Affichage des articles dont le libellé est protectionnisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est protectionnisme. Afficher tous les articles

jeudi 15 janvier 2026

Mercosur : Les petits agriculteurs, victimes des gros capitalistes

 

Un rapace peut en cacher bien d’autres

 


Macron avec Antonio Costa (président du Conseil européen), Ursula von der Leyen (Présidente de la Commission européenne), Luiz Inácio Lula da Silva (Président du Brésil, l'un des membres du Mercosur)

Le gouvernement et tous les députés se déclarent opposés au traité commercial entre l’Union européenne et les quatre pays du Marché commun d’Amérique du sud (Mercosur).

         Tous espèrent plaire ainsi aux agriculteurs qui manifestent contre ledit accord. Pourtant, avec ou sans lui, ils sont victimes de la soif de profits des groupes agro-alimentaires, de la grande distribution et des banques, quand ce n’est pas des gros agriculteurs et des grandes coopératives. Rendre la concurrence étrangère responsable de leur sort et prétendre que le rejet de cet accord les protègera, c’est en fait leur mentir et protéger ceux qui les exploitent ici.

mardi 6 janvier 2026

Taxe carbone : feuille de vigne protectionniste

Bon prétexte

 

 

La taxe carbone européenne est entrée en vigueur pour, en théorie, faire pression sur les producteurs du monde entier afin qu’ils réduisent leurs émissions de CO2. En réalité, il s’agit surtout de protéger les industriels européens contre la concurrence étrangère de nombreux pays produisant une énergie moins chère, mais plus polluante. L’Europe a d’ailleurs mis de côté 600 millions d’euros pour indemniser les patrons qui prétendent être perdants.

         Pour les capitalistes, l’écologie est un bon prétexte pour ouvrir encore le robinet des subventions publiques.

dimanche 23 novembre 2025

États-Unis : Protectionnisme et inflation font bon ménage

Protectionnisme et inflation font bon ménage

La Maison Blanche a annoncé qu’elle voulait baisser les droits de douane frappant certaines denrées alimentaires, après les avoir augmentés quelques jours auparavant.

Publié le 19/11/2025

En augmentant les droits de douane, Trump prétendait qu’il voulait protéger les emplois des travailleurs américains et favoriser le développement des industries sur le territoire des États-Unis, ce qu’il a résumé par son slogan « Rendre sa grandeur à l’Amérique », MAGA selon l’acronyme anglais. Mais cette politique protectionniste a eu pour effet de relancer l’inflation. Sur un an, le prix des bananes a augmenté de 6,9 %, celui du bœuf de 14,7 % et celui du café de 18,9 %. Les salaires n’augmentent certainement pas à ce rythme.

Ces augmentations frappent de plein fouet les 42 millions de personnes, dont bon nombre travaillent, qui survivent avec des bons alimentaires. De plus, le mois et demi de blocage budgétaire a entravé le versement de cette aide alimentaire fédérale. Dans des comtés où la population pauvre est concentrée, on peut voir s’allonger des files d’attente de familles dans le besoin là où les autorités locales organisent la distribution de nourriture. C’est cela « l’âge d’or de l’Amérique » dont se vante le président.

Tout comme Biden avant lui, Trump oscille entre le déni de la réalité de l’augmentation des prix et l’annonce de mesures censées l’atténuer. Récemment, il s’est vanté d’avoir « normalisé » l’inflation et que « les prix baissent », contre toute évidence.

En même temps, il promet des aides pour compenser la hausse des prix, comme un chèque de 2 000 dollars à chaque Américain, à part les plus riches, financé par l’argent des droits de douane. Autrement dit, les familles populaires se paieraient elles-mêmes ce chèque en faisant leurs courses puisque le prix des marchandises inclut les droits de douane.

Le protectionnisme et les tarifs douaniers ne protègent en rien les travailleurs, qui s’appauvrissent mois après mois avec des salaires de plus en plus insuffisants face aux prix en hausse.

Dans un pays où le prix du hamburger est un symbole, Trump a ordonné à son ministère de la Justice d’enquêter sur une entente entre les grandes entreprises de l’agro-alimentaire pour pousser le prix du bœuf à la hausse. Ces capitalistes n’ont rien à craindre d’une posture destinée à berner un électorat populaire républicain qui commence à douter des bienfaits de la politique économique du président. Le ministre de l’Économie de Trump se livre à une démagogie xénophobe, à la fois classique et grotesque, en prétendant que les migrants qui passent clandestinement la frontière font entrer aux États-Unis des vaches malades qui infectent les troupeaux américains ; ce qui ferait augmenter le prix du bœuf !

Étant tout à fait impuissants face aux maîtres de l’économie et des prix que sont les capitalistes, et ne voulant en rien les contraindre, les dirigeants américains ne peuvent qu’observer avec inquiétu dela hausse de l’inflation et la baisse de leur popularité. Leurs gesticulations n’y changent rien.

                                                      Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2990)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui dimanche 23 novembre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant Intermarché,

Et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 24 novembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des

Raguenets, St-Gratien.