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samedi 25 avril 2026

Accidents du travail : les jeunes en première ligne

 Accidents du travail : les jeunes en première ligne

La même semaine deux jeunes travailleurs sont morts sur leur lieu de travail.

Publié le 22/04/2026

Le 17 avril, un lycéen de quinze ans, en stage dans une entreprise du BTP dans le Gard, a été écrasé sur son chantier par un chariot élévateur. Dans la nuit du 17 au 18avril, un intérimaire de 22 ans travaillant de nuit dans lusine Lustucru de Saint-Genis-Laval, est tombé dans un hachoir et a été retrouvé mort vers 23heures.

Quels que soient les résultats des enquêtes menées sur ces deux accidents, ces deux morts atroces, insupportables pour leurs proches, s’ajoutent à une liste trop longue.

Les accidents du travail touchent, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), 2,5 fois plus les jeunes de moins de 25 ans. Dans le journal de la CGT, La Vie ouvrière, des responsables syndicaux rappellent que l’accompagnement des apprentis en formation et des intérimaires par un travailleur expérimenté est de plus en plus négligé par des patrons qui poussent à la rentabilité : à l’usine Lustucru, le syndicat avait alerté sur des dysfonctionnements et des problèmes de sécurité.

Augmentation des cadences, hausse de l’intérim et des contrats CDD, conditions de travail dégradées, sous- traitance : la pression au travail pousse à prendre des risques. Les patrons sont bien secondés par le gouvernement : ce dernier diminue régulièrement le nombre d’inspecteurs du travail qui sont censés se charger chacun du sort de 12 000 salariés ! Les comités hygiène et sécurité ont été supprimés en 2020. Et, dans l’Union européenne, la France continue à battre des records pour l’insécurité au travail.

Tout est fait pour que le travail continue à tuer tous les jours.

                                                   Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3012)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 25 avril, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 26 avril :  et de 11 h. à midi marché Héloïse.

mercredi 22 avril 2026

Jeunes stagiaires morts à l’usine, une usine qui a tué 764 travailleurs en 2024

 

Une exploitation qui tue

 

 

Un élève de 15 ans qui faisait un stage de quinze jours en entreprise a été tué par un chariot élévateur. En un an, il est le quatrième adolescent tué pendant un période de stage. La jeunesse de la victime rend cette tragédie encore plus révoltante.

         Mais, le chantier ou l'usine sont autant de champs de bataille qui, en 2024, ont fait 764 morts, sans parler des fonctionnaires, des agriculteurs et indépendants. Des très, très jeunes élèves de troisième, de CAP, bac pro, etc., sont contraints de rejoindre ce front sous prétexte de formation. Ils font surtout connaissance avec l'exploitation, et l'exploitation tue.

jeudi 12 mars 2026

ArianeGroup / Safran : Justice patronale

 

Quand la bourgeoisie utilise tous les moyens

 

 

En 2013, alors que les moyens qui auraient permis de se passer de toute intervention humaine existaient mais n’étaient pas mis en œuvre, un travailleur a perdu la vie dans un incendie de propergol sur le site Ariane de Saint-Médard-en-Jalles, la poudrerie, ex-SNPE. Deux autres travailleurs avaient été gravement brûlés. Safran, alors propriétaire de l’entreprise, a été condamné jusqu’en appel mais la Cour de cassation vient de casser le jugement, au prétexte qu’il n’était pas précisé quelle entité était responsable, et a renvoyé le dossier à la Cour d’appel de Bordeaux.

         L’exploitation capitaliste tue, Safran n’assume pas ses responsabilités, et la justice le couvre.

mardi 13 janvier 2026

Chimie : les profits d’un côté, l’emploi ET la sécurité de l’autre

 Couloir de la chimie : la guerre sociale continue

Quinze jours après le terrible accident à l’usine chimique Elkem de Saint-Fons, près de Lyon, le bilan est tragique : deux travailleurs sont morts des suites de leurs brûlures, Nicolas, 47 ans et David, 55 ans. Une travailleuse est toujours plongée dans le coma.

Publié le 07/01/2026

 

Dimanche 4 janvier dans la presse locale, la direction vantait les 25 millions d’euros investis pour la sécurité en quelques années sur le site, prétendant sans gêne qu’il est faux de dire que celle-ci a été sacrifiée au profit de la rentabilité.

À la reprise du travail, elle a organisé des réunions d’information toute la journée du lundi 5 janvier, mobilisant le ban et l’arrière-ban de sa hiérarchie pour asséner sa propagande. Elle fait du chantage pour que les travailleurs se taisent et acceptent sa politique, sous prétexte de ne pas mettre en danger l’avenir du site.

Pour protéger les emplois, faudrait-il que les travailleurs acceptent de venir au travail tous les jours avec la boule au ventre ? Faudrait-il attendre les résultats de l’enquête sans rien dire ? Mais les enquêtes judiciaires et les prétendus contrôles par les organismes de l’État n’ont aucun effet face à la soif de profit des capitalistes : ni la condamnation à une amende ridicule de 50 000 euros suite au décès d’un travailleur en 2016, ni les nombreuses mises en demeure par la DREAL (direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), n’ont empêché l’explosion du 22 décembre dernier. À ce jour, les organisations syndicales ont décidé de se porter partie civile pour avoir accès aux dossiers liés à l’accident.

Les travailleurs et les riverains du couloir de la chimie, au sud de Lyon sont tous concernés. Dans les nombreuses usines classées Seveso, car elles manipulent des produits dangereux, le patronat use jusqu’à la moelle des installations vieillissantes, dont la maintenance se fait au rabais. La sous-traitance, la précarité, la baisse des effectifs, ont affaibli les capacités des travailleurs à assurer collectivement leur propre sécurité.

Dans une autre usine chimique voisine, Domo Belle-Étoile, les travailleurs, en guise de vœux de Nouvel An, ont été privés de leur paie du mois de décembre ! La direction leur a versé comme « avance » (sic) un demi-salaire du mois de janvier, et elle a annoncé déposer un dossier de mise en redressement judiciaire de l’entreprise, quelques mois après un plan qui a supprimé 155 emplois. Là aussi, la crainte de la fermeture définitive du site est utilisée comme moyen de pression pour propager la résignation.

         Cela fait partie de la guerre au quotidien menée par le patronat pour maintenir ses profits. Les travailleurs ne peuvent accepter que ce soit au prix de leur vie.

                                               Correspondant LO (lutte ouvrière n°2997)

lundi 1 décembre 2025

Morts au travail : toujours plus nombreux

 Morts au travail : toujours plus nombreux

Selon un rapport de l’Assurance maladie, 764 travailleurs ont trouvé la mort à la suite d’un accident du travail en 2024, un nombre supérieur à celui de 2023, déjà considéré comme un record.

Publié le 26/11/2025

Avec les 318 morts dans un accident de trajet et les 215 décès causés par une maladie reconnue « professionnelle », ce sont donc 1 297 personnes dont la mort a été officiellement reconnue comme liée au travail en 2024 : ce sont plus de deux accidents de travail mortels par jour et, au total, quatre décès quotidiens causés par le travail. Ces chiffres ne tiennent pourtant pas compte des salariés agricoles et des agriculteurs, des fonctionnaires, et d’une partie des travailleurs indépendants.

Le rapport ne permet pas d’identifier chaque secteur, mais on constate qu’un décès sur cinq survient dans le BTP alors que seulement un salarié du privé sur douze y travaille. Plus de 20 % de l’ensemble des décès ont lieu dans l’année qui suit la prise de poste, ce qui indique les risques induits par la formation insuffisante dans bien des postes dangereux.

Ce rapport se veut néanmoins rassurant en soulignant que le nombre d’accidents du travail diminuerait nettement au fil des années. Mais cela ne signifie pas que les conditions de travail s’améliorent : seuls ceux ayant débouché sur une journée d’arrêt de travail au-delà du jour de l’accident ou sur un versement sont décomptés… et combien de travailleurs ont déjà pu constater les obstacles mis par l’encadrement pour déclarer un accident, pour obtenir le formulaire nécessaire ?

En outre, le montant total des indemnités journalières a doublé depuis 2014 : la moitié de cette hausse s’explique par l’augmentation de la durée des arrêts, révélatrice de la gravité des accidents, les plus longs étant nettement plus fréquents chez les travailleurs de plus de 60 ans.

Les réformes des retraites ayant repoussé l’âge de départ constituent donc une source de nombreux accidents de travail. Le gouvernement n’a néanmoins pas complètement perdu le chemin de la caisse couvrant les accidents et maladies professionnelles puisqu’il y a pioché près de 300 millions d’euros en 2024 pour couvrir d’autres dépenses.

                                                        Sacha Kami (Lutte ouvrière n°2991)

 


mardi 25 novembre 2025

Accidents de travail : chiffres et réalité

3 morts au travail par jour ouvré

 

 

Selon l’Assurance maladie, les accidents de travail déclarés en France diminuent régulièrement, avec 26 accidents déclarés pour 1 000 salariés aujourd’hui (c’était 45 pour 1 000 il y a 25 ans). Mais bien des travailleurs connaissent des accidents de travail qui ne font pas l’objet d’une déclaration. En cause la rapacité du patron qui ne veut pas avoir à en rendre compte et le chantage qu’il peut exercer sur un salarié précaire qui en est victime.

         Les accidents de travail mortels, plus délicats à ne pas déclarer, continuent quant à eux de battre des records, avec plus de 3 morts au travail par jour ouvré.

         C’est la résistance collective à l’exploitation qui permettra aux travailleurs de mieux préserver leur santé et leur vie.