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lundi 13 juillet 2026

Jeunesse et éducation : les stagiaires en danger

 Les stagiaires en danger

Le 2 juillet à Montlebon, dans le Doubs, un jeune de 16 ans a eu le bras happé par un malaxeur à béton. Il s’en est sorti avec de profondes entailles à l’avant-bras. Dans le cadre de sa formation en lycée professionnel, il effectuait un stage dans une entreprise du BTP.

Publié le 08/07/2026

Cet accident fait suite à plusieurs autres, dont certains mortels, comme pour ce jeune de 15 ans écrasé par un chariot élévateur en avril. En 2025, cinq mineurs ont perdu la vie à la suite d’accidents mortels durant un stage.

Une partie de ces jeunes sont en formation professionnelle. Même s’ils apprennent les notions de base sur la sécurité au travail, même si leur stage est encadré par une convention, faut-il encore que patron et tuteur la respectent et que le stagiaire soit véritablement encadré. C’est loin d’être toujours le cas.

De plus, depuis 2024, le gouvernement impose un stage de deux semaines aux lycéens de seconde, tandis que les collégiens de troisième effectuent un stage de cinq jours depuis 2005. Les jeunes de milieux populaires se retrouvent souvent sur des lieux de stage dangereux, et certains, quel que soit leur cursus, y laissent leur peau.

Après le drame d’avril, le gouvernement avait annoncé une mission flash qui n’a pas encore rendu ses conclusions. Sa réponse se limite à des mots creux sur le fait que la sécurité des jeunes est une priorité. Comme si une déclaration d’intention était un frein face à un monde du travail en sous-effectif chronique, où les cadences et la pression de l’exploitation sont toujours plus dures dans de nombreux secteurs.

                                                 Inès Rabah (Lutte ouvrière n°3023)

mardi 7 juillet 2026

Louis : crime horrible et monde barbare

Une Aide Sociale à l’Enfance à la dérive. Assez !

 

 


Des représentants de l’extrême droite utilisent la mort horrible du jeune Louis, battu à mort par cinq autres jeunes, pour exiger plus de « sévérité ».

         Si l’on ne connait pas le mobile des meurtriers, cette tragédie souligne surtout l’état catastrophique de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) dont dépendait la victime, ainsi que trois de ses meurtriers. Manque de moyens, absence de personnel qualifié, jeunes laissés à eux-mêmes la nuit, manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés… tout contribue à rendre plus durs et plus violents des jeunes déjà vulnérables. Aggraver les peines pour les mineurs n'y changera rien. C’est cette société qui préfère consacrer des milliards à l’armement plutôt qu’à élever ses enfants qu’il faut mettre en accusation.

 

mardi 23 juin 2026

Canicule, éducation : L’État n’a pas pour rôle de protéger la population. La preuve.

 

Ils s’en lavent les mains

 

 


Des parents qui fournissent des ventilateurs, qui peignent les baies vitrées de peinture blanche… Dans les écoles, où la température peut monter jusqu'à 35 ° dans les classes, les initiatives des familles tentent de pallier à l'incurie et à l'irresponsabilité des pouvoirs publics.

Le ministre de l'Education nationale se contente de fermer des écoles, obligeant les parents à se débrouiller pour la garde des enfants. Après le Covid, la même leçon se répète : l’État n’a pas pour rôle de protéger la population et c’est celle-ci qui doit trouver des solutions.

dimanche 21 juin 2026

Argenteuil, canicule, écoles, des mesures d’urgence s’imposent

Face à une semaine qui s’annonce catastrophique, ne pas rester les deux pieds dans le même sabot !

 


 

On commence à y voir un peu plus clair pour l’ensemble des jours de la semaine prochaine. Jusqu’à vendredi, la température va atteindre de 37 à à 39 degrés en journée.

         Une travailleuse d’un des ensembles scolaires de la Ville nous a dit qu’il n’y avait dans celui-ci que 4 classes climatisées pour 700 élèves, et seulement un ventilateur pour deux classes.

         La situation était difficile la semaine passée. Avec les températures prévues, cela devient mission totalement impossible.

 

         Un autre problème auquel sont confrontées de nombreuses écoles est le suivant. Des sorties scolaires étaient prévues les jours qui viennent. Sauf, qu’il n’est pas possible dans ces conditions de les assurer. Mais les prestations ont été payées. Pour qu’il y ait remboursement, des arrêtés préfectoraux ou municipaux les interdisant sont seuls susceptibles de le permettre.

         La municipalité est au pied du mur de ses responsabilités. Quelles décisions compte-t-elle prendre ?

         Certes c’est aux travailleurs du secteur et aux parents d’élèves d’imposer qu’elles se prennent dans les 24 heures qui viennent. DM