Affichage des articles dont le libellé est jeunes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est jeunes. Afficher tous les articles

dimanche 23 novembre 2025

Argenteuil, le quartier populaire du Val-Nord, il y a aujourd’hui, hier, et l’espérance de demain.

 

Le rôle essentiel de la conscience et de l’action de la jeunesse

 


Ce soir, nous serons nombreux à regarder sur la 5 le documentaire « On n'est pas des racailles » qui porte sur la jeunesse et le quartier du Val-Nord d’Argenteuil, 20 ans après la venue de Sarkozy dans le quartier.

         Ce quartier est sorti de terre dans la décennie 1960 à l’emplacement de la grande plaine maraîchère d’ « au-delà des lignes » de chemin de fer comme nous disions lorsque nous étions enfants. Il fut la réalisation d’un projet futuriste où la grande esplanade centrale sans circulation de voitures devait être un espace de rencontre, de sociabilité et d’échanges. Il fut peuplé de familles ouvrières qui y trouvèrent une réponse au mal-logement de l’Après-guerre. Mais la montée du chômage et de la pauvreté à partir des années 1980 a bouleversé la donne. Il s’est accompagné du recul du mouvement ouvrier et associatif. Le PCF s’y était installé et anima longtemps une activité politique et culturelle importante.

         Mais ce quartier demeure aujourd’hui un quartier de travailleurs. Si vous êtes un lève-tôt allez voir toutes ces femmes et ces hommes prenant les premiers trains dès 5 heures à la gare du Val d’Argenteuil.

         Certes, comme je l’ai dit, ce quartier de 15000 habitants est marqué par la montée de la pauvreté qui est concomitante de la stagnation des salaires. Il est en outre un quartier très périphérique très mal relié au Centre de la ville. Il est délaissé par de nombreux services publics utiles à la population. Le nombre de ses commerces est très limité et réduit à un petit espace central. Les trafics prospèrent entraînant une fraction de la jeunesse qui les côtoie très rapidement.

         Il y a bien sûr des acteurs qui se battent, les agents territoriaux et des deux centres sociaux, les enseignants et les personnels de l’Éducation, les commerçants, et quelques militants associatifs, sans beaucoup de coordination entre les uns et les autres, et c’est là très dommageable.

         Mais pour l’essentiel, pour que le Val-Nord comme tous les quartiers populaires présente un visage à nouveau plus souriant il faudra que le terreau de la pauvreté disparaisse. Cela relève du grand combat pour changer le cours de la société et pour le renversement du capitalisme. C’est l’objectif du mouvement révolutionnaire communiste renaissant. Dans ce combat, la jeunesse consciente des quartiers populaires, et donc celle du Val-Nord, prendra toute sa place. DM

dimanche 30 mars 2025

Jeune et « sans papiers » : l’horreur

Solidarité avec les sans-papiers !

 

 

Les jeunes sans-papiers qui avaient été violemment expulsés du théâtre qu’ils occupaient à Paris, sont installés à présent dans des tentes sur les bords de la Seine à Paris par un froid nocturne assez vif. 

         En 2017, Macron avait promis qu’il n’y aurait « plus personne à la rue avant la fin de l’année ». Mais le gouvernement n’est plus à une mesure anti-immigrés près.

         Ces jeunes veulent être scolarisés et vivre normalement ici. Ils doivent pouvoir le faire.

 

jeudi 11 avril 2024

RATP-Bus : de nouveaux embauchés qui relèvent la tête

 RATP-Bus : de nouveaux embauchés qui relèvent la tête

Publié le 10/04/2024

Le 4 avril, 200 travailleurs se sont rassemblés devant le siège de la RATP pour réclamer des hausses de salaire, avec la participation notable de nouveaux embauchés.

Après que la direction a pendant un temps suspendu les recrutements, puis brutalement aggravé les conditions de travail en prévision de la prochaine ouverture à la concurrence du réseau de bus, le nombre de services non assurés du fait des démissions et du sous- effectif était devenu si important que même la grande presse s’en était fait l’écho.

La RATP avait réagi par une campagne de recrutement à coups d’encarts publicitaires (« devenez pilote de ligne ») accompagnés de belles paroles sur les « possibilités de carrière » et les salaires : 26 500 euros brut annuel, annonçait-elle… sans dire qu’elle fait ses calculs sur treize mois et en comptant les primes. Ce qui aboutit à 1 600 euros net chaque mois de salaire de base, loin des plus de 2 000 euros qu’elle faisait miroiter. Ceux qui protestent sont invités à faire des heures supplémentaires ou à venir travailler sur leurs jours de repos. Quant à la « carrière », elle se réduira à « évoluer » d’un repreneur à l’autre tous les cinq ans.

Ce qui commence à faire bouger les nouveaux est le fait d’être relégués sur une grille de salaire spécifique, qui conduit ceux entrés depuis le 1er janvier 2023 à toucher 290 euros net par mois de moins que les autres !

Fin 2022, la direction avait d’ailleurs tout fait pour faire basculer les conducteurs en cours de recrutement du mauvais côté de la barrière : formations décalées, examens médicaux inhabituels. Quant aux intérimaires ou aux apprentis qui étaient effectivement au volant le 1er janvier, ils n’étaient pas comptés dans les effectifs officiels.

Pendant des mois, beaucoup disaient qu’ils ne feraient que passer, vivant un peu au jour le jour. D’autres rejoignaient la cohorte des démissionnaires. Mais ils sont de plus en plus nombreux à ne plus accepter la situation. Partie d’un groupe WhatsApp ayant vite rassemblé 700 conducteurs, une pétition circule pour l’égalité des salaires, signée par plus de 1 000 travailleurs en deux semaines. Elle est vue d’un bon œil bien au-delà des nouveaux embauchés, et fait discuter. Ceux d’entre eux qui sont venus au rassemblement du 4 avril étaient contents de voir leur problème mis sur la table en voyant cela comme une première étape. Ils ont redonné le moral aux militants présents, qui subissent depuis plusieurs années les attaques de la direction sans parvenir à riposter.

« On n’a rien à perdre » concluait très justement un jeune, lors de sa prise de parole. Une assemblée de tous les dépôts, soutenue par la CGT, est prévue le 25 avril. Les embauchés depuis janvier 2023 représentent déjà 100 à 200 conducteurs par dépôt, près de 3 000 au total. S’ils sont déterminés, ils pourront entraîner plus largement autour d’eux et se faire craindre de la direction.

Travailleurs anciens et nouveaux embauchés sont dans le même camp.

                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2906)

vendredi 16 février 2024

Ubisoft : une grève inédite

 

Prolétaires parmi les prolétaires, aussi

 

 

Mercredi 14 février, des centaines d’employés d’Ubisoft, géant français des jeux vidéos et numéro trois mondial du secteur, ont fait grève pour revendiquer une hausse des salaires de 5 %. Ils voulaient aussi dénoncer le harcèlement sexuel pratiqué par de nombreux managers, longtemps passé sous silence par la direction.

         L’industrie des jeux vidéos rapporte plus de profits encore que les industries du cinéma ou de la musique. Alors ceux qui produisent ces richesses - informaticiens, développeurs, testeurs, etc. - ont bien raison de réclamer leur dû !