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mardi 25 novembre 2025

Chômage : une guerre contre les travailleurs

Chômage : une guerre contre les travailleurs

Le 13 novembre, l’Insee a annoncé que le taux de chômage avait encore augmenté au troisième trimestre, s’établissant à 7,7 % en France hors Mayotte.

Publié le 19/11/2025

 

Ces chiffres correspondent à 44 000 personnes supplémentaires à la recherche d’un emploi et immédiatement disponibles pour en prendre un, selon la définition retenue par l’Insee. Cela porte le nombre total de travailleurs au chômage à 2,45millions.

Représentants du patronat et commentateurs discutent doctement de ces chiffres, expliquant qu’ils ne sont pas si mauvais dans le contexte actuel. Et d’ajouter que la suppression de 112 000 emplois dans le secteur privé cette année serait surtout due à celle des aides publiques au patronat pour l’embauche de jeunes en alternance. C’est bien sûr une manière de réclamer le retour des primes à l’embauche d’apprentis, qui ont baissé depuis février dernier, et dont les entreprises se servent pour disposer de travailleurs ne leur coûtant quasiment rien. Mais c’est surtout une campagne politique.

En réalité, le nombre d’emplois salariés dans le secteur privé baisse continuellement depuis la mi-2024. Quant à France Travail, son rapport paru fin octobre comptabilise près de 6,5millions dinscrits à l’ex- Pôle emploi sous les catégories A, B, C, D ou E. Parmi elles, 3 263 500 sont des travailleurs sans aucun emploi (catégorie A), c’est-à-dire 230 000 de plus sur l’année (+7,6 %). C’est là le résultat des plans de licenciements qui se multiplient depuis des mois, y compris de la part de groupes milliardaires comme Michelin, Stellantis et Ascometal-Novasco dans l’industrie, ou Auchan dans la grande distribution, entraînant dans leur sillage nombre d’autres licenciements chez leurs sous-traitants et dans les petites entreprises qui en dépendent. Le nombre de travailleurs en activité réduite (catégories B et C de France Travail) a également augmenté, avec 2,5millions de personnes confrontées aux temps partiels, aux CDD ou aux missions dintérim émaillés de périodes de chômage (soit +5,3 % sur un an). Quant à lexplosion des prix de lalimentaire, de l’énergie et des loyers, elle obligeait déjà fin 2022 environ 2,4millions de travailleurs, dont certains en CDI à temps plein, à cumuler au moins deux emplois selon l’Insee, et ce chiffre n’a sans doute fait qu’augmenter depuis.

Cela donne l’image de la véritable guerre sociale que les capitalistes mènent à l’ensemble du monde du travail pour garantir leurs profits, en intensifiant l’exploitation et en semant le chômage et la misère.

                                            Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°2990)

 

vendredi 1 août 2025

Ruptures conventionnelles : patronat et gouvernement à l’offensive

 

Une politique sans rupture de continuité

 

 

Le patronat fait campagne pour faire revoir à la baisse la durée d’indemnisation du chômage à la suite de ruptures conventionnelles, instaurées par la droite en 2008 pour permettre au patronat de se séparer de salariés sans risquer les prudhommes. Le prétexte est, comme d’habitude, le fait qu’il y aurait « trop d’abus » de salariés qui au lieu de simplement démissionner négocient une rupture avec leur employeur. Sur le même thème, le gouvernement multiplie les annonces laissant prévoir une hausse des radiations des chômeurs ayant signé une rupture conventionnelle.

Or les indemnités chômage sont payées par les cotisations des salariés. Mais le gouvernement et le patronat veulent en détourner plusieurs milliards pour remplir leurs caisses. Il faudra se battre pour que les conditions d’indemnisation ne se dégradent pas encore.

jeudi 31 juillet 2025

Chômage : la hausse derrière la baisse

 

Haro contre les chômeurs et contre les chiffres du chômage

 


 

France Travail annonce une baisse du nombre de chômeurs de 5,7 % au cours du 2e trimestre, si l’on se fie aux nouveaux critères des statistiques du chômage en vigueur depuis le début de l’année.

Cette baisse masque en réalité une hausse : selon les anciens critères, les travailleurs privés d'emplois sont en réalité plus nombreux. Les plans de licenciements se multiplient, y compris dans des entreprises qui font beaucoup de profits comme Michelin ou Auchan. Sur un an, plus de 200 000 travailleurs supplémentaires se sont retrouvés à France Travail.

Le gouvernement ne touche pas aux patrons licencieurs. Il prévoit au contraire de réduire encore les indemnités de chômage. Des économies sur le dos des chômeurs, pour mieux arroser d'argent les patrons qui les ont licenciés.