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mardi 27 janvier 2026

Argenteuil, le rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, avec humour, nous maintenons : « tendance Alcatraz »

 

Confirmations

 

 

La brève que nous avons postée sur le présent blog « lo argenteuil » et sur notre Facebook Dom Mariette a suscité un intérêt certain, certains lecteurs nous approuvant, d’autres affirmant notre manque de sérieux. En particulier, parmi ces derniers, il s’en est trouvé pour affirmer que cette transformation des accès était une revendication des agents, voire des organisations syndicales. Aussi, avons-nous mené notre petite enquête auprès des uns et des autres. Résultat, certes partiel : les détracteurs de mon propos ont tout faux. Ce qui a été réalisé ne correspond pas à ce que les agents voulaient faire entendre aux responsables avant les travaux. Pour ce qui est des organisations syndicales, elles ont émis bien au contraire des mises en garde, en particulier au niveau de la sécurité, des agents des services installés à ce niveau pouvant se retrouver en proximité directe et isolés face à un individu mal intentionné.

         Concluons : des aménagements coûteux, avec moins de sécurité, de contacts entre les agents, et d’utilisation possible de l’espace pour des évènements collectifs. DM

 

Une brève sur le sujet à paraître dans la prochaine livraison du bulletin Lutte ouvrière des agents territoriaux d’Argenteuil et de l’ex-Agglo :

 

Bocaux et poissons

         Une de nos dernières brèves a fait causer, celle évoquant les réaménagements très coûteux du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville.          Certains qui ne connaissent pas ni la mairie ni notre travail voudraient mettre sur le dos des organisations syndicales les aménagements coûteux mais très problématiques du rez-de-chaussée.

         Non seulement elles n’y sont pour rien, mais elles en ont mis en évidence tous les inconvénients et surtout les dangers pour notre sécurité.

         Mais c’est connu, les responsables du troisième n’en font toujours qu’à leur tête.

(Au « 3ème » siègent les élus de la majorité et les directions générales des services)

jeudi 22 janvier 2026

Argenteuil, journal de campagne : quand la démagogie et l’exagération renforcent le lit de l’extrême-droite

Des jeunes qui font plus pitié que peur

 

Photo Tam Tam Colonie 

Il est certes plus difficile d’aller au contact des habitants, d’échanger, de faire partager ses convictions, de convaincre. Non pas qu’ils ne faillent pas les utiliser, mais pour certains candidats, les vidéos circulant sur les réseaux dits sociaux permettent de dire n’importe quoi en toute impunité de contradiction. C’est ce qui vient de se produire chez un candidat sans principe comme chacun sait.

         Sa vidéo débute sur un thème très porteur apparemment pour ces gens-là, la sécurité ! On y voit un jeune homme, la trentaine, évoquer sa peur de circuler aux abords de la gare centrale d’Argenteuil. Oui, il a peur le jeune homme, qui prétend par ailleurs habiter Argenteuil, ce qui est apparemment moins que certain.

         Il a peur le jeune homme. Pour ma part, je fréquente ce parvis plusieurs fois par semaine, et cela depuis toujours, et en particulier depuis que des jeunes originaires du Maghreb en ont fait leur terrain de vente de cigarettes. Suis-je à mon certain âge d’un grand courage ? Que nenni, mais si la présence de ces jeunes désœuvrés m’accable, en partie pour eux, il n’y a aucune raison d’avoir peur, et je n’ai jamais eu peur. Ils sont occupés à leurs petites affaires, et les réseaux qui les drivent n’ont pas envie que des agressions annexes perturbent leur activité.

         Alors, que des anciens ou des femmes ne soient pas tout à fait rassurés, on peut le comprendre, mais un grand et fort jeune homme ! D’autant plus que s’il est un lieu où la présence des différentes polices est très forte, c’est bien à la gare d’Argenteuil.

         La sécurité est en particulier le riche produit électoral d’appel de la droite et de l’extrême-droite comme chacun sait. Alors, que les auteurs de cette vidéo calamiteuse se rappellent enfin que sur ce plan, pour l’électeur obsédé par le sujet, la copie ne vaudra jamais l’original. DM

 

 

mardi 13 janvier 2026

Chimie : les profits d’un côté, l’emploi ET la sécurité de l’autre

 Couloir de la chimie : la guerre sociale continue

Quinze jours après le terrible accident à l’usine chimique Elkem de Saint-Fons, près de Lyon, le bilan est tragique : deux travailleurs sont morts des suites de leurs brûlures, Nicolas, 47 ans et David, 55 ans. Une travailleuse est toujours plongée dans le coma.

Publié le 07/01/2026

 

Dimanche 4 janvier dans la presse locale, la direction vantait les 25 millions d’euros investis pour la sécurité en quelques années sur le site, prétendant sans gêne qu’il est faux de dire que celle-ci a été sacrifiée au profit de la rentabilité.

À la reprise du travail, elle a organisé des réunions d’information toute la journée du lundi 5 janvier, mobilisant le ban et l’arrière-ban de sa hiérarchie pour asséner sa propagande. Elle fait du chantage pour que les travailleurs se taisent et acceptent sa politique, sous prétexte de ne pas mettre en danger l’avenir du site.

Pour protéger les emplois, faudrait-il que les travailleurs acceptent de venir au travail tous les jours avec la boule au ventre ? Faudrait-il attendre les résultats de l’enquête sans rien dire ? Mais les enquêtes judiciaires et les prétendus contrôles par les organismes de l’État n’ont aucun effet face à la soif de profit des capitalistes : ni la condamnation à une amende ridicule de 50 000 euros suite au décès d’un travailleur en 2016, ni les nombreuses mises en demeure par la DREAL (direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), n’ont empêché l’explosion du 22 décembre dernier. À ce jour, les organisations syndicales ont décidé de se porter partie civile pour avoir accès aux dossiers liés à l’accident.

Les travailleurs et les riverains du couloir de la chimie, au sud de Lyon sont tous concernés. Dans les nombreuses usines classées Seveso, car elles manipulent des produits dangereux, le patronat use jusqu’à la moelle des installations vieillissantes, dont la maintenance se fait au rabais. La sous-traitance, la précarité, la baisse des effectifs, ont affaibli les capacités des travailleurs à assurer collectivement leur propre sécurité.

Dans une autre usine chimique voisine, Domo Belle-Étoile, les travailleurs, en guise de vœux de Nouvel An, ont été privés de leur paie du mois de décembre ! La direction leur a versé comme « avance » (sic) un demi-salaire du mois de janvier, et elle a annoncé déposer un dossier de mise en redressement judiciaire de l’entreprise, quelques mois après un plan qui a supprimé 155 emplois. Là aussi, la crainte de la fermeture définitive du site est utilisée comme moyen de pression pour propager la résignation.

         Cela fait partie de la guerre au quotidien menée par le patronat pour maintenir ses profits. Les travailleurs ne peuvent accepter que ce soit au prix de leur vie.

                                               Correspondant LO (lutte ouvrière n°2997)

samedi 10 janvier 2026

Crans-Montana : 40 morts pour que le bar rapporte

 Crans-Montana : 40 morts pour que le bar rapporte

Les 40 morts et 116 grands brûlés victimes de l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana le 1er janvier ne sont pas victimes de la fatalité.

Publié le 07/01/2026

Ces victimes sont celles de deux patrons français, qui possèdent deux autres établissements dans le canton du Valais, avides de faire de l’argent à tout prix, quitte à mettre en jeu la vie de leurs clients ; mais le drame est aussi le résultat de la complaisance des autorités locales chargées de veiller aux règles de sécurité.

Les faits sont accablants. Espace accueillant plus de 400 personnes sans respecter les règles de sécurité établies en Suisse, plafond tapissé d’un produit connu pour être aussi inflammable que l’essence et produisant des gaz hautement toxiques, absence d’issues de secours répondant aux normes imposées, absence d’alarme incendie et d’extracteurs de fumées, d’extincteurs, etc. Et que dire des autorités de Crans-Montana, une des stations les plus luxueuses de Suisse, qui depuis des années, alors qu’elles ont la responsabilité de veiller aux normes de sécurité, ont laissé faire ? Le président du conseil communal de Crans-Montana a dû reconnaître au moins « des manquements » lors d’une conférence de presse.

Tout était ainsi réuni pour la survenue d’une catastrophe, comme d’anciens employés de ce bar-dancing en ont témoigné. Mais il aura fallu que tout soit dénoncé et redénoncé, au fil des jours suivant l’incendie meurtrier, dans des médias internationaux produisant de multiples témoignages de spécialistes de la sécurité, voire de responsables d’autres établissements, pour que la procureure chargée de l’enquête décide d’inculper les deux propriétaires. L’homme avait déjà été condamné il y a vingt ans par un tribunal français, et sa peine avait été assortie d’un interdiction de gérer une société en France.

Dans ce monde où l’argent est roi, en Suisse comme partout ailleurs, le fait de posséder quelques millions de francs suisses, d’euros ou de dollars, donne droit aux honneurs et à la respectabilité, et au droit d’ouvrir un tel établissement au mépris de la vie des clients. Une bonne partie des victimes sont des enfants de familles fortunées, mais cela n’a rien changé. Il fallait avant tout que Le Constellation rapporte à ses propriétaires !

Correspondance inquiétante, le drame survient au moment même où, en France, est publié un décret qui annule une partie des obligations de sécurité concernant les établissements accueillant du public !

                                                 Paul Sorel (Lutte ouvrière n°2997)

jeudi 8 janvier 2026

Sécurité incendie : ils préparent d’autres catastrophes

Loin de la priorité des priorités

 

 

Si les autorités suisses ont fait preuve d’incurie en négligeant les contrôles à l’encontre de l’établissement où un dramatique incendie a causé la mort de 40 personnes, les autorités françaises n’ont pas de leçon à donner : en novembre, un décret a allégé les démarches en matière de sécurité incendie pour les cafés et bars accueillant moins de 200 personnes. Leurs propriétaires n’ont plus à fournir de dossier détaillé prouvant qu’ils respectent les normes.

         Les enquêtes et témoignages montrent pourtant que le non-respect des normes est fréquent. Mais pour le gouvernement, il ne faudrait pas pour autant gêner la bonne marche des affaires !