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samedi 6 décembre 2025

Médias : liberté d’expression… des puissants

Médias : liberté d’expression… des puissants

Lors de rencontres organisées avec la presse régionale, Macron a évoqué différentes mesures censées limiter la propagation des fausses informations sur les sites Internet et les réseaux sociaux.

Publié le 03/12/2025 

 

 

Le projet serait de « labelliser » les médias « fiables » et de mettre en place une procédure judiciaire accélérée pour bloquer une information jugée « non fiable ». Le tout serait justifié par la volonté de lutter contre les « ingérences étrangères », forcément russes ou chinoises, afin de protéger les libertés démocratiques.

La droite et l’extrême droite ont aussitôt crié à l’attaque insupportable contre la liberté d’expression. Le milliardaire réactionnaire et magnat des médias Bolloré a, quant à lui, dénoncé une « dérive liberticide », tandis que Marine Le Pen revendiquait le droit pour les médias privés de « ne pas être neutres ».

Pour les milliardaires propriétaires de médias, comme Bolloré bien sûr, mais aussi Dassault, qui ne fait pas fortune que dans l’armement, ou encore les familles Pinault ou Bettencourt, la chose va de soi : les grands bourgeois font de l’argent avec l’information mais ils défendent aussi leurs idées et leur ordre social. Rien de plus naturel que de posséder une chaîne de télévision ou des journaux pour répandre ses opinions, et cela ne date pas des réseaux sociaux.

Face à ces ténors sans complexe de la fortune, Macron et la gauche ont beau jeu de se présenter comme les défenseurs d’un audiovisuel public qui serait garant de l’honnêteté et de la neutralité de l’information. Mais cela aussi est une tromperie. Dans cette société d’exploitation divisée en classes sociales, il n’y a pas de neutralité. Les chaînes publiques sont la voix de l’État, un État qui attaque sans cesse les travailleurs, durcit les droits au chômage, dérembourse les soins, fait des économies sur la santé et l’éducation, tout en déversant des milliards au grand patronat. La télévision et la radio publique tendent tout naturellement à présenter ces mesures comme résultant de la simple logique. Elles procèdent de même quand elles invitent à longueur d’émission des militaires qui préparent les esprits à la guerre. Elles ne sont pas non plus neutres quand elles traitent de la guerre en Ukraine ou du conflit à Gaza ou quand elles présentent les chômeurs comme des feignants et des profiteurs.

En réalité, que ce soit par le biais des médias privés ou des chaînes publiques, ce sont les idées, les intérêts de la bourgeoisie qui se font jour, ainsi que la défense de son ordre social présenté comme logique et naturel. Il n’y a pas de liberté d’expression pour les travailleurs, sur leur lieu d’exploitation, où ils sont priés de se taire et de ne pas faire de politique. Pourtant tout cela ne choque pas ceux qui se présentent comme les défenseurs acharnés de la liberté d’expression ! Pour défendre leurs intérêts et une autre vision du monde, il ne reste aux travailleurs et aux classes exploitées qu’à s’exprimer par eux- mêmes.

                                                 Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2992)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 6 décembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 7 décembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse (sous réserve) ;

-lundi 8 décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

 

mardi 1 juillet 2025

Audiovisuel : Ils ont raison de secouer leurs chaines !

 

Concentration des médias, suppressions d’emplois, deux bonnes raisons de les soutenir

 

 

Les travailleurs du service public de l‘audiovisuel sont en grève contre un projet de loi visant à fusionner Radio France et France Télévisions en une holding appelée France Médias. Cette réforme est ardemment soutenue par la galaxie Bolloré, soutien sans complexe de l’extrême droite, au nom… de l’indépendance de l’information. Les travailleurs des antennes publiques craignent que cette mesure soit un prétexte à des suppressions d’emplois. Deux bonnes raisons de soutenir ces travailleurs en lutte !

vendredi 27 décembre 2024

Drame de Magdebourg : les mensonges du RN

Magdebourg : les mensonges du RN

Publié le 25/12/2024

À peine l’attaque à la voiture bélier du 20 décembre au marché de Noël de Magdebourg était-elle annoncée par les médias que les dirigeants du RN dénonçaient la barbarie islamiste. En réalité, le meurtrier est un partisan de l’extrême droite.

 « Une fois encore la barbarie islamiste sème la terreur au cœur de l’Europe. Cet acte de guerre contre un symbole de notre civilisation soulève les cœurs » a dit Bardella. « La cible de l’attaque ne doit rien au hasard : l’islam radical mène une guerre à nos traditions chrétiennes, à nos identités, à notre civilisation », a ajouté Marine Le Pen.

Pour ces responsables d’extrême droite et les médias qui leur sont proches comme CNEWS, l’annonce du carnage fait par cette voiture en Allemagne a été aussitôt vue comme l’occasion de spéculer sur les angoisses du public en France, et de cibler des boucs émissaires : les musulmans, les Arabes et, en réalité, les émigrés en général, les pauvres bien sûr et non les riches. Ils ont dû se presser car on a vite su que le meurtrier est un psychiatre, venant d’Arabie saoudite certes, mais islamophobe et proche de leurs homologues du parti d’extrême droite allemand, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne).

Cet homme, qui a tué cinq personnes et en a blessé près de 200 autres, a commis un acte barbare. En l’occurrence, c’est un parti de l’extrême droite européenne qui a nourri cette barbarie. Derrière ces partis qui, comme l’AfD en Allemagne ou le RN en France, montrent une façade respectable, on trouve des militants ou des partisans prêts à toutes les exactions.

                                                         Pierre Royan (Lutte ouvrière n°2943)