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vendredi 27 février 2026

Argenteuil, journal de campagne, sécurité, le grand produit d’appel des démagogues

Sécurité, démagogie, et dépenses inefficaces

 

Ne pas avoir peur est un besoin légitime de chacun. Quand la société recule, si ces peurs grandissent, elles permettent surtout aux démagogues de tous poils de les utiliser à leurs fins électorales, et finalement de les attiser, en proposant des solutions qui n’en sont pas. J’ai pensé à eux en lisant l’article ci-dessous sur le non-efficacité de la vidéo-surveillance, en revanche très coûteuse, et donc aux dépens de services bien plus utiles à la population.

         Par ailleurs, dans les jours qui viennent, je reviendrai sur le sujet de la sécurité. DM

 

Vidéosurveillance : en tout cas, ça rapporte

La vidéosurveillance dans les municipalités est présentée comme une solution incontournable pour lutter contre la délinquance. Mais rares ont été les études sur l’efficacité de ces dispositifs et encore plus leur publicité.

Publié le 25/02/2026

Il y a six ans, la Cour des comptes avait écrit dans un rapport : « Aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de délinquance commise sur la voie publique ou encore les taux d’élucidation ». Une autre étude effectuée un an plus tard auprès de 2 000 municipalités, étude commanditée par la gendarmerie elle-même, concluait dans le même sens : du point de vue du nombre des affaires de police résolues, aucune différence n’avait été notée entre les communes équipées de vidéosurveillance et celles qui ne l’étaient pas.

Mais cela n’empêche pas police et gendarmerie de continuer de faire pression sur les maires. En 2021, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) expliquait dans un rapport que : « Les forces de l’ordre (police ou gendarmerie selon la zone de compétence) mettent en avant auprès des maires l’aide que leur procurent les caméras » et ces maires sont « incités, voire sommés d’agir par les forces de police ou de gendarmerie locale qui promeuvent ces solutions ». Très récemment, des journalistes faisant un reportage sur le sujet ont encore tenté d’obtenir des précisions ou des chiffres auprès de la gendarmerie nationale qui a refusé de répondre.

Qui paye ces dispositifs ? Évidemment les municipalités, donc les contribuables. Et il ne s’agit pas de sommes dérisoires. C’est au moins plusieurs centaines de milliers d’euros pour une commune de quelques milliers d’habitants. Cela fait bien sûr les affaires des lobbies de la vidéosurveillance qui, élections municipales obligent, ont même sorti un livre blanc pour les futurs maires où ils expliquent comment répondre aux questions sur le coût.

Sur l’insécurité, comme sur les autres sujets qui touchent à la vie quotidienne des couches populaires, bien des choses sont opaques. Et cette opacité, même à l’échelle d’une petite municipalité, permet de manipuler les populations et leur faire admettre des dépenses et des mesures qui ne sont pas nécessairement dans leur intérêt, loin de là.

                                                Pierre Royan. (Lutte ouvrière n°3004)

 

lundi 9 février 2026

Argenteuil, journal de campagne, élections municipales 2026. L’obsession municipale dans son Bilan 2020-2026 (18) : la sécurité. Gros moyens, mais pour quels résultats ? Un mot absent : celui de « prévention ». Le 23.8.2025 (Légende de la photo : Pour les jeunes en errance de la gare d’Argenteuil, des ventes à la sauvette et autres, quel travail est fait avec des éducateurs de rue ?)

Une Ville « sûre » ? Mais davantage, une ville « sereine » ?

 

 

Chacun est pour la sécurité de sa personne et de ses petits biens de prolétaires. Qui le niera ? Mais au-delà d’une question et de problèmes bien réels, s’il y a un domaine où les fantasmes sont légion, c’est bien celui-là. C’est en conséquence le produit d’appel politique privilégié de la droite depuis bien longtemps, un fait que la crise ne fait qu’exacerber. Au point qu’une brochure toute aussi volumineuse, luxueuse et coûteuse que le Bilan que nous commentons a été distribuée à l’ensemble de la population.

         La municipalité insiste sur le caractère exponentiel des moyens mis en œuvre, tant sur le plan du nombre de policiers municipaux que sur celui de la vidéosurveillance. Soit, mais pourquoi faut-il que les appels d’habitants pour tel ou tel problème s’avèrent régulièrement sans suite lorsqu’ils s’adressent à la police municipale ? Pourquoi une attitude peu amène d’une partie notable de cette police ? Quant à la vidéosurveillance, quels résultats ?...

         Donc, nous avons compris, la municipalité qui veut « bâtir la sécurité qui n’a pas de prix » y met les moyens. Mais face à quels dangers ? Et quels sont les résultats eu égard à cette augmentation des moyens ? Comme pour bien d’autres thèmes de son Bilan, c’est toujours de tout autres éléments et chiffres que la population aimerait connaître. Au terme de ces cinq dernières années, où en est-on sur le plan de la sécurité publique ? Sur le plan des addictions et des trafics ? Sur le plan des vols et agressions ? Sur celui des violences faites aux femmes ? Les statistiques vont dans quel sens ? Rien sur les évènements du début de l’été 2023 ?

         Quand on parle de la sécurité, on pense bien sûr en particulier à la Jeunesse et à la prévention nécessaire. Un moment crucial de la vie où il est possible d’aider et de réorienter des voies de vie dangereuses empruntées. C’est ce que l’on appelle la prévention. En tout cas, dans les deux pages de ce Bilan, le mot est absent.

         Lorsque l’on parle « sécurité », la question essentielle d’un bilan est plus que celle de savoir si la population se sent davantage en sécurité, celle de la sérénité qui peut régner sur la Ville au niveau du « vivre ensemble ». Là, quel bilan ? DM (À suivre. Une concertation loin d’une vraie démocratie locale. Entachée irrémédiablement par l’affaire Jean Vilar. Bilan municipal 2020-2026. (19)

 

mardi 27 janvier 2026

Argenteuil, le rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, avec humour, nous maintenons : « tendance Alcatraz »

 

Confirmations

 

 

La brève que nous avons postée sur le présent blog « lo argenteuil » et sur notre Facebook Dom Mariette a suscité un intérêt certain, certains lecteurs nous approuvant, d’autres affirmant notre manque de sérieux. En particulier, parmi ces derniers, il s’en est trouvé pour affirmer que cette transformation des accès était une revendication des agents, voire des organisations syndicales. Aussi, avons-nous mené notre petite enquête auprès des uns et des autres. Résultat, certes partiel : les détracteurs de mon propos ont tout faux. Ce qui a été réalisé ne correspond pas à ce que les agents voulaient faire entendre aux responsables avant les travaux. Pour ce qui est des organisations syndicales, elles ont émis bien au contraire des mises en garde, en particulier au niveau de la sécurité, des agents des services installés à ce niveau pouvant se retrouver en proximité directe et isolés face à un individu mal intentionné.

         Concluons : des aménagements coûteux, avec moins de sécurité, de contacts entre les agents, et d’utilisation possible de l’espace pour des évènements collectifs. DM

 

Une brève sur le sujet à paraître dans la prochaine livraison du bulletin Lutte ouvrière des agents territoriaux d’Argenteuil et de l’ex-Agglo :

 

Bocaux et poissons

         Une de nos dernières brèves a fait causer, celle évoquant les réaménagements très coûteux du rez-de-chaussée de l’hôtel de ville.          Certains qui ne connaissent pas ni la mairie ni notre travail voudraient mettre sur le dos des organisations syndicales les aménagements coûteux mais très problématiques du rez-de-chaussée.

         Non seulement elles n’y sont pour rien, mais elles en ont mis en évidence tous les inconvénients et surtout les dangers pour notre sécurité.

         Mais c’est connu, les responsables du troisième n’en font toujours qu’à leur tête.

(Au « 3ème » siègent les élus de la majorité et les directions générales des services)