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lundi 22 décembre 2025

Espérance de vie : l’écart se creuse entre riches et pauvres

Pour repartir de l’avant : exproprions les malfaiteurs !

  


Selon une enquête publiée par l’Insee, l’espérance de vie moyenne en France a augmenté un peu depuis 2012 : 80 ans pour les hommes, 85 ans pour les femmes. Mais entre les 5 % les plus pauvres et les 5 % les plus riches, l’écart s’est aggravé : il est de 9 ans.

         Derrière ces froides statistiques, il y a la réalité : la classe capitaliste à l’offensive, qui aggrave l’exploitation et la précarité, augmente les prix sans augmenter les salaires, refuse de payer pour les services publics mais fait son beurre avec la privatisation de la santé et de l’éducation, condamnant de plus en plus de travailleurs à des conditions de vie indignes. La société ne repartira de l’avant qu’avec l’expropriation de ces malfaiteurs.

 

samedi 29 novembre 2025

Des généraux inquiets des réactions. Ils ont raison de l’être

Généraux : inquiets des réactions

Les propos du général Mandon ne sont pas les premiers, ni sans doute les derniers, à préparer la population à la guerre. Certains de ses collègues étoilés se sont de leur côté montrés préoccupés des réactions de ceux qui ne veulent pas « perdre leurs enfants ».

Publié le 26/11/2025

Un site spécialisé, Zone militaire, a complaisamment relaté, début novembre, les propos d’un autre général, Philippe Sunsjara, alors à la tête de la DRSD, la Direction du renseignement, de la sécurité et de la défense. « Aujourd’hui, notre point d’attention est la convergence des luttes entre différents types de groupuscules, à l’image de ce qui s’est passé récemment entre les groupuscules antimilitaristes et les mouvements pro-palestiniens, qui ont par exemple ciblé un certain nombre d’entreprises de notre Base industrielle et technologique de défense », avait-il déclaré en avril lors d’un point presse du ministère des Armées.

Auparavant, à en croire ce site, « la DRSD s’était interrogée sur le rôle de “représentants syndicaux” [sans les désigner] dans des campagnes de déstabilisation de la Base industrielle et technologique de défense ». Et de prendre l’exemple de la diffusion d’un tract qui dénonçait « l’offensive de l’industrie de l’armement française dans l’unique but de servir le profit, les intérêts capitalistes et les guerres impérialistes ». Une vérité impossible à entendre lorsqu’on a été biberonné aux charmes de la Françafrique…

Venant se joindre au chœur des généraux, l’ancien patron du GIGN à présent directeur général de la gendarmerie nationale, Hubert Bonneau, pense « que nous pourrions avoir des actions menées par des “proxies” [intermédiaires], du sabotage et aussi des manifestations car [il n’est] pas sûr que tous nos concitoyens soient favorables à ce type d’engagement ». Dans un accès de lucidité, il a ajouté, lors d’une audition au Sénat : « Si nous avons un engagement majeur à l’Est, par exemple, je pense que cela ne se passera pas sans agitation sur le territoire national. » Et de réclamer, dans un message subliminal, des dotations pour la gendarmerie…

Sacrifier des vies pour les profits des capitalistes, en enrichissant au passage ceux de l’armement, il serait normal que cela en révulse beaucoup, dans la classe ouvrière. Notre camarade Nathalie Arthaud a répondu aux propos de Mandon sur X, en citant les paroles de l’Internationale qui proclamait il y a plus d’un siècle « S’ils s’obstinent, ces cannibales/ à faire de nous des héros/, ils sauront bientôt que nos balles/ sont pour nos propres généraux ».

Il semble qu’à son tour le journal réactionnaire Le Figaro se soit inquiété de ce simple rappel du programme révolutionnaire.

                                                          Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°2991)

 

mercredi 26 novembre 2025

Espagne : la page du franquisme n’est pas tournée

 

Comprendre les origines de l’échec de la Révolution espagnole

 

 

L’Espagne commémore les 50 ans de la mort de Franco et de la fin de la dictature, élevée sur un million de cadavres et maintenue par la terreur pendant plus de 40 ans.

         La façade parlementaire qui a suivi a servi, avec la complicité de toutes les forces politiques, à protéger les institutions et les hommes qui avaient constitué l'ossature du pouvoir de la bourgeoisie. Les héritiers de la dictature militaire, comme le Parti Populaire de droite et celui d’extrême droite Vox, ont toujours pignon sur rue. La monarchie est toujours en place.

         Mais les traditions ouvrières et révolutionnaires, transmises par des générations de militants, représentent encore un espoir pour les travailleurs espagnols aujourd’hui. À condition de comprendre les raisons de l’échec de la révolution en 1936 qui a ouvert la voie au régime franquiste dont sont responsables le réformisme, le stalinisme et l’anarchisme.