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mercredi 25 février 2026

Argenteuil, journal de campagne en vue des élections municipales. Les habitants doivent être écoutés voire entendus. Tout dépendra de leurs mobilisations, dans le quartier de la Colonie comme dans tous les quartiers, et comme à toutes les échelles de la vie sociale. Réponse à une demande de prise de position.

Un « groupe WhatsApp de 500 contacts » du quartier de la Colonie qui a des projets a demandé leur avis aux différentes listes en présence lors des prochaines élections municipales à Argenteuil. C’est bien volontiers que j’y ai répondu, à titre personnel, mais en tant que conduisant la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs ». DM

 

 

 

 

Argenteuil, le 24.2.2026.

 

Bonjour,

D’abord félicitation pour le travail réalisé. Un travail important de synthèse, et être capables d’obtenir 135 réponses, ce n’est pas rien.

Pour ma part, puisque je ne suis pas en capacité d’échanger sur le sujet avec mes colistiers (Mais ma réponse figurera sur le blog « lo argenteuil), je ne vois aucune contre-indication à vos nombreux projets hiérarchisés. Des réserves toutefois à propos des « voisins vigilants ». Je n’aime pas ce titre. Bien évidemment, sur les questions de sécurité, la collaboration de tous, des habitants, des édiles, et de la police, s’impose, mais l’essentiel en la matière est ailleurs, celui de l’engagement, mais aussi de la prudence des habitants. Une situation de voisinage de qualité générant une vraie solidarité multiforme a un tout autre poids que la simple adhésion à une structure qui pourrait se transformer en bien autre chose par les temps actuels marqués par l’inquiétude, les fantasmes, les peurs, la montée du racisme et de la division y compris au sein du monde du travail.

         Depuis des années, je critique la façon dont fonctionnent les éléments d’une fausse « démocratie locale », où les édiles imposent leur choix, à travers les comités de quartier, sur la base d’une enveloppe financière limitée.

         La seule réponse est l’organisation et l’action des habitants eux-mêmes, seules capables de se faire entendre. Cet aspect est au cœur du  programme et des idées de notre liste, que nous essayons de diffuser dans cette campagne électorale.

         Alors de la réflexion et des projets, oui bien sûr. Ils sont un bon signe de la vie de votre quartier. Mais il ne faut pas oublier plusieurs choses. Tous les projets communaux se heurtent à bien des obstacles. Entre autres, les budgets gouvernementaux, et ils sont prévus à nouveau à la baisse pour les collectivités locales, la rapacité des banques, des promoteurs, et les objectifs d’aménagement d’un État qui n’est pas au service de l’intérêt général mais d’abord de celui de la classe dominante. Sur ce plan, nous appelons la population, le monde du travail, actif et retraité, qui est l’essentiel de la population à Argenteuil, à avancer dans la réflexion, l’échange, l’organisation, et la lutte pour défendre ses intérêts.

         Cela doit se faire dans une liaison avec les autres quartiers, les autres communes, bref, au niveau de la société toute entière.

         Pour en revenir à vos projets, ils ne sont pas si couteux que les richesses de la société mises véritablement au service de la population ne puissent pas permettre de les réaliser.

         En tout cas, des édiles, des conseillers municipaux de Lutte ouvrière seraient toujours du côté de cette dernière pour que ses projets soient sans obstacles mis sur la place publique, et discutés lors de véritables conseils municipaux où l’on échange vraiment, aux antipodes de ce qui se passe aujourd’hui, en tout cas à Argenteuil.

         Bon courage à vous, et si vous voulez, les uns et les autres, continuer à échanger sur le sujet, je suis chaque samedi de 11 heures à midi à l’entrée du marché de la Colonie pour vendre notre journal Lutte ouvrière.

                                                Bien cordialement,

                                                                  Dominique MARIETTE

vendredi 13 février 2026

Argenteuil, journal de campagne. Argenteuil, une concertation très, très loin d’une vraie démocratie locale. Entachée irrémédiablement par l’affaire Jean Vilar. Bilan municipal 2020-2026. (19) Le 25.8.25.

 

Concertation absente = action, appel à la loi, gâchis

 

 

Le titre de cette rubrique dans le Bilan : « La concertation, c’est du concret ! ». Le terme de concertation m’intriguant, j’ai cherché sa définition : l’action de préparer une décision. On suppose en l’occurrence que c’est avec les habitants qu’il s’agit de la « préparer ».

         Je continue : « À Argenteuil, la concertation est une méthode de travail à part entière, dans les projets du quotidien comme dans les grandes transformations de la commune ».

         Depuis deux ans, un an et demi, la municipalité à propos de Gabriel-Péri et de l’espace Guienne-Héloïse a engagé une forme de concertation de ce type. Mais menée tambour-battant pour engager vite fait bien fait une réalisation à offrir aux électeurs en mars 2026. Et il y aurait beaucoup à discuter sur le terme « préparer » en l’occurrence. En tout cas, je n’ai pas eu l’impression que l’on entendait la voix de ceux qui étaient pour le moins réservés sur le projet. Mais il fallait aller vite.

         La municipalité, à une autre échelle cite sa méthode à propos des rénovations des rues : elle prépare avant avec les habitants. Cela se passe aux Coteaux et à Orgemont, on comprend, elle les soigne. 

         En revanche, une concertation digne de ce nom pour Argenteuil-Littoral, pour l’avenir global du Val-Notre Dame ? Et c’est là où le bât blesse, il n’y a jamais eu de concertation sur ces sujets. Et surtout, il n’y en a jamais eue de véritable sur la Ville que nous voulons, sur la place des promoteurs, etc, sur les priorités de ce qui serait possible à l'échelle de la commune.

         Et plus, il y a le véritable drame de l’anti-concertation de l’Affaire Jean Vilar que la municipalité ne veut même pas reconnaître et admettre sa responsabilité totale, ce qui permettrait de passer à autre chose. L’exemple-type de la concertation-zéro.

         Alors quelques élus peuvent aller quelquefois, rarement, à la rencontre des habitants, le maire faire quelques réunions, vraiment au total peu nombreuses, des Comités de quartier se réunir, avec intérêt pour les participants sans doute, mais dans tous les cas très loin de l’immense majorité de la population, et pour quoi faire ?

         La concertation, ce serait aussi que l’organe de la municipalité Ma Ville parle de ce qui va mais aussi de ce qui ne va pas, des obstacles, des problèmes.

         Dans tous les cas, pour que le pouvoir des habitants existent, il y deux obstacles. Le premier, celui de la volonté de la population de vouloir être informé, de prendre la parole et d’imposer qu’elle soit entendue. Le second, c’est qu’une fois élue, la municipalité se considère comme le propriétaire de l’affaire, et que si les habitants ne sont pas contents, ils pourront le dire aux élections suivantes. En mars 2226 maintenant, par exemple. MD. (À suivre. Argenteuil, « La Seine pour horizon ». Comme il est loin l’horizon pour la municipalité… et les habitants (20)

samedi 7 février 2026

Argenteuil, affaires privées, affaires publiques, lorsque la concertation est impossible, l’appel nécessaire à la loi. Bilan municipal 2020-2026, le 21.8.2025 (Légende de la photo) Brève dédié à la page FC CT de Facebook)

Dans la question Jean Vilar, la concertation inexistante et impossible

 

 

Je vais bientôt aborder les pages « La concertation c’est du concret » du Bilan municipal, mais en guise d’introduction, je voudrais aujourd’hui revenir sur une affaire qui n’est toujours pas réglée et ne le sera pas de sitôt, qui a pesé sur la vie communale depuis 2016, et qui est un exemple-type de l’absence totale de concertation et de ses conséquences.

         En mars 21016, lors d’un conseil municipal, la majorité de droite qui occupe depuis deux ans la municipalité annonce un projet réalisé avec le promoteur Fiminco visant à vendre et à urbaniser l’espace communal occupé par le complexe des fêtes Jean Vilar, le jardin attenant, et le grand parking. L’initiative du projet (dans un format que l’on ne connaît toujours pas jusqu’à ce jour de la part de l’intéressé) revient au maire précédent, Philippe Doucet qui s’était bien gardé d’en parler aux habitants y compris au plus grand nombre de membres de sa majorité du conseil à laquelle j’appartenais. À l’annonce du projet en mars 2016, ce dernier ne le conteste pas et se tait.

         Aucune concertation préalable n’a lieu ni avant mars 2014 ni avant mars 2016.

         Il ne s’agit pas de n’importe lequel projet d’aménagement. Pour les initiateurs de ce qui va devenir très vite le Comité Jean Vilar, la démolition prévue du complexe Jean Vilar est un coup de massue contre les habitants. Ils organisent le Comité. Une pétition d’opposition au projet est rédigée, circule, et sera massivement signée. Cela permet au Comité de mesurer que l’opposition des habitants est massive et que son action est soutenue par l’énorme majorité des habitants. Discussions et signatures représentent alors une véritable concertation avec eux organisée par les opposants seuls.

         Ultérieurement, du côté de la municipalité, il n’y en aura aucune, même pas à la mesure, limitée, de ce qui sera organisé bien plus tard pour un autre projet de l’année 2024, La Canopée. Pendant des années, la municipalité ne recevra pas le Comité Jean Vilar, se gaussant bien au contraire de ses membres.

         Lorsque la concertation est absente, et que l’on se trouve face à un mur, la loi permet de mesurer lorsqu’il y a eu entorse au droit sur tel ou tel plan et permet de s’y opposer. Théoriquement au moins, plaintes et recours s’appuyant sur elle permettent de réparer, sanctionner et arrêter ce qui ne doit pas être. Des recours seront présentés par le Comité Jean Vilar, des conseillères et conseillers municipaux, des associations face à une municipalité qui passe en force, sans aucune concertation je le répète ni avec les habitants ni avec les associations qui s’opposent au projet, le Comité Jean Vilar et d’autres. La municipalité n’a laissé comme possibilité à ceux qui contestent son projet que la voie de la justice et de la  loi.

         La municipalité a continué à s’enferrer. Pourtant, elle a été avertie sur un autre plan par deux fois. La première, c’est avec le sondage qu'elle a commandité à une entreprise idoine. Il ne fit que confirmer l’opposition de l’énorme majorité des habitants au projet. La seconde, c’est lorsque l’enquête publique qui eut lieu alla dans le même sens en se concluant par un avis négatif au projet.

         La municipalité n’a rien voulu entendre. Le recours à la loi fut une nécessité. DM