Affichage des articles dont le libellé est consommation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est consommation. Afficher tous les articles

vendredi 19 décembre 2025

Petits colis : taxe et démagogie

 Petits colis : taxe et démagogie

Les ministres de l’Économie des pays membres de l’Union européenne (UE) ont décidé de soumettre les petits colis à une taxe de 3euros minimum à partir du 1erjuillet 2026.

Publié le 17/12/2025

Cette mesure vise les colis d’une valeur inférieure à 150euros qui proviennent des pays hors Union européenne. Comme 91 % d’entre eux proviennent de Chine, l’objectif est clairement la mise en place d’une mesure protectionniste contre la concurrence des plateformes asiatiques comme Shein, Temu ou AliExpress.

Ainsi, pour un colis composé par exemple d’un paquet de bougies et d’un jouet commandé sur une de ces plateformes, il faudra payer 6euros de taxe (3euros pour chaque catégorie darticle) en plus du prix de vente et la TVA sappliquera donc sur une somme plus élevée. Ces prix renchéris seront moins attractifs, et rendront les bougies et les jouets vendus dans les rayons des magasins Leclerc, Gifi, Carrefour… plus intéressants.

Tous ces ministres, et en première ligne Roland Lescure, ministre français de l’Économie, vent debout contre l’entreprise Shein, justifient cette mesure en invoquant la protection des emplois sur le territoire, les questions environnementales ou encore la santé des consommateurs face à des produits ne respectant pas les normes de l’UE.

La réalité est que cela fait des décennies que la production manufacturière s’est fortement implantée dans les pays d’Asie, qualifiés depuis d’ateliers du monde. Cette internationalisation de la production, orchestrée par les capitalistes de la distribution eux-mêmes, leur a permis de réduire les prix d’achat des marchandises vendues dans les rayons et donc de réaliser davantage de profits. Ainsi, les bougies ou les jouets que l’on trouve dans les magasins des centres commerciaux ou sur Internet proviennent bien souvent des mêmes ateliers de production.

Ce qui se joue donc actuellement sur le marché de la distribution est une guerre des prix entre capitalistes européens et chinois. L’absence de droits de douane sur les produits présents dans les petits colis a donné un avantage concurrentiel aux plateformes chinoises. Alors, par la voix des ministres de l’Économie, les distributeurs européens contre attaquent.

Et, comme sur les champs de bataille, c’est la population qui en payera les conséquences.

                                            Joséphine Sina (Lutte ouvrière n°2994)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 19 décembre : de 11 heures à 11 h.45 au marché Héloïse ;

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 20 décembre, de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 11 h.45, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-dimanche 21 décembre, de de 11 h. à midi au marché Héloïse.

 

Intermarché : le loup déguisé en agneau

Intermarché : le loup déguisé en agneau

Le groupe Intermarché s’est offert une jolie publicité, abondamment relayée par les médias et les réseaux sociaux.

Publié le 17/12/2025

On y voit un gentil loup qui devient végétarien pour se faire des amis. Surfant sur la sympathie déclenchée par son petit conte de Noël, le PDG du groupe, Thierry Cotillard, a étalé sur les plateaux télévisés son patriotisme et son savoir-faire, à l’en croire quasiment artisanal. Le film d’animation a été fabriqué sans recours à l’intelligence artificielle et par un studio bien français. Quant aux peluches à l’effigie du loup gentil, elles sont bien sûr « made in la France européenne » : pas question de les faire fabriquer en Chine ! Pour compléter cette auto-louange, les premières peluches, a affirmé le PDG, seront offertes aux enfants malades.

Le groupe Intermarché, qui comprend aussi Netto et depuis peu Auchan, n’a pourtant pas fait fortune en cuisinant des carottes bios. S’il pouvait afficher en 2024 un chiffre d’affaires de 32,7 milliards d’euros, en hausse de plus de 7 %, c’est d’abord grâce à l’exploitation des 150 000 travailleurs dans ses différentes marques. Bas salaires et temps partiels imposés sont leur quotidien et font les profits du groupe. Le 3e distributeur alimentaire de France a également profité de la flambée des prix alimentaires depuis 2022. Le PDG promet bien que l’inflation sera « contenue » pour 2026 et qu’aucun licenciement n’est en vue, mais on sait ce que valent les promesses de patrons, même quand ils essaient de se faire passer pour de gentils agneaux.

                                          Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2994)

 

mardi 2 décembre 2025

Eau du robinet : plus chère, moins sûre

 Eau du robinet : plus chère, moins sûre

« Ils polluent, on paie », dénonce l’UFC-Que Choisir dans une campagne sur le prix de la dépollution de l’eau du robinet.

Publié le 26/11/2025

Selon l’association, le taux de conformité de l’eau potable en France est passé de 95 % en 2021 à 85 % en 2025, en raison de la pollution aux nitrates, pesticides et polluants éternels (PFAS) rejetés par l’activité agricole et industrielle et qui sont de mieux en mieux détectés.

Le coût de la dépollution, d’un milliard d’euros en 2025, pourrait exploser pour atteindre 13 milliards d’euros annuels. Or, le traitement de l’eau est à la charge des distributeurs d’eau. Il existe bien une « redevance pour pollutions diffuses » payée par les vendeurs et les utilisateurs de pesticides, mais elle n’a rapporté que 188 millions d’euros en 2023. Les industriels dont les usines déversent des PFAS dans l’environnement ne sont pas mis à contribution : une loi instaurant une taxe sur les usines rejetant des PFAS a bien été votée en 2025, mais, faute de décrets d’application, elle n’est toujours pas en vigueur. Lundi 17 novembre, dans le cadre de l’examen du budget 2026, les députés en ont voté une nouvelle version et demandé au gouvernement de l’appliquer l’année prochaine, tandis que la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, soutenait sans vergogne un amendement la reportant à 2027. La mise au point du budget 2026 n’étant pas terminée, celle de la taxe sur les PFAS peut encore connaître bien des rebondissements.

Les distributeurs n’ont, en revanche, pas attendu pour répercuter les frais de dépollution sur les factures des particuliers, qui ont grimpé de 16 % depuis 2023.

Les grandes entreprises agricoles et les industries polluantes ont visiblement un adage conforme au fonctionnement de toute l’économie capitaliste : « Après moi, le déluge… d’eau polluée »

                                                  Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2991)

jeudi 27 novembre 2025

Perrier : mieux qu’à Lourdes

 

Une eau miraculeuse

 

 

Après le feuilleton qui a éclaboussé Nestlé à propos de son eau Perrier, on pouvait s’attendre à ce que l’agrément d’eau minérale naturelle lui soit retiré, puisque des filtres ont été utilisés pour rendre l’eau consommable. Eh bien, non ! Un tribunal vient de le lui maintenir.

         Après le gouvernement, parfaitement au courant de l’affaire, qui avait cherché à l’étouffer, c’est la justice qui donne sa bénédiction. Décidément, grâce à ses milliards, Nestlé vend vraiment une eau miraculeuse !

jeudi 8 février 2024

Industrie alimentaire : vol à l’étalage

Manœuvres frauduleuses à l’encontre des consommateurs

 

 

Six grandes marques de l'alimentaire sont accusées par une association de consommateurs d'avoir modifié les ingrédients de leurs recettes pour baisser les coûts de production. Findus aurait diminué la quantité de colin de 75 % à 71 % dans une recette. Nestlé aurait rajouté de l'huile de palme dans certains chocolats. Maille, marque d'Unilever, ferait une mayonnaise avec moins d'œufs, etc.

         Les mis en cause se défendent en évoquant la flambée des coûts des matières premières. Couper le lait avec de l'eau ou mélanger de la sciure de bois à la farine sont des pratiques aussi vieilles que l'économie de marché et l'avidité des capitalistes.