Affichage des articles dont le libellé est combat des femmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est combat des femmes. Afficher tous les articles

mercredi 24 décembre 2025

Argenteuil, « Mamie Tricot » et la diversité de notre classe. L’activité à mener pour resserrer son union, sa conscience, son organisation collective

De l’empathie à la solidarité, de la solidarité à la conscience

 

 

Le court texte que j’ai posté ces jours derniers sur Facebook à l’occasion de la disparition de « Mamie Tricot » a été largement vu, commenté, et majoritairement très apprécié. En tout cas, l’intérêt était là.

         Dans la galerie commerçante de Joliot-Curie, puis aux portes de Babou, puis ces dernières années près des tourniquets de l’entrée à la gare d’Argenteuil, cette femme avait su se faire connaître et obtenir du soutien. Elle savait finalement très bien que sans l’engagement collectif, les individus ne peuvent que peu de choses.

         Certes sur son franc-parler et ses chansons il y aurait bien des choses à redire, et comme je l’ai dit, nous fîmes connaissance sur ce plan, mais elle entendit, au moins en ma présence, ce que je pensais.

         Si « Mamie Tricot » a su se faire apprécier, c’est qu’elle était à l’image de la population de la Ville, celle qui des quartiers périphériques va prendre le train au petit matin pour de longues heures de transport et de travail. Et bien de ceux-là devaient se dire : elle prend elle aussi son bus de bon matin pour commencer son activité particulière pareillement à nous.

         Et puis, sa vie n’avait pas été facile. Pas besoin pour l’interroger pour le savoir. Elle s’était occupée jusqu’au bout de sa mère à Joliot-Curie et avait connu bien des désagréments.

         Une chose est sûre, elle était combative, et il lui en avait fallu bien du courage pour surmonter les difficultés, comme pour bien des femmes des milieux populaires.

         Alors quelles que soient leur origine, leur religion ou pas, leurs différences, bien des habitants se retrouvaient en empathie avec elle.

         Il lui manquait certes, comme à l’énorme majorité d’entre eux l’appartenance à un réseau collectif qui donne de vraies convictions, où les échanges permettent de rectifier lorsque l’on dit ce qui n’a pas de raison d’être. Pour elles, bien des paroles à l’emporte-pièce pouvaient être plus dites que véritablement pensées.

         À Argenteuil, l’énorme majorité de la population appartient au même monde du travail. Dans les circonstances demain de la reprise de l’action, cela permettra à ce dernier de passer de l’empathie sociale à la solidarité, et de cette dernière au rôle qu’il a à jouer pour changer la société. DM

 

vendredi 19 décembre 2025

RN : pour l'esclavage sexuel

Odieux tartuffes

 

 

Le député RN Jean-Philippe Tanguy va déposer une proposition de loi visant à rouvrir les maisons closes interdites depuis 1946. Avec le soutien de Bardella, il prétend se préoccuper du sort des femmes !

         La tartufferie est odieuse : en voulant ramener la société 80 ans en arrière, l’extrême droite étale son mépris pour les femmes condamnées par la misère à vendre leur corps à des hommes, clients ou proxénètes.

 

jeudi 4 décembre 2025

Argenteuil, quartier du Val-Nord, retour sur le documentaire « On n’est pas des racailles » (2) : le combat des femmes à mener pour l’égalité

Les filles, absentes du reportage « on n’est pas des racailles »

 

 

Le documentaire très intéressant « On n’est pas des racailles » est centré sur les garçons. On ne voit pratiquement pas la présence des filles, sauf dans la partie concernant l’association de boxe avec l’évocation de la championne qui s’y entraîne. Certes, c’est bien normal, puisque la trame du reportage était vingt ans plus tard le retour à la bande de copains du réalisateur, originaire du bâtiment de la Haie normande, et scolarisé en primaire à l’école Anatole France du quartier du Val-Nord. Une bande de copains, pas une bande mixte, de filles et de garçons.

         Pourtant, l’insulte du ministre de l’Intérieur dans ce soir de novembre 2005 était un message à destination de l’ensemble des jeunes, garçons bien sûr, mais filles également.

         Il y a certes une réalité, celle de la coupure entre les uns et les autres particulièrement marquée dans les quartiers populaires, avec des rapports compliqués avec le monde masculin pour les jeunes filles qui veulent construire leur vie comme elles l’entendent. Et cela, malgré la mixité de l’école qui devrait faire un travail bien plus important pour l’égalité des genres dans les classes, mais qui a bien du mal à le réaliser prise dans les exigences de bien d’autres tâches.

         En tout cas, cette égalité est une exigence sociale pour l’avenir. C’est la renaissance d’un mouvement ouvrier porteur de ce projet d’égalité qui jouera un rôle important sur ce plan comme sur bien d’autres. DM