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dimanche 21 décembre 2025

Ukraine : une « aide » de charognards

Pour l’impérialisme, un même mot pour « aide » et « profits »

 

 

Les dirigeants de l’Union européenne ont décidé de prêter à taux zéro 90 milliards d’euros à l’Ukraine, somme à rembourser, disent-ils, une fois qu’un cessez-le-feu aura été signé avec la Russie.

         Comme les précédentes « aides à l’Ukraine », celle-ci n’aidera en rien le peuple ukrainien, qui continue de payer de son sang la guerre sans fin qu’entretiennent les puissances européennes.

         Ce prêt n’a rien de gratuit, puisque l’ardoise en sera présentée, tôt ou tard, aux classes laborieuses d’Ukraine. Il vise avant tout à rappeler que la France et l’Allemagne veulent que leurs capitalistes puissent profiter du gâteau, à savoir du futur marché de la reconstruction et de l’exploitation des ressources agricoles et minières de l’Ukraine.

 


dimanche 30 novembre 2025

Ukraine : Les dirigeants européens veulent leur part

 Les dirigeants européens veulent leur part

Dès la parution du document de Trump sur l’Ukraine, la « coalition des volontaires » – soit une grande partie des dirigeants européens – est montée au créneau.

Publié le 26/11/2025

La coalition a crié que son plan faisait la part trop belle à Moscou, qu’aucune paix ne pouvait se conclure en Ukraine, dans le dos de son gouvernement, et de l’Union européenne. Pour Macron, il faut « la paix, pas une capitulation ».

L’ancien président Hollande y est allé de sa déclaration sur « le plan de Trump pour l’Ukraine [qui] réduit l’Europe au rang de spectatrice assiégée ». Pour avouer crûment que, dans l’affaire, l’UE ne compte pour rien, il faut comme lui se trouver en semi-retraite forcée. Mais le problème, pour les dirigeants européens qui sont encore aux affaires, est qu’ils auraient bien du mal à reconnaître, devant leur opinion publique, qu’ils ne décident pas grand-chose. De surcroît, il leur faudrait admettre que, bon gré mal gré, ils vont devoir s’aligner sur ce que veut Washington. Autrement dit, ils vont devoir avaliser un accord dans lequel le régime ukrainien a perdu beaucoup de sa valeur dès que ses parrains américains ont trouvé à défendre leurs intérêts sans lui, voire contre lui. Et cela d’autant que le pouvoir ukrainien, qu’eux et leurs compères européens encensaient, dont ils disaient qu’on devait le soutenir à tout prix, est si affaibli par les affaires de corruption à grande échelle, que Zelensky pourrait devoir céder sa place un de ces jours. Cela pourrait être, par exemple, à son prédécesseur, le milliardaire Porochenko, qui se permet, en pleine guerre, d’appeler à la démission du gouvernement Zelensky.

En fait, les dirigeants européens sont surtout mortifiés de voir poindre un accord dans lequel ils sont les parents pauvres et où les trusts américains – et russes – se tailleront une grosse part du gâteau. Mais la diplomatie et les diplomates peuvent servir à masquer la brutalité des rapports de force, et de leur expression. Pour faire passer la pilule, et permettre aux puissances impérialistes de second rang de ne pas trop perdre la face, Trump a concédé que ses alliés pouvaient discuter de son plan, et même – il faut bien ménager leur ego – « l’améliorer ».

Les dirigeants européens et Zelensky ne tarissent donc pas maintenant de qualificatifs sur les « progrès », les « avancées » obtenues : le texte, devenu « meilleur », pourrait encore être « amélioré ». Jusqu’à ce que Trump siffle la fin de la partie ? À moins qu’il n’y voie l’occasion, en soufflant le chaud et le froid, d’obtenir… quelques concessions de Poutine, dont il pourrait se prévaloir à grands coups de trompe.

Si après cela Trump ne se trouve pas en bonne place pour le prix Nobel de la paix 2026, c’est à n’y rien comprendre. Quant aux Macron, Merz en Allemagne ou Starmer en Grande-Bretagne, ils pourront toujours prétendre qu’ils ont œuvré eux aussi à la « paix ». Mais sans oublier, tel Macron, de dire que « sans éléments de dissuasion, les Russes reviendront ». Pour qui n’aurait pas compris : il ne faudrait pas qu’un cessez-le-feu mette en péril la « commande historique » de 100 Rafale et autres engins de mort, signée par Zelensky durant sa visite à la base aérienne de Villacoublay. Pour les marchands de canons et les dirigeants impérialistes, qui sont leurs commis, la paix qu’ils préfèrent est souvent celle des cimetières.

                                                               P. L. (Lutte ouvrière n°2991)

dimanche 10 août 2025

Russie – États-Unis : duo de brigands

 Russie – États-Unis : duo de brigands

Après avoir déployé deux sous-marins nucléaires supplémentaires face à la Russie et fixé un ultimatum à Poutine pour qu’il cesse de bombarder l’Ukraine avant le 8août, Trump a envoyé à Moscou son émissaire spécial, Steve Wittkoff.

Publié le 06/08/2025 

 


Arrivé au pouvoir en jouant l’homme de paix qui allait arrêter la guerre en Ukraine en huit jours et en mettant en scène sa réconciliation spectaculaire avec Poutine, Trump est obligé de montrer ses muscles pour ne pas apparaître comme le dindon de la farce. Il menace donc de durcir les sanctions contre la Russie en visant les pays tiers qui achètent les hydrocarbures russes : la Chine mais surtout l’Inde sur laquelle les États-Unis ont plus de prise. Cela vaut à l’Inde de subir  25 % de taxes supplémentaires sur les marchandises que ses entreprises exportent aux États-Unis.

Sur le fond, Trump n’a pas varié. Les dirigeants américains estiment que la guerre en Ukraine, provoquée par leurs pressions constantes contre la Russie depuis la chute de l’Union soviétique et dont ils ont encouragé la poursuite depuis 2022, a assez duré. Pour les affaires de leurs capitalistes comme pour leur domination sur le monde, ils jugent qu’ils gagneraient à son arrêt.

Le sort de l’Ukraine, de sa population bombardée, des soldats, ukrainiens ou russes, sacrifiés sur les champs de bataille, ne sont pour rien dans ce calcul. Les capitalistes américains veulent pouvoir exploiter tranquillement les richesses ukrainiennes, les riches terres agricoles, les minerais comme les terres rares, et toutes les entreprises dont ils ont pris possession en échange des armes livrées à l’Ukraine. Ils voudraient aussi pouvoir faire des affaires directement en Russie, exploiter les ressources naturelles de ce pays, bien plus grandes que celles d’Ukraine, comme Poutine le leur a d’ailleurs proposé. Ils voudraient aussi pouvoir associer plus ouvertement les dirigeants russes au maintien de l’ordre impérialiste au Moyen-Orient et en Asie.

Si Poutine est tout à fait disposé à cette collaboration économique et politique avec les États-Unis – et cela fait certainement partie des discussions en cours –, il n’a aucune raison de ne pas profiter de son avantage sur le terrain. Semaine après semaine, avec un fort coût humain, les armées russes gagnent des morceaux de territoire ukrainien, tandis que les troupes ukrainiennes sont épuisées, jamais relevées, et la population poussée à bout. Pour arrêter la guerre, Poutine exige la reconnaissance de l’annexion des territoires déjà conquis et la garantie que l’Ukraine ne rejoindra pas l’Otan, voire sera démilitarisée.

Les dirigeants impérialistes, qui n’ont jamais hésité à sacrifier des peuples entiers pour défendre leurs intérêts, peuvent estimer que c’est aussi leur intérêt bien compris de satisfaire maintenant les exigences de Poutine. Leur seule contrainte est de pouvoir faire accepter ces sordides marchandages aux Ukrainiens et de trouver un habillage, prétendument pacifique ou démocratique, pour le vendre à leur propre population comme à leurs alliés. En attendant, soldats et civils continuent de mourir chaque semaine en Ukraine et sur le front.

                                                         Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2975)

dimanche 4 mai 2025

Accord USA-Ukraine : le pillage annoncé

 

Partenariat… entre l’assassin et sa victime consentante

 

Un poing du style poing dans la g…

Les États-Unis et l'Ukraine ont signé un accord qui donne aux sociétés américaines un accès aux ressources naturelles ukrainiennes. Ce que Scott Bessent, ministre des Finances de Trump, présente comme un « accord historique de partenariat » est un accord de pillage obtenu le revolver sur la tempe. Les trusts américains vont pouvoir piller les ressources de l’Ukraine : extraction de minerais, de pétrole et de gaz, ainsi que les chantiers de reconstruction.

         Les véritables enjeux de la rivalité entre grandes puissances en Ukraine étaient bien, dès le départ, un partage des richesses du pays entre les capitalistes occidentaux et les oligarques russes représentés par Poutine. C’est pour cela que des centaines de milliers de civils et de soldats ukrainiens et russes sont morts.