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jeudi 13 août 2026

Argenteuil, trottinettes électriques, une mesure d’urgence s’impose : urgence avec la vaste prévention nécessaire

 

Un « progrès », mais à certaines conditions

  


L’introduction de la trottinette électrique, vaste nouvelle bonne affaire pour les investisseurs a compliqué dans les zones urbaines la question des déplacements. Si cet outil peut effectivement être un moyen utile permettant de surmonter bien des faillites du transport, elle a compliqué les déplacements des piétons d’abord, mais également des conducteurs de véhicules.

         C’est un moyen dangereux dont le nombre de victimes grandit d’année en année. En 2025, 79 utilisateurs ont perdu la vie, soit 34 décès de plus que l'année précédente Et environ 1100 utilisateurs de trottinettes ont été gravement blessés en 2025, représentant une très forte augmentation de 33% par rapport» à 2024, selon ces mêmes données.

         Alors que le danger est patent, l’État n’est pas pressé de légiférer, et laisse aux communes le soin de le faire. Ainsi, la commune moyenne du département, Asnières-sur-Oise vient-elle de prendre dernièrement un arrêté rendant le port du casque obligatoire pour les vélos et les trottinettes, avec une amende à la clé.

         Mais c’est comme pour le reste, si un vaste programme de prévention n’est pas mis en place, avec une période transitoire, ce genre de mesure a bien peu de chance d’être efficace. Comme pour le reste, c’est au niveau de l’école en particulier où ce travail de prévention pourrait être mené, comme la Sécurité routière le faisait naguère pour des questions liées à d’autres déplacements.

         Justement, où en est-on de cette prévention effectuée par la Sécurité routière dans les établissements scolaires ?

         Il y a pourtant urgence à agir, et pas seulement à Asnières-sur-Oise. DM

vendredi 7 novembre 2025

Argenteuil, deux roues, sur la « Canopée », danger pour tous !

 

Quand « Canopée » risque de rimer avec « jungle »

 

 

Les concepteurs de la nouvelle portion transformée de l’avenue Gabriel Péri n’ont apparemment pas vu le problème. Celui des pistes cyclables intégrées finalement aux larges trottoirs. C’est flagrant tout au long de la voie, mais cela risque de l’être particulièrement au carrefour Paul-Vaillant Couturier-Gabriel Péri.

         Pourtant, ces concepteurs connaissent Paris, c’est sans doute leur modèle, puisqu’ils l’ont reproduit à Argenteuil. Si vous en avez l’occasion, tentez-donc de traverser à Paris l’avenue Magenta à hauteur de la gare de l’Est par exemple. Vous allez faire face au flot des deux roues et à ses dangers.

         Ce flot-là n’existe pas encore dans la Ville, et avenue Gabriel Péri, et pourtant il y a déjà des risques, s’ajoutant à ceux liés à une fin de travaux fébrile. Mais s’il y a pistes cyclables d’une telle ampleur, c’est que l’espérance existe qu’il y aura un essor « à la parisienne » de la pratique du vélo dans les temps futurs. À cela, il faut ajouter le danger des trottinettes qui ont commencé à utiliser ces pistes.

         Le danger au carrefour mentionné est également pour les cyclistes. Il n’y a pas de feux pour eux à ce carrefour, c’est libre-service ! Si l’on ajoute que les passages-piétons ne sont pas vraiment identifiés, c’est le capharnaüm. Bonjour les dégâts !

         On peut s’attendre, au vue de l’expérience des dangers, à ce que la copie soit revue, tôt ou tard, dans les temps qui viennent. DM

lundi 26 mai 2025

Argenteuil, se déplacer, une question centrale véritablement jamais débattue. Une préoccupation municipale à géométrie variable.

 

Chacun devrait pouvoir se déplacer sans difficulté

 

 Ils sont où les cyclistes ?

Le propre d’un individu est sa mobilité. À l’extérieur, son utilité est multiple : rejoindre des services, se rendre au travail, les loisirs… La marche, les transports en commun, et les deux cycles sont utilisés. Bien évidemment, et nous parlons d’un pays riche tel que le nôtre, il y a une hiérarchie sociale que l’on retrouve à l’échelle des transports intra-Argenteuil et aux échelles plus larges des mobilités au niveau de la région parisienne, entre banlieue et le centre parisien, et au niveau inter-banlieues.

         Nous laisserons de côté la marche qui devrait pour la santé concerner chaque jour tout le monde. Nous avons déjà largement évoqué la question des trottoirs. Mais dans une grande ville comme la nôtre où les périphéries sont très éloignées du centre, pour l’essentiel, les transports en commun et la voiture jouent le premier rôle.

         Aujourd’hui, ces transports en commun sont principalement dans la Ville le « privilège » des catégories les plus populaires de la population, en particulier pour joindre les services et le travail. La voiture est, toute chose étant égale,  largement utilisée par des catégories plus aisées. Le vélo est –il suffit d’observer-  utilisé par une très petite minorité, en tout cas pour aller au travail, et par une minorité plus importante pour le loisir, mais de façon minoritaire tout de même.

         Mon propos est d’aborder la question du traitement des mobilités par la municipalité qui, rappelons-le, ne peut certes pas tout mais peut tout de même beaucoup.

         Les transports en commun ne lui disent pas grand-chose, même si elle proteste de temps en temps sur sa situation calamiteuse. Elle voudrait nous faire rêver avec le bus en site propre. Quant au T11, elle l’a découvert dernièrement.     

         Le ton qu’elle emploie régulièrement à propos de la voiture indique que ce n’est pas de ce côté-là que va son cœur. Les difficultés s’y additionnent. Il reste donc… le vélo.

         Oui, la municipalité s’est découvert une passion pour la petite reine qui concerne pourtant qu’une minorité de pratiquants, et même si les réalisations relèvent davantage du symbolique que d’avancées véritables. C’est que cette dame a une très belle image. Même si la fraction de la population qui supporte la municipalité -ou qui la supportait- ne pratique pas le vélocipède, elle aime bien l’idée du vélo.

         Alors tout cela n’est ni égal ni juste, et à défaut de pouvoir créer les conditions de mobilités correctes pour tous qui relèvent d’autres déterminants, la municipalité pourrait au moins travailler dans cette direction, et commencer à débattre du sujet. DM