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dimanche 17 mai 2026

Argenteuil, travailleurs des entreprises et des services, une solidarité et des intérêts communs avec les petits commerçants

Commerçants du petit commerce et du marché, le monde ouvrier


 

En se creusant, il y a toujours une solution

Si nous nous nous intéressons au petit commerce et aux marchés forains de la Ville comme le prouvent les nombreuses brèves de notre blog, ce n’est pas seulement pour l’intérêt général des habitants et l’allure de la Ville. Les commerçants et les travailleuses et travailleurs des commerces et des marchés appartiennent au monde du travail. Ils en partagent bien des problèmes. La situation des uns engage celle-des autres. Que les revenus des travailleurs de l’industrie et des services se resserrent, et c’est les achats qui se restreignent. Que le chiffre d’affaires des commerces chute, et ce sont ces derniers qui ferment, rendant les achats plus difficiles, et une allure en déclin de la Ville. L’histoire d’Argenteuil des dernières décennies en est une manifestation éclatante.

         Du point de vue de la dynamique commerciale, une suite de plusieurs commerces florissant la développe. Lorsqu’elle se brise, une dynamique négative vers des fermetures se précise.

         Sur l’avenue Gabriel Péri, il y a deux noyaux du premier type, celui autour du Picolo et du marchand de fruits, et sur le même trottoir, en descendant l’avenue, celui centré sur la Librairie Le Presse-papier.

         Je parlerai aujourd’hui de ce dernier noyau, plus précisément du « Brunch » qui s’est ouvert à droite de la « Table de Mona » qui est aussi au cœur de ce noyau commercial dynamique. Beaucoup de monde mangeant lorsque je passais. Vendredi, je m’y suis arrêté pour « bruncher ».

         Il s’agit d’un brunch du Maghreb. Moi qui ai le projet d’aller découvrir Alger (où je me rendrai malgré tout), je me suis dit : pas la peine d’y aller, ou à Marrakech. J’y suis, et avec plaisir. Ce qui me plaît particulièrement, voilà un lieu où la population d’Argenteuil marquée par les origines multiples, nord-africaine en particulier pourrait se retrouver. Nous avons besoin de lieux de mélange. En voilà un. La librairie des livres du monde, la Table de Mona, cuisine d’un ailleurs savoureux, et ce Brunch.

         Des lieux pour s’y retrouver, et pour y discuter l’idée essentielle que petits commerçants et clientèle de travailleurs, nos intérêts se rejoignent. DM

 

mardi 6 février 2024

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 5 février 2024

Ouvriers et paysans : pour que la lutte ne soit pas un éternel recommencement

 

5/02/24

En multipliant les barrages et les actions chocs, les agriculteurs ont forcé le gouvernement à intervenir.

Il a fini par débloquer 400 millions en subventions et exonérations diverses et a promis de revenir sur certaines contraintes écologiques. Il menace de sanctions les industriels et la grande distribution qui abusent de leur position dominante et s’affiche opposé à la ratification du prochain traité de libre-échange négocié par l’Union européenne.

Ces promesses ont permis au syndicat majoritaire, la FNSEA d’appeler à la suspension du mouvement. Mais si les barrages ont été levés, l’ambiance n’est pas au triomphalisme, tant les agriculteurs savent que, sur le fond, rien n’est réglé.

Ils savent que ce n’est pas en s’accrochant aux pesticides qu’ils assureront l’avenir et feront face au changement climatique. Quant aux 400 millions d’euros, s’ils sont véritablement accordés, ils finiront, comme toujours, dans les caisses des plus gros agriculteurs. Et si les industriels de l’agroalimentaire et la grande distribution relâchent un peu leur pression, cela ne durera qu’un temps.

La domination des gros sur les petits est un des aspects les plus révoltants du capitalisme. Et ce n’est pas parce que le gouvernement parle de « souveraineté » ou « d’exception française » que l’agriculture déroge à cette règle.

Si nombre d’agriculteurs ont du mal à se verser un Smic, la filière est très lucrative pour les actionnaires de Lactalis et de Bigard. Elle rapporte gros aux semenciers et aux trusts de l’agrochimie les Bayer et Cie. Elle fait prospérer les actionnaires de Danone, d’Unilever, des fabricants de matériel agricole, ainsi que les Leclerc, Carrefour et Auchan... Sans oublier les banques qui profitent de l’endettement forcé des agriculteurs !

Les traités de libre échange sont largement dénoncés. Mais qui les organise et en profite, sinon les importateurs de l’agroalimentaire et de la distribution et les gros exportateurs français, céréaliers, betteraviers ou viticulteurs ? Et si le gouvernement se pose en arbitre, il tranche toujours en leur faveur.

Aucun problème de fond ne sera résolu pour les petits exploitants agricoles, tant que règneront les lois du marché qui sont dans la nature du capitalisme. Et pourtant, dans leur écrasante majorité, les agriculteurs sont attachés à l’ordre capitaliste.

Les plus gros y trouvent leur intérêt. Les capitalistes de l’agriculture sont à l’image du président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui est aussi dirigeant d’un groupe produisant les marques Lesieur et Puget. Ils sont de taille à participer à la fixation des prix sur le marché, à exporter leurs produits à l’autre bout du monde, et même à acheter et exploiter des terres dans les pays les plus pauvres. Dès que l’on parle subventions, ce sont eux qui en profitent le plus, ils encaissent d’ailleurs l’essentiel des aides de la PAC.

Quant aux petits agriculteurs, l'économie de marché et la concurrence les broient, mais ils ne voient leur avenir que dans cette économie. Ils défendent d’autant plus la propriété privée et la libre entreprise qu’ils ont peur de perdre la leur.

Il en va ainsi des nombreux artisans, commerçants ou travailleurs à leur compte qui ont un pied dans le monde du travail et un autre dans celui du patronat. Ils sont pris dans mille contradictions. Ils dénoncent le poids de l’État tout en lui demandant toujours plus d’aides. Ils défendent le marché et la libre entreprise, mais ils veulent aussi des revenus garantis et des marchés encadrés.

C’est pourquoi la perspective de renverser le capitalisme pour en finir avec la loi du plus fort ne peut être portée que par les exploités qui n’ont que leur force de travail pour vivre, c’est-à-dire les travailleurs salariés. Ils sont les seuls à n’avoir aucun fil à la patte : ni petit commerce, ni petite entreprise, ni terre à capitaliser.

Ils ont, eux aussi, bien des raisons de se battre et toute légitimité à le faire. Les agriculteurs peuvent affirmer avec fierté qu’ils nourrissent le pays. Mais sans les ouvriers fabriquant tracteurs et moissonneuses, sans ceux des abattoirs, sans camionneurs et caissières, la nourriture n’arriverait pas dans nos assiettes. Les travailleurs de l’agroalimentaire, de l’énergie, de l’automobile, de la santé… sont aussi indispensables à la société.  

Eh bien, nous, travailleurs, nous devons aussi apprendre à nous organiser et lutter ! Non seulement pour défendre nos conditions d’existence, mais aussi et surtout pour offrir une autre perspective politique à la société : celle d’une organisation planifiée et rationnelle de la production agricole et industrielle pour satisfaire les besoins de tous, car les moyens de le faire existent.    

                                                                               Nathalie Arthaud

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Demain mardi 6 février, de 18 à 19 h., centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-Mercredi 7 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

 

lundi 12 juin 2023

La Réunion : Mobilisation à La Réunion contre Wambushu

S’unir contre les pouvoirs qui nous oppriment tous

 


Ce samedi matin 10 juin, une cinquantaine de militant(e)s de diverses organisations politiques de gauche et d'extrême gauche, de militants des droits de l'homme et d'associations de Mahorais et Comoriens ont manifesté contre l'opération Wambushu de destruction des cases et d'expulsion des immigrés Comoriens à Mayotte décidée par le gouvernement français.

Les intervenants ont défilé pendant une heure dans le centre de Saint Denis aux cris de « Stop Wambushu ! » et en fin de cortège les militants présents ont pris la parole pour dénoncer la politique néo-coloniale de la France dans l'Océan indien, la complicité des régimes en place avec le pouvoir parisien depuis les indépendances, la politique de répression du gouvernement Macron et son écrasante responsabilité dans l'absence d'infrastructures publiques à Mayotte (adduction d'eau potable, santé, éducation, logements).

Plusieurs militants mahorais ont dénoncé le fait qu'un ouvrier conducteur d'engin lors d'une opération de décasage s'est retrouvé à détruire sa propre case, a fait suite à cela un AVC et en est mort.

Darmanin et Macron portent l'entière responsabilité de son décès.

Un camarade de notre tendance est intervenu pour dénoncer la politique anti-pauvres du gouvernement que l'extrême droite appelle de ses vœux, ajoutant que cette attaque contre les plus pauvres est une diversion destinée à cacher les responsabilités du gouvernement français dans la situation sociale dramatique qui règne à Mayotte, que les travailleurs ne doivent pas tomber dans le piège du rejet des immigrés, mais au contraire faire face unis contre le pouvoir qui les opprime.