Accidents
du travail : les jeunes en première ligne
La même semaine deux jeunes
travailleurs sont morts sur leur lieu de travail.
Publié le 22/04/2026
Le 17 avril, un lycéen de
quinze ans, en stage dans une entreprise du BTP dans le Gard, a été écrasé sur
son chantier par un chariot élévateur. Dans la nuit du 17 au 18 avril, un
intérimaire de 22 ans
travaillant de nuit dans l’usine
Lustucru de Saint-Genis-Laval, est tombé dans un
hachoir et a été retrouvé mort vers 23 heures.
Quels que soient les résultats
des enquêtes menées sur ces deux accidents, ces deux morts atroces,
insupportables pour leurs proches, s’ajoutent à une liste trop longue.
Les accidents du travail
touchent, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS),
2,5 fois plus les jeunes de moins de 25 ans. Dans le journal de la
CGT, La Vie ouvrière, des responsables syndicaux rappellent que
l’accompagnement des apprentis en formation et des intérimaires par un
travailleur expérimenté est de plus en plus négligé par des patrons qui
poussent à la rentabilité : à l’usine Lustucru, le syndicat avait alerté
sur des dysfonctionnements et des problèmes de sécurité.
Augmentation des cadences, hausse
de l’intérim et des contrats CDD, conditions de travail dégradées, sous-
traitance : la pression au travail pousse à prendre des risques. Les patrons
sont bien secondés par le gouvernement : ce dernier diminue régulièrement le
nombre d’inspecteurs du travail qui sont censés se charger chacun du sort de 12
000 salariés ! Les comités hygiène et sécurité ont été supprimés en 2020.
Et, dans l’Union européenne, la France continue à battre des records pour
l’insécurité au travail.
Tout est fait pour que le travail
continue à tuer tous les jours.
Sylvie Maréchal (Lutte ouvrière
n°3012)
Les prochaines permanences et rendez-vous
prévus à Argenteuil :
-Aujourd’hui
samedi 25 avril, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;
-de 11h.
à midi marché de la Colonie ;
-dimanche
26 avril : et de 11 h. à midi
marché Héloïse.