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mardi 28 avril 2026

Éducation à Marseille : un inspecteur la bavure

 

Un qui a raté sa voie

 

 


Un inspecteur d’académie, regrettant certainement une carrière d’inspecteur de Police, a pris des lycéens en photo lors d’un rassemblement contre la baisse des heures de cours dans l’enseignement. Il a ensuite fait identifier les élèves par des chefs d’établissement et a envoyé des courriers aux parents pour rappeler l’« obligation d’assiduité » des dits lycéens.

Ne nous laissons pas intimider par ces méthodes policières. L’école n’est pas une caserne !

dimanche 12 avril 2026

Éducation nationale : à l’heure de l’austérité

 Éducation nationale : à l’heure de l’austérité

Les salariés de l’Éducation nationale étaient en grève mardi 31mars contre la suppression de 4 000 postes denseignant. Le nombre de grévistes était important, tant le mécontentement est grand, dans le premier comme dans le second degré. De nombreuses écoles sont restées fermées.

Publié le 08/04/2026

En Seine-Saint-Denis, ces suppressions de postes se traduisent par la fermeture de 296 classes, contre seulement 115 ouvertures. Pour la seule ville de Saint-Denis, 34 fermetures de classes sont projetées. Ce département est pourtant déjà sinistré puisqu’un élève y perd en moyenne une année d’études par rapport à la moyenne nationale, faute de remplaçants. Ces élèves sans professeurs pourront continuer à s’entasser dans des classes surchargées.

Le ministre de l’Éducation nationale prétend répondre ainsi à la baisse démographique mais c’est un gros mensonge. En dix ans, les gouvernements successifs ont supprimé 10 000 postes dans le secondaire alors que le nombre de collégiens et de lycéens augmentait de 25 000. Les différents ministres manipulent l’argument démographique toujours dans un seul but : retirer des moyens à l’éducation.

Dans les classes, la situation s’aggrave. Dans le primaire, les effectifs qui avaient un temps diminué dans les zones d’éducation prioritaire augmentent de nouveau, et c’est pire dans les autres secteurs. Faute d’enseignants, de nombreuses classes de niveaux différents sont regroupées, détériorant encore les conditions d’apprentissage. Dans les collèges et les lycées, les principaux et proviseurs se tournent vers les équipes pour leur demander de tailler dans les projets pédagogiques : doit-on supprimer le soutien en français ? Enlever une heure de langue ? Renoncer à dédoubler des travaux pratiques en physique- chimie ? C’est pour refuser ce type d’arbitrage que les enseignants se mettent en grève.

À cela s’ajoute la pénurie de personnel indispensable, comme les AESH, les infirmières et les assistantes sociales. Dans les banlieues populaires, elle est parfois dramatique : des élèves en grande précarité, sans logement, ne savent plus à qui s’adresser ; d’autres, dyslexiques par exemple, ne parviennent pas à monter des dossiers d’aide faute d’infirmière.

Toutes ces économies faites sur le dos des jeunes permettent notamment d’alimenter le budget des armées. Le gouvernement n’a pas pour priorité d’éduquer une jeunesse qu’il veut habituer au son du canon.

                                                            Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3010)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 

MDommarie@aol.com

 


 

jeudi 9 avril 2026

Argenteuil, fracture sociale, fracture scolaire

La lutte pour l’École publique, une lutte vers l’égalité

 

Le 31 mars à Cergy 

 

Le 7 avril devant la mairie d’Argenteuil

Sans rentrer dans le détail, les élections municipales ont marqué à Argenteuil le succès électoral d’un camp social. Pour l’essentiel, les quartiers à dominante petite-bourgeoise ont voté très majoritairement pour le maire sortant, les quartiers populaires pour ses opposants de « gauche ». C’est une réalité. L’affirmer, ce n’est pas rejeter les habitants de ces quartiers qui appartiennent souvent ou ont appartenu au monde du travail, de l’entreprise, des services, et de la fonction publique, souvent à des postes élevés de la hiérarchie sociale. Mais là n’est pas mon propos principal.

         Il est seulement de relever que cette situation se retrouve dans la structuration de deux Écoles sur la Ville, l’École publique et ses établissements des trois degrés, face à ceux de l’École privée, qu’ils relèvent de la commune ou de Sannois.

         Tout cela est certes relatif, et les établissements privés recrutent à la marge des enfants des milieux populaires. Cela se produit, parfois pas, ou avec difficulté. Quant à inscrire ses enfants à telle ou telle type d’école, cela n’est pas discutable, et relève du choix de chacun.

         Ce qui nous intéresse, c’est la situation actuelle de l’École publique sur la Ville. J’hésite sur les qualificatifs, mais en restant dans la modération, je dirai qu’elle est dans une situation très difficile.

         Ce sont les mobilisations des personnels relevant de l’Éducation nationale ou de la Ville de ces derniers jours qui m’ont incité à abordé le présent sujet : la journée de grève du 31 mars qui a une nouvelle fois mis en évidence le drame de l’intégration et de la situation scandaleuse des travailleuses AESH, et la mobilisation des personnels du service des Écoles d’Argenteuil avant-hier.

         Il faut arrêter la descente aux enfers de l’École publique. C’est une priorité d’autant plus dans une situation budgétaire où le gouvernement va faire encore payer davantage l’effort de guerre au prix du recul des services publics utiles à la population, celui d’Éducation au côté de celui de la Santé.

         Dans ce combat qu’il s’agit de développer, qu’ils relèvent de l’Éducation nationale ou de la Ville d’Argenteuil, les personnels, aux côtés des parents d’élèves des quartiers populaires, doivent se préparer à se trouver au coude-à-coude pour agir. DM

mercredi 1 avril 2026

Argenteuil, face aux reculs du service public d’éducation, face à la situation scandaleuse des AESH, préparer les luttes de demain et d’après-demain

Tous travailleuses et travailleurs, au sein d’un seul ensemble, le monde du travail

 

 

Plus de 200 personnes ont tenu hier matin une assemblée générale de grévistes à la Maison des syndicats de Cergy. Cette réunion a réuni des représentants de toutes les catégories de personnels de l’Éducation nationale, des enseignants mais aussi un certain nombre de travailleuses AESH.

         La revendication d’un véritable statut au sein du service public d’éducation pour ces travailleuses AESH, essentielles à l’intégration des élèves victimes de handicaps et à la sérénité des classes où elles agissent, était au cœur des échanges.

         Cette situation dramatique s’ajoute à tous les reculs et pressions qui empêchent que ce service public puisse au mieux remplir sa mission. Il est dans une situation de plus en plus calamiteuse, la descente aux enfers doit cesser.

         Les intérêts et revendications corporatistes n’ont plus de mise aujourd’hui pour sortir de l’ornière actuelle. Que les différents secteurs de l’Éducation se retrouvent ensemble pour affirmer que leur combat est celui des uns et des autres est la seule voie à emprunter. Tôt ou tard, il rejoindra celui de tous les travailleurs pour mettre un coup d’arrêt à l’offensive continue des dominants contre la condition ouvrière et le fonctionnement de la société tout entière. DM