Affichage des articles dont le libellé est Ukraine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ukraine. Afficher tous les articles

samedi 22 août 2026

Ukraine : quinze ans de prison pour trotskysme

Ukraine : quinze ans de prison pour trotskysme

Bogdan Syrotiuk, militant trotskyste ukrainien, vient d’être condamné par le tribunal de Pervomaïsk à quinze ans de prison.

Publié le 19/08/2026

Deux ans de détention sans jugement n’ont pas permis à la SBU (service de sécurité ukrainiens) de prouver ce dont elle l’accusait : avoir été un agent russe. Et pour cause ! Dès le début l’ « opération militaire spéciale » de Poutine en 2022, Bogdan a dit et écrit que les travailleurs russes et ukrainiens devaient s’unir contre cette guerre.

C’est cela ainsi que sa dénonciation de la propagande nationaliste du régime de Kiev qui lui vaut aujourd’hui d’être condamné pour « haute trahison ».

Le régime de Zelensky, qui aime que médias et gouvernants occidentaux le présentent en hérault de la démocratie et de la civilisation à l’est de l’Europe, ne tolère pas qu’on démontre que ce n’est pas le cas et que, par bien des aspects, il ressemble à celui haïssable de Poutine en Russie.

Ainsi, dans leur propagande patriotarde, Zelensky et les siens ont fait « héros de l’Ukraine » les nationalistes Bandera et Melnik, eux dont les bandes armées, célébrées par Kiev, ont massacré de nombreux Juifs et Polonais, ainsi que des Russes et des communistes ukrainiens durant la dernière guerre mondiale.

La loi ukrainienne interdit toute propagande pour les « idéologies totalitaires ». Mais le gouvernement de Kiev s’appuie volontiers, dans l’armée, sur les héritiers revendiqués des pro-nazis des années 1940, tandis qu’il réprime sans pitié les partisans du socialisme, du communisme, les défenseurs des intérêts de la classe ouvrière contre ses exploiteurs.

Liberté pour Bogdan Syrotiuk !

                                                                 P.L. (Lutte ouvrière n°3029)

 

lundi 27 juillet 2026

Ukraine : règlements de comptes au sommet

 Ukraine : règlements de comptes au sommet

 Le remaniement gouvernemental, survenu mi-juillet en Ukraine, a suscité la grogne au sein même du parti du président Zelensky et des manifestations contre sa décision. Cela a été aussi l’occasion d’étaler au grand jour ce qui motive les dirigeants du pays quand ils exhortent la population à aller « défendre la patrie ».

Publié le 22/07/2026

 

En changeant de Premier ministre, Zelensky a voulu faire passer dans la foulée le limogeage de son ministre de la Défense. Ce Fedorov, qu’il avait nommé en janvier, il l’encensait jusqu’à récemment encore pour avoir obtenu d’Elon Musk qu’il ferme l’accès à Starlink, son système de communication satellitaire, à l’armée russe, ce qui handicape ses drones à longue portée.

Mais ce qui valait une certaine popularité à ce ministre, jeune technocrate clamant sa volonté de réformer l’armée pour la rendre plus efficace, dressait contre lui l’état-major et son chef Syrsky, qu’il mettait en cause. Cela indisposait aussi Zelensky, qui voyait là un rival s’affirmer, alors même que la cote du président a baissé.

Affaibli par les affaires de corruption à répétition et son incapacité à emporter une victoire sans cesse promise, Zelensky voit son propre pouvoir fourmiller de rivaux. Et ceux-ci se positionnent auprès des États soutenant l’Ukraine, à l’instar de Fedorov qui déclare n’avoir fait que se conformer « aux exigences de l’OTAN et au bon sens ». Et pour prendre date, si jamais les parrains ouest-européens du régime de Zelensky venaient à vouloir le remplacer, Fedorov se présente comme adversaire de la corruption au sein de l’institution militaire, un phénomène tel que l’UE finit par s’en agacer.

Fedorov a aussi incité ses partisans à dénoncer dans la rue le chef d’état-major Syrsky, accusé de couvrir la corruption de la hiérarchie militaire et, de fait, Zelensky, qui le protégeait. Ces manifestations, qui même peu nombreuses viennent d’obliger Zelensky à évincer son chef des armées contesté, mettent à nouveau le président ukrainien au centre des questions de corruption. Comme il y a un an, lorsqu’il avait tenté, sans succès, de neutraliser les agences officielles anticorruption.

La presse ukrainienne signale que l’organisation des actuelles manifestations doit beaucoup à l’oligarque mafieux Kolomoïsky, le même qui avait propulsé Zelensky à la tête du pays, dans l’espoir d’y avoir un homme à sa botte. Le président ayant fini par l’envoyer en prison, il semble désormais miser sur Fedorov…

Face à ceux qui le contestent au sommet en cherchant des relais dans la rue, Zelensky a mobilisé les réseaux sociaux amis. Mais la polémique entre les uns et les autres fait qu’on assiste à un grand déballage où chaque coterie opposée apparaît trempant jusqu’aux oreilles dans d’énormes scandales d’argent.

Ainsi, a-t-on appris, le « réformateur » et « chevalier blanc » Fedorov est personnellement lié à Skyfall, le principal fabricant de drones en Ukraine, auquel son ministère passait systématiquement commande. Évidemment, cela s’opposait aux intérêts d’autres fabricants de drones, dont FirePoint, auquel sont liés Zelensky et son entourage ! Entre les clans en lutte au sommet du pouvoir, ce sont donc de très concrets règlements de comptes auxquels on assiste.

La presse française et européenne en général s’extasie sur « l’expertise » acquise par l’armée ukrainienne en matière de drones. Mais elle garde un silence remarquable sur les hauts faits en ce domaine des affairistes, bureaucrates et oligarques qui se disputent le pouvoir à Kiev. Non pas par ignorance, mais parce qu’il ne faudrait pas cracher dans la soupe guerrière que concoctent ces bons amis de l’UE, de l’OTAN et des grands groupes occidentaux.

                                                       Pierre Laffitte (Lutte ouvrière n°3025)

dimanche 21 décembre 2025

Ukraine : une « aide » de charognards

Pour l’impérialisme, un même mot pour « aide » et « profits »

 

 

Les dirigeants de l’Union européenne ont décidé de prêter à taux zéro 90 milliards d’euros à l’Ukraine, somme à rembourser, disent-ils, une fois qu’un cessez-le-feu aura été signé avec la Russie.

         Comme les précédentes « aides à l’Ukraine », celle-ci n’aidera en rien le peuple ukrainien, qui continue de payer de son sang la guerre sans fin qu’entretiennent les puissances européennes.

         Ce prêt n’a rien de gratuit, puisque l’ardoise en sera présentée, tôt ou tard, aux classes laborieuses d’Ukraine. Il vise avant tout à rappeler que la France et l’Allemagne veulent que leurs capitalistes puissent profiter du gâteau, à savoir du futur marché de la reconstruction et de l’exploitation des ressources agricoles et minières de l’Ukraine.