CGT :
quelle politique face aux licenciements ?
Publié le 18/12/2024
Le 12 décembre, la CGT avait
appelé à une journée de mobilisation pour protester contre les licenciements.
Les travailleurs, militants ou non du syndicat, qui ont eu à cœur d’y
participer, ont eu mille fois raison de le faire. Mais quels objectifs la
confédération fixe-t- elle pour résister à ces attaques ?
Il faut un « plan national de
maintien et de relocalisation des outils et emplois industriels » ou
encore la mise en place « d’assises de l’industrie pour définir une grande
loi de réindustrialisation du pays », voilà deux des « mesures d’urgence
» évoquées par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet pour qui
cette journée devait être l’occasion « d’interpeller les pouvoirs publics ».
Mais avancer de tels objectifs est proposer une meilleure gestion du
capitalisme que celle des patrons eux-mêmes, comme si, dans cette société basée
sur l’exploitation, leurs intérêts et ceux des ouvriers pouvaient se trouver
des objectifs communs. C’est faux, et c’est bien ce que disait le mouvement
ouvrier, et en particulier la CGT, à ses débuts. Il est vrai que le syndicat
était alors animé par des militants qui s’affirmaient révolutionnaires.
La CGT rend les
délocalisations responsables des licenciements en dénonçant le choix du
patronat d’aller produire ailleurs pour augmenter ses profits. Mais quelle
solution propose-t- elle ? Elle fixe à ses militants l’objectif d’élaborer des
projets industriels nationaux, afin de relocaliser productions et emplois, ce
dont il faudrait convaincre le patronat, ou à défaut l’État. Mais le seul
projet qui guide le patronat est de remplir ses coffres-forts. Et si pour y
parvenir, la fermeture d’une usine ou l’abandon d’une production se révèlent
être le moyen le plus efficace et le plus rapide, c’est cette voie qu’il
choisit.
Dans la même veine, on trouve
l’idée de mettre en place « des assises de l’industrie pour établir une
loi de réindustrialisation ». Mais qui pourraient- elles donc réunir ? Pour
les convaincre de faire autrement, faudra-t- il que des syndicalistes
s’assoient aux côtés de grands patrons ennemis des travailleurs, qui spéculent
plutôt que d’investir dans la production car cela leur rapporte davantage ? Le
résultat est connu d’avance.
Les travailleurs doivent avoir
une politique pour sauver leur peau, et elle ne peut être que d’obliger les
patrons à prendre sur leurs profits pour maintenir les emplois et augmenter les
salaires, en luttant tous ensemble pour modifier le rapport de force à
l’échelle du pays.
Aline Retesse (Lutte ouvrière
n°2942)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région
:
Aujourd’hui, jeudi 19 décembre, de 11 heures à midi, centre commercial de
Joliot-Curie ;
-de 16 h.45 à 17 h.30, entrée de la mairie ;
Vendredi 20 décembre, de 15 h.45 à 16 h.30 au marché du Val-Nord.
Et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;
Samedi 21 novembre : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;
-de 10 h.30 à midi, centre Cl de la cité Joliot-Curie ;
-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,
-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie.
Dimanche 22 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du
Centre ;
Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;
Lundi 23 décembre, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à
Saint-Gratien.
Réservez
votre place pour notre banquet local du samedi 25 janvier 2025 prochain à
L’Atrium. Le prix : 17 euros, 8 euros pour les enfants de moins de 14 ans.