Affichage des articles dont le libellé est sécurité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sécurité. Afficher tous les articles

lundi 10 août 2026

Sites Seveso : capitalisme = danger

 Sites Seveso : capitalisme = danger

Environ 30 000 personnes ont été confinées le 2 août lors de l’incendie d’un entrepôt contenant des produits toxiques sur un site classé Seveso à Gandrange, en Moselle.

Publié le 05/08/2026

La France compte environ 1 300 établissements classés Seveso, dont plus de la moitié sont classés seuil haut et, pour beaucoup, sont construits au centre ou à la lisière d’agglomérations. Ainsi les 24 et 25 juillet, la progression de l’incendie de Saumos en Gironde avait menacé trois sites industriels classés Seveso « seuil haut » sur les trente-six sites Seveso que compte le département. Dix-sept sont concentrés dans la métropole de Bordeaux.

C’est un grave accident industriel, une explosion suivie d’une émanation de dioxine, dans la commune de Seveso, au nord de Milan, en 1976, il y a cinquante ans, qui a entraîné à partir de 1982 des directives européennes sur les procédures pour prévenir de telles catastrophes. Mais le classement en sites dits Seveso n’a rien réglé, comme l’ont montré l’explosion de l’usine AZF de Toulouse en 2001 et l’accident chimique à l’usine Lubrizol à Rouen en 2019, et bien d’autres depuis. Ainsi depuis 2003, des mesures sont censées éviter la présence d’habitations à proximité de ces sites, mais les récents événements montrent qu’en pratique on en est loin. Rien n’est vraiment fait pour diminuer les risques, alors que les accidents dans ces usines dangereuses sont fréquents. De plus, la population elle-même n’a aucun moyen de contrôle.

L’irresponsabilité de nombreux patrons, et la complicité de l’État qui ne veut en rien les contraindre, font que la menace de nouvelles catastrophes continue de peser sur les travailleurs de ces entreprises et toute la population.

                                            Aline Rétesse (Lutte ouvrière n°3027)

jeudi 30 juillet 2026

Incendie et exploitation : La direction de la Poste de Gironde a joué avec la santé

 

Exploiteurs jusqu’au bout

 

 

En Gironde, la direction de La Poste entend imposer aux 314 collègues évacués dans le département qu’ils posent des jours de récupération ou des congés payés s'ils sont absents de leur travail. C’est révoltant. Etre évacué, ce n'est pas être en vacances !

     Quant aux facteurs, la direction régionale a voulu leur faire reprendre la distribution de courrier dans les zones non évacuées, alors même que la PIC de Cestas est fermée et que l’ARS, l’Agence régionale de santé, mettait l’ensemble du département en alerte rouge concernant la toxicité de l’air.

      Ainsi, par exemple, à Pessac, commune limitrophe de Cestas évacuée samedi soir, un manager a ordonné le maintien de la distribution des publicités, en affirmant « on verra selon la qualité de l’air », au mépris des consignes de l'ARS. Une position encore plus scandaleuse quand on sait que c’est sans masque FFP2 que la direction entendait faire sortir les facteurs, la direction admettant avoir des stocks mais attendant les consignes pour les distribuer.

      La forêt brûle, l’atmosphère est toxique, mais La Poste entend faire prendre un bol d’air aux facteurs.

lundi 13 juillet 2026

Jeunesse et éducation : les stagiaires en danger

 Les stagiaires en danger

Le 2 juillet à Montlebon, dans le Doubs, un jeune de 16 ans a eu le bras happé par un malaxeur à béton. Il s’en est sorti avec de profondes entailles à l’avant-bras. Dans le cadre de sa formation en lycée professionnel, il effectuait un stage dans une entreprise du BTP.

Publié le 08/07/2026

Cet accident fait suite à plusieurs autres, dont certains mortels, comme pour ce jeune de 15 ans écrasé par un chariot élévateur en avril. En 2025, cinq mineurs ont perdu la vie à la suite d’accidents mortels durant un stage.

Une partie de ces jeunes sont en formation professionnelle. Même s’ils apprennent les notions de base sur la sécurité au travail, même si leur stage est encadré par une convention, faut-il encore que patron et tuteur la respectent et que le stagiaire soit véritablement encadré. C’est loin d’être toujours le cas.

De plus, depuis 2024, le gouvernement impose un stage de deux semaines aux lycéens de seconde, tandis que les collégiens de troisième effectuent un stage de cinq jours depuis 2005. Les jeunes de milieux populaires se retrouvent souvent sur des lieux de stage dangereux, et certains, quel que soit leur cursus, y laissent leur peau.

Après le drame d’avril, le gouvernement avait annoncé une mission flash qui n’a pas encore rendu ses conclusions. Sa réponse se limite à des mots creux sur le fait que la sécurité des jeunes est une priorité. Comme si une déclaration d’intention était un frein face à un monde du travail en sous-effectif chronique, où les cadences et la pression de l’exploitation sont toujours plus dures dans de nombreux secteurs.

                                                 Inès Rabah (Lutte ouvrière n°3023)

dimanche 12 avril 2026

SNCF Lyon : Ras le bol de la course au profit

La SNCF en veut toujours plus sur le dos de tous

 

 

Ce vendredi 10 avril, la grève au TER dans toute la région a été un succès. À Lyon Perrache et Lyon Part-Dieu, la quasi-totalité des contrôleurs étaient en grève pour protester contre le passage en EAS (Équipement Agent Seul) de la ligne Mâcon – Lyon – Valence. Concrètement, il s’agit pour la SNCF de faire rouler les trains sans contrôleur systématique à bord, avec à la clé 25 suppressions de postes.

         Ce plan est une attaque brutale contre les contrôleurs qui seront mutés d’office, contre les conducteurs qui se retrouveront seuls pour gérer les incidents, contre les voyageurs qui devront se débrouiller sans personne à qui s’adresser.

         Les 80 grévistes rassemblés en assemblée générale ont réaffirmé leur refus de ce plan. Une prochaine journée de grève a été votée pour le jeudi 23 avril. Une quinzaine de grévistes sont ensuite partis tourner dans la gare pour discuter et entraîner dans la mobilisation des collègues d’autres secteurs.

         La SNCF a fait 1,8 milliard de bénéfice en 2025 mais, comme toute entreprise capitaliste, elle en veut toujours plus. C’est bien la mobilisation la plus large et la plus déterminée des travailleurs, tous secteurs confondus, qui peut la forcer à retirer son projet.