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vendredi 25 septembre 2026

Il y a 25 ans : l’explosion d’AZF à Toulouse, ‘‘Total coupable, État complice’’

Il y a 25 ans : l’explosion d’AZF à Toulouse, ‘‘Total coupable, État complice’’

Il y a des anniversaires dont on se passerait bien. Celui du 21 septembre 2001 en fait partie, qui remet en mémoire l’explosion d’AZF et ses victimes, dans l’usine de Toulouse et aux alentours : 31 morts, 22 000 blessés et des dizaines de milliers de logements détruits ou endommagés dans les quartiers populaires proches de l’usine.

Publié le 23/09/2026

Il a fallu 18 ans pour que l’entreprise AZF, filiale de Total, soit finalement reconnue coupable par la justice, en décembre 2019, après trois procès et douze mois d’audience, de défaillance dans la gestion de la sécurité et de l’utilisation abusive de la sous-traitance. C’est la « poubelle » de l’usine, avec ses 300 tonnes d’ammonitrates, qui avait explosé. Quel patron se soucie de sa poubelle ? Ce qui compte avant tout pour lui est la rentabilité, voire la qualité de sa production, mais surtout les profits qu’il peut en tirer, même si cela entraîne des risques. C’est ce qu’ils appellent cyniquement « les risques calculés ». Sauf que ces risques, ce ne sont pas les actionnaires qui les prennent mais les travailleurs et les riverains.

Pendant toutes ces années de procédures, les armées d’experts de Total ont tout fait pour disculper le groupe de sa responsabilité en tant que donneur d’ordres, en commençant par détruire les preuves avant l’intervention de la police, mais aussi en répandant les rumeurs les plus folles, relayées par des « journalistes » rétribués. Sans oublier des politiciens de droite et de gauche, et certains « syndicalistes » de l’usine qui prenaient fait et cause pour leur patron. Cela eut pour conséquence la division entre les sinistrés et une partie des salariés, alors que l’émotion créée par la catastrophe aurait pu permettre au contraire une lutte commune contre ses vrais responsables : Total et sa filiale.

La version officielle de Total a été de nier toute responsabilité en disant « on ne sait pas ce qui s’est passé ». C’était non seulement un grossier mensonge, mais aussi un aveu d’irresponsabilité, dans cette usine classée Seveso. S’il ne savait pas ce qu’il s’est passé dans son usine, le groupe méritait pour le moins d’être écarté de la direction de celle- ci.

La justice a refusé de sanctionner Total, considéré comme intouchable. Elle s’est contentée de mettre en cause sa filiale, la condamnant à une amende dérisoire (le maximum de la peine encourue) représentant… dix minutes du bénéfice annuel de Total de l’époque.

Cette catastrophe n’a guère fait évoluer la législation en matière de sécurité. Et, comme le disait un ouvrier d’AZF : « Si on compte sur la réglementation pour se protéger des méfaits des capitalistes, il y aura d’autres AZF. La seule solution c’est de se battre pour l’expropriation des industriels comme Total, qui jouent avec notre vie pour la santé de leurs profits. »

On peut lire un aperçu de ce que le groupe Lutte ouvrière de Toulouse affirmait à l’époque dans une brochure rééditée en 2009 : Un an après l’explosion de l’usine AZF, et dans un livre des éditions Les Bons Caractères : La catastrophe d’AZF : Total coupable. Un sinistré sans fenêtre raconte – par Jean-François Grelier (Collection Témoignages) paru en juillet 2015.

                                             Jean-Claude Saran (Lutte ouvrière n°3034)

 

vendredi 21 août 2026

Cyberattaques : l'État nous met en danger

 

Loin d’être une simple « négligence », une politique

 

 

Depuis le mois de juin, des cyberattaques massives, ciblant plusieurs services publics français, en particulier l'administration fiscale, ont laissé s'échapper des données personnelles concernant 393 000 particuliers. Face au scandale, le gouvernement reconnait avoir fait preuve de négligence. 

Loin d’être une simple « négligence », c’est une politique : manque de moyens pour la cybersécurité, pour les incendies, pour les hôpitaux... Et par contre, tout pour les grands patrons et pour l’armée !

dimanche 16 août 2026

Argenteuil, éclipse, quand la municipalité veut… et quand elle ne veut pas...

 

Ce soir-là, éclipse… de service d’ordre

 

 

Mercredi soir, sur la butte d’Orgemont, apparemment, au vue des photos et des témoignages, ce fut un beau succès populaire. Certes, je n’y étais pas, alors ceux qui y étaient peuvent toujours donner leur appréciation sur ce que je vais dire.

         La municipalité avait orienté à aller voir l’évènement sur cette butte d’Orgemont qui offre effectivement un panorama magnifique dont on ne se lasse pas. Dans tous les cas, il y eut beaucoup de monde, et apparemment, cela s’est très bien passé, dans un site dont une partie est pourtant arborée et fragile par les temps qui courent.

         Ce qui a été noté, selon des témoignages de présents, c’est que la police tant municipale ou autre brillait par son absence. En particulier pour assurer la circulation et le parking des véhicules dans une zone qui les rend difficiles.

         Bref, au final, si l’on voit le verre à moitié plein ou à moitié vide, on peut dire deux choses. Dans le premier cas, que l’on n’a pas besoin de la police sur notre dos pour que cela se passe bien. Dans le second cas, quand la municipalité veut assurer la sécurité maximum selon ses critères, elle s’en donne les moyens. Souvenons-nous de la fête de la musique de « l’entre soi » organisée le samedi soir sur la partie supérieure de l’avenue Gabriel Péri où elle avait su mobiliser la police au maximum.

         Mais c’est vrai, quand on veut on peut, quand on ne veut pas, on botte en touche. DM