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jeudi 24 septembre 2026

Violences sexistes et sexuelles : des mots, toujours des mots…

 

Le compte n ‘y est pas

 

 


Lecornu se vante que, dans son prochain budget, 1,5 milliard d'euros sera consacré à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Il espère ainsi rendre sa soupe budgétaire plus digeste.

         Mais la manœuvre est grossière. Outre que la somme recouvre des dépenses déjà existantes, le compte n'y est pas puisque les associations estiment à au moins 3 milliards d'euros le minimum nécessaire pour financer leur action. Ce n'est pas la mer à boire, mais le gouvernement préfère combler Dassault et les galonnés de l'armée.  

vendredi 18 septembre 2026

Violences sexistes : l’entourloupe budgétaire

C’est la société qu’il faut profondément révolutionner

 

 

Lecornu promet que son budget 2027 comprendra 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles – manœuvre visant à gêner ses adversaires à l’Assemblée nationale, et à lui éviter la censure. Or les associations de défense des droits des femmes et des enfants soulignent que le chiffre annoncé par le Premier ministre recouvre des dépenses déjà existantes ou prévues.

         Au fond, ce ne sont pas des policiers et des juges en plus qui feront reculer les violences sexistes et sexuelles. Le problème n’est pas qu’ils soient mieux formés : ils sont formés en premier lieu pour défendre l’ordre bourgeois injuste.

         C’est la société qu’il faut profondément révolutionner pour en finir avec toutes les oppressions, sexistes et autres.

 

jeudi 10 septembre 2026

Tour Eiffel, quand la colère est là, préavis ou pas, la grève !

 Tour Eiffel : colère salutaire

Publié le 09/09/2026

Lundi 7 septembre, la tour Eiffel a fermé pour la journée : les travailleurs du site étaient en grève pour exprimer leur indignation après la décision d’écarter le personnel féminin durant une visite, le samedi précédent.

C’est la visite du monument par une délégation du BAPS, un groupe religieux proche du Premier ministre de l’Inde Modi, suprémaciste hindou et ultranationaliste, qui a entraîné la mise à l’écart des travailleuses. La délégation a en effet demandé une visite « limitant les interactions avec les femmes ». La direction, aux petits soins pour la clientèle, surtout quand il s’agit de dignitaires proches d’un gouvernement « ami de la France » et amateur de ses Rafale, s’est empressée de s’exécuter. Certaines travailleuses ont été priées de quitter leur poste et de se « cacher » dans les locaux de service, d’autres se sont vu refuser l’accès à la cantine. Un chef a accueilli une employée de boutique en lui disant « Tu ne devrais pas être là » !

Du côté des travailleurs, la réaction a été unanime, aussi bien de la part des femmes que des hommes. Agentes et agents de sécurité, des boutiques, de la maintenance ou de l’accueil, toutes et tous ont été scandalisées par cette consigne et la CGT a aussitôt organisé une assemblée générale pour permettre à toutes et tous de cesser le travail et de se réunir sans attendre les cinq jours de préavis exigés en temps normal.

Interpellée, la responsable égalité hommes femmes du site a surtout regardé en l’air et minimisé l’affaire, semblant plus irritée par la réaction des travailleurs que par la consigne qui leur avait été donnée.

Embarrassée, la direction s’est excusée et a promis une enquête. Elle prétend que cette mesure ne vient pas d’elle et parle d’une initiative malheureuse. Les salariés ont repris mardi 8 septembre, contents d’avoir montré par leur grève que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une formule creuse pour eux, contrairement à la direction.

                                             Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3032)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 11 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi12 septembre, de 10 heures à 10 h.30 au marché des Coteaux,

- de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 13 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.

mercredi 9 septembre 2026

Tour Eiffel : une grève bien méritée

Travailleuses et travailleurs unis pour le combat des femmes

 

 

Les salariés de la Tour Eiffel ont fait grève le 7 septembre pour protester contre une mise à l'écart des femmes travaillant sur le site deux jours plutôt, pour faire plaisir à une organisation hindouiste réactionnaire qui venait inaugurer un temple, visiter Paris et avait demandé à ne pas côtoyer de femmes.

         La direction a fini par s’excuser auprès de ces travailleuses discriminées. Elle cherche à présent un lampiste pour porter le chapeau de cette décision scandaleuse, ce qui ne la grandit pas…