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samedi 18 juillet 2026

Dassault – Cergy (95) : La CGT vole au secours du patron

 Dassault – Cergy (95) : La CGT vole au secours du patron

Publié le 16/07/2026

Le 6 juillet, dans un tract distribué à l’usine Dassault de Cergy,  la CGT se félicitait de l’échec du projet commun européen SCAF. Elle commençait une campagne en faveur du SCANF (Système de combat aérien de la Nouvelle France). La référence est explicite au slogan de Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI, grand ami de la famille Dassault.

Alors que Sophie Binet déclarait l’été dernier que : « Les milliards pour la Défense seraient au détriment des services publics et des Français », ou encore : « Les français n’ont pas besoin de Rafale supplémentaires, ils ont besoin de Canadair », la CGT Dassault continue une campagne syndicale maison qui lui est habituelle. Dès la fin des années 90, elle s’est en effet employée à mettre les travailleurs de l’entreprise à la remorque des intérêts de la famille Dassault, en défendant un Rafale « made in France », à l’époque contre un projet franco-britannique.

Si le Rafale est une bonne affaire, il l’est avant tout pour les actionnaires, donc essentiellement la famille Dassault qui vit grassement des multiples financements publics qui l’alimentent, tous programmes confondus, depuis plus d’un siècle maintenant.

Mais plutôt que dénoncer cette situation, la CGT Dassault fait campagne en faveur d’un engin de mort, avec des accents nationalistes : « Le SCANF, tel que nous le portons, c’est le système de combat aérien de la nouvelle France, (…) Dans un environnement instable, où les alliances évoluent et où les intérêts nationaux reprennent toute leur place, la question de la souveraineté redevient centrale ». La voilà promue grand stratège géopolitique, oubliant le rôle réel des Rafale lorsqu’ils interviennent en Afrique et dans les pays du Golfe.

Dassault n’a évidemment que faire de ce genre de conseiller économique, en ayant de bien plus efficaces et hauts placés dans l’appareil d’État. La CGT distille dans la tête des travailleurs que leur avenir dépend de la réussite économique de leur patron. Celui-ci ne peut que s’en réjouir. La CGT désarme ainsi les travailleurs qui voudraient se battre pour leurs propres intérêts, ceux de la classe ouvrière contre leur patron.

vendredi 17 juillet 2026

Le Slip français : opération publicitaire

 

Des cocardes sur la culotte

 


 

L’entreprise de confection « Le slip français » a organisé sa première levée de fonds à la Bourse de Paris le 14 juillet sous une pluie de confettis tricolores et de discours tous plus cocardiers les uns que les autres, vantant la réussite d’une « PME à la française », une « petite entreprise » valorisée tout de même à 20 millions d’euros.

         C’est faire beaucoup de bruit pour un vêtement dont le coton et le tissu viennent d’Inde, d’Égypte ou des États-Unis, la laine pouvant venir d’Australie, sans parler de l’élastique, produit dérivé du pétrole, et des travailleurs de tous les pays impliqués dans ces différentes fabrications.

         Opération cousue de fil bleu-blanc-rouge…

lundi 11 mai 2026

Ruffin : la xénophobie au programme

Ruffin : la xénophobie au programme

« Je refuse le plan d’importation massive de main-d’œuvre étrangère » : si cette phrase est bien sortie de la bouche d’un prétendant à l’Élysée, elle n’est pas de Bardella ou de Le Pen, mais de François Ruffin.

Publié le 05/05/2026  

Ruffin a défendu sa position en expliquant que l’immigration de travail correspond à une volonté patronale, notamment dans le secteur du soin, où le Medef souhaite « faire venir de la main-d’œuvre subsaharienne ».

Devant les réactions dans les rangs de ses anciens alliés de LFI, mais aussi parmi les écologistes ou les communistes, il a continué à assumer. Et de dire que sur l’immigration, il n’a pas changé de position ces vingt dernières années et que c’est d’ailleurs une « longue tradition de la gauche ». Il est vrai que faire des travailleurs immigrés les responsables du chômage, des bas salaires ou de la dégradation des conditions de travail n’est pas spécifique à un Ruffin, qui prétend vouloir combattre l’extrême droite en reprenant sa chanson.

Le « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » du Premier ministre socialiste Rocard n’était pas une regrettable exception et les dirigeants du PCF ou de LFI ont eux aussi fait de la « maîtrise de l’immigration » un argument politique. En 1980, alors que des dizaines de milliers de licenciements avaient lieu, le PC prônait « l’arrêt de l’immigration pour le bien de tous ». De nos jours, c’est le « dumping social », dont les travailleurs détachés seraient responsables, que dénoncent une partie des dirigeants de gauche.

Français contre immigrés, immigrés contre détachés, intérimaires et sous-traitants contre employés en CDI, hommes contre femmes : le patronat utilise toutes les possibilités de division pour faire pression à la baisse sur l’ensemble des conditions de travail et de salaires. Face à cela, la réponse du mouvement ouvrier ne peut être que de présenter un front uni pour imposer l’amélioration des conditions de tous. Le contraire de ce que défendent les Ruffin et consorts.

                                            Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3014)

 

jeudi 7 mai 2026

Ruffin : la xénophobie au programme

 Ruffin : la xénophobie au programme

« Je refuse le plan d’importation massive de main-d’œuvre étrangère » : si cette phrase est bien sortie de la bouche d’un prétendant à l’Élysée, elle n’est pas de Bardella ou de Le Pen, mais de François Ruffin.

Publié le 05/05/2026

Ruffin a défendu sa position en expliquant que l’immigration de travail correspond à une volonté patronale, notamment dans le secteur du soin, où le Medef souhaite « faire venir de la main-d’œuvre subsaharienne ».

Devant les réactions dans les rangs de ses anciens alliés de LFI, mais aussi parmi les écologistes ou les communistes, il a continué à assumer. Et de dire que sur l’immigration, il n’a pas changé de position ces vingt dernières années et que c’est d’ailleurs une « longue tradition de la gauche ». Il est vrai que faire des travailleurs immigrés les responsables du chômage, des bas salaires ou de la dégradation des conditions de travail n’est pas spécifique à un Ruffin, qui prétend vouloir combattre l’extrême droite en reprenant sa chanson.

Le « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » du Premier ministre socialiste Rocard n’était pas une regrettable exception et les dirigeants du PCF ou de LFI ont eux aussi fait de la « maîtrise de l’immigration » un argument politique. En 1980, alors que des dizaines de milliers de licenciements avaient lieu, le PC prônait « l’arrêt de l’immigration pour le bien de tous ». De nos jours, c’est le « dumping social », dont les travailleurs détachés seraient responsables, que dénoncent une partie des dirigeants de gauche.

Français contre immigrés, immigrés contre détachés, intérimaires et sous-traitants contre employés en CDI, hommes contre femmes : le patronat utilise toutes les possibilités de division pour faire pression à la baisse sur l’ensemble des conditions de travail et de salaires. Face à cela, la réponse du mouvement ouvrier ne peut être que de présenter un front uni pour imposer l’amélioration des conditions de tous. Le contraire de ce que défendent les Ruffin et consorts.

                                                  Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3014)

lundi 9 février 2026

Argenteuil, journal de campagne des élections municipales 2026 : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! », notre programme.

Internationalisme des prolétaires, nationalisme de la bourgeoisie

 

 


Je n’y étais pas, mais la capture d’écran a été effectuée sur une vidéo prise lors du meeting du candidat LFI-PCF aux élections municipales à Argenteuil qui s’est tenu avant-hier. Les emblèmes rouges du PCF et tricolores y étaient mêlées.

         C’est clair et ce n’est pas une question de détail. Il y a les internationalistes dont l’emblème est unique, le drapeau rouge, et celle des nationalistes, le tricolore. C’est une vieille histoire sans équivoque qui remonte à l’origine du mouvement ouvrier : le rouge pour les travailleurs, le tricolore pour la bourgeoisie.

         Au monde mondialisé, les communistes révolutionnaires avancent la perspective plus que jamais d’actualité, celle de la révolution mondiale, et des États-Unis du monde.

         Une perspective que nous voulons avec acharnement défendre dans ces élections municipales partout dans le pays où nos listes « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » seront présentes. DM