Un
« groupe WhatsApp de 500 contacts » du quartier de la Colonie qui a
des projets a demandé leur avis aux différentes listes en présence lors des
prochaines élections municipales à Argenteuil. C’est bien volontiers que j’y ai
répondu, à titre personnel, mais en tant que conduisant la liste « Lutte ouvrière-Le
camp des travailleurs ». DM
Argenteuil, le 24.2.2026.
Bonjour,
D’abord félicitation pour le
travail réalisé. Un travail important de synthèse, et être capables d’obtenir
135 réponses, ce n’est pas rien.
Pour ma
part, puisque je ne suis pas en capacité d’échanger sur le sujet avec mes
colistiers (Mais ma réponse figurera sur le blog « lo argenteuil), je ne
vois aucune contre-indication à vos nombreux projets hiérarchisés. Des réserves
toutefois à propos des « voisins vigilants ». Je n’aime pas ce titre.
Bien évidemment, sur les questions de sécurité, la collaboration de tous, des
habitants, des édiles, et de la police, s’impose, mais l’essentiel en la
matière est ailleurs, celui de l’engagement, mais aussi de la prudence des
habitants. Une situation de voisinage de qualité générant une vraie solidarité
multiforme a un tout autre poids que la simple adhésion à une structure qui
pourrait se transformer en bien autre chose par les temps actuels marqués par
l’inquiétude, les fantasmes, les peurs, la montée du racisme et de la division
y compris au sein du monde du travail.
Depuis
des années, je critique la façon dont fonctionnent les éléments d’une fausse
« démocratie locale », où les édiles imposent leur choix, à travers
les comités de quartier, sur la base d’une enveloppe financière limitée.
La
seule réponse est l’organisation et l’action des habitants eux-mêmes, seules
capables de se faire entendre. Cet aspect est au cœur du programme et des idées de notre liste, que
nous essayons de diffuser dans cette campagne électorale.
Alors
de la réflexion et des projets, oui bien sûr. Ils sont un bon signe de la vie
de votre quartier. Mais il ne faut pas oublier plusieurs choses. Tous les
projets communaux se heurtent à bien des obstacles. Entre autres, les budgets
gouvernementaux, et ils sont prévus à nouveau à la baisse pour les
collectivités locales, la rapacité des banques, des promoteurs, et les
objectifs d’aménagement d’un État qui n’est pas au service de l’intérêt général
mais d’abord de celui de la classe dominante. Sur ce plan, nous appelons la
population, le monde du travail, actif et retraité, qui est l’essentiel de la
population à Argenteuil, à avancer dans la réflexion, l’échange,
l’organisation, et la lutte pour défendre ses intérêts.
Cela
doit se faire dans une liaison avec les autres quartiers, les autres communes,
bref, au niveau de la société toute entière.
Pour
en revenir à vos projets, ils ne sont pas si couteux que les richesses de la
société mises véritablement au service de la population ne puissent pas
permettre de les réaliser.
En
tout cas, des édiles, des conseillers municipaux de Lutte ouvrière seraient
toujours du côté de cette dernière pour que ses projets soient sans obstacles
mis sur la place publique, et discutés lors de véritables conseils municipaux
où l’on échange vraiment, aux antipodes de ce qui se passe aujourd’hui, en tout
cas à Argenteuil.
Bon
courage à vous, et si vous voulez, les uns et les autres, continuer à échanger
sur le sujet, je suis chaque samedi de 11 heures à midi à l’entrée du marché de
la Colonie pour vendre notre journal Lutte ouvrière.
Bien cordialement,
Dominique MARIETTE