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dimanche 22 février 2026

Argenteuil, journal de campagne, des travailleurs parce qu’étrangers privés d’un droit de vote légitime pour tous.

 

 

 

Argenteuil est une ville ouvrière. Elle fut et elle demeure une commune d’immigration. Travailleurs français, étrangers, carte d’identité ou pas, papiers ou sans papier, ces travailleurs paient des impôts. À toutes les élections, tous les travailleurs devraient pouvoir voter.

         Lors d’une activité de porte-à-porte : « beaucoup de travailleurs immigrés privés du droit de vote, mais solidaires de notre démarche, réagissent par l’affirmative quand nous affirmons qu’ils devraient pouvoir s’exprimer lors des élections, même si l’essentiel se passe dans les urnes ».

 

Rappel :

Droit de vote pour tous les travailleurs !

À trois mois des élections municipales, les militants de Lutte ouvrière qui sillonnent les quartiers populaires pour s’adresser aux travailleurs et constituer des listes de candidats rencontrent des femmes et des hommes qui souhaiteraient y figurer mais en sont empêchés.

Publié le 18/12/2025

En effet, 5 millions d’adultes habitant en France, dont 3,7 millions qui travaillent, ne bénéficient pas pour autant des droits de ceux qui ont une
carte d’identité française. L’État les traite en étrangers même lorsqu’ils participent de longue date à la vie sociale. Par contre, ils sont astreints, comme tous les travailleurs, à payer des impôts, y compris locaux. À l’exception de ceux qui sont originaires des pays de l’Union européenne et
peuvent s’inscrire sur une liste électorale complémentaire limitée aux élections municipales, les travailleurs étrangers n’ont pas le droit de vote.

Il fut un temps où la gauche avait promis de leur accorder ce droit en cas de victoire électorale. Arrivé au pouvoir en 1981, le socialiste Mitterrand n’en fit rien, ce qui lui permit de faire la même promesse en 1988, sans l’honorer non plus lors de son second mandat à l’Élysée.

Pourtant , bien plus loin dans le temps, en 1792, lorsque la bourgeoisie
française était en lutte contre l’aristocratie et la monarchie, deux révolutionnaires étrangers avaient été élus députés à la Convention : l’Anglo-Américain Thomas Paine et aussi Anacharsis Cloots, natif de
Clèves, ville du royaume de Prusse. L’année suivante, la révolution française se dotait d’une Constitution dont l’article 4 stipulait : « Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard ; tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »

De nos jours aucun parti institutionnel, même ceux classés les plus à gauche, n’envisage de donner des droits politiques aux travailleurs immigrés. Ces derniers peuvent bien construire des bâtiments et des routes, s’occuper des malades et des personnes âgées, conduire des bus, fournir les bras nécessaires dans l’agriculture et l’industrie, leur travail peut bien rapporter des fortunes au patronat, ils sont traités en parias
dont il faudrait se méfier et limiter le nombre !

Ces travailleurs étrangers contribuent à créer les richesses indispensables
à tous. Ils apportent énormément plus à la société qu’une poignée de grands bourgeois français qui sont des parasites du travail humain mais qui votent, s’achètent des médias influents et dictent leurs désirs à ceux qui gouvernent. Comme tous les travailleurs, quelles que soient leur origine, leur langue et leur nationalité, ils ont le droit de diriger la société.

                                                     Lucien Détroit (journal Lutte ouvrière)

mercredi 14 janvier 2026

Élections : Droit de vote pour tous les travailleurs !

Droit de vote pour tous les travailleurs !

À trois mois des élections municipales, les militants de Lutte ouvrière qui sillonnent les quartiers populaires pour s’adresser aux travailleurs et constituer des listes de candidats rencontrent des femmes et des hommes qui souhaiteraient y figurer mais en sont empêchés.

Publié le 18/12/2025

En effet, 5 millions d’adultes habitant en France, dont 3,7 millions qui travaillent, ne bénéficient pas pour autant des droits de ceux qui ont une
carte d’identité française. L’État les traite en étrangers même lorsqu’ils participent de longue date à la vie sociale. Par contre, ils sont astreints, comme tous les travailleurs, à payer des impôts, y compris locaux. À l’exception de ceux qui sont originaires des pays de l’Union européenne et
peuvent s’inscrire sur une liste électorale complémentaire limitée aux élections municipales, les travailleurs étrangers n’ont pas le droit de vote.

Il fut un temps où la gauche avait promis de leur accorder ce droit en cas de victoire électorale. Arrivé au pouvoir en 1981, le socialiste Mitterrand n’en fit rien, ce qui lui permit de faire la même promesse en 1988, sans l’honorer non plus lors de son second mandat à l’Élysée.

Pourtant , bien plus loin dans le temps, en 1792, lorsque la bourgeoisie
française était en lutte contre l’aristocratie et la monarchie, deux révolutionnaires étrangers avaient été élus députés à la Convention : l’Anglo-Américain Thomas Paine et aussi Anacharsis Cloots, natif de
Clèves, ville du royaume de Prusse. L’année suivante, la révolution française se dotait d’une Constitution dont l’article 4 stipulait : « Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard ; tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »

De nos jours aucun parti institutionnel, même ceux classés les plus à gauche, n’envisage de donner des droits politiques aux travailleurs immigrés. Ces derniers peuvent bien construire des bâtiments et des routes, s’occuper des malades et des personnes âgées, conduire des bus, fournir les bras nécessaires dans l’agriculture et l’industrie, leur travail peut bien rapporter des fortunes au patronat, ils sont traités en parias
dont il faudrait se méfier et limiter le nombre !

Ces travailleurs étrangers contribuent à créer les richesses indispensables
à tous. Ils apportent énormément plus à la société qu’une poignée de grands bourgeois français qui sont des parasites du travail humain mais qui votent, s’achètent des médias influents et dictent leurs désirs à ceux qui gouvernent. Comme tous les travailleurs, quelles que soient leur origine, leur langue et leur nationalité, ils ont le droit de diriger la société.

                                              Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2994)

 

samedi 15 novembre 2025

Argenteuil, le débat, la discussion, l’échange, une nécessité vitale pour la population et les travailleurs

Point d’étape. Et vive le débat !

 

 

Depuis une dizaine d’années, je dispose d’un compte Facebook. Jusqu’à récemment, pour l’essentiel, à part faire partager la météo du jour aux habitants de la Ville prise sur internet, mes posts quotidiens permettaient seulement d’indiquer les brèves et articles de notre blog « lo argenteuil » avec les liens pour les joindre directement. Depuis quelques mois, je poste chaque jour sur ma page Dom Mariette un article du blog portant sur Argenteuil écrit la veille ou quelques jours auparavant.

         Un certain nombre de ces brèves connaissent un beau succès de lecture qui se compte par milliers et milliers de « vus ». En retour, je reçois des commentaires.

         Deux choses me frappent à leur propos. D’abord la difficulté de leurs auteurs, pas tous bien sûr, de rester vraiment courtois. Ensuite, une autre difficulté, celle de débattre. Pourtant ce débat est essentiel. La situation des habitants, les décisions municipales, ce qui se fait ou ne se fait pas, mérite débat.

         Je ne reviendrai pas sur toutes les interrogations que l’on peut avoir à propos de la Canopée. C’est bien ? C’est mal ? Pourquoi c’est comme ci ? Pourquoi c’est comme cela ? À l’infini.

         Mais, une discussion échappe par exemple à la plupart des commentateurs. Il y avait donc des millions, voire des dizaines de millions d’euros à dépenser ? Mais pourquoi avoir choisi de les utiliser pour ce projet et pas pour un autre ? La réhabilitation profonde du complexe Jean Vilar ? Pour réduire les problèmes d’isolation thermique de dizaines d’écoles ?...

         Il n’y a pas des choses à discuter autour du choix qui a été fait, et des autres possibles ?

         Mon combat et mes priorités se situent certes sur un autre plan. Mais ce n’est pas une raison de ne pas évoquer et discuter ce qui a des conséquences sur la vie quotidienne des habitants et de moi-même. DM