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vendredi 24 avril 2026

Volkswagen : la saignée continue

 

Un seul objectif : protéger les milliards de profit

 

 

Le groupe automobile allemand vient d’annoncer la suppression de 50 000 emplois. Après avoir fermé deux usines à Dresde et en Belgique en fin d’année dernière, le patron vise des dizaines de milliers de postes chez Volkswagen, ainsi que chez Audi et Porsche.

         Ce groupe capitaliste fait peser les « surcapacités » par rapport au marché uniquement aux travailleurs en les précipitant dans le chômage pour protéger les milliards de profit.

         Il n’est pas dit que les travailleurs du groupe et des sous-traitants se laisseront faire : ils sont en droit de demander des comptes aux actionnaires.

lundi 26 janvier 2026

Arrêts maladies, en Allemagne comme en France : non au travail forcé !

 

Ses serviteurs de la bourgeoisie en forme contre les travailleurs

 

 

Le chancelier Allemand Mertz s’en est pris aux salariés en arrêt maladie, déclarant que cela faisait près de 3 semaines par an pendant lesquels les salariés ne travaillent pas, ajoutant « est-ce vraiment nécessaire ? ».

         Il vise notamment les téléconsultations qui, selon lui, ne seraient plus justifiées. Un comble puisque les téléconsultations servent à essayer de suppléer le manque de médecins.

         En France aussi, ces campagnes visent à stigmatiser les travailleurs, les présentant comme des fainéants trop malades au goût des patrons, mais jamais assez pour être en arrêt. Ce sont pourtant les patrons, avec les conditions de travail qu’ils imposent, qui sont en grande partie responsables des problèmes de santé et de l’usure des travailleurs.

mardi 16 décembre 2025

Allemagne : lycéens contre le service militaire

Allemagne : lycéens contre le service militaire

Vendredi 5 décembre en Allemagne, des dizaines de milliers de lycéens ont manifesté dans 90 villes contre la loi adoptée au Bundestag, le Parlement fédéral, qui réintroduit le service militaire qu’avait supprimé le gouvernement d’Angela Merkel en 2011.

Publié le 10/12/2025

Le 1er janvier 2026 entrera en vigueur une loi imposant aux jeunes hommes de 18 ans de répondre à un questionnaire « visant à déterminer leur motivation et leur aptitude à servir dans les forces armées ». Obligatoire pour les garçons, il ne sera que facultatif pour les filles. Un an et demi plus tard, une fois les « structures nécessaires » mises en place, le gouvernement estime qu’environ 300 000 jeunes concernés pourront être convoqués pour passer un examen médical, prélude à leur future incorporation. Pour leur dorer un peu la pilule, celle-ci se ferait « en priorité » près de leur domicile, et la solde allouée pour un engagement minimal de six mois se monterait au moins à 2 600 euros. Pour ceux qui s’engageraient pour un an, la solde grimperait et la formation au permis de conduire serait payée.

Le ministre social-démocrate de la Défense espère ainsi incorporer de plus en plus de jeunes, indépendamment des faiblesses matérielles et humaines au sein de l’armée, que l’état-major déplore. Il manquerait à l’effectif, selon un rapport officiel, plus de 24 000 sous-officiers et officiers, soit un cinquième de l’encadrement nécessaire.

À force de propagande guerrière, le gouvernement « noir-rouge » (CDU/CSU-SPD) de Friedrich Merz peut se targuer de bénéficier d’une certaine approbation dans l’opinion publique. Un récent sondage commandé par le groupe de presse Stern indique par exemple 54 % d’opinions favorables à un retour de la conscription. Mais il suffit de considérer les résultats par tranches d’âge pour y introduire une nuance d’importance : quand deux tiers des plus de 70 ans y sont favorables, ils ne sont qu’un tiers des 18-29 ans, ceux qui risquent d’être envoyés à la guerre !

Malgré le rappel de certains ministres régionaux concernant l’obligation scolaire et mentionnant les conséquences encourues en cas d’évaluation ratée, le 5 décembre, les lycéens ont été nombreux, à Berlin, à Cologne, Hambourg, Kiel, Munich, Leipzig, Dresde, Francfort, etc., à répondre à l’appel du collectif Schulstreik gegen Wehrpflicht, se mettant en grève scolaire contre le service militaire, avec slogans, pancartes et banderoles. Si un jeune de 16 ans, prenant la parole à Hanovre, a dit qu’il « préférait être gouverné par Poutine que d’aller à la guerre », on a pu lire et entendre de nombreuses protestations, allant des refus de servir de « chair à canon » à une banderole affichant (sans citer l’auteur) le mot d’ordre de Karl Liebknecht en 1915, « L’ennemi principal est dans notre propre pays ». On ne peut que souscrire à ce rappel. Un appel a été lancé par le collectif organisateur à une nouvelle journée de manifestations le 5 mars 2026. Pour contraindre le gouvernement Merz à remballer sa loi, il en faudra encore d’autres.

                                              Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°2993)