dimanche 31 mars 2024

17 octobre 61 : les sales guerres de la République

Un crime d’État couvert par De Gaulle

 

 

Une Assemblée Nationale clairsemée a voté jeudi 28 mars un texte demandant au gouvernement d’instaurer une journée de commémoration pour le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961. Lors de cette manifestation des Algériens contre le couvre-feu qui leur était imposé, la police « républicaine » s’était déchaînée, faisant des dizaines, voire des centaines, de morts et de blessés.

         Macron, et Hollande avant lui, avaient déjà reconnu les faits et rendu hommage aux victimes, tout en rejetant la responsabilité sur Maurice Papon, ancien haut fonctionnaire du régime de Vichy alors préfet de police de Paris.

         En réalité, le massacre du 17 octobre à Paris était un des nombreux massacres qui ont marqué la sale guerre coloniale menée contre le peuple algérien par les gouvernements d’alors, y compris celui présidé par le socialiste Guy Mollet, avec un certain Mitterrand à la Justice.

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 31 mars : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

--Lundi 1er avril : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 3 avril : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Bardella : candidat à gouverner pour les capitalistes. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

Bardella : candidat à gouverner pour les capitalistes

Tête de liste RN aux Européennes, Jordan Bardella, a tenu son deuxième meeting de campagne à Montbéliard. D’après la presse, le public comptait 2 000 personnes souvent jeunes, venues de toute la région et même de Moselle et d’Alsace.

Publié le 27/03/2024À quelques centaines de mètres du berceau de Peugeot, devenu PSA et aujourd’hui Stellantis, Bardella a exalté « la France du travail »… sans dire un mot contre la famille Peugeot et le groupe Stellantis, alors que l’usine Peugeot de Sochaux-Montbéliard est passée en quelques dizaines d’années de 40 000 à 5 000 travailleurs du fait des suppressions d’emplois et de la sous-traitance.

Riches à milliards, les Peugeot, comme tout le grand patronat, sont responsables des suppressions d’emplois, du chômage, de la précarité, des cadences de fous que les travailleurs subissent. Mais Bardella et le RN s’en prennent aux immigrés pour masquer cette réalité-là. « On paye, on paye pour qui ? Pour ceux qui ne travaillent pas, pour les migrants » a déclaré Bardella à son meeting. En même temps, les énormes profits que vient d’annoncer le groupe Stellantis – dont les Peugeot sont actionnaires – ont représenté 18,6 milliards d’euros, soit le salaire annuel de 465 000 salariés, payés 2 000 euros cotisations sociales incluses. Les grosses sociétés du CAC 40 ont vu leurs profits exploser. Voilà en fait pour qui « on paye » : là sont ceux qui font payer et exploitent les travailleurs et toutes les classes populaires.

Le RN veut arriver au pouvoir, autrement dit gérer la société pour le compte de ses vrais maîtres, les Peugeot, les Dassault, les Bolloré et autres grandes familles bourgeoises. Pour masquer les vrais responsables de l’exploitation et du délabrement de la société capitaliste, il désigne des boucs émissaires, l’Europe ou les immigrés. Si des gens comme Le Pen ou Bardella arrivaient au pouvoir, comme tous les autres politiciens, les Ciotti, Le Maire et Macron, ils gouverneraient dans l’intérêt du grand patronat et de la finance.

Voilà donc les nouveaux bonimenteurs politiciens, après Mitterrand qui voulait « changer la vie », Hollande qui disait « mon ennemi c’est la finance », et Sarkozy qui parlait de « moraliser le capitalisme ». Mentir et amuser la galerie pendant que la grande bourgeoisie pille la société, c’est tout un métier.

Au pouvoir, Bardella-Le Pen prendraient la suite, en divisant encore davantage les travailleurs en fonction de leur origine. Il faut plus que jamais se souvenir des paroles de l’Internationale : « Il n’y a pas de sauveur suprême, travailleurs sauvons-nous nous- mêmes. »

                                              Étienne Hourdin (Lutte ouvrière n°2904)

 

JO et transports : tu peux toujours courir

 

Certes, ces gens-là sont habitués à vouloir nous faire marcher

 

 

Dans une conférence sur les JO, Valérie Pécresse a admis que les JO vont « causer des désagréments aux franciliens », qu’il fallait « ne pas avoir peur de faire de la marche, c’est bon pour la santé », et a appelé tous ceux qui le peuvent à télétravailler.

         Autant de petites phrases qui étalent son mépris de tous ceux qui, en Ile-de-France, subissent quotidiennement des conditions de déplacement de plus en plus difficiles, et des travailleurs des transports, priés de faire une croix sur leurs congés pour la durée des JO. Quant à Pécresse, elle mérite bien une médaille de la bêtise arrogante.