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samedi 11 avril 2026

Argenteuil, la police, un sujet à ne pas discuter ? Eh bien si, parlons-en quand c’est nécessaire

 

Quand la disproportion est au rendez-vous, il faut la discuter

 


 

Si vous voulez que votre post sur Facebook soit retenu par les algorithmes et diffusé largement, il y a un sujet qui y contribue : la police ! C’est ce que j’ai pu vérifier une nouvelle fois à propos de la brève portant sur la présence policière disproportionnée aux abords de la mairie d’Argenteuil mardi dernier alors que moins d’une centaine de membres du service municipal des écoles protestait contre leurs conditions de travail.

         Certes si vous écrivez sur la police, ne vous attendez pas à recevoir uniquement des fleurs. C’est plutôt la tendance contraire que vous subirez. Ses défenseurs inconditionnels mèneront la charge sans guère de discernement ni de nuance. Il est vrai, en l’occurrence, la charge n’est faite que de mots et la douleur n’est que limitée.

         Dans le post en question, je ne critiquais pas la nature fondamentale de la police dont la fonction principale est de maintenir l’ordre au service de la classe dominante, aux côtés de sa tâche seconde de tenter de faire respecter la tranquillité publique. Je ne dénonçais pas une bavure telles celles qui se produisent mais dont il est très difficile de faire entendre l’écho. Non, je disais uniquement que l’engagement policier ce matin-là était disproportionné. C’est tout, mais c’était apparemment déjà trop.

         Pour terminer, je rappelle que parmi les agentes manifestant ce matin-là, il y avait de très nombreuses ATSEM, ces femmes qui jouent un rôle irremplaçable aux côtés des enseignants dans les classes des écoles maternelles. Parents policiers ou pas, tous bénéficient d’une activité essentielle de ces travailleuses pour aider à ce que les bambins prennent le meilleur départ à l’école. Se retrouver à leur côté contre les coupes claires qu’elles subissent et la dégradation de leurs conditions de travail devrait être une évidence pour tous. DM

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 11 avril, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

 

 

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

 

 

jeudi 9 avril 2026

Argenteuil, fracture sociale, fracture scolaire

La lutte pour l’École publique, une lutte vers l’égalité

 

Le 31 mars à Cergy 

 

Le 7 avril devant la mairie d’Argenteuil

Sans rentrer dans le détail, les élections municipales ont marqué à Argenteuil le succès électoral d’un camp social. Pour l’essentiel, les quartiers à dominante petite-bourgeoise ont voté très majoritairement pour le maire sortant, les quartiers populaires pour ses opposants de « gauche ». C’est une réalité. L’affirmer, ce n’est pas rejeter les habitants de ces quartiers qui appartiennent souvent ou ont appartenu au monde du travail, de l’entreprise, des services, et de la fonction publique, souvent à des postes élevés de la hiérarchie sociale. Mais là n’est pas mon propos principal.

         Il est seulement de relever que cette situation se retrouve dans la structuration de deux Écoles sur la Ville, l’École publique et ses établissements des trois degrés, face à ceux de l’École privée, qu’ils relèvent de la commune ou de Sannois.

         Tout cela est certes relatif, et les établissements privés recrutent à la marge des enfants des milieux populaires. Cela se produit, parfois pas, ou avec difficulté. Quant à inscrire ses enfants à telle ou telle type d’école, cela n’est pas discutable, et relève du choix de chacun.

         Ce qui nous intéresse, c’est la situation actuelle de l’École publique sur la Ville. J’hésite sur les qualificatifs, mais en restant dans la modération, je dirai qu’elle est dans une situation très difficile.

         Ce sont les mobilisations des personnels relevant de l’Éducation nationale ou de la Ville de ces derniers jours qui m’ont incité à abordé le présent sujet : la journée de grève du 31 mars qui a une nouvelle fois mis en évidence le drame de l’intégration et de la situation scandaleuse des travailleuses AESH, et la mobilisation des personnels du service des Écoles d’Argenteuil avant-hier.

         Il faut arrêter la descente aux enfers de l’École publique. C’est une priorité d’autant plus dans une situation budgétaire où le gouvernement va faire encore payer davantage l’effort de guerre au prix du recul des services publics utiles à la population, celui d’Éducation au côté de celui de la Santé.

         Dans ce combat qu’il s’agit de développer, qu’ils relèvent de l’Éducation nationale ou de la Ville d’Argenteuil, les personnels, aux côtés des parents d’élèves des quartiers populaires, doivent se préparer à se trouver au coude-à-coude pour agir. DM

mercredi 8 avril 2026

Argenteuil, agents du service des écoles en colère hier, en grève, et rassemblés aux portes de la maison soit disant « commune »

Une première réaction salutaire réussie

 


 


Cela faisait des années qu’un tel rassemblement ne s’était pas produit devant l’hôtel de ville. En cause, la difficulté à se mobiliser, la désorganisation du monde du travail, le recul militant. Mais nous savons que tout cela pourra s’inverser, et profondément, du jour au lendemain.

         La situation l’exige. La hausse des carburants et l’inflation qu’elle entraîne sont en train de pomper le pouvoir d’achat. Et il y a les multiples attaques pour dégrader les conditions de travail, en imposant toujours davantage de tâches et de pression, quitte à ce que cela entraîne une vie impossible et l’usure.

         C’est le cas partout au sein du monde du travail. Cela l’est pour les agents territoriaux à l’encontre desquels la municipalité nouvellement réélue veut faire payer le recul drastique des moyens alloués par l’État qui se profile.

         À côté de tous les problèmes récurrents qui pèsent dans ce service des écoles sur les épaules des personnels ATSEM, ASEL, et du périscolaire (plusieurs dizaines de points revendicatifs sur le tract syndical), la municipalité aimerait bien imposer que les ATSEM, à la place d’agents du périscolaire prennent la charge de l’accueil des jeunes enfants à partir de 7 heures !

         À l’appel des organisations syndicales des agents territoriaux d’Argenteuil, CGT et FSU, une centaine de manifestants, des travailleuses essentiellement, se sont retrouvés durant toute la matinée d’hier pour crier leur colère.

         C’est un point de départ. Chacun était heureux d’y avoir participé, dans une atmosphère de renouveau. Un premier pas qui doit être suivi vite par d’autres, en allant crescendo. DM