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mercredi 5 août 2026

Argenteuil, incendie de Green récup. « La dictature, c’est ferme ta gueule. La démocratie, c’est arrête de gesticuler » (proverbe municipal local)

 

On peut encore dire ce que l’on pense sans qu’il se fâche ?

 

 

Suite à l’incendie qui a eu lieu dans une entreprise de traitements des déchets de la zone industrielle du Val, dans la nuit de vendredi à samedi derniers, de nombreuses interrogations ont circulé parmi la population demeurée à Argenteuil en ce mois d’août. De la même façon, des commentaires venant de différentes parts ont posé un certain nombre de problèmes en rapport avec l’évènement.

         Ainsi, un conseiller municipal de l’opposition PS au conseil, Rustem Ozcan, rappelait l’intervention faite par ses soins lors du conseil de début juillet (que l’on peut facilement retrouver sur F). Un autre contributeur F local prolixe, Michel Naro, posera une question importante : « Quand on est une ville populaire, est-on davantage voué à accueillir des déchetteries, des data centers, des chaînes logistiques, des industries polluantes ? Et quelle autorité peut-on exercer sur les déviances ? ». Pour ma part, j’ai abordé sur notre blog « lo argenteuil » et sur F certains aspects du problème.

         Que l’on soit d’accord ou pas, il est bon et nécessaire que les avis s’expriment. C’est même là tellement une évidence.

         Aussi, on ne peut qu’être extrêmement étonné pour le moins par le commentaire sur ce type de commentaires exprimé par le premier adjoint-au maire que l’on sait si près du premier fauteuil. Il écrit : « Face aux gesticulations de certains qui tentent une récupération politique et politicienne de l'événement, la ville souhaite faire toute la lumière sur cette affaire, factuellement... A suivre donc ! »

         Une étonnante conception de la démocratie que nous donne-là le premier adjoint de la municipalité qui nous confirme surtout de cette façon qu’elle est gênée aux entournures dans cette affaire. En tout cas, pour nous, une nouvelle preuve de l’adage bien connu « la dictature, c'est « ferme ta gueule » ; la démocratie, c'est « cause toujours », en ajoutant que même ce petit droit élémentaire donne à certains des démangeaisons.

En attendant, on en est où sur la nature des émanations ? DM

samedi 25 juillet 2026

Dictature et « démocratie » : La dictature, c’est ferme ta gueule ; la démocratie, c’est cause toujours

 

Loi, et loi à la trappe

 

 

La pétition contre la loi de présomption de légitime défense pour les policiers a atteint 720 000 signatures.

Légalement toute pétition dépassant les 500 000 signatures peut voir son sujet mis à l’ordre du jour au parlement. Mais la commission des lois de l’Assemblée a décidé que ce ne serait pas le cas.

La loi c’est la loi, sauf quand ça ne plait pas à la commission des lois.

samedi 18 juillet 2026

Présomption de légitime défense : le droit de tuer

 Présomption de légitime défense : le droit de tuer

Une pétition contre la loi sur la « présomption de légitime défense » pour les policiers et gendarmes, adoptée à l’Assemblée nationale le 7juillet, avait reçu, lundi 13juillet, plus de 600 000 signatures.

Publié le 15/07/2026

 

La pétition a été déposée par le père d’un jeune homme de 19 ans, tué en 2021 à Marseille par un tir policier lors d’un contrôle routier.

Avec cette nouvelle loi, les policiers et gendarmes seront présumés avoir agi en respectant la réglementation, qui leur permettait déjà de tirer sur des personnes ou des véhicules dans certaines circonstances, par exemple s’ils prennent la fuite et sont susceptibles de menacer la vie d’autrui. Mais ils n’auront plus à prouver que leur tir était légitime. En outre, la garde à vue immédiate des policiers ayant tiré n’aura plus lieu d’être. Les agents mis en cause auront donc tout le temps de se concerter sur une version « acceptable » des faits.

La loi a été proposée par un député Les Républicains, Éric Pauget, et soutenue par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et le gouvernement. Elle a évidemment été votée par les députés d’extrême droite, pour qui la présomption de légitime défense était une revendication depuis l’époque de Jean-Marie LePen, mais aussi par ceux de droite et une très large majorité de ceux du camp présidentiel. Les députés de gauche ont voté contre.

Après le vote, des familles et des proches de victimes de tirs policiers qui assistaient au débat depuis les tribunes de l’Assemblée, dont Assa Traoré, la sœur aînée d’Adama Traoré, tué par la police en 2016, ont manifesté leur colère en reprenant le slogan : « Pas de justice, pas de paix », et ont été évacués.

La France est le pays de l’Union européenne qui compte déjà le plus de tués et de blessés par les forces de répression : 49 morts en 2025, dont 19 par des tirs d’armes à feu ; 22 morts depuis le début de 2026. Preuve s’il en faut que la loi était loin, jusqu’à aujourd’hui, d’empêcher la police de tirer, mais le gouvernement veut aller encore plus loin en garantissant par avance l’impunité à ceux qui ont la gâchette facile.

                                            Hélène Comte (Lutte ouvrière n°3024)

mardi 19 mai 2026

Culture : pour la bourgeoisie, l’argent fait la loi, et c’est le grand patron qui décide

La volonté que l’argent tienne le haut de l’écran

 

 

Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a annoncé que son groupe ne travaillerait plus avec les 600 acteurs, réalisateurs, techniciens et producteurs signataires d’une pétition dénonçant l’emprise grandissante du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré sur le cinéma français.

         À la tête d’un vaste empire médiatique, dont Canal+ fait partie, Bolloré et son employé Saada rappellent que, pour les capitalistes, la culture est un domaine comme un autre : l’argent fait la loi, et c’est le patron qui décide !