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jeudi 14 mai 2026

Prix de l’alimentation : faire passer les grands groupes à la caisse !

 Prix de l’alimentation : faire passer les grands groupes à la caisse !

Le gouvernement a réuni, lundi 11mai, des dirigeants des filières agricole, agro-alimentaire et de la distribution. Alors que les négociations commerciales entre ces filières se sont clôturées fin février, plusieurs grands groupes agro-industriels réclament de pouvoir augmenter leurs prix.

Publié le 12/05/2026

 

Face à la crise provoquée par l’envolée des prix du pétrole et des productions qui en découlent, le gouvernement est à l’écoute de toutes les difficultés, surtout quand elles viennent du monde patronal. C’est sans doute pour cela qu’il a convoqué cette réunion, alors que le président de l’Ania, l’Association nationale des industries alimentaires, se lamente sur les difficultés des entreprises de son secteur « dont les marges sont déjà réduites au plus bas » et d’être « la dernière roue du carrosse ».

On retrouve au conseil d’administration de l’Ania la directrice générale de Mars Wrigley, premier producteur mondial de confiseries, le directeur de Danone France, celui de Lactalis… mais c’est bien entendu au nom du petit charcutier étranglé par la hausse des prix du plastique d’emballage que tout ce beau monde réclame le droit d’augmenter les prix, sous peine de provoquer sa faillite. Jean-François Loiseau, le président de l’Ania, l’assure : les hausses seraient « très ponctuelles », et d’ajouter : « D’ailleurs, quand le prix du pétrole augmente ou baisse, il y a des hausses et des baisses à la pompe mais personne ne s’en soucie, personne n’en parle. Je demande la même chose ». En somme pour ce monsieur, puisque « personne ne se soucie » des prix à la pompe, personne ne sera non plus trop regardant sur le prix de son chariot de courses à la caisse !

Comme d’habitude lors de ces discussions, du côté des patrons de la grande distribution, on freine des quatre fers sur la réouverture éventuelle de négociations. La représentante de la Fédération du commerce et de la distribution défend les intérêts des patrons d’Auchan, Carrefour et autres Leclerc, en faisant mine de se battre pour « le pouvoir d’achat des consommateurs, qui regardent particulièrement les prix ».

Quoi qu’il en soit des tractations entre ces requins pour savoir qui accaparera la plus grosse part des profits et des aides que le gouvernement mettra sur la table, l’addition pour les classes populaires grimpera. Car les plus gros du secteur n’ont pas attendu que le gouvernement les y autorise pour augmenter à nouveau leurs prix. Ainsi la marque Président, propriété de Lactalis, a déjà répercuté les augmentations liées, dit- elle, à la guerre au Moyen-Orient.

Depuis des années, les salaires et les pensions sont à la traîne tandis que toutes les dépenses de la vie quotidienne augmentent, en même temps qu’augmentent les profits des grands groupes. C’est eux qu’il faut faire passer à la caisse !

                                                          Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3015)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-vendredi 15 mai, de 15 h.45 à 16 heures 30 au marché du Val Nord,

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-samedi 16 mai, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 17 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse.

mercredi 18 février 2026

Alimentation : capitalisme toxique

Que vaut la santé face au profit capitaliste ?

 

                                             Crédit photo : Picasa

 Selon une enquête de l’Anses, les concentrations de polluants chimiques comme le cadmium, le plomb et l’aluminium dans l’alimentation sont à des niveaux si élevés que cela constitue une vraie menace pour la santé publique. Pain, céréales du petit déjeuner, frites, poisson... des produits consommés quotidiennement sont concernés.

         Leur toxicité vient de la contamination des sols, de l’usage d’additifs ou des conditions dans lesquelles ces produits sont entreposés, emballés et transportés. Pour les capitalistes de l’agro-alimentaire les profits passent bien avant la santé de leurs clients.

 

jeudi 5 février 2026

Lait infantile contaminé : alertez les bébés !

Lait infantile contaminé : alertez les bébés !

Après Nestlé (Guigoz, Nidal), c’est maintenant au tour de Danone (Dumex, Blédilait), Lactalis (Picot) et Vitagermine (Babybio) d’être suspectés d’un nouveau scandale sanitaire dans le lait en poudre pour bébés.

Publié le 28/01/2026

En effet, une toxine, la céréulide, présente dans ce lait, serait à l’origine de graves intoxications et de la mort de deux nourrissons en France début janvier.

Cette contamination concerne désormais plus de 50 pays dans le monde. Les dirigeants de ces grands groupes pleurent, disant qu’ils ont fait le maximum pour retirer massivement et rapidement les lots infectés dès qu’ils ont connu le problème. C’est complètement faux : d’après la cellule investigation de Radio France, il s’est passé onze jours entre la détection de lots contaminés de lait Guigoz et leur rappel, et cinq jours pour le lait Picot du trust Lactalis. En plus, profit oblige, « Nestlé a effectué les rappels au compte-gouttes, et même des “retraits silencieux” dans certains pays, sans informer les consommateurs », selon l’association Foodwatch.

Ce scandale souligne aussi que l’État n’a jamais voulu mettre en place un dispositif sanitaire et une réglementation dignes de ce nom, Comme d’habitude, il laisse les capitalistes de l’agroalimentaire faire des profits sans avoir à rendre le moindre compte. La céréulide est pourtant une toxine dangereuse. Elle est susceptible de provoquer des nausées, des vomissements et des complications pouvant aller jusqu’à la mort. Selon Santé publique France, la bactérie responsable de la céréulide est à l’origine d’un quart des toxi-infections alimentaires collectives en France.

Toujours selon Radio France, personne ne connaît la quantité réelle de toxine qui aurait été ingérée par des nourrissons depuis des mois car les tests réalisés jusqu’à présent l’ont été par les seuls industriels et sans aucun contrôle de l’État, et ils portent uniquement sur la poudre de lait. Or la toxine ne se libère que lors du contact de la poudre avec l’eau, permettant alors seulement d’en mesurer la dose réelle.

De plus, un seul laboratoire public en France est capable de détecter cette toxine dans les échantillons de lait en poudre destinés à des enfants pour lesquels des familles ont constaté des symptômes, et celles-ci ne peuvent le saisir directement. Pire encore, aucun centre national n’est en mesure de repérer cette toxine dans les selles humaines, ce qui rend difficile d’établir le lien biologique entre la consommation du produit et une pathologie. Cela arrange bien les trusts de l’agroalimentaire, qui peuvent tranquillement prétendre qu’il n’y a pour l’instant aucune preuve que la cause du décès des nourrissons soit le lait qu’ils ont ingéré.

Le vrai poison, pas seulement pour les nourrissons, est le capitalisme assoiffé de profit.

                                           Arnaud Louvet (Lutte ouvrière n°3000)

 

dimanche 26 octobre 2025

Agroalimentaire : du mirage coopératif à la jungle capitaliste

 Agroalimentaire : du mirage coopératif à la jungle capitaliste

Le 22 septembre, les coopératives Agrial et Terrena ont annoncé un projet de fusion, qui en fera la plus grosse coopérative française, avec 30 000 salariés et un chiffre d’affaires de 12milliards deuros.

Publié le 22/10/2025

Agrial et Terrena sont elles-mêmes le produit de fusions de coopératives au début des années 2000. L’une s’est développée à partir de la Normandie, l’autre dans le Sud-Ouest. On trouve dans leur giron les marques Soignon, Florette, Agrilait, Tipiak et Père Dodu.

Les deux directions ont annoncé le projet dans un communiqué de presse. C’est ainsi que les agriculteurs travaillant pour ces groupes l’ont appris. Quant aux salariés d’Agrial, ils ont été informés par visioconférence quinze minutes avant l’annonce à la presse. L’inquiétude chez eux est grande car ils craignent que chacun des groupes en profite pour supprimer des emplois.

Par cette fusion, les patrons des deux coopératives espèrent mieux peser dans les négociations face à la grande distribution, qui est concentrée dans quelques grandes centrales d’achat. Au niveau européen, les fusions de coopératives agricoles se sont multipliées ces dernières années pour les mêmes raisons.

Certains agriculteurs voient la fusion d’un bon œil : ils se rassurent en se disant qu’elle permettra de mieux rentabiliser certaines usines… ce qui revient à adopter le point de vue patronal, visant à exploiter davantage les salariés qui y travaillent. C’est d’ailleurs au nom de cette logique patronale que les directions chercheront à obtenir la validation du projet par les adhérents.

En réalité, cela fait longtemps que la plupart des agriculteurs qui regardent tout cela de loin considèrent les coopératives comme des entreprises comme les autres, et cela à juste titre. Les coopératives appartiennent sur le papier aux agriculteurs, chacun détenant des parts dans le capital social. Mais si cela leur donne un droit de vote aux assemblées, quel poids représentent-ils réellement face à des projets bouclés à l’avance par les dirigeants ? En réalité, ils sont pieds et poings liés et, pour les plus petits, victimes de la loi du marché et de la concurrence.

La réglementation permet aux coopératives d’échapper à une partie de l’impôt sur les sociétés et de sous-déclarer leurs profits. Les agriculteurs, pas plus que les salariés, ne connaissent la rémunération réelle de leurs dirigeants. Toutes les grandes coopératives ont de multiples filiales et certaines sont rattachées à des holdings financières, ce qui permet une totale opacité dans leur comptabilité.

Créées initialement pour résister collectivement aux marchands en gros et autres maquignons auxquels les paysans étaient confrontés, les coopératives se sont transformées au fil des années en géants de l’industrie agroalimentaire dont aujourd’hui trois agriculteurs sur quatre dépendent en France.

Eh bien, pour organiser la production alimentaire en fonction des besoins tout en respectant les ressources, il faudra mettre ces centres de pouvoir sous le contrôle des salariés, des petits agriculteurs et de la population.

                                         Sébastien Janais (Lutte ouvrière n°2986)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus :

-Aujourd’hui dimanche 26 octobre, de 11 h. à midi au marché Héloïse.

samedi 11 octobre 2025

Santé des enfants ? Seule celle de leurs profits les intéresse

 

Les gros filous…

 

 

L’association Foodwatch dénonce les emballages trompeurs, les publicités mensongères présentant des produits laitiers comme sains pour les enfants. Babybel, Petits Filous, Kiri goûter, etc., sont trop gras, trop sucrés, trop salés, puisque le but des industriels n’est pas de faire des produits bons pour la santé, mais des produits qui rapportent. Eh oui, ce n’est pas un scoop : les produits laitiers, entre les mains des capitalistes, sont nos ennemis pour la vie… !