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mercredi 19 août 2026

Intérêts de la dette : par ici la monnaie !

Intérêts de la dette : par ici la monnaie !

Depuis le début de l’année, l’État a dépensé 34,5milliards deuros en intérêts de la dette, environ 5milliards de plus que durant le premier semestre 2025, en hausse de près de 19 % en un an.

Publié le 12/08/2026

 

Cette charge va encore s’alourdir dans les mois à venir : à la fin de 2026, l’État devrait avoir consacré autour de 60milliards deuros au paiement des intérêts de sa dette, soit presque autant que les crédits alloués cette année à lenseignement scolaire (hors paiement des pensions de retraite).

Comme tous les États, la France emprunte en permanence sur les marchés financiers, auprès de banques, de compagnies d’assurances, de fonds d’investissement, de fonds de pensions et d’autres investisseurs. Le cumul de ces emprunts depuis des décennies a alimenté une dette colossale, en fait impossible à solder, qui atteignait fin mars 3 536milliards deuros, l’équivalent denviron 1,2 fois la richesse produite par le pays en une année entière. Une grande partie des nouveaux emprunts sert donc simplement à rembourser les titres de dette arrivant à échéance. Par exemple, cette année, 176milliards deuros de dette à moyen et long terme arrivent à échéance ; pour les rembourser et financer son nouveau déficit prévisionnel denviron 125milliards deuros, l’État prévoit de lever un peu plus de 300milliards sur les marchés.

Or, ces emprunts se font actuellement à des taux particulièrement favorables aux créanciers : les conséquences économiques de la guerre au Moyen- Orient et les incertitudes commerciales et financières ont fait remonter les taux d’intérêt. Des emprunts anciens, contractés à des taux faibles il y a plusieurs années, arrivent à échéance et doivent être remplacés par de nouveaux emprunts à 3 ou 4 %. En effet, plus les prêteurs considèrent que les risques augmentent, plus ils exigent un profit élevé pour avancer leurs capitaux. Les États se retrouvent ainsi sous la pression permanente des marchés financiers, dont ils dépendent pour refinancer leur dette.

Des dizaines de milliards d’euros du budget public, c’est-à-dire des impôts prélevés sur le travail et les achats de tout un chacun, sont ainsi versés chaque année sous forme d’intérêts à de grands groupes financiers. Et la nécessité de réduire la dette est ensuite brandie par les responsables politiques pour imposer des restrictions sur les dépenses utiles à la population, écoles, hôpitaux, infrastructures de transport, etc. C’est ainsi que le parasitisme d’une poignée prospère grâce aux sacrifices imposés aux classes populaires.

                                               Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3028)

 

jeudi 6 août 2026

La dette, la dette, ce n'est pas la dette des travailleurs !

 

Leur campagne s’accélère pour nous mettre en condition.

 

 


Au premier semestre, le déficit de l’État s’est aggravé de 106,8 milliards d’euros, soit une hausse de 6,4 % par rapport au premier semestre de l’année dernière. Sa dette, l’État la creuse en subventionnant à fonds perdus le grand patronat et en dépensant sans compter pour l’armement. 

Ce déficit sert de prétexte au gouvernement comme à chaque fois, pour imposer de nouveaux sacrifices aux classes populaires, en particulier en faisant des économies sur les services publics utiles à la population. Les travailleurs devront s’y opposer !

dimanche 28 juin 2026

Dette de l’État : au grand patronat de payer

 

Il a largement de quoi payer

 

 

Les banques sont vraiment contentes


Les intérêts de la dette de l'État dépasseront les 77 milliards d’euros en 2026, soit 12 milliards de plus que l’an dernier. Ce poste devient le premier du budget de l’État, devant celui de l’Éducation. Il représente une manne pour les financiers qui pompent ainsi directement dans les caisses de l’État.

En dépassant les 200 milliards d’aides publiques, les cadeaux au grand patronat ont creusé le déficit et alimenté la dette.

La dette profite entièrement aux capitalistes. C’est à eux de payer, pas aux classes populaires.