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jeudi 6 février 2025

Le PS à la rescousse de Bayrou

 Le PS à la rescousse de Bayrou

Publié le 05/02/2025

En refusant de voter la motion de censure de LFI, les députés du PS allaient permettre à Bayrou de faire adopter les budgets de l’État et de la Sécurité sociale sans que son gouvernement soit renversé.

Bayrou n’a fait aucune concession sérieuse aux demandes du PS, et son budget est tout autant un budget d’austérité que celui qu’avait présenté Barnier. Mais les députés du PS, pas encore remis de leur audace d’avoir fait chuter le précédent gouvernement, tenaient visiblement trop à se montrer responsables pour renouveler leur geste.

Pour se justifier, ils ont invoqué les inquiétudes « des maires, des élus et des responsables associatifs redoutant de perdre leurs budgets » ou celles des millions de foyers aux revenus modestes qui auraient pu devenir imposables en l’absence d’un budget remontant les seuils d’imposition. Mais c’est d’abord à la bourgeoisie, grande ou petite, qui mène depuis des semaines une campagne contre les politiciens « hors sol » ou « irresponsables », accusés d’entretenir l’instabilité politique, que le PS voulait montrer son sens des responsabilités.

En titrant le 4 février « Précieux feu vert du PS au Budget », le journal Les Échos a donné une indication du soulagement des milieux patronaux devant ce geste qui donne quelques semaines de répit au gouvernement Bayrou. Même si celui-ci reste sans majorité, il pourra gérer les affaires courantes de la bourgeoisie française, défendre ses intérêts face à ses concurrents étrangers, arbitrer entre les différents secteurs et prendre tous les décrets exigés par les Nestlé, Lactalis ou autres Tefal.

Pour tenter de se laver les mains de ce soutien au gouvernement et montrer qu’il reste dans l’opposition, le PS a dit qu’il déposerait une motion de censure, calibrée pour que le RN ne la vote pas, contre les propos de Bayrou dénonçant « la submersion migratoire ». Les députés LFI, écologistes et PCF, alliés et concurrents du PS, ont bien sûr moqué cette « motion balle à blanc » et crié à la trahison. Mais faire mine de s’indigner que les députés François Hollande, ex-président de la république ou Aurélien Rousseau, ex-ministre de Macron, ayant participé à l’élaboration de la dernière réforme des retraites, élus grâce au NFP, soient prêts à sauver le gouvernement Bayrou, c’est se moquer du monde. Tous les députés du NFP, sans exception, ont en fait exactement le même respect des institutions, des prérogatives du parlement et de l’ordre social. Et ils peuvent d’autant plus se permettre de voter la censure contre Bayrou que le renoncement du PS, comme d’ailleurs celui du RN dès le lendemain, au nom du même « sens des responsabilités », rend cette censure tout aussi « balle à blanc ».

Pour combattre l’austérité budgétaire et les attaques antiouvrières du gouvernement, les travailleurs n’ont rien à attendre de ces tartuffes parlementaires et ne peuvent compter que sur leur propre mobilisation.

                                                               Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2949)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui jeudi 6 février, de 16 h.45 à 17 h.30 à l’entrée du parc de la mairie ;

-Vendredi 7 février, de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 8 février : de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-de 10 heures 30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie (sous réserve) ;

-de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-et de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Dimanche 9 février, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 10 février, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

dimanche 28 janvier 2024

Éducation, personnels d’entretien des lycées, la réalité de la politique de gestionite des notables

Quand le PS fait le ménage dans les emplois des lycées poitevins

 

Lycée Victor Hugo à Poitiers

Alain Rousset, président PS de la région Nouvelle-Aquitaine, sous prétexte de restrictions budgétaires, veut supprimer des emplois régionaux parmi les travailleurs qui assurent l’entretien des locaux des lycées sur Poitiers.

         Ainsi, dans le lycée Victor Hugo du centre-ville, 4 des 27 postes sont promis à disparaître. En fonction de « savants calculs », il est considéré qu’un agent peut assurer l’entretien de 1 700 m2, sans prendre en compte les particularités de cet établissement qui est aussi un internat. Supprimer des postes et vouloir augmenter la charge de travail des agents, dont 17 ont plus de 55 ans, témoigne du peu de considération dont ils font l’objet de la part de ce responsable socialiste.

         Mais les travailleurs concernés ne l’entendent pas de cette oreille et, la semaine passée, ils se sont mobilisés avec l’opération médiatisée « Tous en chaussettes ! », demandant aux élèves et aux enseignants volontaires d’enlever leurs chaussures sur la matinée. Cette action, qui a eu le mérite de faire réagir lycéens, enseignants et parents, montre que, face à cette attaque, ces travailleurs n’entendent pas se laisser faire.

 

samedi 16 décembre 2023

Argenteuil, un ancien maire condamné, un cas personnel dans une large généralité

 

Mais ce n’est pas pour avoir contracté en secret avec Fiminco à propos de l’espace Jean Vilar…

 

 

L’ancien maire PS d’Argenteuil, ex-député, Philippe Doucet, vient d’être condamné. Il l’est pour avoir opéré un marché avec un imprimeur sans l’avoir fait selon la loi. Il l’est également pour avoir fait rémunérer une personne sur les deniers de la commune alors qu’elle n’y avait plus de fonction.

         Les édiles des grandes villes tendent à considérer qu’ils sont rois en leurs communes, ne rendant de compte ni aux habitants ni, pour l’essentiel, aux membres de leur majorité.

         La constitution des réseaux clientélistes qui servent, croient-ils, à leurs carrières, les amène à bien des embauches très discutables dans la sphère de leurs cabinets et grands conseils.

         Pour le reste, on peut constater qu’il a eu bien moins de chance que le ministre de la justice, cette « justice » entre guillemets qui l’a fait condamner. DM

vendredi 21 mai 2021

Argenteuil, organisation de classe : les carriéristes responsables de l’écœurement et de la démobilisation, mais il y a les militants dévoués pour la reconstruction

 

Reconstruire le mouvement communiste dans les entreprises et les quartiers

 




L’ancien secrétaire de la section du parti socialiste, Ali Romdhane a écrit dans un commentaire sur ma deuxième brève sur les derniers incidents jeunes-police : « Argenteuil, le recul des réseaux politiques résultat de la politique des carriéristes

En effet, il n'y a plus de militants dans ces quartiers populaires comme autrefois. Parce que le militantisme a changé de nature. Celui-ci a perdu le sens collectif et l'intérêt général pour se transformer et s'incarner dans les ambitions individualistes dans le seul but de bénéficier d'un mandat ou résoudre ses propres problèmes personnels. C'est pourquoi les militants qui sont porteurs d'un projet collectif n’ont plus de place en politique. Les leaders politiques de tout bord assument de par leur stratégie et tactique politicienne une lourde responsabilité dans la désertification des partis politiques. »

Si je ne peux qu’être d’accord sur l’évocation du carriérisme dans le recul des réseaux politiques dans les quartiers, je ne vois pas en quoi « les militants qui sont porteurs d'un projet collectif n’ont plus de place en politique ».

Le carriérisme avec les réseaux locaux de copains des politiciens ont une lourde responsabilité dans l’effondrement des réseaux politiques à Argenteuil. Dans le cadre des déceptions politiques qui furent la toile de fond des déceptions (ces hommes de « gauche » servant la soupe aux possédants, Mitterrand, Jospin, Hollande), celles liées aux carriéristes locaux a accéléré l’effondrement. Hue a participé à autodestruction du PCF local, quand Valls et Doucet ont fait de même pour le PS. C’est ainsi que les quartiers populaires sont devenus des déserts militants.

         Mais il n’y a rien d’inéluctable dans cette situation. Il suffit que des militants commencent par s’intéresser au problème. À Argenteuil, certes guère avancé en la matière, notre parti Lutte ouvrière en affirme au moins son ambition d’y remédier.

         Totalement inconnu localement il y a quelques décennies, notre courant a au moins réussi à s’affirmer comme une force politique certes encore très minoritaire, mais au moins connue d’une fraction de la population.