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jeudi 23 avril 2026

Édition : Bolloré impose sa loi

 Édition : Bolloré impose sa loi

Prétextant un différend sur la date de sortie du prochain livre de Boualem Sansal, Vincent Bolloré, qui possède Hachette et sa filiale Grasset, a décidé de licencier le directeur de celle-ci, Olivier Nora, en poste depuis vingt-six ans.

Publié le 22/04/2026

 

Bolloré contrôle déjà les chaînes du Groupe Canal+ (C8, Canal+, CNews, CStar), l’éditeur Editis, les radios Europe 1 et RFM, ou encore Télé-Loisirs, Geo, Gala, Voici, Femme actuelle, Capital, et Le Journal du dimanche. Certains de ces médias sont déjà des porte-voix des idées d’extrême droite et Bolloré n’a pas hésité à limoger ceux qui n’étaient pas assez dociles à son gré. Les journalistes du JDD avaient fait grève pendant 40 jours pour refuser la nomination de Geoffroy Lejeune à la tête du journal, ce dernier ayant été condamné pour injure raciste peu de temps auparavant.

L’éviction d’Olivier Nora a suscité la colère de nombre d’écrivains édités par Grasset : 170 d’entre eux ont affirmé vouloir quitter la maison d’édition. Si certains de ces écrivains sont connus pour leurs opinions hostiles à l’extrême droite, on peut raisonnablement sourire de la rébellion d’autres comme Bernard Henri Lévy et Alain Minc. Mais Grasset va certainement perdre des plumes au propre comme au figuré, parce que ces écrivains sont connus.

Bolloré traite ces départs avec mépris, dénonçant « une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient » comme s’il appartenait au bas peuple. Le fait que le chiffre d’affaires de sa maison d’édition risque de baisser n’est pas un problème pour ce milliardaire. À travers ses médias, comme sa maison d’édition, il tient à promouvoir un certain nombre d’idées : la littérature est le cadet de ses soucis et il éditera certainement le prochain livre de Bardella ou de Sarkozy.

La réaction des écrivains qui refusent d’être sous le contrôle de cet homme d’extrême droite est compréhensible, mais cela ne règlera pas le problème de la mainmise du milliardaire sur les médias ou l’édition. Il faut prendre le mal à la racine : que Bolloré, Arnault, Bouygues, Saadé soient les propriétaires de ces médias, leur donne le pouvoir de décider de tout, en particulier celui de promouvoir la montée des idées d’extrême droite.

Combattre l’extrême droite, c’est aussi combattre la mainmise des capitalistes sur la société et l’exploitation qu’elle entraîne.

                                                 Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3012

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 24 avril, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 25 avril, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 26 avril :  et de 11 h. à midi marché Héloïse.

dimanche 19 avril 2026

Cosmétiques : attention danger

 

Y’en vraiment marre de risquer le cancer

 

 

La Commission européenne, et derrière elle les gouvernements, a cédé devant les capitalistes et autorisé les industriels à utiliser pour au moins les cinq prochaines années des substances cancérigènes dans les cosmétiques.

         Une fois de plus les profits de quelques-uns passent avant notre santé.

         Des apprentis-sorciers, voire des assassins.

 

vendredi 10 avril 2026

TotalEnergies, profiteur de guerre

Les profiteurs de guerre : TotalEnergies

En pariant sur la fermeture du détroit d’Ormuz, la division «trading» (spéculation) de TotalEnergies a réalisé un profit de guerre exceptionnel denviron un milliard de dollars en quelques semaines.

Publié le 08/04/2026

 


Dès les premiers jours des bombardements américains et israéliens, cette filiale du groupe pétrolier basée à Genève appelée ­Totsa, a acheté la majeure partie des cargaisons de pétrole brut du Moyen-Orient qui devaient être livrées en mai. Ses traders anticipaient la flambée à venir des cours boursiers, qui s’est produite ensuite, lorsque le détroit d’Ormuz a été bloqué. Totsa a alors revendu au prix fort ce pétrole indispensable à l’économie de plusieurs pays d’Asie.

C’est par déduction que la presse économique a compris la manoeuvre et pu la rendre publique: le trust lui-même na rien divulgué. Telle est une des conséquences du secret commercial. Dans le monde capitaliste, des ressources essentielles pour les populations du monde, telles que le pétrole pour l’énergie ou le blé pour l’alimentation, deviennent des produits boursiers qui s’achètent et se vendent sur des places financières, à des milliers de kilomètres de leur lieu de production ou d’utilisation. Ces ressources sont alors soumises aux aléas de la spéculation dans l’opacité la plus totale.

Toujours d’après la presse économique, cette opération aurait été facilitée par l’implantation de TotalEnergies au Moyen-Orient. Cette entreprise, fleuron de l’impérialisme français, y réaliserait environ un tiers de sa production mondiale d’hydrocarbures et bénéficie de nombreuses relations avec les dirigeants locaux. Au Qatar, elle est même le premier partenaire étranger de la compagnie nationale, qui exploite le gisement gazier North Dome-South Pars, le plus grand du monde.

Cette implantation remonte aux lendemains de la Première Guerre mondiale, lorsque le dépeçage de l’ancien empire ottoman permit aux capitalistes anglais et français de mettre la main sur de nombreux gisements, en Irak et dans le Golfe. La Compagnie française des pétroles, (CFP), l’un des deux ancêtres de TotalEnergies, s’installa au Qatar en 1935 et à Abou Dhabi en 1939.

En matière de profits de guerre, TotalEnergies n’en est pas à son coup d’essai. L’entreprise a réalisé le bénéfice le plus élevé de son histoire en 2023, avec 21milliards deuros. Ce record était largement la conséquence de la flambée du cours du pétrole ayant suivi la guerre en Ukraine. S’enrichir sur le sang et la mort des populations en guerre, ainsi que sur le racket de celles qui ne sont pas en guerre mais ont besoin d’énergie au quotidien, est d’ailleurs le fonds de commerce de tous les trusts pétroliers.

La réquisition immédiate de ces profits de guerre et l’expropriation de ces trusts ne seraient que justice.

                                    Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°3010)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 10 avril, de 15 heures 30 à 16 heures 30, marché du Val-Nord,

Et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 11 avril, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 

 

 

jeudi 2 avril 2026

Licenciements : Nestlé, toujours plus de licenciements et de profits

 

9 milliards de profit ? C’est pas assez !

 

 

La direction de Nestlé a annoncé la suppression de 180 emplois en France dans des secteurs supports comme les services achat ou logistique. Cela fait partie d’un plan bien plus vaste de 16 000 suppressions de postes dans le monde.

         Le géant suisse de l’agroalimentaire a fait 9 milliards d’euros de bénéfices l’année dernière. Il a donc largement de quoi maintenir les emplois et les salaires qui vont avec. Mais faire faire le travail par moins de salariés, ce sont des profits supplémentaires à la clef.