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jeudi 17 septembre 2026

Travail, durcissement de l’exploitation, dégradation de la condition ouvrière

 

La bourgeoisie mène la lutte de classe

 

 

Selon un rapport de la Dares, service du ministère du Travail, l’intensité du travail entre 2016 et 2024 a été très supérieure à ce qu’elle était entre 1980 et 2000. L’enquête souligne aussi l’augmentation des contraintes et des cadences dans le ménage, l’hôtellerie-restauration et les services à la personne. La moitié des employés les moins bien payés déclarent ne pas savoir s’ils tiendront dans leur poste jusqu’à la retraite, en particulier du fait des pressions de leur hiérarchie.

         Ce durcissement de l’exploitation est à la base de l’explosion des profits des grandes entreprises.

jeudi 3 septembre 2026

Sodexo : croissance à la sauce patronale

 

Recette pour la hausse des profits : exploiter davantage

 

 

Sodexo vient d’annoncer la suppression de 1 097 postes en France, soit plus de 4 % de ses effectifs dans le pays.

         Six semaines plus tôt, la direction présentait son plan « Shift & Grow 2030 », destiné à « accélérer la croissance ». Elle y promet une croissance annuelle supérieure à 5 % et de distribuer la moitié de son bénéfice net ajusté aux actionnaires.

         Chez Sodexo, la recette de la croissance est donc connue : moins de salariés, toujours autant de dividendes.

dimanche 23 août 2026

Salaires : individualiser pour mieux régner

 Salaires : individualiser pour mieux régner

D’après une enquête parue en août, les hausses de salaires de 2026 en France atteindraient en moyenne 3 %, et les entreprises n’envisageraient rien de plus l’an prochain.

Publié le 19/08/2026


 

Une étude du ministère du Travail du 6 août évoque plutôt 1,9 % d’augmentation du salaire mensuel de base dans le secteur privé, à partir des chiffres du deuxième trimestre.

Cette différence entre les chiffres s’explique sans doute par le fait que la plupart des augmentations sont distribuées de façon individuelle, et très peu sous forme de hausses générales… qui frôlent trop souvent 0 %. Individuelles ou collectives, ces hausses de salaires n’empêcheront pas la majorité de la population de s’appauvrir.

Entre les classifications, les anciennetés, les primes diverses et variées et les augmentations au bon vouloir de la direction : les patrons ont bien organisé les choses pour masquer l’exploitation et faire croire aux travailleurs qu’ils sont en concurrence les uns avec les autres. Y compris lorsque l’on effectue le même travail, au même poste, les fiches de paie n’ont parfois rien à voir. Chacun reçoit une justification individuelle pour expliquer sa paie différente du voisin… Résultat, la paie est trop faible pour subvenir à l’ensemble des besoins. Elle est partout rognée par la cherté croissante de la vie.

En définitive, c’est le patron qui verse et décide de l’ensemble des salaires. Car les augmenter véritablement voudrait dire rogner son profit à lui. En temps de crise en particulier, le patronat fait tout ce qu’il peut pour céder le moins possible et maintenir ses profits. On peut dire que, pour les grandes entreprises, c’est plutôt réussi. Aucune de celles du CAC 40 n’accuse de perte au premier semestre et, avec une hausse des bénéfices de 34 %, ça c’est de l’augmentation !

                                                     Charles Legoda (Lutte ouvrière n°3029)

samedi 15 août 2026

Pakistan : les damnés du fond de la terre

Pakistan : les damnés du fond de la terre

Publié le 12/08/2026

Le 30 juillet une explosion de méthane, à plus de 1 000 mètres de profondeur, a ravagé une mine de charbon dans la région de Sorange, au sud du Pakistan. 34 mineurs, sur les 42 présents, sont morts.

Le Pakistan abrite de nombreuses mines dans lesquelles les travailleurs risquent leur vie. Des milliers d’entre eux ont été victimes d’accidents ces dernières années et le gouvernement est loin de contraindre les patrons à respecter les obligations légales de sécurité.

Les propriétaires de mines, sans scrupules, exploitent les mineurs pour un euro de l’heure, dégageant d’autant plus de bénéfices que les salaires ne comptent qu’environ pour 5 % dans le prix du charbon. Les autorités de la province versent maintenant des larmes hypocrites et font les gros yeux au propriétaire de la mine où s’est produite l’explosion. Elles ont annoncé que les familles de chaque mineur mort toucheraient une indemnisation de 1 800 dollars. C’est moins que la valeur des tonnes de charbon qu’un mineur pakistanais remonte en moyenne en trois jours. Dans cette région, comme dans beaucoup d’autres, la vie d’un prolétaire ne vaut pas cher…

                                                        Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°3028)