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lundi 7 septembre 2026

Carburants : Total racket

 Carburants : Total racket

La flambée du prix des carburants est directement liée à l’explosion des bénéfices des compagnies pétrolières, à l’image de TotalEnergies, qui a annoncé 11milliards de profits sur le premier semestre 2026.

Publié le 02/09/2026

 


Les profits sont réalisés sur tous les métiers du pétrole, de l’extraction au raffinage, au trading et à la distribution.

Le cours du baril de pétrole brut, qui variait entre 60 et 70dollars avant la guerre en Iran, a grimpé entre avril et juin autour de 110dollars. Après une baisse momentanée en juillet, il a remonté et atteignait 92dollars le 31août. Cela a fait exploser les profits des activités dextraction de Total dans le monde entier.

Ensuite, le trading, qui consiste à spéculer sur les produits pétroliers, a par exemple permis à Totsa, la filiale de Total basée en Suisse, de réaliser des profits insensés en raison de la guerre : un milliard d’euros, rien que pour le mois de mars.

Mais, derrière la flambée du prix, en particulier du gazole, il y a l’explosion des marges des raffineries. Alors qu’habituellement, l’écart entre le prix du pétrole brut et celui du gazole est autour de 10 centimes d’euros par litre, il a atteint en août 40 à 50 centimes. Selon le journal Les Échos, « les marges des raffineurs ont donc quadruplé. En France, elles représentent désormais entre 15 % et 20 % du prix de gazole, presque autant que la matière première pétrolière. »

S’ajoute enfin la marge des distributeurs. Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, ose se présenter comme un bienfaiteur pour avoir plafonné le prix du SP95-E10 à 1,99euro et celui du diesel à 2,25euros dans ses stations-service. Mais ce geste lui a permis de gagner, selon lui, 3 % de parts de marché sur ses concurrents et de faire sa communication à bon compte.

L’explosion de ses profits est telle que les mécanismes d’optimisation fiscale ne lui permettront pas en 2027 d’être à nouveau exonéré de toute imposition sur les bénéfices. « TotalEnergies en 2026 va payer l’impôt sur les sociétés puisque, à cause du détroit d’Ormuz, on fait des profits, y compris en France » a affirmé Pouyanné. Mais il a aussitôt menacé de supprimer le plafonnement des prix dans ses stations si d’aventure, il subissait la taxe sur les superprofits énergétiques.

Pour paraphraser les Tontons flingueurs, les capitalistes, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

                                                 Christian Bernac (Lutte ouvrière n°3031)

dimanche 2 août 2026

Total...ment profiteur de guerre

 

La preuve par l’importance des profits

 

 


Le groupe pétrolier français TotalEnergies vient de publier ses résultats pour le second trimestre de l’année : 5,25 milliards d’euros de bénéfices ! Des profits en spectaculaire hausse de 47 % sur un an, grâce à l’explosion des prix à la pompe. 

Les coffres-forts de Total se remplissent au fur et à mesure que les poches des automobilistes, qui doivent se serrer la ceinture pour aller au travail, se vident. Et ce n’est pas son 95 à 1,99 euro qui nous fera oublier que le prix du litre de ce carburant a augmenté de 40 centimes depuis le début de la guerre.

La guerre en Iran n’est vraiment pas une catastrophe pour tout le monde.

vendredi 10 juillet 2026

OTAN : les marchands d’armes comblés

OTAN : les marchands d’armes comblés

Organisé les 7 et 8 juillet à Ankara en Turquie, le sommet de l’OTAN a été une nouvelle occasion de justifier l’augmentation des dépenses militaires des pays membres.

Publié le 08/07/2026

 


Sur fond de guerre en Ukraine et sous prétexte de se protéger contre « la menace russe », le discours des dirigeants européens depuis le retour de Trump au pouvoir est une véritable rengaine. Il faudrait empêcher le retrait des États-Unis de l’OTAN, comme en menace le président américain sous prétexte que l’Europe doit « prendre sa défense en main ». Et pour cela il faudrait satisfaire ses exigences en augmentant les dépenses consacrées par chaque État à ses armées.

Ainsi, lors du sommet de 2025, les États membres s’étaient engagés à consacrer 3,5 % de leur PIB aux dépenses militaires et 1,5 % à leurs dépenses dites de sécurité d’ici 2035. Tandis que Trump distribue les bons et les mauvais points, le secrétaire général de l’OTAN, le néerlandais Mark Rutte, a mis en avant les 139 milliards d’euros supplémentaires consacrés aux armées, dans l’année écoulée, par les pays membres de l’Alliance atlantique autres que les États-Unis. C’est une hausse de 20 % ! Dans tous les pays, alors que, quand il s’agit de financer les services utiles à la population, les dirigeants répètent que les caisses sont vides et la dette publique abyssale, les milliards jaillissent par dizaines pour l’armement.

Le sommet d’Ankara a été l’occasion d’annoncer de nouvelles commandes : drones de surveillance de la firme américaine Northrop, avions de transport et de ravitaillement d’Airbus, avions de reconnaissance GlobalEye de Saab, missiles Patriot de l’américain Raytheon. L’enjeu principal de toutes les discussions des chefs de l’OTAN autour de la sécurité de l’Europe, de l’aide à fournir à l’Ukraine et de la répartition des efforts entre États, est de savoir quelles firmes emporteront les plus gros contrats. Avec 64 % des achats européens, une proportion en hausse, les marchands d’armes américains tiennent le haut du pavé.

Chaque gouvernement défend bien sûr ses champions nationaux. Le projet d’avion de combat européen SCAF a été enterré car il faisait de l’ombre à l’avionneur français Dassault. À la veille du sommet de l’OTAN, le gouvernement allemand a annoncé que son budget militaire passera de 110 à 180 milliards d’euros d’ici 2030. Sur la même période, le chancelier Merz veut consacrer 600 milliards d’euros à des investissements massifs dans l’industrie militaire. Pour les financer, Merz va emprunter, creusant la dette publique, et pour le justifier, il a affirmé « on ne peut pas se défendre contre Poutine avec un déficit zéro ». Mais Poutine n’est que l’ogre du conte pour enfants. Les dépenses militaires sont d’abord destinées à ranimer la croissance économique anémiée par la crise.

Au-delà de préparer les guerres qu’engendrent les rivalités impérialistes, l’enjeu immédiat de la course à l’armement qui s’accélère partout dans le monde est d’assurer les profits de Rheinmetall ou ThyssenKrupp Marine en Allemagne, de Dassault ou Thales en France, et de leurs concurrents de diverses nationalités.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3023)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 10 juillet, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 11 juillet, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 12 juillet, de 11 h. à midi au marché Héloïse.

 

dimanche 5 avril 2026

Budget militaire : pour quelques milliards de plus

Budget militaire : pour quelques milliards de plus

Mercredi 25 mars, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fait à l’Assemblée nationale son premier discours sur la guerre au Moyen- Orient.

Publié le 01/04/2026

 

 

Il a annoncé 8,5 milliards d’euros supplémentaires pour la fabrication de munitions entre 2026 et 2030 et claironné la nécessité « d’adapter un État conçu pour le temps de paix à un monde qui ne l’est plus tout à fait ».

Lecornu a maintenu le mensonge hypocrite selon lequel l’armée française serait au Moyen-Orient dans une position exclusivement défensive, par respect des accords conclus avec des États du golfe Persique. Pour défendre le Qatar, le Koweit, les Émirats arabes unis, des dizaines de missiles français ont déjà été utilisés pour intercepter des drones ou missiles iraniens. La pénurie menace, paraît-il, et, pour y remédier, il faudrait voter une rallonge de 8,5 milliards d’euros à la loi de programmation militaire lors d’un prochain examen parlementaire annoncé pour mai.

« C’est indispensable, c’est colossal », s’est exclamé Lecornu qui a rappelé aux députés que le budget militaire aura doublé sous les deux quinquennats de Macron. L’argent public englouti pour produire des munitions – missiles, obus et balles d’armes de poing – sera multiplié par quatre par rapport à la précédente loi de programmation militaire. Officiellement, la France n’est en guerre nulle part. Mais des sommes toujours plus gigantesques sont dévorées pour la fabrication d’armes et transformées en profits pour les industriels du secteur. En revanche, pour les écoles, les hôpitaux publics, chaque centime dépensé pèserait mortellement sur le déficit public, serine le même Lecornu. L’engrenage est bien là : chaque conflit justifie toujours plus la militarisation de la production et la nécessité d’imposer des sacrifices à la population.

Ces milliards supplémentaires pour l’armement n’ont soulevé aucune opposition dans les travées de l’Assemblée nationale, pas plus que l’inauguration prochaine annoncée par Lecornu d’une usine produisant des drones intercepteurs dans l’Essonne ou la subvention publique de 300 millions d’euros pour aider des entreprises civiles à passer à des productions d’armements.

Dans sa réplique à Lecornu, Marine Le Pen a montré tout son sens des responsabilités : « La France doit assumer les accords signés avec les pays de la zone et leur venir en aide, dès lors qu’ils sont victimes du conflit entre l’Iran et l’alliance israélo-américaine. » Il fallait une très grosse loupe pour voir la nuance du propos avec ceux de Bastien Lachaud, qui est intervenu pour LFI : « La France doit respecter les accords de défense qui la lient à ses partenaires dans la région. Lorsqu’un allié est attaqué, la parole de notre pays ne saurait manquer. »

Lecornu a pu compter sur le sens des responsabilités de tous les partis qui aspirent à gouverner au service de la bourgeoisie et qui savent, quand il le faut, serrer les rangs pour engager la population dans la guerre.

                                            Boris Savin (Lutte ouvrière n°3009)