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mercredi 22 juillet 2026

Argenteuil, art et culture. Le "quadrilatère de l'ancienne mairie et sa raison d'être culturelle"

 

Des erreurs successives dont elle a bien du mal à se dépêtrer

 

 

Savoir que tout est question de rapport des forces, à Argenteuil comme ailleurs, entre les partisans de décisions municipales et leurs opposants, ne nous empêche pas de réfléchir, d’approfondir les sujets, même lorsque la prise de conscience du plus grand nombre et leur organisation demeurent les éléments essentiels. Je tenais à le rappeler. Des idées donc, mais en convaincre dans les profondeurs de la population.

 

         La municipalité, au cœur de l’été, quand une partie des Argenteuillais ont la tête ailleurs, a annoncé la liquidation de la présence de la MJC rue des Gobelins pour la fin de l’année. Élégant ? Démocratique ? Normal ? Nous y reviendrons.

         La municipalité a un problème avec la Maison de quartier du Centre comme elle en a un autre avec l’enjeu de la situation de la jeunesse. Nous y reviendrons également.

         Avenir de la Maison de quartier de la rue des Gobelins et question de la jeunesse sont au cœur de l’annonce brutale concernant la présence de l’association MJC dans un bâtiment qui lui fut naguère destiné à l’époque du maire PCF Fernand Dupouy.

         Les choses pourraient être pourtant tellement simples.

         Cela concerne un espace qui fut celui de la villa et de ses jardins qui devint pour un temps, boulevard Héloïse, celui de la mairie d’Argenteuil. Une bibliothèque lui fut adjointe dans les années 1930. La villa elle-même devint le conservatoire d’Argenteuil lorsque la mairie s’installa dans les années 1970 boulevard Léon Feix. Ce fut l’époque où ce qui devait devenir un véritable espace culturel avec la fresque d’Édouard Pignon fut construit, en même temps que le bâtiment de la MJC. Dans un angle restant de l’ancien espace, la résidence Croizat pour les anciens fut ajoutée.

         L’ensemble de cet espace a donc une fonction culturelle évidente. L’intégration de la Maison de quartier y est une énigme dont la municipalité actuelle porte l’entière responsabilité. Et la municipalité a doublé sa mise d’erreurs en y installant un service de l’emploi pour les jeunes qui était installé auparavant au sein de la mairie, et dont la localisation ne peut pas attirer les foules… de jeunes.

         Il n’y a aucune raison pour que l’association MJC qui se bat depuis des années pour sa pérennité en fasse les frais. La municipalité doit revoir sa copie pour une installation correcte ailleurs d’une véritable Maison de quartier. Quant à l’installation d’une véritable maison de la jeunesse, nous lui en transmettons amicalement l’idée. Cela aurait mieux valu que les 20 millions de ladite Canopée.

         Conservatoire, Centre artistique, MJC, cela suffit pour ce "quadrilatère de l'ancienne mairie et sa raison d'être culturelle". DM 



samedi 18 juillet 2026

Argenteuil, MJC, organisations syndicales,…, une municipalité qui grignote année après année la présence du réseau associatif

 

Une inquiétude à faire partager à l’ensemble de la population

 

Un sigle que la municipalité prit le soin d’effacer

La municipalité n’a guère d’intérêt pour les associations qu’elle ne contrôle pas et qui ne sont pas de son bord, même si leur raison d’être pour l’ensemble de la population n’est plus à démontrer.

         Année après année, elle a réduit la présence des organisations syndicales dans l’espace Nelson Mandela qui fut à l’origine la Bourse du travail que l’on avait simplement déplacée. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, reléguée pour l’essentiel dans la loge de l’ancien gardien. La MJC d’Argenteuil créée il y a un demi-siècle a connu une trajectoire identique. Ses moyens communaux lui ont été ôtés au fil des dernières décennies, ses locaux largement amputés. Le bâtiment de la rue des Gobelins fut la Maison des Jeunes et de la Culture Gabriel Péri Cela fut effacé. Le bâtiment porte aujourd’hui le nom de Maison de quartier.

         Mais la municipalité vient de franchir un pas supplémentaire. Au cœur de l’été, avec l’élégance qu’on lui connaît, elle a annoncé brutalement à ce « partenaire » (puisqu’elle utilise le terme) qu’il fallait qu’il ait quitté les lieux à la fin de l’année 2026. Il est question certes de lui trouver un autre lieu d’atterrissage. Ce n’est pas une discussion qui a commencé, c’est un ultimatum qui est transmis à la MJC avec cette date de fin d’année.

         Il s’agit de voir quelles initiatives les animateurs de cette association qui a marqué l’histoire d’Argenteuil et qui continue à se battre pour exister vont prendre. Mais ce nouveau mauvais coup concerne tous les habitants de la Ville.

Voilà où en sont la culture et l’associatif à Argenteuil.

         Certes la municipalité a obtenu 13 893 voix en mars dernier. Elle a gagné le gros lot, dans une ville de 110 000 habitants, avec 55 736 électeurs. 13 893 voix !

         Elle se croit propriétaire absolue de l’os jusqu’en 2033. Qu’elle se méfie simplement de la remontée de la conscience et de l’organisation du monde du travail qui forme l’essentiel de la masse des habitants de la Ville.

         Il n’y a pas à tergiverser : défense de la MJC d’Argenteuil !

À suivre de près. Dominique MARIETTE, Lutte ouvrière-Argenteuil, le 17.7.26.