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samedi 20 décembre 2025

Avenir de la planète : il pèse bien peu face aux intérêts des grands industriels

 

Une Commission européenne aux petits soins pour eux

 

La Commission européenne, répondant aux desiderata des industriels de l’automobile, va lever l’interdiction de produire dans l’UE des véhicules roulant aux énergies fossiles à partir de 2035. Au-delà de cette date les voitures en acier décarboné seraient autorisées : manière peu discrète d’habiller en vert ce feu vert aux pollueurs !

         La même Commission, cédant cette fois aux pressions de l’agro-business et des rois de la chimie, s’apprête à autoriser sans limitation dans le temps l’épandage de pesticides dont la dangerosité jusqu’alors était réévaluée tous les dix ou quinze ans.

         Au nom de la compétitivité, ces serviteurs de la bourgeoisie effacent ce qui pouvait protéger un tant soit peu l’environnement. Leur irresponsabilité est sans limite.

mardi 2 décembre 2025

Eau du robinet : plus chère, moins sûre

 Eau du robinet : plus chère, moins sûre

« Ils polluent, on paie », dénonce l’UFC-Que Choisir dans une campagne sur le prix de la dépollution de l’eau du robinet.

Publié le 26/11/2025

Selon l’association, le taux de conformité de l’eau potable en France est passé de 95 % en 2021 à 85 % en 2025, en raison de la pollution aux nitrates, pesticides et polluants éternels (PFAS) rejetés par l’activité agricole et industrielle et qui sont de mieux en mieux détectés.

Le coût de la dépollution, d’un milliard d’euros en 2025, pourrait exploser pour atteindre 13 milliards d’euros annuels. Or, le traitement de l’eau est à la charge des distributeurs d’eau. Il existe bien une « redevance pour pollutions diffuses » payée par les vendeurs et les utilisateurs de pesticides, mais elle n’a rapporté que 188 millions d’euros en 2023. Les industriels dont les usines déversent des PFAS dans l’environnement ne sont pas mis à contribution : une loi instaurant une taxe sur les usines rejetant des PFAS a bien été votée en 2025, mais, faute de décrets d’application, elle n’est toujours pas en vigueur. Lundi 17 novembre, dans le cadre de l’examen du budget 2026, les députés en ont voté une nouvelle version et demandé au gouvernement de l’appliquer l’année prochaine, tandis que la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, soutenait sans vergogne un amendement la reportant à 2027. La mise au point du budget 2026 n’étant pas terminée, celle de la taxe sur les PFAS peut encore connaître bien des rebondissements.

Les distributeurs n’ont, en revanche, pas attendu pour répercuter les frais de dépollution sur les factures des particuliers, qui ont grimpé de 16 % depuis 2023.

Les grandes entreprises agricoles et les industries polluantes ont visiblement un adage conforme au fonctionnement de toute l’économie capitaliste : « Après moi, le déluge… d’eau polluée »

                                                  Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2991)

mercredi 26 novembre 2025

Argenteuil, port de Gennevilliers-Orgemont, pas de chance pour les habitants de la rive gauche de la Seine

 

Intérêt du capital contre l’intérêt de la société

 

Green dock, 647 mètres de long, chemin de halage sur le toit ?

Le méandre de la Seine a créé longtemps sur la rive gauche du fleuve une zone de marais inhospitalière pour les habitants et les cultures, même si elle fut une zone d’inspiration pour les peintres de l’Impressionnisme. Face à elle, le quartier d’Orgemont des communes d’Argenteuil et d’Épinay-sur-Seine fut jusqu'à récemment un espace agricole qui commença à être loti après la Première guerre mondiale. Du côté d'Argenteuil, c’est là où fut construite la Cité jardins si particulière. Initiée en même temps, la transformation des espaces de marais en premier port fluvial du pays n’allait vraiment se concrétiser qu’aux lendemains de la Seconde guerre mondiale.

         Cet immense espace portuaire a généré au fil du temps d’immenses pollutions qui sont une des raisons qui font de cet espace de la cuvette parisienne une des plus polluées d’Europe. Pollution industrielle, olfactive, chimique, émission de particules fines… La densité des activités propices à cette pollution avec ses conséquences sur la vie quotidienne et la santé n’ont fait que de se développer.

         De nouveaux projets d’importance risquent d’en rajouter encore davantage sur ce plan. Il s’agit d’un méthaniseur présentant en outre des risques d’explosion. Il y a également l’installation d’un élément de stockage de pétrole brut francilien, avec expédition par voie fluviale pour raffinage à Rouen. Cerise de 647 mètres sur le gâteau, cette fois directement au bord du fleuve, un immense bâtiment visant à réceptionner sur le fleuve puis distribuer quotidiennement plus de 2.500 tonnes de marchandises destinées à l'Ile-de-France, par le rail, la route et le fleuve. Cette fois, c’est le paysage qui en prend un coup.

         Oui, pas de chance pour les habitants de la rive gauche de la Seine, face à quelques centaines de mètres du port de Gennevilliers.

         Tout cela est-il vraiment bien raisonnable ?

         Derrière ces installations, ce qui prime n’est pas l’intérêt de la société et des habitants, mais celui sonnant et trébuchant d’immenses groupes industriels et financiers.

         Cela durera tant qu’ils auront le pouvoir, car c’est eux qui en disposent à travers si nécessaire le pouvoir politique de serviteurs qui leur sont dévoués.

         Alors bon courage à ces opposants qui tentent l’impossible face à des forces d’une toute autre puissance que la municipalité d’Argenteuil et le petit promoteur Fiminco de l’affaire Jean Vilar. Oui, courage à eux. Mais ce à quoi il faut travailler pour gagner vraiment un jour, c’est au renversement d’un système capitaliste où le profit est roi, et l’intérêt social un critère marginal. DM

vendredi 31 octobre 2025

Eau : y’a du gaz (cancérigène) dans l’eau

Clair comme de l’eau de roche

 

 

Des associations ont déposé un recours au tribunal administratif pour enjoindre l’État à détecter les contaminations de l’eau courante, au chlorure de vinyle monomère (CVM), un gaz classé cancérigène certain. Depuis 1987 ce gaz contenu des tuyaux en PVC d’alimentation en eau est connu pour entrainer des cancers du foie.

         Les industriels du PVC ont tenté de dissimuler la toxicité de leurs produits. Et si les PVC actuels ne contiennent plus de CVM cancérogène, on estime à 140 000 kilomètres les canalisations certainement toxiques.

         L’État ne fait rien pour les faire remplacer par les industriels responsables. Il protège les capitalistes dangereux pour la société.