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samedi 9 août 2025

Argenteuil, municipalité, bilan municipal 2025-2026 (5) : hormis le sport, pour l’associatif, un intérêt très marginal et des ostracismes. 1. La Maison des associations

 

Des organisations syndicales aux locaux grignotés

 

Quand reviendra le temps d'une vraie Bourse du travail ?
 

Avant d’aller plus avant au sujet du bilan de la municipalité à l’égard des associations et de la Ville et de la vie associative, il faut d’abord évoquer le transfert de la Maison des associations de face à la mairie à feu la Bourse du travail Nelson Mandela, puis à feu l’espace Mandela, cette Maison « entièrement repensée » selon la municipalité

         En passant, cette dernière n’a guère repensé positivement les conditions de travail des agents transférés. Ils gèlent en hiver, et ils transpirent plus que de raison en été…

         Certes, beaucoup de travaux pour cet espace qui sert à bien d’autres usages en développement que pour la vie associative, mais surtout un grignotage supplémentaire opéré à l’encontre des organisations syndicales dont le bâtiment en question était le cœur de leur activité locale. La priorité pour eux sur l’Espace avait déjà été remise en question. Aujourd’hui les voilà évacuées du bâtiment principal, et réduits à occuper des locaux marginaux et externes, en particulier dans l’espace de l’ancien logement de gardien.

         C’est un mauvais coup pour les travailleurs d’Argenteuil alors que leurs difficultés s’aggravent, pour leur condition et dans leurs entreprises. En tout cas, une nouvelle preuve que la municipalité sortante n’a que faire de leurs luttes et de leur organisation. Ce mauvais coup de plus, les travailleurs qui sont l’énorme majorité de la population de la Ville, doivent s'apprêter à ne pas l’oublier. DM

samedi 8 mars 2025

Journée du 8 mars : pas d’émancipation des femmes sans émancipation sociale !

Journée du 8 mars : pas d’émancipation des femmes sans émancipation sociale !

C’est sur l’initiative de Clara Zetkin, une socialiste du Parti social-démocrate d’Allemagne, que fut adoptée au cours d’une conférence regroupant une centaine de femmes venues de 17 pays, l’idée d’une « Journée internationale des femmes ».

Publié le 05/03/2025

 

Pour Clara Zetkin, il s’agissait de contrecarrer l’influence que pouvaient avoir les suffragettes et les féministes bourgeoise sur les ouvrières et les femmes du peuple.

La première « Journée » eut lieu le 19 mars 1911 dans plusieurs pays d’Europe. La date du 8 mars ne fut cependant adoptée qu’en 1917, faisant référence aux manifestations des ouvrières de Petrograd qui exigeaient du pain pour leurs enfants et le retour des maris des tranchées et donnèrent le signal de la révolution russe.

Au fil des années, à mesure que le nombre de pays célébrant la journée des femmes s’élargissait, elle est devenue de moins en moins celle des ouvrières. Certes, dans cette société qui se dit éclairée et égalitaire, les femmes sont toujours victimes de discriminations par rapport aux hommes quelle que soit leur origine sociale, mais pas au même degré. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, à commencer par les revenus : les femmes salariées gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes et leurs pensions de retraite sont inférieures de 40 %, du fait de carrières hachées par l’arrivée d’enfants ou les emplois à temps partiel. Mais ces moyennes qui englobent l’ensemble des salaires cachent une réalité bien plus choquante, car évidemment, les ouvrières, les employées, les aides- soignantes et toutes les petites mains sont les plus mal loties.

De même, l’éducation des enfants et les tâches domestiques reposent en majorité sur les femmes, qui doivent en plus cumuler ces charges de travail avec leur emploi.

Cependant, pour les médias qui parlent des discriminations sexistes à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la plus grosse inégalité serait dans le « plafond de verre » qui les bloque dans leur ascension sociale. Alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, elles ne sont que 43 % à avoir un statut de cadre. Quant à diriger une entreprise, si elles forment 42 % des auto-entrepreneurs, seules 12 % d’entre elles sont à la tête de PME, et tous ces journalistes déplorent que les portes du ciel leur soient bloquées parce que seules 2,5 % d’entre elles ont des postes de direction dans les entreprises du CAC 40 !

La Journée internationale des femmes a certes été vidée de son caractère révolutionnaire et prolétarien en devenant un catalogue de toutes les misères, physiques et morales, qui s’abattent sur les femmes dans leur ensemble. Il est bien sûr indispensable de continuer à les dénoncer, mais en sortant de l’aspect bien pensant que les dirigeants bourgeois et réformistes voudraient donner à cette journée. Seul est resté l’internationalisme, qui relie les femmes et les hommes militant pour l’égalité des droits de tous les pays.

La société capitaliste est fondée sur l’inégalité par la domination d’une classe sociale sur l’ensemble de la population, et l’inégalité est dans son ADN. Les mesurettes pour y mettre fin ne sont qu’un cache-misère. C’est contre cette société basée sur l’oppression et l’injustice qu’il faut lutter pour abattre les barrières qu’elle entretient entre les hommes et les femmes. Il n’y aura pas de véritable émancipation sans émancipation sociale, sans abattre cette société de classe.

                                                       Marianne Lamiral (Lutte ouvrière n°2953)

 

Aujourd’hui samedi 08 mars

Manifestation

Manifestation pour les droits des femmes

À 14h00

Lutte ouvrière participera aux manifestations du 8 mars, sous la bannière "Pas d'émancipation des femmes, sans émancipation sociale". A Paris le rendez-vous de la manifestation est à 14h à République.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui samedi 8 mars : de 10 heures 30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 9 mars, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 10 mars, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 


 


 

 

vendredi 8 novembre 2024

Élections aux États-Unis : Les résultats du Working Class Party

Les résultats du Working Class Party

Publié le 06/11/2024

Le Working Class Party défendait dans ces élections un programme de lutte pour la classe ouvrière américaine. Soutenu par l’organisation trotskyste The Spark, il présentait des candidats dans trois États, dont voici les résultats partiels, dans l’attente des résultats définitifs. En Californie, Juan Rey, mécanicien dans les transports urbains de Los Angeles, candidat à la Chambre des Représentants des États-Unis dans le district 37, obtiendrait 21,5% (29707 voix) face à une candidate démocrate.

Dans l’Illinois, dans un district de Chicago, Ed Hershey, enseignant et candidat à la Chambre des Représentants des États-Unis, obtient 5% des voix.

Dans le Michigan, sept candidats se présentaient à la Chambre des représentants des États-Unis. Liz Hakola (district 1) obtient 1,8% des voix, Louis Palus (district 3) 1,4%, Kathy Goodwin (district 8) 2%, Jim Walkowicz (district 9) 2,6%; Andrea L. Kirby (district 10) 2,7%; Gary Walkowicz (district 12) 2,3%.

Mary Anne Hering était candidate au poste de secrétaire à l’Éducation du Michigan. Elle obtient environ 2,1% des voix, soit environ 60 000. Six autres militants étaient candidats à des postes au sein de la Chambre des représentants de l’État.

La présence du Working Class Party est évidemment très limitée face aux dimensions des États-Unis, et ses résultats aussi. Cependant, c’est la démonstration qu’il est possible, dans la citadelle de l’impérialisme, de défendre une politique pour la classe ouvrière, contre les capitalistes et contre la sale politique de l’État américain.

                                                          M. B. (Lutte ouvrière n°2936)