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dimanche 1 novembre 2026

Argenteuil, conseil municipal du mardi 3 novembre, l’occasion rêvée d’une bonne discussion et d’une véritable expression des habitants

 

Habitants, nous avons tant de choses à leur dire

 

Manifestation suite à l'attentat raciste de Trappes 

Certes, le dernier conseil date d’il y a un mois seulement, mais l’ordre du jour de celui du 3 novembre est étonnant : 11 points, hors peut-être le point sur la délégation de service public des marchés de la Ville, des points inodores et incolores. Un ordre du jour quelque peu indigent, même si le terme est trop fort, mais tout de même pour une ville de 110 000 habitants confrontée à une actualité brûlante, 11 points seulement, ça ne va pas !

         Les membres de la municipalité ont-ils envie de se coucher très tôt ? C’est humain, mais la faiblesse de l’ordre du jour pourrait tout de même avoir un intérêt : celui de permettre un véritable échange, non seulement entre la majorité et l’opposition, mais avec la population elle-même. Un auditorium de 200 places, des micros, vraiment c’est parfait.

         Dans les circonstances actuelles, de mouvement de la jeunesse, de la montée des difficultés pour les familles, de la question du racisme qui pourrit la société, il y a vraiment à débattre.

         Mardi prochain, c’est donc possible. Tous au conseil municipal à 19 heures à la mairie ! DM

vendredi 30 octobre 2026

Argenteuil, hôtel de ville, la « maison commune » ouverte à tous, vous voulez rire

 

Une mairie tendance « Blockhaus »

 

 

L’assassinat de Pengo Bossio Wangi, tombé sous les tirs d’un homme de 39 ans, qui a également blessé gravement une enfant de 12 ans et trois autres personnes, a conduit à de nombreux rassemblements qui se sont tenus le 26 octobre pour exprimer l’effroi et la colère face à ce crime raciste inspiré par l’extrême-droite, du RN à certains cadors de la droite, et des médias qui leur sont leurs porte-voix. Une initiative a été appelée ce jour-là dans l’urgence à Argenteuil, se rassembler devant la mairie pour exprimer son émotion, sa solidarité et sa colère. Mais à 18 heures, les présents ont trouvé closes les entrées du parc de la mairie et honteusement se sont retrouvés sur le trottoir étroit boulevard Léon Feix.

         C’est indigne de la part de la municipalité. Elle peut toujours prévoir une minute de silence sur ce drame de Trappes lors du prochain conseil municipal de mardi (dont on peut s’inquiéter du préambule du maire au vue du communiqué de celui-ci), cela n’effacera pas cette tache.

         Lutte ouvrière sera bien sûr présent ce soir-là pour exprimer notre colère et dénoncer les déclarations répétées contre les migrants et les musulmans qui alimentent la haine dont se nourrissent les apprentis fascistes et les meurtriers.

         Nous y reviendrons dans les jours qui viennent pour appeler à la présence massive des habitants mardi soir à l’hôtel de ville, mais présentement, nous voudrions insister sur un aspect de la gestion municipale à Argenteuil qui au niveau de l’accès aux locaux communaux est marquée par un mot, celui de « fermeture ».

         Un hôtel de ville devrait être un lieu ouvert et accueillant aux habitants qui permette non seulement de venir y déposer leurs doléances et questionnements mais soit aussi un lieu d’échange. Quand la société connaît un problème majeur ou une tragédie, il est bien évidemment le lieu de rencontre idoine pour le faire. Les mairies devraient être des « maisons communes » À Argenteuil, nous en sommes aux antipodes.

         Loin de là, la municipalité d’Argenteuil se considère comme un propriétaire quelconque, certes à bail, mais dans ce cas, de locaux communaux. Cela aussi alimentera les révolutions, en l’occurrence ces Bastilles locales qu’il reste à prendre. DM

vendredi 9 octobre 2026

Argenteuil, « instrumentaliser » la jeunesse, une accusation qui ne rime à rien du tout

 

Vous croyez vraiment que la jeunesse se laisse faire ? À d’autres

 

 
 

Le cœur de l’introduction du conseil municipal d’Argenteuil a été l’accusation du maire à l’encontre du député d’Argenteuil d’ « instrumentaliser » la jeunesse au profit de LFI. Ce dernier répondra comme il l’entend, mais quelques mots tout de même.

         Il faut être aux abois et loin de la réalité pour avancer ce genre d’accusation. Car c’est méconnaître totalement la jeunesse. Si c’était si simple, le résultat de mes 27 ans d’enseignement à des adolescents d’Argenteuil serait aujourd’hui que la Ville serait peuplée de communistes révolutionnaires, et qu’il y aurait bien toujours une commune mais avec une majuscule en référence à 1871. Vous savez qu’il n’en est pas ainsi, et c’est une évidence.

         Ce genre d’accusation est surtout une preuve de mépris à l’encontre de la jeunesse qui serait encline par nature à être entraînée par de vieux agitateurs politiques. Eh bien non, discuter avec ces jeunes n’est pas si simple, ou plutôt, de jour en jour cela le devient davantage au fur et à mesure que le mouvement actuel fait naître des expériences, des interrogations, et une envie de comprendre. Je l’ai encore vérifié avant-hier en discutant avec des lycéens de Jaurès qui attendaient dans les locaux de la MJC chérie par la municipalité.

         Alors, des élus tentant de mettre en avant leur écharpe pour faire barrage entre des lycéens et la police, où est le mal ? En revanche, ce que j’ai pu remarquer à différentes reprises, c’est que face à cette dernière, écharpe de diverses sortes ou pas, ils n’étaient rien. Une leçon aussi pour l’avenir pour tous ceux qui auraient tort de penser que l’élection les protège face à l’État. Elle les protège de rien, et même des accusations mensongères de leurs adversaires. DM