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samedi 30 août 2025

Argenteuil, une hausse contenue de la fiscalité et des dépenses ? Mais est-ce une bonne chose, et surtout, que cache-t-elle ? Bilan 2020-2026. (24)

 

Harpagon, un héros municipal ?

 

                                                                     Comédie française

La fiscalité est le grand produit d’appel de la municipalité. La question achève ce long Bilan de quarante pages sur son mandat 2020-2026. Cette conclusion se veut un bouquet final.

         Les impôts selon la municipalité n’ont pas augmenté. Elle oublie de dire que les bases décidées par l’État augmentent chaque année. Un total de 20 % durant ces cinq ans.

         Elle se glorifie du désendettement, comme si l’endettement qui engraisse les banques n’était pas un fondement de l’économie capitaliste, toute la question étant de connaître l’efficacité de l’argent emprunté utilisé.

         Sur ce plan, il faudrait la mobilisation de toute la population pour qu’elle contrôle mois après mois cette utilisation, et que le chiffre des véritables coûts pour la collectivité soient mis sur la place publique. Ainsi, l’affaire de la Tunique combien a-t-elle vraiment coûté à La Ville ? Combien faudra-t-il estimer pour elle le fiasco du projet Héloïse-Promenades ? Etc.

         En revanche, nous savons que la municipalité a dans le collimateur les frais de « fonctionnement », ceux qui relèvent des dépenses afférentes aux effectifs des agents territoriaux. En ne remplaçant pas les départs, en rognant sur les effectifs, en laissant certains membres de la hiérarchie obliger au départ des agents, elle crée une situation totalement préjudiciable à la population et au bien-être collectif de tous. Sur ce plan, nous aimerions en revanche connaître l’efficacité de la très nombreuse police municipale et des centaines de caméras de vidéo-surveillance puisqu’avec la fiscalité, c’est le cœur de la grande vantardise municipale.

         En tout cas, en cinq ans, en onze ans maintenant, la Ville n’a guère bougé. Des projets ? En quantité. Des réalisations, très peu.

         Ce n’est pas simple, certes. L’État se défausse et se désengage, effectivement. Simplement, un peu de modestie, et de reconnaissance des obstacles, et des difficultés. DM. À suivre… et fin. Argenteuil, mon bilan du Bilan de la municipalité 2020-2026 (25)

jeudi 28 août 2025

Droits de douane : la guerre commerciale continue

 

La seule protection des travailleurs, c’est leur lutte

 

 

Un accord au sujet des droits de douane a été publié jeudi 21 août entre les États-Unis et l’Union européenne. Les voitures, les produits pharmaceutiques et le vin seront taxés à 15 % à leur entrée aux États Unis.

Trump veut faire croire aux travailleurs américains que ces droits de douane vont les protéger. Mais ces augmentations de taxes font partie de l’arsenal de la guerre commerciale que se mènent les bourgeoisies de tous les pays. Et les capitalistes, aux États-Unis et dans le monde entier, chercheront à faire payer cette guerre aux travailleurs, par les augmentations de prix et une aggravation de l’exploitation sous prétexte de course à la productivité.

Pour se protéger, les travailleurs ne pourront compter que sur leurs luttes !

lundi 5 novembre 2018

Produits pétroliers : pour les travailleurs qui ne récupèrent rien, des augmentations de salaires sont nécessaires


Taxes : les travailleurs payent, le patronat récupère

Les transporteurs routiers peuvent se faire rembourser la taxe sur les produits pétroliers, la TICPE, qui pèse sur le gazole et qui, avec la TVA, représente plus de 60 % du prix des carburants.


L’État établit un taux forfaitaire de remboursement pour cent litres de gazole. En outre, comme dans toutes les entreprises, le patronat ne paye la TVA que sur la valeur ajoutée. Ce qui signifie qu’il peut récupérer celle qu’il paye sur ses achats de carburant.
Malgré tous les avantages qui leur sont consentis, les patrons du transport routier non seulement payent des salaires de misère à leurs salariés, mais leur mènent une guerre permanente pour réduire ces salaires. Le dernier exemple a été donné récemment, lorsqu’ils ont réclamé que la loi travail leur permette de ne plus payer les heures supplémentaires. Il a fallu des grèves et des manifestations des salariés du secteur, qui connaissaient bien leurs patrons, pour empêcher une telle mesure.

                                                     Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2622)