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lundi 30 mars 2026

Narcotrafic : Les mensonges de Trump

Des justifications fallacieuses mais tellement faciles

  


Les États-Unis et l’Équateur se sont vantés d’avoir mené conjointement une opération militaire, détruisant des bâtiments qu’ils disaient appartenir à un groupe de narcotrafiquants. Or d’après les témoignages des paysans locaux, il s’agissait d’une ferme et certains fermiers équatoriens auraient été emmenés par les militaires et torturés.

         Tout comme certains bateaux coulés par la marine américaine au large de la Colombie ou du Venezuela n’étaient que des bateaux de pêcheurs.

         Ces opérations antidrogue très médiatisées ne sont qu’un prétexte pour démontrer la puissance de l’impérialisme américain dans ce qu’il estime être son pré carré.

 

jeudi 8 janvier 2026

Trump et le Trafic de mensonges

Trafic de mensonges

L’enlèvement de Nicolás Maduro, le président vénézuélien, a été mis en scène par le gouvernement américain comme la capture d’un chef de cartel de la drogue.

Publié le 07/01/2026

 


Déjà en 2020, sous le premier mandat de Trump, la justice américaine l’avait mis en examen pour trafic de drogue. Plus récemment, pour justifier ses multiples pressions sur le Venezuela, Trump et son gouvernement ont alourdi leurs accusations en prétendant que Maduro était à la tête du cartel « los soles » ; les soleils étant les étoiles des généraux vénézuéliens supposés être aussi des trafiquants.

Cette accusation est si ridiculement fausse que sitôt Maduro mis en prison à New York, l’accusation a laissé tomber cette histoire de cartel. Le reste de la procédure judiciaire lancée à son encontre est tout aussi grotesque : le juge à qui on l’a présenté, âgé de 92 ans, a été choisi on ne sait comment, et la ministre de la Justice américaine veut poursuivre ce chef de l’armée vénézuélienne pour possession d’armes automatiques… À ce titre Trump devrait être condamné pour possession de porte-avions et d’armes nucléaires.

Pour justifier le rapt de Maduro et de sa femme, les États-Unis l’accusent d’avoir provoqué la mort de centaines de milliers d’Américains par l’exportation de cocaïne. Mais l’essentiel de cette drogue est produit en Colombie, et non pas au Venezuela, et elle rentre illégalement sur le territoire américain via le Mexique. Le fentanyl, qui fait actuellement des ravages, vient surtout d’Asie. Quant aux overdoses massives qui ont fait récemment baisser l’espérance de vie aux États-Unis, elles ont été principalement provoquées par les opioïdes fabriqués et commercialisés légalement par des firmes pharmaceutiques américaines dans les décennies 2000 et 2010.

Pour ce qui est de la volonté de Trump de lutter contre le trafic de drogue, elle a pu aussi être mesurée il y a un mois lorsqu’il a gracié Juan Orlando Hernandez, ex-président du Honduras, qui purgeait une peine de 45 ans de prison aux États-Unis pour un trafic de drogue bien plus réel que celui imputé à Maduro. Conscient de la légèreté de son dossier, l’État américain a donc rajouté à l’accusation de trafic de narcotiques, celle de terrorisme, faisant de Maduro un dangereux « narcoterroriste ».

Chacun l’aura compris, le dossier judiciaire justifiant le raid sur Caracas n’est qu’un habillage pour la galerie de l’accentuation bien réelle des pressions que l’impérialisme américain exerce sur le Venezuela pour en faire sa chose.

                                                            Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2997)

 

jeudi 4 décembre 2025

Trump : le vrai visage de l'impérialisme

Le prétexte du combat contre la drogue : quand ça les arrange…

 

 

L’ancien président conservateur du Honduras, Juan Orlando Hernandez, a été libéré de sa prison américaine, gracié par Trump, à quelques jours de l’élection présidentielle dans ce petit pays d’Amérique centrale. Il purgeait une peine de 45 ans dans prison américaine pour trafic de drogue.

         Voilà qui juge le prétexte de narcotrafic derrière lequel Trump se cache – à peine – pour faire monter la pression dans la région et y garantir l’influence américaine.