Affichage des articles dont le libellé est communiqués de Lutte Ouvrière. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est communiqués de Lutte Ouvrière. Afficher tous les articles

lundi 16 mars 2026

Après le premier tour des élections municipales. Un communiqué de Lutte ouvrière

 Après le premier tour des élections municipales

Les listes Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs étaient présentes dans 243 communes, rassemblant quelque 11 000 candidats. Il est encore trop tôt pour dresser un bilan des suffrages qu’elles ont recueillies. 

Mais ces voix, issues des classes populaires, ont exprimé le rejet des représentants des partis qui se disputent pour gérer un système capitaliste de plus en plus inégalitaire, réactionnaire, guerrier et barbare. Elles ont affirmé leur appartenance à un camp et à une perspective : que le monde ouvrier refuse les divisions en son sein et se batte pour refonder la société sur des bases collectives.   

Quels que soient ceux qui dirigeront les villes ou le pays, dans les prochains mois la situation sera plus difficile pour le monde du travail et les habitants des quartiers populaires. Il y aura moins d’enseignants dans les écoles, moins de lits dans les hôpitaux, moins de constructions de logements et moins d’argent destiné à tous les services utiles à la population. Car la nouvelle guerre déclenchée par Trump et Netanyahou au Moyen-Orient entraîne le monde vers une guerre générale et aggrave la crise de l’économie capitaliste avec une nouvelle flambée des prix du pétrole, du gaz et de tout le reste. 

Comme à chaque crise, l’État va voler au secours des capitalistes et il nous présentera l’addition, que nous payons déjà en partie quand nous remplissons notre réservoir d’essence. À cela s’ajoute l’argent englouti dans la hausse des budgets militaires et le risque de voir nos propres enfants envoyés mourir à la guerre pour les intérêts de Total, de Vinci ou de Dassault. 

Face à cela, les habituels marchandages de second tour pour les postes municipaux sont bien dérisoires. Comme le sont les calculs des partis prêts à gouverner l’État de la bourgeoisie qui se positionnent déjà tous pour la présidentielle de 2027. 

Les partis de droite et d’extrême droite, comme les partis de gauche ne changeront rien de fondamental à l’évolution catastrophique du système capitaliste. Car ils se rangent tous derrière la politique du grand patronat qui exploite les travailleurs. Si certains dénoncent l’impérialisme américain et l’engrenage guerrier qu’il a déclenché en attaquant l’Iran, ils sont tous d’accord avec Macron pour défendre l’impérialisme français.

Tous ces partis sont d’accord pour augmenter le budget militaire. Tous ont approuvé l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle au Moyen-Orient. Tous se mettront au garde-à-vous derrière le chef d’état-major des armées qui, devant le dernier congrès des maires, sommait la population « d’accepter de perdre ses enfants » et de « souffrir économiquement ». 

Les listes Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs ont clairement exprimé ce refus d’être sacrifiés pour les profits des capitalistes dans une nouvelle guerre impérialiste mondiale. Elles ont exprimé leur opposition à la domination de la classe capitaliste aveuglée par la course au profit et qui s’oppose aux intérêts les plus élémentaires de la collectivité.

Construire un parti ouvrier, communiste, révolutionnaire et internationaliste est indispensable pour combattre et vaincre la dictature du capital. Une telle construction exigera l’irruption des exploités sur la scène politique à travers leurs mobilisations, leurs luttes et des grèves de masse. Mais il faut travailler à son développement dès aujourd'hui. 

mercredi 11 décembre 2024

Lutte ouvrière, communiqué sur notre congrès qui vient de se tenir

 7 et 8 décembre : le congrès de Lutte ouvrière

Publié le 09/12/2024

Le congrès annuel de Lutte ouvrière s’est tenu 7 et 8 décembre en région parisienne. 

Les discussions ont porté sur l’instabilité politique en France après la chute du gouvernement Barnier. La situation est marquée par le rejet profond du camp présidentiel de la part des couches populaires et la montée de l’extrême droite qui attise les divisions entre travailleurs. Alors que la gauche, à chaque fois qu’elle a été au pouvoir, a trahi les intérêts des couches populaires, le congrès a réaffirmé la nécessité de construire un parti ouvrier, communiste et révolutionnaire qui seul pourra représenter une perspective pour la société.

Le congrès a aussi tenu à discuter très largement de la situation internationale notamment des guerres en Ukraine et au Proche-Orient. La montée guerrière, dont personne ne peut dire jusqu’où elle mènera, et les risques d’une aggravation brutale de la crise économique mondiale représentent des menaces bien plus graves pour les travailleurs et toute la société que la crise parlementaire française. 

Comme c’est le cas depuis plusieurs années, des militants de plusieurs pays, se situant sur les mêmes positions que Lutte ouvrière, ont exposé la situation sociale et politique du pays dans laquelle ils militent. Ainsi ils ont rendu compte de leur activité aux Antilles, à la Réunion, aux États-Unis, en Côte d’Ivoire, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Belgique, en Italie et en Turquie. Un rapport particulièrement marquant a été fait sur l’activité de nos camarades en Haïti, qui maintiennent leur présence militante dans la classe ouvrière et une expression politique dans un pays ravagé par la guerre des gangs.

L’ensemble des participants au congrès a réaffirmé que la seule classe sociale capable de représenter un autre avenir pour l’humanité que celui de la barbarie, est la classe ouvrière internationale. Il faut que celle-ci retrouve une conscience politique de classe, en créant de nouveaux partis communistes révolutionnaires, et se donne les moyens de renverser la classe capitaliste et le système impérialiste à l’échelle mondiale.

Le congrès a voté une série de textes d’orientation et a élu la direction de l’organisation pour l’année à venir.

lundi 8 juillet 2024

Lutte ouvrière. Communiqué au soir du second tour des législatives – 7 juillet 2024

Publié le 07/07/2024

Pour tous les travailleurs qui craignaient, à juste titre, la politique de division portée par le Rassemblement national, la victoire du Nouveau Front populaire est un soulagement.

Mais sauf une explosion sociale venant de la classe ouvrière, ce soulagement sera de courte durée. Dans le contexte de crise, de menace de crise financière et d’exacerbation des rivalités entre capitalistes, le prochain gouvernement mènera une politique aussi anti-ouvrière que celle de Macron, quand bien même il compterait une majorité de ministres de gauche.

Le nouvel attelage gouvernemental ne protègera pas non plus les travailleurs d’origine étrangère du rejet, voire de la haine raciste. Ces poisons vont continuer d’agir car l’absence de majorité pour le RN résulte des tripatouillages entre les états-majors des partis politiques concurrents.

Le poids politique du RN n’a jamais été aussi élevé et il ne pourra que se renforcer quand, au fil des mois, le ou les prochains gouvernements montreront qu’ils n’ont rien d’autre à proposer aux travailleurs que de nouveaux reculs.

Rien de positif pour le monde du travail ne surviendra s’il n’est pas capable de s’affronter à la grande bourgeoisie et à son système.  Il faut que les travailleurs retrouvent le chemin des luttes collectives et la conscience qu’ils ont la force de de le faire, sans se perdre dans la recherche d’un sauveur suprême qui n’existe pas.

Il faut un parti regroupant des travailleurs de toutes origines derrière leurs intérêts quotidiens et soudés dans le but du renversement du capitalisme. Car la société capitaliste ne fonctionne bien que pour les milliardaires et la bourgeoisie. Le monde du travail, lui, doit suer profits et dividendes pour cette minorité qui ne respecte ni les hommes ni la planète. Pour que ça change, il faudra toute la puissance et l’unité du monde du travail, mobilisé contre la grande bourgeoisie.

Oui, il faut un parti ouvrier et ce parti doit être révolutionnaire :  il en va de l’avenir de l’humanité toute entière car cet ordre bourgeois est en train de nous enfoncer dans la barbarie.

Dans le passé, la classe ouvrière a mené de grandes luttes contre l’exploitation, les oppressions, contre les guerres, avec l’objectif de renverser le pouvoir de la bourgeoisie. C’est riches de cette histoire qu’il faut reconstruire un véritable parti ouvrier communiste, révolutionnaire et internationaliste.

 

dimanche 7 juillet 2024

Communiqué au soir du second tour des législatives – 7 juillet 2024

 Publié le 07/07/2024

Pour tous les travailleurs qui craignaient, à juste titre, la politique de division portée par le Rassemblement national, la victoire du Nouveau Front populaire est un soulagement.

Mais sauf une explosion sociale venant de la classe ouvrière, ce soulagement sera de courte durée. Dans le contexte de crise, de menace de crise financière et d’exacerbation des rivalités entre capitalistes, le prochain gouvernement mènera une politique aussi anti-ouvrière que celle de Macron, quand bien même il compterait une majorité de ministres de gauche.

Le nouvel attelage gouvernemental ne protègera pas non plus les travailleurs d’origine étrangère du rejet, voire de la haine raciste. Ces poisons vont continuer d’agir car l’absence de majorité pour le RN résulte des tripatouillages entre les états-majors des partis politiques concurrents.

Le poids politique du RN n’a jamais été aussi élevé et il ne pourra que se renforcer quand, au fil des mois, le ou les prochains gouvernements montreront qu’ils n’ont rien d’autre à proposer aux travailleurs que de nouveaux reculs.

Rien de positif pour le monde du travail ne surviendra s’il n’est pas capable de s’affronter à la grande bourgeoisie et à son système.  Il faut que les travailleurs retrouvent le chemin des luttes collectives et la conscience qu’ils ont la force de de le faire, sans se perdre dans la recherche d’un sauveur suprême qui n’existe pas.

Il faut un parti regroupant des travailleurs de toutes origines derrière leurs intérêts quotidiens et soudés dans le but du renversement du capitalisme. Car la société capitaliste ne fonctionne bien que pour les milliardaires et la bourgeoisie. Le monde du travail, lui, doit suer profits et dividendes pour cette minorité qui ne respecte ni les hommes ni la planète. Pour que ça change, il faudra toute la puissance et l’unité du monde du travail, mobilisé contre la grande bourgeoisie.

Oui, il faut un parti ouvrier et ce parti doit être révolutionnaire :  il en va de l’avenir de l’humanité toute entière car cet ordre bourgeois est en train de nous enfoncer dans la barbarie.

Dans le passé, la classe ouvrière a mené de grandes luttes contre l’exploitation, les oppressions, contre les guerres, avec l’objectif de renverser le pouvoir de la bourgeoisie. C’est riches de cette histoire qu’il faut reconstruire un véritable parti ouvrier communiste, révolutionnaire et internationaliste.

lundi 1 juillet 2024

Communiqué de Lutte ouvrière.

 Après le 1er tour des législatives du 30 juin 2024

Publié le 30/06/2024 

 

 

Lutte ouvrière remercie toutes celles et tous ceux qui ont voté pour ses candidats au premier tour de ces législatives. Ils ont ainsi exprimé leur rejet des candidats du Rassemblement national comme de ceux du camp macroniste ainsi que leur défiance vis-à-vis de ceux de la gauche.

Au deuxième tour, ils n’auront plus le choix qu’entre des politiciens qui sont les adversaires ouverts ou hypocrites des travailleurs, à part des exceptions individuelles.

Il n’est pas question pour les électeurs de Lutte ouvrière de voter pour le camp macroniste qui a piétiné le monde ouvrier. Et il n’est évidemment pas question qu’ils votent pour des candidats du Rassemblement national. Parce que le RN est un parti antiouvrier et parce qu’au pouvoir, il attaquera nos frères de classe, les travailleurs immigrés faisant ainsi reculer l’ensemble du monde du travail.  

Le RN, comme tous les partis en compétition pour gouverner, est respectueux de l’ordre capitaliste et fondamentalement dévoué à la grande bourgeoisie qui détient le monopole des usines, des banques et des chaines de distribution. Il véhicule les idées les plus réactionnaires : le racisme, la xénophobie, l’oppression des femmes.

Le plus grave est que ces nouveaux postulants au rôle de « sauveurs suprêmes » divisent les travailleurs, les dressent les uns contre les autres en fonction de leurs origines, et les affaiblissent, à un moment où le monde du travail a encore plus besoin de son unité dans les combats à venir contre ses ennemis mortels, le grand patronat, les maîtres des grandes entreprises et de la finance.

En l’absence de candidats se revendiquant des intérêts matériels et politiques de la classe ouvrière, Lutte ouvrière ne donne pas de consigne de vote et ses électeurs sont donc libres de voter pour un candidat de la gauche ou de s’abstenir.

Si certains considèrent utile de voter pour un candidat du Nouveau Front populaire, qu’ils le fassent sans en être gênés, d’autant qu’ils ont exprimé au premier tour leur rejet de politiciens qui, en décevant les espoirs et en trahissant leurs propres promesses, ont tant fait jusqu’ici pour rapprocher le Rassemblement national du pouvoir gouvernemental.

Ceux qui n’ont pas envie de donner un quitus aux candidats de la gauche, y compris à des ex-ministres et ex-présidents, peuvent se passer d’aller voter et exprimer de cette façon leur défiance vis-à-vis de l’ensemble de la caste politique de la bourgeoisie et des institutions de l’État.

Pour les travailleurs, ce qui comptera pour l’avenir, au-delà de la composition du Parlement et du gouvernement et au-delà de ce qu’auront voté les uns ou les autres, c’est la capacité de la classe ouvrière à reprendre son combat en s’unissant, non seulement contre les marionnettes politiques, mais aussi contre la grande bourgeoisie qui tire les ficelles.

samedi 15 juin 2024

Appels syndicaux : les exigences des travailleurs s’imposeront par la lutte !

Appels syndicaux : les exigences des travailleurs s’imposeront par la lutte !

Publié le 12/06/2024

Après les résultats des élections européennes, le succès du RN et l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, bien des militants, bien des travailleurs, notamment immigrés, souhaitent manifester et dire combien ils sont opposés à l’idée d’une arrivée au gouvernement des amis de Le Pen et Bardella. On ne peut que partager leur légitime émotion.

C’est une des raisons pour lesquelles cinq directions syndicales appellent à « manifester le plus largement possible », notamment le week-end du samedi 15 juin, déclarant : « Notre République et notre démocratie sont en danger ».

L’appel intersyndical, signé par la CGT, la CFDT, l’Unsa, la FSU et Solidaires, affirme qu’« il faut un sursaut démocratique et social », qu’« après le choc des européennes, les exigences sociales doivent être entendues » et donne pour but aux manifestations de « porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail ». Cet appel à des « alternatives de progrès » est évidemment pour l’intersyndicale une façon de laisser entendre qu’il faut voter le 30 juin pour le rassemblement de gauche, dont les partis appellent d’ailleurs aux manifestations, car ce nouveau Front populaire pourrait tenir compte « des exigences du monde du travail ». Mais peut-on vraiment le croire ?

Bien sûr, le communiqué liste aussi ce que pourraient être lesdites exigences, énumérant l’augmentation des salaires, l’abandon des attaques contre les retraites, et demandant même au gouvernement Macron, ou plutôt à ce qu’il en reste, de renoncer à la réforme de l’Assurance chômage… Ce sont des points sur lesquels le rassemblement électoral de la gauche peut faire des promesses. Mais, faut-il s’en remettre à une telle alternative, fût-elle « de progrès » ?

Bien sûr, on ne peut croire aux promesses que même le RN fait en matière sociale, sur lesquelles il a bâti une partie de son succès électoral. Mais comment croire aujourd’hui que, face au danger du RN, la « République » serait une protection ? Au sein de cette république, tous les partis qui ont gouverné, de gauche comme de droite, se sont comportés en ennemis implacables du monde du travail, dont ils ont fait reculer les conditions de vie et d’emploi. Tous portent une responsabilité dans la situation d’aujourd’hui car, sur les questions des salaires, des licenciements, de la retraite, des services publics, ils ont mené la même politique exigée par les capitalistes contre la classe ouvrière.

Alors, il ne faut surtout pas attendre du gouvernement qui sortira des urnes les 30 juin et 7 juillet, quel qu’il soit, qu’il satisfasse les exigences du monde du travail. Il faut se préparer à les lui imposer par la lutte, par la grève, par la mobilisation des travailleurs dans les entreprises et dans la rue.

Dès maintenant, le week-end du 15 juin et après, il faut bien sûr manifester, et Lutte ouvrière appelle à participer aux cortèges syndicaux, non pas pour appeler à se fier à la République et à la « démocratie » mais pour dire qu’il faut se fier à la lutte des travailleurs et qu’il faut la préparer. Elle seule pourra imposer leurs exigences, s’assurer de leur mise en pratique et faire que tôt ou tard – et le plus tôt sera le mieux – ceux qui produisent toutes les richesses et font fonctionner la société soient aussi ceux qui la dirigent.

                                                         Marion Ajar (Lutte ouvrière n°2914)

 

Communiqué de Lutte ouvrière sur la manifestation du samedi 15 juin

Publié le 12/06/2024

Par solidarité avec une partie importante de la classe ouvrière, notamment de sa composante immigrée, inquiète devant l’éventualité d’associer au pouvoir le Rassemblement national, Lutte ouvrière appelle à participer à la manifestation de samedi 15 juin.

Elle ne participe cependant pas à l’opération intitulée « Front populaire », montée par des partis dits de gauche qui, chaque fois au pouvoir, ont gouverné dans l’intérêt de la grande bourgeoisie contre les classes populaires.

Leur responsabilité est écrasante dans la montée de l’extrême droite, de ses idées et de ses hommes politiques.

En refusant leur confiance dans les politiciens de la bourgeoisie, quelle que soit leur étiquette, Lutte ouvrière appelle à une reprise de conscience de la classe ouvrière dans ses intérêts de classe contre la bourgeoisie, les actionnaires de la grande industrie, de la grande distribution et de la finance.

                                          Pour Lutte ouvrière,

                                                           Nathalie ARTHAUD