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vendredi 31 juillet 2026

Gouvernement et accidents du travail : la double peine

 

Les serviteurs de la bourgeoisie en action

 

 

Le gouvernement veut faire 800 millions d’euros d’économies sur les accidentés et malades du travail.

En 2025, 760 travailleurs ont trouvé la mort au travail. Plus d’un demi-million ont été victimes d’un accident, chiffre bien inférieur à la réalité tant le patronat fait pression pour ne pas déclarer les accidents.

Partout, les conditions de travail se durcissent. Mais pas question pour le gouvernement de toucher aux droits des patrons à exploiter les travailleurs quelles que soient les conséquences pour leur santé et parfois leur vie. Au contraire, c’est à la demande du patronat qu’il veut réduire les quelques droits dont bénéficient les travailleurs.

samedi 25 juillet 2026

Aéroport de Roissy (95) : Une mort révoltante

 

Hafida Drici, 53 ans, employée à l’aéroport de Roissy, est morte écrasée entre deux bus, lundi 13juillet. Elle travaillait chez Samsic comme régulatrice de bus du côté des pistes. Hafida était une militante de la CGT, connue pour son engagement et son dévouement, toujours prête à venir en soutien aux travailleurs en grève dans les multiples entreprises de la zone aéroportuaire où l’exploitation est féroce. Aux dernières élections municipales, elle avait aussi accepté d’être sur la liste de Lutte ouvrière à Aulnay, où elle habitait.

En apprenant sa mort, le sentiment partagé par ceux qui la connaissaient, comme par tous les travailleurs du site qui connaissent la rapacité patronale, était que « personne ne devrait perdre sa vie en allant travailler ! » Avant même que l’enquête ne révèle, peut-être, d’ici plusieurs mois, les conditions et les causes exactes de l’accident, chacun sait bien que la dégradation générale des conditions de travail fait courir de plus en plus de risques à tous.

Pour les travailleurs, assurer leur sécurité est un combat de tous les jours. En avril dernier, une centaine de salariés de Samsic Airport Shuttle One, filiale du groupe où travaillait Hafida, avaient d’ailleurs fait grève pour dénoncer les conditions de sécurité : vétusté des bus, vitres cassées, pneus lisses… Les véhicules qui roulent côté piste sont considérés comme de simples « engins » : cela permet aux patrons de ne pas payer les taxes sur l’essence, d’échapper aux obligations sur les permis de conduire et, surtout, de négliger l’entretien des véhicules.

Par manque de personnel, Hafida, qui était régulatrice, devait aussi faire elle-même le plein d’essence. C’est à cette occasion qu’elle est sortie de son bus, qui s’est mis à reculer et l’a écrasée.

En juillet2022, une travailleuse de lentreprise de nettoyage Lady Bird était décédée, également renversée par un véhicule. Quelques mois plus tard, un chauffeur intérimaire s’était retourné avec son bus, alors qu’il en était à sa 24e heure de travail consécutive ! À travers le pays, on compte plus de cent blessés et deux morts au travail par jour, et la plateforme de Roissy n’échappe pas à ce scandale.

Hafida se battait au quotidien pour aider les travailleurs autour d’elle à s’organiser contre l’exploitation. Le meilleur hommage à lui rendre, c’est de continuer son combat, comme l’ont dit des dizaines de ses camarades lors d’un rassemblement pour elle, exprimant leur tristesse et leur colère.

dimanche 17 mai 2026

Travail : l'exploitation tue

 

2024 : 764 travailleurs morts d’un accident de travail

 

 

Un apprenti de 18 ans vient de mourir au travail dans une pépinière à Orange en effectuant une manœuvre de déchargement d’un motoculteur. Le mois dernier déjà, deux jeunes étaient morts au travail, l’un lycéen de 15 ans écrasé sur un chantier, l’autre de 22 ans tombé dans un hachoir d’une usine Lustucru.

         La soif de profit et les pressions patronales pour travailler toujours plus et plus vite au mépris de la sécurité sont en cause. Et les jeunes sont les premières victimes car les plus exposés aux pressions. D’ailleurs en 2024, selon la Sécurité sociale, 764 travailleurs sont morts d’un accident de travail en France : plus de 2 par jour ! Et l’avidité patronale peut compter sur l’inaction complice du gouvernement.