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samedi 4 juillet 2026

Salaires : l’entourloupe du Medef

 Salaires : l’entourloupe du Medef

Comme s’il était en campagne pour la présidentielle, le Medef a sorti son programme. Et comme la plupart des autres candidats… celui- ci cache une entourloupe.

Publié le 01/07/2026

 

La solution du « docteur Medef », pour augmenter les salaires est, on aurait pu le deviner, de baisser les cotisations sociales. De son point de vue, on comprend très bien pourquoi : pour les grands patrons, ce sera cela de moins à payer. Par contre, du point de vue des travailleurs, il faut un peu de poudre magique patronale pour voir là une bonne chose. Le Medef prétend que, en retour, les patrons céderaient à leurs salariés une partie de ce qu’ils ne paieront plus. Mais quand a-t-on vu un patron payant moins d’impôts en profiter pour augmenter les salaires ? Quand, en 2009, Sarkozy avait baissé la TVA dans la restauration de 19,6 à 5,5 %, cela a-t-il eu pour conséquence l’augmentation des salaires dans le secteur ? Aujourd’hui, tout le monde sait que les salaires dans la restauration sont au même niveau que partout : au plus bas. Et puis, pour compenser le manque à gagner pour l’État, le Medef propose tout bonnement de prendre 10 milliards d’euros aux retraités et d’augmenter la TVA.

Il faut faire payer le grand patronat pour tout ce qu’il extorque aux travailleurs au travers de l’exploitation. C’est un des points sur lesquels notre camarade Nathalie Arthaud ne manquera évidemment pas de mettre l’accent au cours de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027.

                                                       Pierre Royan (Lutte ouvrière n°3022)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 4 juillet, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

 de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 5 juillet, de 10 h.40 à 11 h.40 au marché Héloïse.

mardi 30 juin 2026

Medef : Les patrons nous prennent pour des patates

Contre ces petits malins, retrouver d’urgence la patate

 

 

Le Medef a publié un plan pour relever les salaires « afin que tout le monde ait la patate », selon son président Patrick Martin. Mais comment ? En baissant encore les cotisations sociales et sans toucher aux profits !

         Les patrons ne paient déjà presque plus de cotisations sur le Smic. Cela ne l’a pas fait augmenter. Prétendre que davantage d’exonérations feraient enfin décoller les salaires, c’est recycler une vieille recette qui n’a jamais fait grossir que les profits.

 

lundi 29 juin 2026

Medef : le patronat sort ses cartes

 Medef : le patronat sort ses cartes

 

Medef : le patronat sort ses cartes

Tandis que les candidats déclarés ou potentiels à l’élection présidentielle multiplient les promesses pour attirer les électeurs, la feuille de route du futur élu est en préparation… dans les bureaux du Medef.

Publié le 24/06/2026

 

L’organisation patronale vient en effet de publier une brochure intitulée Cartes sur table, dans laquelle elle déroule ses exigences. Si l’on écoute son président, Patrick Martin, le seul objectif du Medef serait de « redonner du pouvoir d’achat, par le travail, pour l’emploi, de sorte que tout le monde ait la patate ». Et, pour cela, rien ne vaudrait les remèdes patronaux.

Des dizaines de pages de graphiques sont censées démontrer que les salariés français ne travaillent pas assez par rapport à ceux d’autres pays, qu’ils coûtent trop cher, que le soutien public au développement des nouvelles technologies est insuffisant ou encore que les riches financent massivement les aides sociales par l’impôt. Il faudrait aussi s’inquiéter d’un « rapport au travail qui se détériore », puisque seuls 8 % des salariés français se sentiraient « engagés dans leur entreprise », ce qui serait une cause majeure de la hausse continue des arrêts maladie.

Viennent ensuite les solutions qui sont, sans surprise, dans la continuité de la politique anti-ouvrière que tous les gouvernements mettent en œuvre : faire la chasse aux travailleurs en arrêt maladie, reculer l’âge de la retraite, supprimer complètement les impôts de production, déjà largement rabotés par Macron, diminuer les dépenses de santé et, bien sûr, réduire encore les cotisations sociales des entreprises. Celles-ci ont déjà été massivement réduites sur les bas salaires. Mais, déplorent les auteurs du livret, lorsqu’un patron verse un salaire de 1,5 smic, il paie encore des cotisations sociales ; dès lors, « le salarié ne perçoit qu’une fraction de l’effort consenti par l’employeur ». Comme si ce n’était pas l’effort des salariés qui nourrit les bénéfices des patrons, et non l’inverse ! Toutes ces mesures auraient, bien sûr, un effet vertueux sur la compétitivité et généreraient en retour la création de 260 000 emplois. C’est nettement moins que le million d’emplois promis en 2014 par un prédécesseur à la tête du Medef, et qui n’ont, bien entendu, jamais vu le jour.

Le livret appelle aussi à « évaluer systématiquement chaque politique publique, supprimer les dispositifs inefficaces et rendre visibles les résultats concrets obtenus pour chaque euro dépensé ». Gageons que cette exigence de transparence n’est pas censée s’appliquer aux quelque 200 milliards d’euros d’aides publiques, niches fiscales, exonérations et crédits d’impôt accordés chaque année aux entreprises, ni aux dispositifs qui permettent à des milliers de millionnaires de ne pas payer un euro d’impôt sur le revenu.

Le programme défendu par ce livret ne sera pas envoyé sur papier glacé aux électeurs au printemps prochain dans les enveloppes de propagande électorale. Mais les travailleurs auront bien à combattre les mesures qu’il contient, quel que soit le futur vainqueur de l’élection.

                                                 Claire Dunois (Lutte ouvrière n3021)

mercredi 4 février 2026

Smic jeunes : ils remettent ça, remettons ça aussi !

La jeunesse peut le mettre à la poubelle

 

Manifestation en 1994

Le Medef a proposé la création d’un CDI à destination des jeunes pouvant être rompu sans motif pendant les premières années et payé moins que le Smic. C’est un mélange du CIP de Balladur en 1994 et du CPE de Villepin et Chirac en 2006. Ces deux projets avaient dû être remballés sous la pression des manifestations massives de la jeunesse. C’est la seule réaction que mérite cette nouvelle tentative d’aggraver l’exploitation des jeunes !

 

samedi 11 octobre 2025

Medef : le meeting qui fait plouf

Il n’a pas besoin d’un meeting pour se faire entendre. Du direct !

 

 

Patrick Martin, dirigeant du syndicat patronal Medef, s’était lancé dans l’organisation d’un meeting, prévu le 13 octobre, pour protester contre la possibilité d’une taxe, même microscopique, sur les plus hauts revenus. Las, la crise politique est passée par là et Martin a remballé son projet, mettant en avant qu’il pensait avant tout à « participer à l’apaisement du pays ». 

         Il est vrai que le grand patronat dispose de bien d’autres moyens, plus discrets mais très efficaces, grâce à ses liens humains et financiers, pour obtenir que le prochain gouvernement lui serve la soupe de la même façon que tous les précédents, quelle que soit leur étiquette politique.