Reconstruire la liaison de conscience jeunes et anciens
Vrai, et tellement rageant (pancarte, Paris 7 novembre)
Voilà l’ennemi : la classe bourgeoise (Idem)
L’espoir (manifestation du 17 octobre)
Les jeunes qui continuent à exprimer leur colère, leurs aspirations et leurs revendications ont à trouver leur voie. Sur la manière d’exprimer leur colère et leur rage, sur quels moyens utiliser, sous quelles formes le faire ?
À Argenteuil, ces derniers jours, des incidents dont au moins un concernant une enseignante du lycée Jean-Jaurès blessée par un tir de mortier (heureusement au final sans gravité) montrent que trouver sa voie, ne pas se tromper d’adversaire, utiliser les moyens adaptés pour se faire entendre n’est pas simple. En particulier pour les jeunes des lycées populaires de notre banlieue.
Le territoire des problèmes avec la présence et l’allure démesurées de la police est pour l’essentiel devant les grilles des établissements. Mais les lycéens peuvent-ils véritablement s’organiser à l’intérieur des lycées ? Non. Quel soutien et quelles idées le monde des adultes peut-il leur proposer pour aider la jeunesse à trouver sa voie ?
Si la mouvement général actuel de la jeunesse débouchait sur la mobilisation du monde du travail, c’est-à-dire celui des adultes qui sont aussi les parents de ces lycéens, il en irait totalement autrement.
Certes, une fraction d’adultes, celle en particulier des enseignants des lycées d’Argenteuil et de Bezons véritablement mobilisés est non seulement solidaire du mouvement lycéen et régulièrement dans l’action pour des revendications finalement communes, mais tente d’aider à la réflexion de la jeunesse de leurs établissements. Pas simple, mais c’est déjà beaucoup, et c’est en tout cas dans cette direction qu’il faut poursuivre.
Mais nous pouvons en ce moment mesurer l’effroyable recul de l’organisation du monde du travail, au niveau des entreprises de la ville comme au niveau des quartiers populaires de celle-ci.
Alors, si des jeunes ont du mal à trouver la bonne voie et les moyens efficaces de l’action, n’oublions pas le « à qui la faute ». En tirant cette conclusion qu’il faut vite rejoindre ceux, et ils existent à Argenteuil, qui n’ont de cesse de reconstruire le mouvement ouvrier dans notre ville unissant jeunes et plus anciens dans le même combat pour le renversement d’une société qui sombre. DM
