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jeudi 15 octobre 2026

“Des moyens pour l’éducation” : une question politique

 “Des moyens pour l’éducation” : une question politique

Des centaines de milliers de lycéens poursuivent un mouvement commencé pour obtenir des moyens dignes de ce nom dans les secteurs abandonnés de l’Éducation nationale.

Publié le 14/10/2026

 

Sans surprise, le manque de moyens touche davantage les collèges et lycées des quartiers populaires, des petites villes déjà frappées par le chômage et, tout particulièrement, les lycées professionnels.

Le mouvement s’est depuis élargi à toute la jeunesse, y compris étudiante, et aux travailleurs de l’Éducation.

Il a aussi élargi ses revendications, tout en chiffrant à dix milliards d’euros l’augmentation nécessaire du budget consacré à la jeunesse.

La question n’est pas de savoir si cette somme suffirait à embaucher le personnel manquant et à le payer correctement, à rénover ou construire les établissements scolaires, stades, piscines et bibliothèques pour accueillir correctement quinze millions d’élèves. En admettant, et en militant pour que le mouvement devienne suffisamment puissant pour faire reculer le gouvernement, la question est de savoir où ce dernier prendrait dix milliards ?

Il ne s’agit évidemment pas de les prendre sur les budgets utiles, comme la santé, la protection sociale, le logement populaire, les infrastructures urbaines etc.

Malgré la propagande réactionnaire permanente, les jeunes en mouvement, qui ont tous des grands-parents, ne peuvent pas croire que les retraites des travailleurs sont un privilège exorbitant.

Il reste donc les budgets consacrés, sous diverses formes, aux capitalistes, à commencer par les 270 milliards d’aides aux entreprises, qui tombent dans les coffres des plus riches. Il faut y ajouter les 91 milliards versés aux banques pour payer la dette de l’État, qui n’a certainement pas été creusée par la jeunesse et, last but not least, les 70 milliards du budget militaire qui enrichissent les Dassault et autres marchands de mort.

L’approfondissement du mouvement, son élargissement populaire, le 17 octobre par exemple, pourraient donc se faire sous le mot d’ordre : « Des fonds pour l’Éducation, pas pour les milliardaires, pas pour les militaires ».

Un mot d’ordre qui, outre sa logique comptable, conteste radicalement l’ordre social.

                                                          Paul Galois (Lutte ouvrière n°3037)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 16 octobre, de 17 h.15 à 17 heures 45, carrefour Babou (permanence raccourcie pour se retrouver à 18 heures à la gare, départ de la manifestation) ;

-samedi 17 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 18 octobre, de 11h à midi au marché Héloïse.

samedi 10 octobre 2026

Le gouvernement craint les mobilisations des travailleurs. Un recul important pour les travailleurs des Industries électriques et gazières à mettre à l’actif de la mobilisation des lycéens

Industries électriques et gazières : le recul du gouvernement

En juillet, le gouvernement avait annoncé vouloir réformer « le tarif agent » des travailleurs des industries électriques et gazières.

Publié le 07/10/2026

 


Instauré depuis 1946, celui-ci leur permet de payer moins cher l’électricité et le gaz qu’ils consomment à domicile. Le ministère vient de reculer face à leur mobilisation.

Le 15 septembre, les travailleurs de l’ensemble de ces industries, bien qu’aujourd’hui divisés en plusieurs entreprises distinctes, répondaient par une grève massive, suivie à 77%. Ce succès montrait que l’attaque ne passait pas et ne passerait pas.

Les quatre syndicats du secteur appelaient à entrer en grève et durcir le mouvement à partir du 6 octobre. C’était aussi le jour où des manifestations de lycéens et étudiants allaient déferler dans le pays. Le gouvernement, impuissant à juguler le mouvement de la jeunesse, préférait visiblement ne pas courir le risque d’une extension à un secteur du monde du travail.

Le 2 octobre, le gouverne- ment a donc reculé. Dans une lettre aux syndicats, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, et la ministre déléguée à l’énergie, Maud Brégeon, assuraient que : « Aucune remise en cause, aucune réforme du tarif agent, n’est envisagée ni ne sera conduite par l’exécutif. »

À juste titre, nombre de travailleurs de l’énergie n’en souhaitaient pas moins participer aux manifestations et aux grèves le 6 octobre et continuer la lutte. Les raisons du mécontentement, en particulier sur les salaires, sont toujours là. Et il est évident, au- delà de la question du « tarif agent », que l’ensemble des travailleurs est visé par l’offensive gouvernementale et qu’ils doivent y réagir ensemble,

Ce premier recul du gouvernement montre qu’il craint les mobilisations des travailleurs. C’est bien cette voie qu’il faut suivre.

                                              Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3036)

 

Pour discuter les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-samedi 10 octobre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 11 octobre, de 11h à midi au marché Héloïse.

 

lundi 5 octobre 2026

Médef : la seule politique dont il ne voudrait vraiment pas

 Medef : la politique dont il ne veut pas

Le président du Medef, Patrick Martin, est très inquiet. De la hausse des prix ? Des difficultés des travailleurs pour joindre les deux bouts ? Mais bien sûr que non. Il est inquiet du fait que les syndicats se politisent.

Publié le 30/09/2026

Jeudi 24 septembre, ce digne représentant des patrons a reproché à deux syndicats, la CFDT et la CGT, de se « politiser à outrance », à cause de ce que leurs dirigeants disent du RN. Au passage, c’était une façon pour lui de rendre la monnaie de sa pièce à Sophie Binet, secrétaire de la CGT, qui a reproché aux patrons de faire la courte échelle au RN. Derrière cette guéguerre des petites phrases, se cache une préoccupation importante et classique des patrons. Non seulement le fait que les travailleurs défendent leurs intérêts les gêne, mais qu’ils le fassent sur le terrain politique les gêne encore plus.

Ces capitalistes qui parlent sans cesse de « démocratie sociale », de « dialogue social » interdisent strictement aux travailleurs de faire de la politique au sein des entreprises. Un travailleur surpris avec un tract politique ou voulant organiser une réunion politique dans son entreprise peut être licencié pour cela.

Ce n’est pas la question du vote qui inquiète le Medef, tant les patrons savent que quel que soit le résultat des élections, ils continueront à dominer et à diriger toute la société. Ce ne sont pas non plus les discours des responsables syndicaux qui inquiètent le patronat. Mais ils ne veulent pas que les travailleurs parlent de politique, de ce qui serait bon pour eux, de ce qu’il faudrait changer et de qui devrait diriger dans la société.

Les patrons passent leur temps à faire du chantage pour obtenir des lois allant dans leur sens – sans beaucoup de difficultés d’ailleurs – mais ne veulent pas que les travailleurs se demandent comment peser dans la société. Car le risque est qu’ils se rendent compte qu’ils en ont largement les moyens et pas avec un bout de papier.

Les luttes des travailleurs pourraient imposer des mesures allant dans le sens de l’intérêt général, des mesures qui rognent sur les profits astronomiques des riches capitalistes pour satisfaire les besoins en salaires, en logement, en services publics. Ce serait la seule politique valable pour les travailleurs, qu’ils devraient imposer en menant leur lutte de classe. En même temps les luttes pourraient faire reculer véritablement les idées d’extrême droite, les idées de division. C’est d’une telle politique que le Medef ne veut pas. C’est une raison suffisante pour la défendre !

                                                 Marion Ajar (Lutte ouvrière n°3035)

samedi 3 octobre 2026

Journée du 29 septembre : dans la rue pour les salaires

Journée du 29 septembre : dans la rue pour les salaires

Les fédérations syndicales de fonctionnaires appelaient, mardi 29 septembre, à une journée d’action nationale avec des appels à la grève et 170 rassemblements et manifestations partout en France.

Publié le 30/09/2026

Plusieurs centaines de milliers de manifestants ont répondu à leur manière à la provocation du Premier ministre Lecornu qui avait annoncé une douzaine de jours auparavant le gel du point d’indice, base de calcul du salaire dans le secteur public. C’est la troisième année de suite que les salaires resteraient bloqués, bien que l’inflation les ampute. La CGT a calculé que les salaires ont perdu l’équivalent de 16 % depuis 2017.

À Paris, en plus des traditionnels cortèges syndicaux, la manifestation a regroupé autour d’un millier de jeunes protestant contre les conditions matérielles déplorables qui règnent dans les établissements scolaires. Ils avaient déjà commencé à se mobiliser dans leurs lycées les jours précédents. Un cortège d’enseignants était également assez fourni.

Des pompiers, venus en uniforme de tout le pays, manifestaient aussi de leur côté dans Paris avant de rejoindre le défilé syndical. Ils étaient également nombreux à se mobiliser dans une série de villes, comme Le Mans où ils étaient 3 000. Les pompiers protestent contre le manque de moyens que les pouvoirs publics leur attribuent alors que leur rôle est essentiel, comme chacun a pu s’en rendre compte au moment des terribles feux de cet été.

Cette journée de mobilisation ne doit pas rester sans lendemain !

                                                    Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°3035)

 

vendredi 25 septembre 2026

29 septembre : travailleurs du public et du privé, tous ensemble !

 29 septembre : travailleurs du public et du privé, tous ensemble !

Seuls les agents de la fonction publique ont d’abord été appelés à faire grève le 29 septembre par les organisations syndicales.

Publié le 23/09/2026

 

Mais dans le privé, de plus en plus de militants et de travailleurs ont parlé à juste titre de s’y joindre, en particulier sur la question des salaires.

Dans le public, les raisons de la colère augmentent jour après jour. Parmi celles-ci, il y a bien sûr la question des effectifs et des moyens, partout insuffisants, que ce soit à l’hôpital, dans les écoles ou chez les pompiers. Les effectifs de fonctionnaires utiles à la population sont rabotés, année après année, par les coupes budgétaires gouvernementales et le seront encore si le monde du travail laisse passer les projets de Lecornu pour 2027. Mais après l’annonce du gouvernement d’un nouveau gel du point d’indice, qui sert à déterminer les rémunérations des fonctionnaires, la colère se focalise maintenant sur la question des salaires. Depuis 2017, les fonctionnaires ont déjà perdu plus de 16 % de pouvoir d’achat du fait des gels successifs du point d’indice. Si la décision gouvernementale passe, ce sera une nouvelle baisse de 3 % l’an prochain, l’équivalent de deux milliards puisés directement dans leurs poches.

Cette question des salaires ne préoccupe pas seulement les travailleurs des services publics. L’augmentation des prix des carburants et des produits alimentaires rend évidente la nécessité d’imposer des augmentations de salaires partout, dans le public comme dans le privé. Dans des entreprises comme Safran, des militants font circuler des pétitions, largement signées, pour l’augmentation des salaires. Dans le commerce, la CGT a appelé à la journée du 29 en mettant en avant des revendications salariales. Dans plusieurs départements, des militants CGT de la métallurgie ont estimé nécessaire d’appeler le secteur privé à participer au 29. Chez Dassault, des militants défendent l’idée d’imposer de nouvelles négociations salariales. La question des salaires doit être posée dans toutes les entreprises du pays et à l’échelle de l’ensemble de la classe ouvrière. Avec l’augmentation du coût des carburants et l’inflation qui s’ensuit, tous les travailleurs sont rackettés. Les patrons peuvent répercuter la hausse du coût des carburants sur les prix de leur propre production, alors que les salaires, eux, sont bloqués. Imposer leur augmentation est une question de rapport de force avec le patronat et l’État à son service, et se mobiliser tous ensemble est une nécessité.

Les syndicats, surtout préoccupés par les élections à venir à l’automne dans la fonction publique, n’ont pas voulu faire de cette journée du 29 septembre un objectif pour l’ensemble du monde du travail. La plupart du temps, leurs appels aux travailleurs du privé se bornent à leur demander de soutenir la lutte pour de meilleurs services publics. Ce n’est pas faux, mais comme le disent de nombreux militants, il faut aller au-delà. Dans le secteur public et dans le secteur privé, les revendications doivent être communes : pas un salaire ne doit être en-dessous de 2 200 euros net et quand les prix augmentent, les salaires doivent suivre.

                                                       Serge Benham (Lutte ouvrière n°3034)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 25 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 26 septembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 27 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.