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mercredi 14 janvier 2026

Élections : Droit de vote pour tous les travailleurs !

Droit de vote pour tous les travailleurs !

À trois mois des élections municipales, les militants de Lutte ouvrière qui sillonnent les quartiers populaires pour s’adresser aux travailleurs et constituer des listes de candidats rencontrent des femmes et des hommes qui souhaiteraient y figurer mais en sont empêchés.

Publié le 18/12/2025

En effet, 5 millions d’adultes habitant en France, dont 3,7 millions qui travaillent, ne bénéficient pas pour autant des droits de ceux qui ont une
carte d’identité française. L’État les traite en étrangers même lorsqu’ils participent de longue date à la vie sociale. Par contre, ils sont astreints, comme tous les travailleurs, à payer des impôts, y compris locaux. À l’exception de ceux qui sont originaires des pays de l’Union européenne et
peuvent s’inscrire sur une liste électorale complémentaire limitée aux élections municipales, les travailleurs étrangers n’ont pas le droit de vote.

Il fut un temps où la gauche avait promis de leur accorder ce droit en cas de victoire électorale. Arrivé au pouvoir en 1981, le socialiste Mitterrand n’en fit rien, ce qui lui permit de faire la même promesse en 1988, sans l’honorer non plus lors de son second mandat à l’Élysée.

Pourtant , bien plus loin dans le temps, en 1792, lorsque la bourgeoisie
française était en lutte contre l’aristocratie et la monarchie, deux révolutionnaires étrangers avaient été élus députés à la Convention : l’Anglo-Américain Thomas Paine et aussi Anacharsis Cloots, natif de
Clèves, ville du royaume de Prusse. L’année suivante, la révolution française se dotait d’une Constitution dont l’article 4 stipulait : « Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard ; tout étranger enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »

De nos jours aucun parti institutionnel, même ceux classés les plus à gauche, n’envisage de donner des droits politiques aux travailleurs immigrés. Ces derniers peuvent bien construire des bâtiments et des routes, s’occuper des malades et des personnes âgées, conduire des bus, fournir les bras nécessaires dans l’agriculture et l’industrie, leur travail peut bien rapporter des fortunes au patronat, ils sont traités en parias
dont il faudrait se méfier et limiter le nombre !

Ces travailleurs étrangers contribuent à créer les richesses indispensables
à tous. Ils apportent énormément plus à la société qu’une poignée de grands bourgeois français qui sont des parasites du travail humain mais qui votent, s’achètent des médias influents et dictent leurs désirs à ceux qui gouvernent. Comme tous les travailleurs, quelles que soient leur origine, leur langue et leur nationalité, ils ont le droit de diriger la société.

                                              Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2994)

 

samedi 15 novembre 2025

Argenteuil, le débat, la discussion, l’échange, une nécessité vitale pour la population et les travailleurs

Point d’étape. Et vive le débat !

 

 

Depuis une dizaine d’années, je dispose d’un compte Facebook. Jusqu’à récemment, pour l’essentiel, à part faire partager la météo du jour aux habitants de la Ville prise sur internet, mes posts quotidiens permettaient seulement d’indiquer les brèves et articles de notre blog « lo argenteuil » avec les liens pour les joindre directement. Depuis quelques mois, je poste chaque jour sur ma page Dom Mariette un article du blog portant sur Argenteuil écrit la veille ou quelques jours auparavant.

         Un certain nombre de ces brèves connaissent un beau succès de lecture qui se compte par milliers et milliers de « vus ». En retour, je reçois des commentaires.

         Deux choses me frappent à leur propos. D’abord la difficulté de leurs auteurs, pas tous bien sûr, de rester vraiment courtois. Ensuite, une autre difficulté, celle de débattre. Pourtant ce débat est essentiel. La situation des habitants, les décisions municipales, ce qui se fait ou ne se fait pas, mérite débat.

         Je ne reviendrai pas sur toutes les interrogations que l’on peut avoir à propos de la Canopée. C’est bien ? C’est mal ? Pourquoi c’est comme ci ? Pourquoi c’est comme cela ? À l’infini.

         Mais, une discussion échappe par exemple à la plupart des commentateurs. Il y avait donc des millions, voire des dizaines de millions d’euros à dépenser ? Mais pourquoi avoir choisi de les utiliser pour ce projet et pas pour un autre ? La réhabilitation profonde du complexe Jean Vilar ? Pour réduire les problèmes d’isolation thermique de dizaines d’écoles ?...

         Il n’y a pas des choses à discuter autour du choix qui a été fait, et des autres possibles ?

         Mon combat et mes priorités se situent certes sur un autre plan. Mais ce n’est pas une raison de ne pas évoquer et discuter ce qui a des conséquences sur la vie quotidienne des habitants et de moi-même. DM

 

mercredi 22 octobre 2025

Élections municipales 2026 à Argenteuil : « Pas d’initiatives de propagande municipale ! Mais des initiatives de propagande auront lieu »

Une bonne synthèse de la démocratie bourgeoise

 

L’inauguration de la médiathèque Robert Desnos le 27 septembre, en présence du sosie du maire d’Argenteuil.

L’article L. 52-1 du Code électorale affirme qu’ : « À compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin. Sans préjudice des dispositions du présent chapitre, cette interdiction ne s'applique pas à la présentation, par un candidat ou pour son compte, dans le cadre de l'organisation de sa campagne, du bilan de la gestion des mandats qu'il détient ou qu'il a détenus. Les dépenses afférentes sont soumises aux dispositions relatives au financement et au plafonnement des dépenses électorales contenues au chapitre V bis du présent titre. »

         C’est abscons, mais c’est le langage législatif. Pour résumer, pas de propagande dans le cadre municipal, mais rien ne l’interdit si c’est dans le cadre du compte de campagne du candidat. Cela s’applique donc par l’interdiction de campagne publicitaire municipale à compter du 1er septembre dernier.

         Il n’y a pas eu le 27 de ce mois-là l’inauguration de la médiathèque rénovée Robert Desnos ?

         Il n’y a pas eu le jeudi 10 octobre une présentation des projets municipaux à venir devant les travailleurs de la Ville ?

         Une réunion regroupant l’ensemble des Comités de quartier ne doit-elle pas avoir lieu prochainement ? Uniquement pour Tirer les rois ?

         Etc.

         L’interprétation de la loi est tellement difficile me direz-vous. L’important est seulement de trouver la meilleure voie qui soit pour éviter les risques. Il y a toujours des spécialistes pour cela. Oui, cela s’appelle les méandres de la démocratie bourgeoise. DM