Lidl :
la culture du profit
Publié le 17/06/2026
Le 9 juin, le géant de la
grande distribution Lidl a réuni 3 800 cadres à l’Accor Arena de Bercy à
Paris, pour présenter la stratégie du groupe
La direction a accueilli les
cadres d’un : « Si vous n’adhérez pas au projet, vous pouvez partir ».
Précédemment, au mois de mai, Lidl avait signé un accord avec Paris La Défense
Arena, la plus grande salle de spectacle couverte d’Europe. Ce partenariat,
négocié à coups de millions d’euros, permettra à Lidl de devenir le «
supermarché officiel » de la salle, de s’y afficher partout et d’intégrer
les places de spectacles au programme fidélité de son application.
Dans sa communication, Lidl
assure que grâce à ce partenariat, « 15 millions de Français ont
désormais le pouvoir de vibrer plus fort ». Mais dans les entrepôts et les
rayons ou derrière les caisses, c’est plutôt l’exaspération qui fait vibrer les
travailleurs. Lidl France fait partie du groupe Schwarz, dont le propriétaire,
Dieter Schwarz, est le plus riche des capitalistes allemands, sa fortune frôle
les 58 milliards d’euros. Mais pour les travailleurs, les salaires sont
bas, la charge de travail est élevée à cause du sous-effectif et ils subissent
le mépris permanent des cadres.
Alors que l’entreprise débourse
des millions pour que son nom s’affiche en gros dans une salle de spectacle, la
prime d’intéressement annuelle des salariés n’a cessé de baisser. Ses
dérisoires 1 200 euros étaient déjà tombés à 800 euros l’an dernier,
pour se résumer à 200 euros cette année ! Quant à la prime de participation,
cela fait des années qu’elle n’existe plus. Pour les travailleurs, il n’y a
vraiment rien à applaudir dans ce spectacle patronal.
Correspondant LO (Lutte ouvrière
n°3020)