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jeudi 13 août 2026

EasyJet : vautour capitaliste

 

Entre les pirates capitalistes et les autres : du papier à cigarettes

 

 

Le syndicat des pilotes de lignes (SNPL) dénonce le recrutement par EasyJet de pilotes sous statut d’auto-entrepreneurs à Marrakech. Ils seraient recrutés via une société d'emploi aéronautique établie en Irlande et mis à la disposition d'EasyJet. Le statut est celui de « contractor », un terme anglophone employé pour désigner les prestataires indépendants.

Économiser sur les salaires, quel que soit le poste, est une des sources du profit capitaliste.

samedi 25 juillet 2026

Aéroport de Roissy (95) : Une mort révoltante

 

Hafida Drici, 53 ans, employée à l’aéroport de Roissy, est morte écrasée entre deux bus, lundi 13 juillet. Elle travaillait chez Samsic comme régulatrice de bus du côté des pistes. Hafida était une militante de la CGT, connue pour son engagement et son dévouement, toujours prête à venir en soutien aux travailleurs en grève dans les multiples entreprises de la zone aéroportuaire où l’exploitation est féroce. Aux dernières élections municipales, elle avait aussi accepté d’être sur la liste de Lutte ouvrière à Aulnay, où elle habitait.

En apprenant sa mort, le sentiment partagé par ceux qui la connaissaient, comme par tous les travailleurs du site qui connaissent la rapacité patronale, était que « personne ne devrait perdre sa vie en allant travailler ! » Avant même que l’enquête ne révèle, peut-être, d’ici plusieurs mois, les conditions et les causes exactes de l’accident, chacun sait bien que la dégradation générale des conditions de travail fait courir de plus en plus de risques à tous.

Pour les travailleurs, assurer leur sécurité est un combat de tous les jours. En avril dernier, une centaine de salariés de Samsic Airport Shuttle One, filiale du groupe où travaillait Hafida, avaient d’ailleurs fait grève pour dénoncer les conditions de sécurité : vétusté des bus, vitres cassées, pneus lisses… Les véhicules qui roulent côté piste sont considérés comme de simples « engins » : cela permet aux patrons de ne pas payer les taxes sur l’essence, d’échapper aux obligations sur les permis de conduire et, surtout, de négliger l’entretien des véhicules.

Par manque de personnel, Hafida, qui était régulatrice, devait aussi faire elle-même le plein d’essence. C’est à cette occasion qu’elle est sortie de son bus, qui s’est mis à reculer et l’a écrasée.

En juillet 2022, une travailleuse de l’entreprise de nettoyage Lady Bird était décédée, également renversée par un véhicule. Quelques mois plus tard, un chauffeur intérimaire s’était retourné avec son bus, alors qu’il en était à sa 24e heure de travail consécutive ! À travers le pays, on compte plus de cent blessés et deux morts au travail par jour, et la plateforme de Roissy n’échappe pas à ce scandale.

Hafida se battait au quotidien pour aider les travailleurs autour d’elle à s’organiser contre l’exploitation. Le meilleur hommage à lui rendre, c’est de continuer son combat, comme l’ont dit des dizaines de ses camarades lors d’un rassemblement pour elle, exprimant leur tristesse et leur colère.

lundi 4 août 2025

Argenteuil, nuisances aériennes : des habitants du Val-d'Oise peut-être écoutés mais certainement pas entendus

 

Halte à ces conséquences graves sur la santé

 

 

Il y a un mois une rencontre a eu lieu à Ézanville (Val-d'Oise), entre des habitants et des représentants de l’organisme de « concertation »  d'Aéroports de Paris. Les premiers ont pu dénoncer les nuisances sonores de plus en plus insoutenables qu’ils subissent.

Certes, les habitants d’Argenteuil ne sont pas dans la situation aussi dramatique que ceux de communes directement impactées par le décollage et l’atterrissage d’avions de plus en plus nombreux, mais surtout l’été et aux périodes de grand départ, ils supportent également des désagréments sonores inacceptables.

Surtout la nuit. J’ai en mémoire la semaine passée avoir été réveillé à 4 h.27 par le bruit d’un avion qui circulait à basse altitude.

La municipalité d’Argenteuil a adhéré en mai 2024 à l’Advocnar (Association de défense du Val-d’Oise contre les nuisances aériennes), qui demande un plafonnement du nombre de mouvements à 440 000 par an, ainsi qu’un couvre-feu de 22h à 6h. Une adhésion certes, mais depuis, plus de nouvelle.

Chaque année, la pollution sonore aérienne a des conséquences majeures négatives sur la santé, avec en particulier des risques cardio-vasculaires, accrus par les vols de nuit. DM