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mercredi 6 novembre 2024

Liquidations d’entreprises : défendre notre peau

Mettre fin à la dictature des capitalistes

 

 

En 2023, un nombre record d’entreprises ont mis la clef sous la porte, 66 000 dit-on. Ce sont souvent de toutes petites entreprises ou des auto-entrepreneurs pris à la gorge. Mais ce sont aussi des sous-traitants de grands groupes, des géants de l’industrie qui suppriment des emplois ou ferment des sites. 

         Quelles que soient les raisons invoquées, leurs actionnaires ont amassé et continuent d’amasser des milliards. Alors, les travailleurs devront prendre sur ces milliards de quoi garantir un emploi et un salaire à tous, et mettre fin à la dictature des capitalistes sur une société qu’ils conduisent à la faillite.

 

mardi 3 septembre 2024

Crise. La fièvre actuelle de l’or

Crise. La fièvre de l’or

Publié le 28/08/2024

Les classes possédantes ne croient pas un mot des mensonges dont leurs gouvernements abreuvent les travailleurs et les pauvres sur les reculs supposés de l’inflation. Et cela se voit.

Ces jours derniers, un quotidien économique, Les Échos, a publié plusieurs articles sur la flambée de l’or à l’échelle mondiale. Son cours, dit-il, « bat tous les records ». Dépassant 2 500 dollars l’once (2 250 euros les 28 grammes), il a « gagné 20 % depuis le début de l’année et doublé en six ans ».

S’adressant à un public informé, ce journal ne s’embarrasse pas de détours. « L’appréciation de l’or, écrit-il, s’épanouit dans un paysage économique hautement inflammable », avec une inflation qui est partout « redevenue une menace forte », un climat guerrier qui se renforce, notamment au Moyen-Orient, une région économiquement cruciale pour l’impérialisme, tandis que les classes possédantes nourrissent des « doutes profonds sur les politiques monétaires et budgétaires des pays avancés ». Dans le même temps, sachant que ces dernières années les « banques centrales ont imprimé des milliers de milliards d’euros et de dollars pour aider (les capitalistes à affronter) des crises », « l’argent inspire de moins en moins confiance » aux capitalistes, même le dollar.

Depuis au moins un demi-siècle, la principale puissance impérialiste et sa monnaie, le dollar, ont attiré des quatre coins du monde des flots continus de capitaux en quête de placements spéculatifs réputés sûrs et d’un fort rapport. Mais « avec les craintes renouvelées sur la santé de l’économie américaine », même le dollar n’apparaît plus comme une « valeur-refuge » aux capitalistes et à leurs États. Les banques centrales, en Chine ainsi que dans les pays capitalistes avancés, qui en achetaient hier à tour de bras cherchent maintenant à le remplacer par de l’or.

Certes, l’or ne répond à aucun besoin humain vital : il ne se mange pas, ne se boit pas, on ne peut le planter en espérant en récolter les fruits, il n’est indispensable à la production d’aucun bien industriel. Pour la bourgeoisie, l’accaparer à grande échelle n’a qu’un seul intérêt, mais de taille : la protéger contre la crise de son propre système.

Cette crise, elle ne sait plus comment en sortir. Le cours de l’or qui s’affole, écrit Les Échos, est « un indicateur du désarroi monétaire » de la classe capitaliste et de son « doute sur la mesure de la valeur ». La fièvre de l’or qui saisit les riches, et plus encore les très riches et leurs États, est un symptôme en même temps qu’un facteur aggravant de cette crise.

                                                        Pierre Laffitte (Lutte ouvrière n°2926)

                                                                                

Le prêteur d'or et sa femme de Metsys Quentin


 

lundi 15 juillet 2024

Crise : un système de plus en plus défaillant

Crise : un système de plus en plus défaillant

Publié le 10/07/2024

La presse économique s’alarme de l’augmentation du nombre des défaillances d’entreprises. Cette hausse qui illustre la poursuite et l’aggravation de la crise de l’économie.

Une entreprise en défaillance n’arrive plus à payer ses dettes et ses factures, ce qui entraîne le plus souvent sa fermeture.

Selon le Conseil national des administrateurs et des mandataires judiciaires, cité par le quotidien Les Échos, « sur les six premiers mois de l’année, le nombre global de défauts a bondi de 18 % par rapport à la même période de 2023 » et « 102 500 emplois se retrouvent menacés. »

C’est le cas de Caddie et Duralex, récemment mis en liquidation, mais le phénomène touche principalement de toutes petites entreprises, dans les secteurs du commerce, de la construction et des transports.

Ces défaillances pourraient atteindre un niveau record sur l’ensemble de l’année 2024. Elles ont des causes en partie conjoncturelles notamment la fin des aides mises en place lors des confinements – le fameux « quoi qu’il en coûte » – notamment des prêts garantis par l’État, qu’il faut maintenant rembourser, ainsi que la hausse des taux d’intérêt.

Les raisons sont aussi plus profondes, qui tiennent à la crise générale de l’économie capitaliste. Dans un contexte où la production et les marchés se restreignent, la guerre économique s’accroît, et elle profite aux entreprises les plus grosses. Celles-ci ont les moyens de s’imposer face à leurs concurrentes plus petites et sont les principales bénéficiaires des aides de l’État. C’est pourquoi, tandis que les groupes du CAC 40 distribuent des dividendes record à leurs actionnaires, de plus en plus de petites entreprises mettent la clé sous la porte.

Cette guerre économique se mène en premier aux dépens des travailleurs, qui sont licenciés, mais elle fait aussi des victimes parmi les petits patrons. Les mesures adoptées par les gouvernements pour faire face à tel ou tel épisode de la crise, comme lors du Covid, ne peuvent au mieux que retarder l’échéance fatale.

                                                           Daniel Freund (Lutte ouvrière n°2919)