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vendredi 24 juillet 2026

Dette : le parasitisme de la bourgeoisie

 Dette  : le parasitisme de la bourgeoisie

Le gouvernement a rendu public le 15 juillet un rapport sur l’état des finances à l’horizon 2030. La dette représenterait plus de 130 % du PIB en 2030.

Publié le 22/07/2026

Selon ce document, 126 milliards d’euros « d’efforts » seraient nécessaires d’ici à 2032 pour stabiliser le taux d’endettement de la France et arrêter l’envolée des intérêts de remboursement de cette dette. Mais, sans surprise, c’est la population que le gouvernement rend responsable de cet endettement pour justifier les sacrifices qu’il voudrait lui imposer.

La dette de l’État ne cesse effectivement d’augmenter : en dix ans, sous les quinquennats de Macron, elle est passée de 2 000 à 3 500 milliards d’euros ! L’État doit emprunter, parce que son budget est en déficit, c’est-à-dire que le montant de ses dépenses dépasse celui de ses recettes. L’État dépense trop. Mais la question est : au profit de qui ?

Ce sont les capitalistes privés qui bénéficient des 200 à 270 milliards - selon les sources - d’aides publiques et d’exonérations diverses dépensées chaque année. C’est encore le grand patronat qui a bénéficié des milliards que lui a versés l’État durant le Covid, ou depuis le début de la guerre en Ukraine. Ce sont les Dassault, Thales et autres industriels de la guerre qui s’enrichissent en vendant à l’État leurs engins de mort.

Mais il ne faut pas oublier les autres grands bénéficiaires de la dette que sont les banques et les financiers. C’est en effet auprès de ces capitalistes privés que l’État emprunte, et c’est à eux qu’il doit payer des intérêts faramineux. En 2026, l’État français devra verser 74 milliards aux banques pour payer ces intérêts. Ce poste du « service de la dette » est passé devant celui de l’Éducation nationale.

Ces grandes banques, ces capitalistes qui possèdent des capitaux, prêtent à l’État en bon rentiers, parce que dans cette période de crise, c’est le plus rentable, et le plus sûr. Ils savent que l’État fera tout pour faire payer la population, quitte à démolir complètement l’éducation, la santé, ou les transports publics. Ce système est de plus en plus parasitaire, les travailleurs devront s’en débarrasser.

                                                  Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3025) 

jeudi 23 juillet 2026

Aides au grand patronat : Des milliards jetés aux capitalistes

 

Serviteur prestidigitateur

 


 

Un rapport commandé par le gouvernement évalue à 187 milliards d’euros les aides publiques aux entreprises en 2023. Elles étaient estimées par le Sénat à 211 milliards, et même à 270 milliards d’euros par une enquête de journalistes. Et il ne s’agit que des aides « directes » : exonérations, subventions, etc. Les commandes d’armement, par exemple, n’y figurent pas.

Voilà comment se creuse le déficit public que tous les gouvernements veulent faire payer aux travailleurs à la place de ceux qui en bénéficient, les capitalistes. 

mardi 21 juillet 2026

Voiture électrique, « Leasing social » ou l'art de subventionner les profits

 

L’État et le capital, liaison directe

  


La troisième phase du leasing social, pour pouvoir louer une voiture électrique à moins de 200 € par mois, a débuté. Si ce système permettra à 50 000 ménages modestes de s’équiper d’un véhicule neuf, il est avant tout une aide directe pour les constructeurs automobiles. L’État financera jusqu’à 6 500 € par véhicule, voire 9 500 € si les batteries et le moteur sont fabriqués en Europe.

C’est ainsi que l’argent public abonde les profits de Renault et Stellantis.

lundi 20 juillet 2026

Incendies : Macron fait la manche

 

Des Canadair, pas des Rafale !

 


 

Macron s’est rendu en forêt de Fontainebleau, dont 10 % de la surface a déjà été détruite par incendie. Il a dû répondre aux critiques visant les moyens insuffisants consacrés à la lutte contre les incendies : baisse des effectifs d’agents de l’ONF pour l’entretien des forêts, baisse des moyens accordés à la Protection civile, annulations de commandes de Canadair.

La réponse de Macron a été l’appel aux dons, comptant « sur chacune et chacun pour pouvoir dès maintenant donner ». Quel dommage que pour les budgets militaires, Macron ne se contente pas, là aussi, de la charité publique.