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jeudi 27 août 2026

Haïti : massacre des déplacés

 

Le sommet pourri d’un système de domination des riches

 

 

Des gangs armés ont attaqué Kenscoff, une commune située sur les hauteurs près de la capitale Port-au-Prince. Ils ont fait irruption dans un camp de déplacés - ils sont 1,5 millions en Haïti - installé dans une église. Les bandits ont exécuté au moins 40 personnes et blessé des dizaines. Il y a aussi des disparus et des personnes enlevées.

Ces bandes sont la pourriture d'un système dominé par une poignée de riches, qui les ont armées et instrumentalisées pour se maintenir en haut de la pyramide sociale. Seules les classes populaires d'Haïti, en s'organisant, pourront y mettre fin.


mercredi 17 juin 2026

Mondial de foot : pas de politique... autre que celle de la bourgeoisie

 

Cachez la marque de ce souvenir cuisant

 

 

La Fédération internationale de football a demandé à l’équipe haïtienne, qui joue en Coupe du monde, d’enlever de son maillot toute référence à la bataille de Vertières.

         Cette bataille de 1803 marque la capitulation des armées de Napoléon venue en Haïti avec l’objectif de rétablir l’esclavage. Or les anciens esclaves en révolte depuis 1791 s’étaient organisés en armées et avaient définitivement fait fuir les anciens maîtres pour construire la première république noire du monde.

         Au Mondial, hymnes et drapeaux nationaux sont exaltés. Mais pour la Fifa, cette référence, fondatrice de l’histoire d’Haïti, est trop politique. Elle est surtout le rappel de la lutte des opprimés et c’est ça qui gêne les puissants aujourd’hui.

vendredi 8 mai 2026

Haïti : gangsters en uniforme

L’enfer vécu par la population

 

 

Capture d'écran Martinique la 1ère – une femme dans un camp de déplacés à Port-au-Prince

Des policiers kényans, déployés en Haïti dans le cadre d'une mission multinationale censée combattre les gangs, ont été accusés de viol. Selon l'ONU, une dizaine de cas d'abus sexuels, y compris sur des mineures, seraient avérés. C'est la partie émergée de l'iceberg. Un rapporteur affirme même que « des policiers haïtiens ont agi comme proxénètes » en rabattant des femmes ou des filles vers leurs collègues kényans.

Pendant ce temps, les gangs ne cessent d'étendre leur emprise, et font vivre un enfer à la population. L'annonce récente du déploiement de 1 500 soldats tchadiens supplémentaires en Haïti ne peut qu'ajouter du chaos à ce chaos.

Pour venir à bout de la dictature des bandes armées, la population travailleuse ne pourra compter que sur son organisation et ses luttes.