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jeudi 21 mai 2026

Un militant palestinien menacé : Contre l’expulsion du militant palestinien Ramy Shaath

 

Rassemblement aujourd’hui jeudi 21 mai à 14h au tribunal judiciaire de Nanterre.

 

 

Ramy Shaath, militant palestinien de 54 ans qui avait obtenu l’asile politique en 2022 après avoir été détenu pendant plus de deux ans et demi dans les prisons égyptiennes, est menacé de perdre son statut de réfugié politique en France.

         Ramy Shaath est donc menacé d’être expulsé de Nanterre où il vit actuellement avec son épouse et son fils.

         Ce qui lui est reproché par le préfet des Hauts-de-Seine est son engagement auprès d’Urgence Palestine dans la dénonciation des crimes commis par l’État israélien à Gaza et dans les territoires occupés. Comme pour d’autres militants, accusés d’antisémitisme quand ils dénoncent le génocide à Gaza, le fait d’avoir dénoncé les viols et les tortures commis contre les prisonniers palestiniens et condamné le bombardement systématique par l’armée israélienne des infrastructures civiles à Gaza est considéré comme délictueux !

         Rami Shaath, qui était entre-temps devenu citoyen d’honneur de Nanterre et qui est connu par les habitants, est convoqué jeudi 21 mai à 14h au tribunal judiciaire de Nanterre.

         A l'appel d'associations, de syndicats et du maire de Nanterre, un rassemblement aura lieu pour demander l’arrêt de cette procédure.

         Lutte ouvrière s’associe à cet appel, dénonce la répression contre Rami Shaath et affirme sa solidarité avec le peuple palestinien et tous ceux qui dénoncent les crimes commis contre lui.

jeudi 14 mai 2026

Relations franco-israéliennes : ce que fait ta main droite, ta main gauche l’ignore

Reconnaissance d’une paille sanglante qui oublie la poutre

 

 

Le ministre des Affaires étrangères Barrot s’est félicité des sanctions décidées par l’Union européennes contre sept colons israéliens et leurs organisations, responsables d’exactions en Cisjordanie occupée depuis 1967. Plus de 1 000 Palestiniens de ce territoire sont morts depuis 2023, et beaucoup d’autres sont brutalisés et chassés de leurs terres.

Mais ces sanctions toute symboliques n’entravent en rien l’aide bien réelle, autant politique que matérielle, que ces pays européens continuent à apporter à l’État israélien, qui poursuit ses guerres contre les Palestiniens, les Libanais et veut reprendre celle contre l’Iran.

 

mercredi 6 mai 2026

Argenteuil, Manuel Vals et L’affaire Abdallah, quand il y a une mauvaise carte à jouer…

 

Au service total de la bourgeoisie française et de l’impérialisme

 

 

Le documentaire de Pierre Carles sur les évènements qui ont conduit le militant anti-impérialiste Georges Ibrahim Abdallah à rester plus de 40 ans en prison a été projeté durant plusieurs séances ces jours derniers à Argenteuil. Voir ci-dessous ce que notre hebdomadaire Lutte ouvrière en écrit dans sa dernière livraison. C’est à voir absolument, et nous espérons qu’une nouvelle projection aura lieu prochainement dans la Ville.

         À la fin du documentaire, nous retrouvons une « personnalité » qui a marqué pour le pire l’histoire de la gauche locale à Argenteuil, Manuel Valls. En 2012, il est ministre de l’Intérieur et il va contribuer à ce qu’une nouvelle demande de liberté conditionnelle pour Georges Ibrahim Abdallah soit une nouvelle fois rejetée. Il est vrai que dans cette affaire, il se trouve aux côtés de Hollande et de Fabius qui, interrogés dans le documentaire, ne se souviennent plus…

         Comme je le disais dans le titre, quand il y a une mauvaise carte à jouer, le carriériste forcené qui passa par Argenteuil dans les années 1980-1990, fut toujours là. DM

 

À voir : “l’affaire Abdallah”

Un documentaire de Pierre Carles, visible dans quelques cinémas car les télévisions l’ont refusé, retrace le long combat de Georges Ibrahim Abdallah pour sortir des prisons françaises où il a passé plus de 40 années de sa vie.

Publié le 28/04/2026

Militant des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), qui combattaient dans les années 1970-80 pour la libération de la Palestine, Georges Abdallah, arrêté en 1984, condamné en 1987 à la prison à perpétuité pour complicité dans l’exécution d’un responsable des services israéliens et d’un attaché militaire américain, a été maintenu dans les geôles de la république française jusqu’au 7 juillet 2025.

Si le documentaire permet d’entrevoir la force de caractère d’un militant qui s’affirme communiste et qui n’a jamais renié ses convictions, il est surtout instructif sur le fonctionnement de l’appareil d’État français et sa subordination aux exigences des dirigeants américains. Il jette une lumière crue sur le comportement des ministres et des présidents successifs ainsi que sur les journalistes vedettes des années 1980. Confrontés en 1986 à une vague d’attentat à Paris, les ministres de Chirac, Pasqua et Pandraud, ont fait circuler la thèse invraisemblable que ces attentats étaient dus aux frères de Georges Abdallah. Ce mensonge d’État pourtant éventé a lourdement pesé sur le verdict.

À partir de 1999, Georges Abdallah s’est heurté à l’acharnement de l’État français qui sous la pression des États-Unis a refusé toute libération conditionnelle. Le documentaire souligne le cynisme sans borne des hommes d’État de la bourgeoisie avec une palme pour les socialistes Fabius, Valls et Hollande.

                                                   Xavier Lachau  (Lutte ouvrière n°3013