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lundi 15 juin 2026

Médias : Chaîne You Tube de Lutte ouvrière Abonnez-vous

Près d’un millier de vidéos à voir et à revoir

 

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mardi 19 mai 2026

Culture : pour la bourgeoisie, l’argent fait la loi, et c’est le grand patron qui décide

La volonté que l’argent tienne le haut de l’écran

 

 

Le PDG de Canal+, Maxime Saada, a annoncé que son groupe ne travaillerait plus avec les 600 acteurs, réalisateurs, techniciens et producteurs signataires d’une pétition dénonçant l’emprise grandissante du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré sur le cinéma français.

         À la tête d’un vaste empire médiatique, dont Canal+ fait partie, Bolloré et son employé Saada rappellent que, pour les capitalistes, la culture est un domaine comme un autre : l’argent fait la loi, et c’est le patron qui décide ! 

 

mardi 24 février 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 23 février 2026

 Une campagne infecte en faveur de l’extrême-droite

23/02/2026


Le décès du militant royaliste et identitaire, Quentin Deranque, frappé à mort au cours d’une rixe opposant son groupe d’ultra droite à des « antifas », donne lieu à une campagne réactionnaire aussi écœurante que dangereuse.

Une véritable meute réunissant le Rassemblement national, la droite, le gouvernement, une partie du Parti socialiste et la plupart des médias s’est lancée aux trousses de La France insoumise au prétexte qu’elle compte dans ses rangs le fondateur de la Jeune garde dont deux ex-membres sont mis en cause.

Alors que LFI, les « antifas » et l’extrême gauche sont accusés d’avoir une responsabilité morale dans la mort du jeune identitaire et de propager la violence en politique, on assiste au blanchiment du RN, réhabilité dans le camp des démocrates et des républicains, et à la banalisation des idées d’extrême droite. Même les références à Hitler et à Pétain, le chef de la collaboration avec l’Allemagne nazie, sont revenues à la mode.  

Martine Vassal, candidate de droite à la mairie de Marseille, a repris la devise pétainiste « Travail, famille, patrie ». En voulant hurler plus fort que les autres loups, la macroniste Aurore Bergé a taxé LFI de « parti anti-France ». C’est ainsi que Pétain qualifiait les communistes et les Juifs qu’il faisait arrêter et condamner à une mort certaine lors de la Deuxième Guerre mondiale.

L’Assemblée nationale a fait une minute de silence pour Quentin Deranque, dont on sait qu’il était venu appuyer des militantes d’extrême-droite décidées à perturber une conférence sur la Palestine. Mais combien de victimes tuées par des racistes n’ont même pas droit à une information au journal télévisé ? Et, bien des fois, comme pour le meurtre de Djamel Bendjaballah près de Dunkerque en 2024, le caractère raciste du crime n’est même pas reconnu !

Le ministre de l’Intérieur, prompt à interdire des rassemblements de solidarité avec la Palestine, a aussi autorisé l’ultradroite à rendre hommage à son nouveau martyr. Les nervis spécialisés dans la chasse aux travailleurs immigrés, aux militants de gauche, aux homosexuels et aux musulmans ont ainsi pu tranquillement défiler samedi après-midi dans les rues de Lyon. Après avoir passé la semaine à taguer et vandaliser des locaux de la gauche et de certains syndicats, ils se sont montrés avec leurs chants et leurs saluts nazis.

Derrière tout cela, il y a de sordides calculs politiciens. Pour le gouvernement, il s’agit d’isoler Mélenchon du reste de la gauche pour neutraliser un concurrent important à la présidentielle de 2027. Quant à la droite, elle vient de trouver un super prétexte pour s’allier avec l’extrême droite dans un front républicain inversé destiné à marginaliser LFI.

Cette campagne nous mène droit à un gouvernement du genre de celui de Trump, encore plus violemment hostile aux travailleurs, aux pauvres, aux immigrés, encore plus dévoué aux seuls milliardaires. Alors, il ne faut pas marcher !

Puisqu’il est question de violence, parlons de celle, véritable, qui ravage la société, la violence des guerres et des bombes.

Tous ceux qui se disent effarés par la brutalisation du débat politique y sont-ils opposés ? Pas du tout, ils ont soutenu cette violence-là. Ils ont même combattu ceux qui la qualifiaient, pour Gaza, de génocide, comme si 70 000 hommes, femmes, enfants, ensevelis sous des tonnes de bombes, ce n’était pas assez ! Chaque jour qui passe, ces « non-violents » nous expliquent qu’il faut se préparer à faire la guerre et à mourir pour la patrie, comme les Ukrainiens. Mais ce genre de massacre organisé par l’État et l’armée n’est jamais considéré comme de la violence.

De même, pour eux, la guerre sociale que les capitalistes nous mènent n’est pas de la violence. Mais alors, qu’est-ce que l’exploitation quotidienne avec son cortège de souffrances, de blessures et de maladies et ses 1000 morts au travail par an ?

Les bas salaires, la précarité et les licenciements sont autant de violences imposées à des millions de femmes et d’hommes. Et quand il arrive aux travailleurs de se révolter et de manifester, c’est encore par de la violence qu’ils sont reçus, comme cela a été le cas avec les gilets jaunes.

Alors, ne nous laissons pas intimider par cette campagne ! Les travailleurs révoltés contre l’ordre social actuel ont raison de le dénoncer et de s’inquiéter de son évolution de plus en plus raciste et réactionnaire. Car la solution ne viendra pas du panier de crabes politicien, mais des travailleurs eux-mêmes, de leur capacité à s’unir et à reconnaître dans leurs camarades de travail, quelles que soient leur origine, leur couleur de peau ou leurs croyances, des camarades d’exploitation et de combat.   

                                                                   Nathalie Arthaud 

samedi 6 décembre 2025

Médias : liberté d’expression… des puissants

Médias : liberté d’expression… des puissants

Lors de rencontres organisées avec la presse régionale, Macron a évoqué différentes mesures censées limiter la propagation des fausses informations sur les sites Internet et les réseaux sociaux.

Publié le 03/12/2025 

 

 

Le projet serait de « labelliser » les médias « fiables » et de mettre en place une procédure judiciaire accélérée pour bloquer une information jugée « non fiable ». Le tout serait justifié par la volonté de lutter contre les « ingérences étrangères », forcément russes ou chinoises, afin de protéger les libertés démocratiques.

La droite et l’extrême droite ont aussitôt crié à l’attaque insupportable contre la liberté d’expression. Le milliardaire réactionnaire et magnat des médias Bolloré a, quant à lui, dénoncé une « dérive liberticide », tandis que Marine Le Pen revendiquait le droit pour les médias privés de « ne pas être neutres ».

Pour les milliardaires propriétaires de médias, comme Bolloré bien sûr, mais aussi Dassault, qui ne fait pas fortune que dans l’armement, ou encore les familles Pinault ou Bettencourt, la chose va de soi : les grands bourgeois font de l’argent avec l’information mais ils défendent aussi leurs idées et leur ordre social. Rien de plus naturel que de posséder une chaîne de télévision ou des journaux pour répandre ses opinions, et cela ne date pas des réseaux sociaux.

Face à ces ténors sans complexe de la fortune, Macron et la gauche ont beau jeu de se présenter comme les défenseurs d’un audiovisuel public qui serait garant de l’honnêteté et de la neutralité de l’information. Mais cela aussi est une tromperie. Dans cette société d’exploitation divisée en classes sociales, il n’y a pas de neutralité. Les chaînes publiques sont la voix de l’État, un État qui attaque sans cesse les travailleurs, durcit les droits au chômage, dérembourse les soins, fait des économies sur la santé et l’éducation, tout en déversant des milliards au grand patronat. La télévision et la radio publique tendent tout naturellement à présenter ces mesures comme résultant de la simple logique. Elles procèdent de même quand elles invitent à longueur d’émission des militaires qui préparent les esprits à la guerre. Elles ne sont pas non plus neutres quand elles traitent de la guerre en Ukraine ou du conflit à Gaza ou quand elles présentent les chômeurs comme des feignants et des profiteurs.

En réalité, que ce soit par le biais des médias privés ou des chaînes publiques, ce sont les idées, les intérêts de la bourgeoisie qui se font jour, ainsi que la défense de son ordre social présenté comme logique et naturel. Il n’y a pas de liberté d’expression pour les travailleurs, sur leur lieu d’exploitation, où ils sont priés de se taire et de ne pas faire de politique. Pourtant tout cela ne choque pas ceux qui se présentent comme les défenseurs acharnés de la liberté d’expression ! Pour défendre leurs intérêts et une autre vision du monde, il ne reste aux travailleurs et aux classes exploitées qu’à s’exprimer par eux- mêmes.

                                                 Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2992)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 6 décembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 7 décembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse (sous réserve) ;

-lundi 8 décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.