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lundi 6 avril 2026

Bourgeoisie face au camp des travailleurs, le seul paradigme. Quant à LFI : nouvelle formule, vieux nationalisme

LFI : nouvelle formule, vieux nationalisme

Dans la course électorale à la présidentielle, les petites phrases et les « nouveaux concepts » s’enchaînent, chaque prétendant essayant de se différencier de ses futurs concurrents. Du côté de Mélenchon et de LFI, parler de « nouvelle France » a suffi à déchaîner les accusations.

Publié le 01/04/2026

 

Au cours de plusieurs réunions publiques, Mélenchon a apostrophé les participants en demandant : « Qui, dans la salle, a un grand- parent étranger ? » pour souligner la diversité des origines des habitants du pays et se réjouir de cette « nouvelle France ». À droite et à l’extrême droite, on s’est ému devant cette « créolisation » revendiquée. Retailleau a décrété : « La nouvelle France, c’est la mort de la France ». Quant à ceux qui, à gauche, souhaitent obtenir un certificat de politiciens responsables et mesurés, ils se sont empressés de regretter les divisions qu’une telle définition pouvait nourrir : « Être président, c’est précisément vouloir réconcilier les deux visions de la France » affirme-t-on au PS.

Les travailleurs d’origine immigrée, confrontés à la montée des préjugés et du racisme, aux discours suggérant que leur couleur de peau ou leur religion font d’eux des criminels ou des terroristes en puissance, se sentent sans doute mieux représentés et compris par ceux qui vantent cette « nouvelle France ». Paul Vannier, dirigeant LFI, en fait d’ailleurs une ligne de démarcation politique : « Sur une barricade, il n’y a que deux côtés et on construit des camps ».

C’est indiscutable, mais la barricade ne sépare pas les tenants d’une « nouvelle France » et ceux d’une France plus rance ! Les dirigeants politiques savent d’ailleurs très bien passer d’un côté à l’autre, suivant le contexte et la démagogie électorale utile. Ainsi de Jacques Chirac qui, en 1991, parlait du « bruit et de l’odeur » des étrangers et qui, sept ans plus tard, devenu président, vantait les mérites de la « France black-blanc-beur » dans le sillage de la victoire de l’équipe de football au Mondial.

Les travailleurs viennent des quatre coins du monde et se retrouvent sur les mêmes chaînes de production, dans les hôpitaux, les transports et les services. Ce sont eux qui font tourner la société, qu’ils aient ou non la nationalité française, avec ou sans papiers.

Ce n’est pas la nouvelle France, c’est le camp des travailleurs, et c’est sur cette base qu’il peut se rassembler et défendre ses intérêts, à l’opposé du grand patronat et de ses représentants politiques, qui n’ont que la souveraineté ou les intérêts de la France à la bouche.

                                                Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3009)

 

LUTTE OUVRIERE

RÉUNION PUBLIQUE

Jeudi 9 avril 2026 à 19 h.30

Espace Nelson Mandela

82, avenue du Gl Leclerc à Argenteuil

Se retrouver ensemble, les militants de Lutte ouvrière disponibles, les proches, ceux qui ont accepté de se retrouver sur notre liste lors des dernières élections, mais également d’autres militants et habitants secoués par bien des aspects de ces élections municipales à Argenteuil, calamiteuses, avec ses outrances, ses mensonges, ses illusions et ses manœuvres. Nous en discuterons et bien évidemment du contexte guerrier et de ses conséquences, car face à la guerre et la hausse des carburants, l’heure devrait être à la mobilisation du monde du travail pour la hausse générale des salaires et des pensions.

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 




 

 

jeudi 12 mars 2026

“Fascisme” et “antifascisme” : de quoi s’agit-il ?

 “Fascisme” et “antifascisme” : de quoi s’agit-il ?

La banalisation des discours d’extrême droite, l’activisme de groupes prêts à s’attaquer physiquement à tous ceux qui leur déplaisent, ont mis au premier plan de l’actualité l’existence de groupes « antifas » (pour « antifascistes »).

Publié le 04/03/2026

Pour beaucoup, le terme « fasciste » est aujourd’hui simplement synonyme de l’appartenance à l’extrême droite. Ce courant politique qui défend des idées racistes, xénophobes et autoritaires se renforce d’année en année. Même si, pour l’essentiel, en France, cette progression des idées d’extrême droite reste sur un terrain électoral, il est indispensable de la combattre. Reste que les qualificatifs génériques « fascistes » et « antifascistes » introduisent plus de confusion que de clarté.

Le courant fasciste a émergé en Italie au début des années 1920 et plus tard en Allemagne sous la forme du nazisme. Empêtrée dans sa crise, la bourgeoisie de ces pays eut recours à des troupes de choc, mobilisant des masses de petits bourgeois appauvris par la crise pour briser la classe ouvrière organisée et combative. Le développement d’un sentiment antifasciste exprimait en retour la volonté de riposter à cette évolution réactionnaire.

En France, la manifestation d’extrême droite du 6 février 1934, qui vira à l’émeute, déclencha une réaction massive : le 12 février, des centaines de milliers de travailleurs défilèrent à Paris. Cette remontée de la combativité ouvrière culmina lors de la grève générale de juin 1936. En Espagne, le coup d’État militaire de juillet 1936 déclencha un mouvement révolutionnaire.

Cette volonté de résister à la montée du fascisme fut cependant dévoyée par les partis ouvriers réformistes, socialistes et staliniens, et désarma finalement la classe ouvrière. Ces partis prétendirent que le combat contre le fascisme devait rester sur le terrain de la défense de la démocratie bourgeoisie. En France, au nom de cette politique, le Front populaire saborda la grève générale de juin 1936. En Espagne, le Frente popular étouffa l’explosion révolutionnaire de juillet 1936 et mena le combat au nom d’une République qui respectait la propriété et le pouvoir de la bourgeoisie, un « antifascisme » qui se solda par la victoire de Franco.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, le drapeau « antifasciste » justifia l’alliance de l’URSS avec les États- Unis, présentant cette guerre impérialiste comme un affrontement entre « démocratie » et « fascisme » ; à la sortie de la guerre, ce fut encore au nom de l’antifascisme que les partis staliniens justifièrent leur participation à des gouvernements bourgeois, dont celui de De Gaulle en France, et leur contribution à la préservation de l’ordre social dans toute l’Europe.

Même si aujourd’hui il n’existe pas en France de parti fasciste pouvant s’appuyer sur des mobilisations de masse de la petite bourgeoisie, combattre l’extrême droite et ses idées est bien sûr indispensable. Mais le faire au nom de « l’antifascisme » reste une tromperie. Ainsi on a entendu Jean-Luc Mélenchon appeler à la création d’un « front antifasciste », qui serait, selon lui, le pendant du nouveau « front républicain », lequel inclut désormais le RN et exclut LFI. Sous une apparence radicale, c’est en appeler à la constitution d’une nouvelle Union de la gauche comme celle qui a mené une politique anti-ouvrière de Mitterrand à Hollande, démoralisant et poussant vers l’extrême droite une partie des classes populaires. Une partie de l’extrême gauche, le NPA-A entre autres, qui veut lui aussi « faire front » contre le fascisme, se range d’ailleurs derrière cette opération.

De leur côté, les groupes « antifas » veulent combattre les groupes qui se réclament du fascisme, dans la rue, poing contre poing. Il est légitime de défendre les locaux ou les activités des organisations de gauche, quand ils sont attaqués, voire de conclure des accords entre organisations pour un tel objectif. Mais les bagarres de rue contre les « fachos » ne mènent à rien y compris quand elles n’ont pas une issue tragique comme récemment à Lyon.

La progression de l’influence électorale de l’extrême droite peut bien sûr finir par déboucher sur un véritable danger fasciste. Dans cette perspective, il sera déterminant de mener, dans la classe ouvrière, une politique de classe qui ne pourra se dire seulement « antifasciste » mais être révolutionnaire et prolétarienne, sans aucune confusion avec la politique de forces bourgeoises, même se prétendant démocratiques et républicaines. Une politique révolutionnaire dans le monde du travail ne peut avoir rien de commun avec la remise en selle d’une gauche de gouvernement.

                                                     Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3005)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

Aujourd’hui Jeudi 12 mars, de 10 heures à midi, Joliot-Curie,

-de 14 à 16 heures mairie,

-de 17 à 19 h. centre commercial Côté Seine ;

-Vendredi 13 mars : de 10 h. à midi marché Héloïse,

-de 15 heures à 16 heures 30, esplanade du Val-Nord et marché,

-toujours    au Val-Nord de 17 heures à 19 heures ;

Et de 17 h. à 19 heures carrefour Babou.

mardi 24 février 2026

Salaires : Pour les salaires, tous ensemble !

 

Tant qu’ils ne seront pas contraints, ils feront la sourde-oreille !

 


 

Alors que la saison des négociations obligatoires sur les salaires n’est pas bouclée, des débrayages et des grèves ont lieu de façon dispersée dans des entreprises concernées et dans d’autres, parfois pour une journée, parfois dans la durée.

Les patrons aimeraient bien que les miettes qu’ils proposent soient acceptées sans réaction. Mais les salaires n’ont jamais suivi la flambée des prix, en particulier alimentaires. De vraies hausses de plusieurs centaines d’euros et l’indexation des salaires sur l’augmentation réelle des prix doivent devenir l’objectif pour l’ensemble du monde du travail. 

lundi 22 décembre 2025

Espérance de vie : l’écart se creuse entre riches et pauvres

Pour repartir de l’avant : exproprions les malfaiteurs !

  


Selon une enquête publiée par l’Insee, l’espérance de vie moyenne en France a augmenté un peu depuis 2012 : 80 ans pour les hommes, 85 ans pour les femmes. Mais entre les 5 % les plus pauvres et les 5 % les plus riches, l’écart s’est aggravé : il est de 9 ans.

         Derrière ces froides statistiques, il y a la réalité : la classe capitaliste à l’offensive, qui aggrave l’exploitation et la précarité, augmente les prix sans augmenter les salaires, refuse de payer pour les services publics mais fait son beurre avec la privatisation de la santé et de l’éducation, condamnant de plus en plus de travailleurs à des conditions de vie indignes. La société ne repartira de l’avant qu’avec l’expropriation de ces malfaiteurs.