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vendredi 14 août 2026

Incendies industriels : à Gandrange comme ailleurs, la vérité ne viendra pas du préfet

 Incendie à Gandrange : la vérité ne viendra pas du préfet

Dimanche 2 août, 30 000 habitants autour de Gandrange, en Moselle, ont été appelés à se confiner par la préfecture.

Publié le 12/08/2026

L’appel faisait suite à l’énorme incendie de l’entrepôt d’une filiale de Suez, la Safe (Suez Alternative Fuels & Energies), site classé Seveso seuil bas.

Selon la préfecture, il s’agissait d’une mesure de précaution et le nuage noir et très malodorant provoqué par cet incendie n’entraînait aucun risque de pollution. On a appris par la suite que l’entreprise avait été épinglée en septembre dernier par les services de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement pour des « manques et incohérences » dans son fonctionnement. Une nouvelle inspection était d’ailleurs programmée pour le mois prochain.

En tout cas, dimanche 2 août, l’arrosage automatique en cas d’incendie était « en maintenance », selon la direction de Suez. Il ne fonctionnait donc pas et le feu a pu détruire tout l’établissement et rejeter dans l’atmosphère… on ne sait quoi. En effet, deux jours plus tard, mardi 4 août, la préfecture appelait les riverains à ne pas utiliser l’eau souterraine, de pluie ou des cours d’eau, même pour arroser leur jardin ou abreuver leurs animaux. Elle pourrait être contaminée. Par quoi ? Mystère. Elle conseillait également de ne pas consommer fruits, légumes du jardin ou produits sauvages qui n’auraient pas été protégés des retombées de l’incendie ! Les fumées noires « inoffensives » ne l’étaient sans doute pas tant que cela !

On n’en saura sans doute pas plus sur cet incendie et ses conséquences, à moins que la population ne s’en mêle.

                                                   Étienne Hourdin (Lutte ouvrière n°3028)

dimanche 9 août 2026

Argenteuil, incendie de Green recup : quand les habitants d’Argenteuil, eux aussi, auront-ils de nouvelles informations sur la nature des fumées et leurs conséquences ? Avec ci-dessous également un article de mes camarades de l’Est. DM

 

À la population de trouver donc  les réponses à ses questions

  


Il y a une semaine, un incendie ravageait le site de Green Récup à Argenteuil, une entreprise de traitement des déchets. À part un communiqué tardif, on ne peut pas dire que la municipalité ait été bavarde sur le sujet. Il y avait pourtant dans son communiqué de dimanche dernier l’idée suivante : « … La Ville restera pleinement mobilisée aux côtés de l'État afin d'accompagner les riverains, de suivre les conséquences de cet événement et de veiller à ce que toutes les suites administratives et réglementaires nécessaires soient mises en œuvre… ». Sur ces conséquences, en particulier sur la santé publique, une semaine après l’évènement, elle n’a toujours rien à dire aux habitants d’ici comme de plus loin qui ont pourtant, en tout cas pour un certain nombre d’entre eux, été incommodés.

         Je diffuse ci-dessous l’article de mes camarades de l’Est du pays que l’on trouve sur leur page régionale. Qu’y trouve-t-on ? L’évocation d’une mesure prise concernant la non utilisation des eaux pluviales alors qu’il leur avait été affirmé « qu’il n’y avait aucun risque avec le nuage noir provoqué par l’incendie ».

         Je ne compare pas les deux sinistres et je ne sous-entends rien. Je constate simplement que la municipalité aurait pu donner des nouvelles, qu’elle ne l’a pas fait à ce jour, et que cela illustre un problème général que l’on retrouve partout : l’extrême retenue des autorités à donner des explications au grand jour. 

         J’en conclus que c’est à la population elle-même de s’impliquer davantage et de parvenir aux conclusions que ces autorités qui relèvent aussi de l’État actuel et de sa nature d’outil de la classe dominante n’ont pas l’habitude de leur fournir rapidement, et complètement. DM

 

Incendie de Gandrange : on ne peut pas faire confiance aux capitalistes et à leur Etat

Publié le 07/08/2026

 

Dimanche dernier, bien que les habitants aient été appelés à se confiner, les autorités affirmaient qu’il n’y avait aucun risque avec le nuage noir provoqué par l’incendie de l’entrepôt Suez sur le site ArcelorMittal de Gandrange. 

Maintenant les riverains sont appelés à ne pas utiliser l’eau souterraine, de pluie ou des cours d’eau même pour arroser leur jardin ou abreuver leurs animaux. Elle pourrait être contaminée. Par quoi ? Mystère. La Préfecture conseille également de ne pas consommer fruits, légumes du jardin ou produits sauvages qui n’auraient pas été protégés des retombées de l’incendie ! Comme quoi les fumées noires n’étaient pas si inoffensives que ça.

Suez avait été épinglé en septembre dernier par les services de la DREAL pour des «manques et incohérences» dans le fonctionnement de la société. C’est peu dire. L’arrosage automatique en cas d’incendie était « en maintenance » dimanche, c’est-à-dire ne fonctionnait pas.

Si les salariés avaient leur mot à dire, s’ils contrôlaient les entreprises, s’ils décidaient - et c’est vrai pour Suez  comme pour les pompiers laissés avec pas grand-chose contre le feu, les soignants contre le Covid - la société s’en porterait bien mieux.

mercredi 17 décembre 2025

L’éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo : Il faut mettre l'économie sous le contrôle des travailleurs ! 4 min 48

 Un problème de connexion. Aller directement à : 

 https://www.lutte-ouvriere.org/portail/multimedia/leditorial-video-faut-mettre-leconomie-sous-controle-travailleurs-189198.html

jeudi 4 septembre 2025

Paiement du gaz et autres : imposer le nécessaire !

Des enfumeurs de première

  

Au 1er septembre, le prix du gaz est annoncé à la baisse par la Commission de régulation de l’énergie. Mais, comme la TVA sur le gaz est passée de 5,5 à 20 % depuis le 1er août, le coût va peut-être augmenter. Il en est du gaz comme du reste : les prix sont imposés sans aucun contrôle des travailleurs et des consommateurs. Puis, pouvoirs publics, patrons de la distribution et de l’énergie nous enfument.

         Alors, en plus d’imposer un contrôle réel sur les prix, il faut imposer d’augmenter les salaires, les pensions et les allocations de plusieurs centaines d’euros. C’est tout à fait possible en prenant sur les profits passés et présents des capitalistes !  

 

dimanche 31 août 2025

Argenteuil, ébauche de bilan personnel du Bilan de la municipalité 2020-2026. (26 et dernier)

 

Une Ville aux habitants, au-delà de toutes les difficultés

 


 

J’ai trouvé que la dépense pour imprimer et diffuser en juin ce Bilan de mandat municipal méritait un petit effort estival. Très partiel je le reconnais. Et pour le dire tout net, pas passionnant. Tant de vantardise, tant d’affirmations et de chiffres invérifiables et surtout sans commentaires au niveau des difficultés mais aussi des réussites.

         Mais le défaut principal est ailleurs. Il est de mélanger ce qui a été réalisé et ce qui est projeté, l’action municipale 2020-2026 et les intentions de cette équipes pour la suite.

         Je reviens sur cette question des difficultés et des obstacles. Nulle part une présentation de la Ville, une ville qui demeure extrêmement populaire, résultat de son passé industriel, et du rôle de la municipalité du PCF qui a choisi d’assumer la construction de dizaines de milliers de logements dits sociaux pour répondre à une crise majeure du logement.

         Argenteuil est également caractérisée par un territoire important. L’urbanisation des années 1960 s’ajoutant à cette caractéristique territoriale engendre l’existence de quartiers populaires très périphériques.

         Ville populaire marquée par la crise du capitalisme qui monte depuis les années 1970 et dont les conséquences s’amplifient.

         La municipalité a en tête la transformation « sociologique » de la commune. Elle regarde du côté d’Asnières voire de Levallois. Mais elle le fait sans projets globaux, et même sans la réflexion préalable qui ne peut-être qu’à l’échelle de tout le territoire. On l’a vu dans l’affaire Jean Vilar.

         En attendant, les distances se creusent entre les quartiers, et c’est un problème majeur. Un fait très révélateur m’avait frappé. Pour la fête du réseau de la municipalité, ce n’est pas lui faire injure de le souligner, la fête des vendanges, des navettes pour s’y rendre au piémont de la butte de Cormeilles, mais jamais de navettes pour amener par exemple les habitants des quartiers périphériques à la fête très populaire des Berges par exemple.

         Un commentateur d’une de mes brèves sur le Bilan a écrit pour résumer : « Mais qu’est-ce que vous feriez à leur place ? ». L’avis personnel sur cette question serait que nous serions extrêmement prudents, que la question du bien-être des agents territoriaux et de l’union des quartiers serait une préoccupation principale, que la culture et l’éducation seraient des priorités. Surtout, nous essaierions de stimuler de toutes les façons possibles l’engagement de la population, sa réflexion, son contrôle, et bien au-delà de structures de « démocratie locale » totalement étriquées aujourd’hui.

         Mais de tout cela, nous aurons peut-être l’occasion de reparler dans les mois qui viennent si les mobilisations et les luttes des travailleurs nécessaires nous en laissent le temps. DM