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dimanche 1 novembre 2026

IA : exploitation high-tech

Surexploitation sans artifices

 


 

Avec le développement de l'IA, des entreprises comme Google multiplie les chantiers de construction de data centers. Une enquête révèle que sur ces chantiers, en Suède, en Belgique et ailleurs en Europe, règne une exploitation féroce. Les travailleurs de la sous-traitance, des travailleurs immigrés, se voient imposer des journées de 12 heures. Des heures supplémentaires ne leur sont pas payées, les conditions de logements sont insalubres et à cause de la pression patronale, les accidents au travail sont nombreux.

         Une exploitation des travailleurs digne du 19eme siècle pour installer des technologies au top du savoir-faire et engraisser des actionnaires multi-milliardaires, c'est un résumé du capitalisme pourrissant. 

 

mercredi 30 septembre 2026

Sodexo : les travailleurs ne veulent pas passer à la trappe

 Sodexo : les travailleurs ne veulent pas passer à la trappe

Le 26 août, Sodexo a annoncé son intention de supprimer près de 1 100 emplois en France. Face à cette attaque, la CGT a organisé, le 22 septembre, un rassemblement devant le siège du groupe, à Issy-les- Moulineaux.

Publié le 23/09/2026

 

Avec Carrefour, Auchan, Monoprix… on a été habitué à ce genre d’annonce dans le secteur des services et du commerce. Mais à chaque fois, les directions se donnaient la peine de surjouer et d’inventer des difficultés économiques. Là, la direction de Sodexo le dit tout net : le but est que le groupe rapporte plus à ses actionnaires ! Il a réalisé près de 700 millions d’euros de bénéfice net en 2025 et distribué 400 millions d’euros de dividendes au titre de cet exercice. Au titre de 2024, les actionnaires avaient reçu 1,37 milliard d’euros ; Sodexo leur en promet plus, en mettant 1 100 travailleurs au chômage et en forçant ceux qui restent à faire leur travail !

Lors du rassemblement, un représentant syndical a dénoncé l’hypocrisie d’un groupe qui se vante de soutenir les Restos du Cœur, tout en bloquant les salaires et en projetant des licenciements qui risquent précisément d’envoyer des travailleurs à ces Restos.

Des représentants du PCF, de LFI et du NPA-Révolutionnaires étaient présents. Nathalie Arthaud est également venue apporter son soutien aux salariés mobilisés. « Je suis venue partager votre révolte. Vous m’avez invitée comme candidate à la présidentielle et je suis censée vous proposer des solutions. Eh bien, je n’en ai pas d’autre que ce que vous faites aujourd’hui : s’affronter à ce grand patronat exploiteur et licencieur ! », a-t-elle déclaré.

Sans les travailleurs, pas un repas ne serait préparé ni servi, pas un contrat ne serait honoré et pas un euro de profit ne serait réalisé. La direction compte sur eux pour faire ses profits ; ensemble, ils sont une force sur laquelle compter pour défendre leurs emplois !

                                                       Claire Dunois (Lutte ouvrière n °3034)

vendredi 25 septembre 2026

Il y a 25 ans : l’explosion d’AZF à Toulouse, ‘‘Total coupable, État complice’’

Il y a 25 ans : l’explosion d’AZF à Toulouse, ‘‘Total coupable, État complice’’

Il y a des anniversaires dont on se passerait bien. Celui du 21 septembre 2001 en fait partie, qui remet en mémoire l’explosion d’AZF et ses victimes, dans l’usine de Toulouse et aux alentours : 31 morts, 22 000 blessés et des dizaines de milliers de logements détruits ou endommagés dans les quartiers populaires proches de l’usine.

Publié le 23/09/2026

Il a fallu 18 ans pour que l’entreprise AZF, filiale de Total, soit finalement reconnue coupable par la justice, en décembre 2019, après trois procès et douze mois d’audience, de défaillance dans la gestion de la sécurité et de l’utilisation abusive de la sous-traitance. C’est la « poubelle » de l’usine, avec ses 300 tonnes d’ammonitrates, qui avait explosé. Quel patron se soucie de sa poubelle ? Ce qui compte avant tout pour lui est la rentabilité, voire la qualité de sa production, mais surtout les profits qu’il peut en tirer, même si cela entraîne des risques. C’est ce qu’ils appellent cyniquement « les risques calculés ». Sauf que ces risques, ce ne sont pas les actionnaires qui les prennent mais les travailleurs et les riverains.

Pendant toutes ces années de procédures, les armées d’experts de Total ont tout fait pour disculper le groupe de sa responsabilité en tant que donneur d’ordres, en commençant par détruire les preuves avant l’intervention de la police, mais aussi en répandant les rumeurs les plus folles, relayées par des « journalistes » rétribués. Sans oublier des politiciens de droite et de gauche, et certains « syndicalistes » de l’usine qui prenaient fait et cause pour leur patron. Cela eut pour conséquence la division entre les sinistrés et une partie des salariés, alors que l’émotion créée par la catastrophe aurait pu permettre au contraire une lutte commune contre ses vrais responsables : Total et sa filiale.

La version officielle de Total a été de nier toute responsabilité en disant « on ne sait pas ce qui s’est passé ». C’était non seulement un grossier mensonge, mais aussi un aveu d’irresponsabilité, dans cette usine classée Seveso. S’il ne savait pas ce qu’il s’est passé dans son usine, le groupe méritait pour le moins d’être écarté de la direction de celle- ci.

La justice a refusé de sanctionner Total, considéré comme intouchable. Elle s’est contentée de mettre en cause sa filiale, la condamnant à une amende dérisoire (le maximum de la peine encourue) représentant… dix minutes du bénéfice annuel de Total de l’époque.

Cette catastrophe n’a guère fait évoluer la législation en matière de sécurité. Et, comme le disait un ouvrier d’AZF : « Si on compte sur la réglementation pour se protéger des méfaits des capitalistes, il y aura d’autres AZF. La seule solution c’est de se battre pour l’expropriation des industriels comme Total, qui jouent avec notre vie pour la santé de leurs profits. »

On peut lire un aperçu de ce que le groupe Lutte ouvrière de Toulouse affirmait à l’époque dans une brochure rééditée en 2009 : Un an après l’explosion de l’usine AZF, et dans un livre des éditions Les Bons Caractères : La catastrophe d’AZF : Total coupable. Un sinistré sans fenêtre raconte – par Jean-François Grelier (Collection Témoignages) paru en juillet 2015.

                                             Jean-Claude Saran (Lutte ouvrière n°3034)

 

jeudi 24 septembre 2026

CAC 40 : record de dividendes

CAC 40 : record de dividendes

Entre avril et juin 2026, les entreprises françaises cotées au CAC 40 ont arrosé leurs actionnaires de 61 milliards d’euros sous forme de dividendes.

Publié le 23/09/2026

 


L’année 2026 fait d’ores et déjà figure de nouvelle année record pour l’ensemble des capitalistes de la planète, avec une augmentation générale de 7,3 % des dividendes versés, selon le rapport du gestionnaire d’actifs Janus Henderson Investors. Les multinationales françaises se distinguent par leur prodigalité en arrivant deuxièmes, bien que loin derrière les États-Unis (177,2 milliards). En France, le groupe Bolloré remporte la palme du CAC 40 en versant 4,2 milliards d’euros pour à ses actionnaires. Il est suivi par le groupe pharmaceutique Sanofi dont le dividende, 4 milliards, est en hausse de 5,1 %

Le secteur bancaire, qui augmente les taux d’intérêt auxquels il consent à prêter de l’argent, se distingue par une constante augmentation de ses dividendes et de ses rachats d’actions. Dans cette dernière manœuvre, une entreprise rachète ses propres titres pour les supprimer, faisant mécaniquement monter le cours des actions restantes et enrichissant d’autant ses plus gros actionnaires.

Ce mécanisme n’a pas de frontières. Ainsi, les actionnaires d’Intesa Sanpaolo, le premier groupe bancaire d’Italie, récupéreront 95 % des bénéfices réalisés par la banque en 2026 !

La tendance des groupes capitalistes à verser une partie de plus en plus importante de leurs bénéfices à leurs actionnaires est générale. Derrière la France, l’Allemagne se distingue avec 51,3 milliards d’euros déjà versés en 2026 ; or l’année a encore quelques beaux mois à venir et Continental AG annonce, par exemple, un dividende exceptionnel d’ici fin 2026 : 2,5 milliards seront prélevés pour ses seuls actionnaires sur les 3,1 milliards qu’a rapportés la vente de sa branche ContiTech.

Malgré le contexte de crise, de guerres et d’incertitude généralisée, les actionnaires continuent ainsi à piller l’économie et toute la société. Ils soulignent, non seulement le caractère parasitaire de leur système, mais aussi la nécessité de les exproprier.

                                                 Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°3034)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 25 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 26 septembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 27 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse.