d’autre choix que de rester dans le sillage américain, ne suivent le chef de bande qu’à reculons. De son côté, l’impérialisme américain lui-même n’est en fait pas prêt militairement à s’engager dans une guerre tous azimuts.

C’est une politique du gros bâton qui a été engagée par Trump, avec le soutien de la bourgeoisie américaine, pour éliminer ou affaiblir les régimes qui refusent de se soumettre à ses intérêts et qui lui résistent. Cette politique a sa propre logique, et celle-ci enfonce déjà la planète dans le chaos.

                                               Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3011)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 17 avril, de 15 heures à 15 heures 45, marché du Val-Nord,

Et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 18 avril, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 19 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

mercredi 15 avril 2026

Détroit d’Ormuz : À bas les fauteurs de guerre impérialistes !

 

Engrenage guerrier

 

 

Comme les bombardements et les milliers de morts dans la population n’ont pas suffi à faire plier le pouvoir en Iran, Trump oscille entre négociations et menaces : après quelques jours de cessez-le-feu, il a annoncé un blocus du détroit d’Ormuz et des ports iraniens.

         Dans cet engrenage guerrier, les puissances secondaires comme la France suivent le mouvement et s’arment de plus en plus en vue de la généralisation de la guerre.

         Pour que l’humanité ait un autre avenir, il faut que les travailleurs mènent la seule guerre qui vaille, celle contre la classe capitaliste et les États à son service.