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mardi 2 juin 2026

Argenteuil comme ailleurs, soutenons le combat des AESH. Aidons à la réussite de leur grève du mardi 9 juillet prochain

Un vrai salaire pour les AESH, la fonction publique pour tous !

 

 

C’est une vieille histoire. L’État décide une nouvelle tâche, mais voudrait que le travail soit fait au moindre coût, en faisant que les travailleurs recrutés le soient sans formation et sans véritable avenir. C’est ce qui est arrivé avec l’ « intégration » des élèves subissant un handicap dans les classes, mise en place il y a 20 ans. Résultat : des travailleuses AESH sous payées, sans formation, à l’avenir incertain.

         Ces travailleuses, en nombre insuffisant, malmenées, s’organisent.

         Dernièrement, une commission censée tracer un véritable avenir pour ces travailleuses essentielles pour la scolarité des élèves et pour le fonctionnement normal des classes a accouché d’un plan plus que mal taillé : aller vers l’intégration de seulement 10 à 20 % de l’ensemble de ces travailleuses dans la fonction publique qui représentent en nombre la deuxième fonction des travailleurs de l’Éducation.

         Les travailleuses AESH veulent un vrai salaire, des temps complets, de la formation, et une titularisation de toutes dans la fonction publique.

         Elles seront en grève mardi 9 février prochain. Parents d’élèves, enseignants, travailleurs de l’Éducation, tous aux côtés des travailleuses AESH en grève et en manifestation ce jour-là. DM

 

lundi 9 mars 2026

AESH : le gouvernement les lanterne

 AESH : le gouvernement les lanterne

Publié le 04/03/2026

Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé le début de « travaux » concernant le statut des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap). Un groupe de travail serait créé auquel les syndicats pourraient s’associer pour examiner leur situation.

Comme disait Clemenceau, quand on veut noyer un problème, on crée une commission. Pourtant, les problèmes des 145 000 AESH, à 98 % des femmes, qui aident les enseignants à accueillir dans les classes des élèves autistes ou victimes d’autres handicaps sont bien connus. Cela fait des années qu’elles manifestent pour avoir un statut et un salaire corrects, contre l’aggravation de leurs conditions de travail qui les obligent à morceler leur temps entre plusieurs élèves, voire entre plusieurs établissements. Mais déjà, le 7janvier, le ministre avait appuyé la majorité de sénateurs qui s’étaient opposés à une proposition de loi du Parti socialiste visant à titulariser les AESH.

Après avoir brandi le Code de la fonction publique auquel, selon lui, elles ne pourraient pas avoir droit, le ministre avait déclaré qu’il était impossible d’inscrire au budget de l’État une nouvelle dépense pour leur assurer un salaire sur la base d’un temps complet et d’un emploi stable. Cela en dit long sur la considération qu’il porte à ces travailleuses et aux enfants handicapés dont elles se préoccupent. Il n’y a d’ailleurs pas non plus d’argent pour embaucher suffisamment d’AESH afin de répondre aux besoins réels. Près de 50 000 enfants sur 350 000 sont laissés sur la touche 21 ans après la loi « pour l’égalité des droits et des chances » qui proclamait la nécessité de traiter les enfants handicapés comme les autres.

Tenir de beaux discours sur l’école dite « inclusive » parce qu’elle inclut des enfants handicapés ne coûte rien. Dire que l’on va lancer des « travaux » pour se pencher sur le sort des AESH qui contribuent à leur prise en charge ne coûte rien non plus.

                                                           Jean Sanday (Lutte ouvrière n°3005)

mardi 13 janvier 2026

AESH : les sénateurs, antiouvriers jusqu’au bout des ongles

Ils préfèrent les bas salaires

 

Avec la mutualisation, une situation qui s'est même encore dégradée
 

Le Sénat, avec le soutien du gouvernement, a rejeté une proposition de loi qui aurait accordé aux AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) un statut de fonctionnaire qui leur permettrait notamment de bénéficier d’une rémunération à temps plein. Aujourd’hui, 98 % des AESH ne travaillent que 24 heures par semaine en moyenne, pour un salaire ne dépassant pas 900 euros par mois.

         Le gouvernement comme les sénateurs refusent de payer davantage et de rendre moins précaire la condition de ces travailleuses qui permettent à des centaines de milliers de jeunes handicapés d’accéder à l’éducation, cela juge les discours sur l’école inclusive dont ils nous abreuvent. 

 

lundi 24 novembre 2025

Argenteuil, handicap : aider à vivre la différence certes, mais avant tout le combat pour les moyens matériels et humains nécessaires

 

La question centrale des AESH

 

 

Une « quinzaine » sur le Handicap a lieu actuellement jusqu’au 3 décembre. Ma Ville consacre son dossier central sur ce sujet. Ce dernier commence par un constat : « 12 millions de Français vivent avec un handicap, dont 80% sont invisibles : troubles cognitifs, mentaux, psychiques, sensoriels » qui inaugure le premier article. » « Sensibiliser, comprendre, inclure : autant d’étapes pour construire une ville où la différence se vit naturellement » en est la conclusion.

         Que la municipalité et les services dédiés de la Ville fassent, ou pas, le maximum des possibilités à ce niveau, sera une question d’appréciation personnelle. Mais ne comptons pas sur la municipalité pour ouvrir le débat sur le sujet.

         Le problème est que la question dépasse totalement celle des choix et des moyens mis à sa disposition. Elle est une des questions sociales fondamentales qui relève de ce que la société est prête à mettre comme moyens pour qu’au-delà de l’aide pour faire « Vivre la différence » et « pour porter un autre regard sur le handicap », les personnes subissant ces handicaps puissent vivre réellement une vie humaine sur tous les plans.

         Aux côtés de la santé, de l’éducation, du soutien aux anciens, le handicap devrait être une priorité sociale absolue. Cela exige qu’une part notable des moyens humains et des moyens matériels nécessaires lui soient consacrée. Ce n’est pas le cas aujourd’hui dans la réalité d’une société riche, mais où une part notable de cette richesse est accaparée et gâchée par une minorité pour des dépenses fastueuses et une spéculation sans frein.

         Pour en revenir à Ma Ville, il y manque vraiment un article sur la situation de l’intégration des enfants et adolescents subissant un handicap dans les établissements scolaires comme la loi l’exige. Pourtant l’évocation de la présence d’AESH revient à plusieurs reprises dans le dossier.

         Chacun sait que cette situation est aujourd’hui calamiteuse malgré le dévouement d’AESH sous-payées et surexploitées.

         Une municipalité soucieuse du Handicap, du sort des personnes et des familles, à défaut de donner une solution à un problème général, dénoncerait au moins la situation faite aux AESH. À défaut, Ma Ville aurait pu au moins consacrer un véritable article à ce sujet. DM