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dimanche 8 mars 2026

8 mars : féminisme et émancipation sociale, des combats indissociables

 8 mars : féminisme et émancipation sociale, des combats indissociables

La journée du 8 mars est devenue aujourd’hui la Journée internationale des droits des femmes, mais elle a été initiée par le mouvement ouvrier socialiste, sous l’impulsion de la militante Clara Zetkin, il y a plus d’un siècle.

Publié le 04/03/2026

L’oppression des femmes est générale dans le monde. Elle peut prendre des formes plus ou moins brutales : salaires plus faibles pour des postes équivalents ; discriminations multiples ; relégation aux tâches domestiques ; statut de mineure à vie sous la tutelle d’un père ou d’un mari ; effacement total de l’espace public ; violences quotidiennes qui conduisent à des viols et des meurtres. En 2024 en France, près de 120  femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex- conjoint. Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, qui publie des statistiques à défaut de pouvoir agir, des dizaines de milliers de femmes meurent chaque année dans le monde à la suite d’un avortement clandestin qui tourne mal.

Le combat contre l’oppression des femmes est vital et il est indissociable de la lutte contre une organisation sociale basée sur l’exploitation. Le capitalisme entretient des divisions de toute nature pour tirer les salaires vers le bas, dégrader les conditions de travail et opposer une fraction des travailleurs à une autre. Il fait des femmes les plus exploitées parmi les exploités. Comme le formulait le socialiste allemand August Bebel, dès 1879, « Il ne peut y avoir d’émancipation humaine sans indépendance sociale des femmes et sans égalité des sexes. » Mais réciproquement, la pleine émancipation des femmes est impossible tant que l’humanité sera soumise à l’exploitation capitaliste.

Dans cette époque de montée des idées réactionnaires, des droits qui semblaient acquis pour les femmes sont menacés, comme le droit à l’avortement, remis en cause dans divers pays, à commencer par les États-Unis. En France, le féminisme est instrumentalisé par des organisations communautaristes ou identitaires. Ainsi des militantes d’extrême droite, hostiles à l’avortement, comme celles du groupe Némésis, se prétendent féministes pour désigner les hommes noirs ou arabes comme responsables des agressions. Ces provocatrices, à l’origine de la rixe qui a conduit à la mort d’un identitaire à Lyon, prétendent participer à la manifestation du 8 mars, ce que refusent, avec raison, les organisatrices.

Pour sa part, Lutte ouvrière participera aux manifestations du 8 mars pour affirmer qu’émancipation des femmes et émancipation sociale sont les deux faces du même combat et qu’il n’y aura pas de liberté durable pour les femmes sans que le capitalisme soit renversé et combattre pour le communisme, c’est lutter pour un avenir dans lequel toutes les oppressions auront disparu.

                                                     Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3005)

 

Paris : Manifestons le 8 mars !

à 14h00

Le 8 mars est une journée internationale de lutte pour les droits des femmes, lancée il y a plus d’un siècle à l’initiative du mouvement ouvrier socialiste.

Elle est aujourd’hui l’occasion de dénoncer non seulement les injustices faites à la moitié de l’humanité, mais le sort tragique que la société capitaliste réserve, trop souvent, aux femmes. Sans parler des combats courageux qu’elles mènent en Iran ou en Afghanistan, il n’est que de citer les 163 féminicides commis, ici en France, en 2025.

Des manifestations seront organisées dans le pays ce jour-là. À Paris, elle partira à 14 heures de Stalingrad. Lutte ouvrière y sera présente.

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

 

Aujourd’hui dimanche 8 mars : de 10 à 12 h. marché Héloïse,

-De 10 à 11 heures Intermarché,

-de 14 à 16 heures, Centre ;

-Lundi 9 mars : de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,

-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,

-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;

-mardi 10 mars : de 10 à 12 h Joliot-Curie,

-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,

-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;

-Mercredi 11 mars, de 10 à 12 heures, Centre,

-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.

Mercredi 11 mars : 19 h. réunion à Bezons

mardi 3 mars 2026

Inégalités salariales : la révolution ira plus vite

Sur place, voire régression

 

 

Une étude de l’Insee indique que les inégalités salariales entre hommes et femmes sont toujours de 14 % en moyenne. Comme il est hors de question d’obliger les entreprises à combler l’écart, et qu’elles ont de nombreux moyens de contourner la règle, presque rien ne change. L’Insee lui-même indique qu’à ce rythme, il faudrait cinquante ans pour résorber l’écart.

         Dans une société basée sur l’exploitation, les inégalités de toutes sortes ne peuvent que perdurer. Lutter contre passe obligatoirement par la lutte contre la société capitaliste !

 

mercredi 11 février 2026

Démographie : Faites des enfants, c’est un ordre !

 

À redécouvrir : « La grève des mères » de Montéhus

 

 


Le gouvernement va adresser une lettre aux personnes de 29 ans, pour les « informer » sur les possibilités de conservation de gamètes, d’aides à la procréation… Bref, sous prétexte de lutter contre l‘infertilité, il s’agira de les inciter à faire des enfants, dans le cadre du « réarmement démographique » voulu par Macron.

         Penser qu’une lettre du gouvernement donnera envie de se reproduire, il faut vraiment voir les enfants comme de la future chair à canon pour avoir de telles idées.

mercredi 24 décembre 2025

Argenteuil, « Mamie Tricot » et la diversité de notre classe. L’activité à mener pour resserrer son union, sa conscience, son organisation collective

De l’empathie à la solidarité, de la solidarité à la conscience

 

 

Le court texte que j’ai posté ces jours derniers sur Facebook à l’occasion de la disparition de « Mamie Tricot » a été largement vu, commenté, et majoritairement très apprécié. En tout cas, l’intérêt était là.

         Dans la galerie commerçante de Joliot-Curie, puis aux portes de Babou, puis ces dernières années près des tourniquets de l’entrée à la gare d’Argenteuil, cette femme avait su se faire connaître et obtenir du soutien. Elle savait finalement très bien que sans l’engagement collectif, les individus ne peuvent que peu de choses.

         Certes sur son franc-parler et ses chansons il y aurait bien des choses à redire, et comme je l’ai dit, nous fîmes connaissance sur ce plan, mais elle entendit, au moins en ma présence, ce que je pensais.

         Si « Mamie Tricot » a su se faire apprécier, c’est qu’elle était à l’image de la population de la Ville, celle qui des quartiers périphériques va prendre le train au petit matin pour de longues heures de transport et de travail. Et bien de ceux-là devaient se dire : elle prend elle aussi son bus de bon matin pour commencer son activité particulière pareillement à nous.

         Et puis, sa vie n’avait pas été facile. Pas besoin pour l’interroger pour le savoir. Elle s’était occupée jusqu’au bout de sa mère à Joliot-Curie et avait connu bien des désagréments.

         Une chose est sûre, elle était combative, et il lui en avait fallu bien du courage pour surmonter les difficultés, comme pour bien des femmes des milieux populaires.

         Alors quelles que soient leur origine, leur religion ou pas, leurs différences, bien des habitants se retrouvaient en empathie avec elle.

         Il lui manquait certes, comme à l’énorme majorité d’entre eux l’appartenance à un réseau collectif qui donne de vraies convictions, où les échanges permettent de rectifier lorsque l’on dit ce qui n’a pas de raison d’être. Pour elles, bien des paroles à l’emporte-pièce pouvaient être plus dites que véritablement pensées.

         À Argenteuil, l’énorme majorité de la population appartient au même monde du travail. Dans les circonstances demain de la reprise de l’action, cela permettra à ce dernier de passer de l’empathie sociale à la solidarité, et de cette dernière au rôle qu’il a à jouer pour changer la société. DM