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dimanche 26 octobre 2025

Logement : un ministre contre les locataires

 Logement : un ministre contre les locataires

 

Vincent Jeanbrun, ministre du Logement du deuxième gouvernement Lecornu, se distingue par un goût particulier pour les affaires immobilières.

Publié le 22/10/2025

Ancien maire de l’Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne, il est visé depuis septembre2021 par une enquête préliminaire pour « favoritisme » lors d’une opération immobilière dans un quartier. En 2024, une autre enquête judiciaire a été ouverte contre lui pour prise illégale d’intérêts, concussion et détournements de fonds publics, car il a fait loger son directeur et son chef de cabinet dans des pavillons appartenant à un syndicat intercommunal qu’il préside, pour un loyer très inférieur au prix du marché.

Devenu député, Jeanbrun a préparé un projet de loi pour permettre que les logements HLM soient vendus et intègrent le parc des logements privés quelques années après leur construction ou même après une simple réhabilitation.

La présence de Jeanbrun dans un gouvernement sera peut-être éphémère, mais cela peut tout de même lui laisser le temps de sévir. Ainsi, Guillaume Kasbarian, en poste seulement de février à septembre 2024, avait tout de même eu le temps de faciliter les expulsions locatives et, depuis son départ, les effets continuent à se faire sentir.

                                                   Jean Sanday (Lutte ouvrière n°2986)

vendredi 17 octobre 2025

Lecornu devant l’Assemblée : soulagement parlementaire

 Lecornu devant l’Assemblée : soulagement parlementaire

Mardi 14 octobre, annonçant le programme de son gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a « suspendu » en l’état la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027, répété qu’il n’utiliserait pas l’article 49-3, et évoqué un encadrement fiscal sur une toute petite partie des grandes fortunes.

Publié le 15/10/2025

 

 

Ces deux engagements et cette vague promesse devaient permettre, jeudi 16 au matin, à tout ou partie des députés PS de ne pas voter la motion de censure déposée par LFI, et donc au gouvernement de survivre. C’est du moins ce qu’on pouvait comprendre du discours de Boris Vallaud pour le PS. Ce recul, sur une mesure rejetée par l’écrasante majorité des travailleurs et combattue par des millions d’entre eux, n’est pourtant qu’une cuillérée de miel dans un tonneau de fiel.

Certes, les macronistes prétentieux et méprisants, à commencer par le Président lui-même, ont dû manger une partie de leur chapeau. Certes, la droite qui exige la retraite à 67 ans doit également en rabattre provisoirement sur le sujet. Certes, tous ces gens qui claironnent depuis des années que voler deux, puis quatre ans de vie aux travailleurs serait la seule façon d’équilibrer les comptes du pays, ont dû se déjuger.

La suspension, dont le « coût » serait de 400 millions d’euros pour 2026, serait compensée, à l’euro près, par une mesure d’économie aux dépens, évidemment, de la population. Pour le reste, y compris face à l’accumulation de fortunes insolentes réalisées en pillant les fonds publics, Lecornu promet la continuité. Les attaques contre la Sécurité sociale, l’augmentation du budget militaire, les économies sur les services publics utiles à la population et tout ce qu’exige le grand patronat pour le maintien de ses profits, quoi qu’il en coûte aux travailleurs, tout cela est à son programme.

Face aux motions de censure, de LFI et du RN, Lecornu tient s’il obtient qu’une majorité de députés ne les vote pas. C’est acquis du côté du centre, au gouvernement depuis huit ans. La droite, qui craint la dissolution et donc le retour devant des électeurs qui lui préfèrent de plus en plus le RN, ne censurera pas non plus, même si chacun sait qu’il s’agit seulement de conserver les prébendes de ses élus. Le PS, qui n’a pas trop envie non plus de nouvelles élections, ne voulait pas se vendre pour rien et peut se contenter de pas grand-chose, d’où la suspension de la réforme des retraites et le discours de Boris Vallaud. Invoquant le fascisme à nos portes et la vie quotidienne des travailleurs, il a fini, à demi-mot, par appeler ses camarades à ne pas censurer Lecornu.

Lecornu a répété, à chaque paragraphe « le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez », signifiant par là une « rupture » par rapport aux huit années de macronisme jupitérien. Mais débattre et décider de la politique nécessaire à la classe dirigeante n’est pas une rupture, c’est la fonction des institutions de la République depuis qu’elle existe.

                                                      Paul Galois (Lutte ouvrière n°2985)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 17 octobre :

-de 16 h. à 16 h.30, marché du quartier du Val-Nord ;

-puis carrefour Babou, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 18 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix         ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan ;

-dimanche 19 octobre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 20 octobre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

mercredi 7 mai 2025

Rythmes scolaires : nouveau gadget présidentiel

Les bavards, au piquet

 


Macron lance une « convention citoyenne » sur les rythmes scolaires pour discuter des horaires d’école, de la durée et de la date des vacances scolaires… Tout, sauf l’essentiel, car pour assurer une éducation correcte à tous, il faut des embauches et des moyens.

         À défaut de mettre fin à la politique d’économies aux dépens de l’école de ce gouvernement et des précédents, Macron organise une nouvelle séquence de bavardages. La note qu’il mérite est déjà connue : zéro pointé.

 

mardi 8 avril 2025

Investissements aux États-Unis et liberté des capitalistes de faire ce qu’ils veulent

 

Macron Comedy club

 


Macron et Lombard, ministre de l’Économie, ont demandé aux patrons français de suspendre leurs investissements aux États-Unis le temps qu’ils négocient avec Trump sur les tarifs douaniers, d’être solidaires et de « faire preuve de patriotisme ».

         Les dirigeants des grands groupes qui prévoient d’investir aux USA, comme CMA CGM, Stellantis et d’autres, ont dû bien rire. Ils ne sont bien sûr solidaires que de leurs profits présents et à venir.

         Macron le sait très bien ; son sketch vise à faire croire qu’il demande des efforts à tous, avant de présenter la note aux travailleurs.

vendredi 21 mars 2025

Guerres d’Algérie : les enfumades de la République

 Guerre d’Algérie : les enfumades de la République

Un documentaire intitulé « Algérie, sections armes spéciales », annoncé sur France 5 le dimanche 16mars à 23heures, a été déprogrammé et, bien que France Télévisions se défende de toute volonté de censure, le contexte politique actuel ny est peut-être pas pour rien.

Publié le 19/03/2025

Ce documentaire doit beaucoup à la ténacité d’un historien, Christophe Lafaye, et d’une réalisatrice, Claire Billet, qui enquêtent depuis des années sur l’utilisation des armes chimiques par l’armée française pendant la guerre d’Algérie.

Basé sur les témoignages de survivants algériens et de soldats français, il est implacable. Confronté au régime des « archives incommunicables à perpétuité », le faux nez du secret-défense, l’historien s’est heurté à de nombreuses obstructions. Malgré cela, il apporte les preuves incontestables que le gouvernement du socialiste Guy Mollet avait, au printemps 1956, autorisé l’utilisation d’armes chimiques contre les combattants de l’Algérie indépendante. Des unités militaires spéciales avaient été créées dans ce but avec des appelés du contingent. Une fois les premières opérations approuvées par l’état-major, l’utilisation d’armes chimiques s’était généralisée, en particulier à partir de 1959 quand l’armée française intensifia les bombardements et les déplacements de populations.

Ces armes chimiques, grenades ou barils, étaient destinées à piéger et intoxiquer les combattants du FLN réfugiés ou cachés dans des grottes. Des villageois, notamment des enfants, avaient aussi été pris au piège. Les entrées de ces refuges étaient souvent détruites à l’explosif, condamnant leurs occupants à respirer une atmosphère empoisonnée.

L’armée française appliquait les mêmes sales méthodes qui avaient prévalu au moment de la conquête, lors des enfumades. L’historien a répertorié 440 sites où furent utilisées des armes chimiques, mais il estime qu’ils furent au total entre 8 000 et 10 000, pour un nombre de victimes qui reste inconnu.

La République française était signataire depuis 1925, et même la première signataire, dit-on, de la convention de Genève interdisant l’utilisation des armes chimiques. Cela n’empêcha pas la IVe puis la VeRépublique d’user de toutes les armes disponibles, jusqu’au napalm et à la torture systématisée, pour étouffer la révolte du peuple algérien.

« Algérie, sections armes spéciales » est une dénonciation des méthodes de la République française et de son armée. Si l’on se fie aux engagements de France Télévisions, il devrait finalement être diffusé avant le mois de juin. Il est d’ores et déjà visible en replay sur France 5.

                                                         Boris Savin (Lutte ouvrière n°2955)

 

 https://www.france.tv/france-5/la-case-du-siecle/7025014-algerie-sections-armes-speciales.html

 


Samedi 22 mars

Manifestation

Paris : Manifestation contre le racisme et l'extrême droite

à 14h00

Lutte ouvrière participera à la manifestation du 22 mars contre le racisme et l'extrême droite.

A Paris, le rendez-vous de la manifestation est à 14h à République.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui vendredi 21 mars, de 15 h.30 à 16 h.15, marché du Val ;

-de 16 h.45 à 17 h.30 entrée de la mairie,

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 22 mars : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux,

-de 10 heures 30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 23 mars, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 24 mars, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.