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dimanche 17 mai 2026

Travail : l'exploitation tue

 

2024 : 764 travailleurs morts d’un accident de travail

 

 

Un apprenti de 18 ans vient de mourir au travail dans une pépinière à Orange en effectuant une manœuvre de déchargement d’un motoculteur. Le mois dernier déjà, deux jeunes étaient morts au travail, l’un lycéen de 15 ans écrasé sur un chantier, l’autre de 22 ans tombé dans un hachoir d’une usine Lustucru.

         La soif de profit et les pressions patronales pour travailler toujours plus et plus vite au mépris de la sécurité sont en cause. Et les jeunes sont les premières victimes car les plus exposés aux pressions. D’ailleurs en 2024, selon la Sécurité sociale, 764 travailleurs sont morts d’un accident de travail en France : plus de 2 par jour ! Et l’avidité patronale peut compter sur l’inaction complice du gouvernement.

mardi 5 mai 2026

Morts au travail : propositions honteuses du ministre

 

Mépris et cynisme

 

 

Le 17 avril, un intérimaire de 22 ans travaillant chez Lustucru est mort, après être tombé dans un laminoir. Le même jour un collégien de 15 ans mourrait durant son stage d'observation, écrasé par un chariot élévateur. À la suite de ces drames, Farandou, ministre du Travail, s'est senti obligé de réagir, mais sans égratigner le patronat : il propose de mettre un signe distinctif sur le casque des stagiaires, intérimaires ou apprentis.

L'exploitation des travailleurs se fait dans le sang et la sueur. En 2024, 1297 d'entre eux ont perdu la vie au travail. Des dizaines de milliers restent handicapés ou malades suite aux accidents du travail. Qu’est-ce un « A » sur le casque aurait changé ? Farandou n'a que mépris pour les victimes de l'exploitation patronale.

samedi 25 avril 2026

Accidents du travail : les jeunes en première ligne

 Accidents du travail : les jeunes en première ligne

La même semaine deux jeunes travailleurs sont morts sur leur lieu de travail.

Publié le 22/04/2026

Le 17 avril, un lycéen de quinze ans, en stage dans une entreprise du BTP dans le Gard, a été écrasé sur son chantier par un chariot élévateur. Dans la nuit du 17 au 18avril, un intérimaire de 22 ans travaillant de nuit dans lusine Lustucru de Saint-Genis-Laval, est tombé dans un hachoir et a été retrouvé mort vers 23heures.

Quels que soient les résultats des enquêtes menées sur ces deux accidents, ces deux morts atroces, insupportables pour leurs proches, s’ajoutent à une liste trop longue.

Les accidents du travail touchent, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), 2,5 fois plus les jeunes de moins de 25 ans. Dans le journal de la CGT, La Vie ouvrière, des responsables syndicaux rappellent que l’accompagnement des apprentis en formation et des intérimaires par un travailleur expérimenté est de plus en plus négligé par des patrons qui poussent à la rentabilité : à l’usine Lustucru, le syndicat avait alerté sur des dysfonctionnements et des problèmes de sécurité.

Augmentation des cadences, hausse de l’intérim et des contrats CDD, conditions de travail dégradées, sous- traitance : la pression au travail pousse à prendre des risques. Les patrons sont bien secondés par le gouvernement : ce dernier diminue régulièrement le nombre d’inspecteurs du travail qui sont censés se charger chacun du sort de 12 000 salariés ! Les comités hygiène et sécurité ont été supprimés en 2020. Et, dans l’Union européenne, la France continue à battre des records pour l’insécurité au travail.

Tout est fait pour que le travail continue à tuer tous les jours.

                                                   Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière n°3012)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 25 avril, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 26 avril :  et de 11 h. à midi marché Héloïse.

mercredi 22 avril 2026

Jeunes stagiaires morts à l’usine, une usine qui a tué 764 travailleurs en 2024

 

Une exploitation qui tue

 

 

Un élève de 15 ans qui faisait un stage de quinze jours en entreprise a été tué par un chariot élévateur. En un an, il est le quatrième adolescent tué pendant un période de stage. La jeunesse de la victime rend cette tragédie encore plus révoltante.

         Mais, le chantier ou l'usine sont autant de champs de bataille qui, en 2024, ont fait 764 morts, sans parler des fonctionnaires, des agriculteurs et indépendants. Des très, très jeunes élèves de troisième, de CAP, bac pro, etc., sont contraints de rejoindre ce front sous prétexte de formation. Ils font surtout connaissance avec l'exploitation, et l'exploitation tue.