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samedi 12 septembre 2026

Impôts sur les grandes entreprises : numéro d'équilibriste

 

Égratigner des profits qui s’envolent…

  


Lecornu, le Premier Ministre, a annoncé que l’impôt exceptionnel sur les très grandes entreprises mis en place fin 2025 sera reconduit mais... abaissé. L’année dernière, le gouvernement l’avait mis en place pour faire accepter aux classes populaires des attaques de bien plus grande ampleur nichées dans le budget. Il voulait faire croire que même les plus riches sont mis à contribution pour payer la dette.

         Devant les pleurs du Medef à son université d’été fin août, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que cet impôt diminue. Les grandes entreprises continuent pourtant d’engranger des profits : 75 milliards d’euros au premier semestre uniquement pour celle du CAC 40.

         Être un serviteur zélé des capitalistes demande de grandes qualités de contorsionniste...

jeudi 10 septembre 2026

Sécheresse : Pour qui la facture ?

 

Oui, on se le demande

 

 

Après l'été caniculaire, le gouvernement a annoncé un milliard d'aides d'urgence pour l'agriculture. Comme toujours, ce sont les gros agriculteurs qui toucheront la part du lion. Et qui paiera pour ce milliard ? Le gouvernement parle « d'arbitrage budgétaire », c'est-à-dire qu'il va prendre dans les moyens d'autres ministères, notamment dans ceux de l'Éducation nationale.

         Pas touche aux profits capitalistes, notamment du secteur agricole, alors que c’est la course au profit qui est responsable du réchauffement climatique ! 

vendredi 24 juillet 2026

Dette : le parasitisme de la bourgeoisie

 Dette  : le parasitisme de la bourgeoisie

Le gouvernement a rendu public le 15 juillet un rapport sur l’état des finances à l’horizon 2030. La dette représenterait plus de 130 % du PIB en 2030.

Publié le 22/07/2026

Selon ce document, 126 milliards d’euros « d’efforts » seraient nécessaires d’ici à 2032 pour stabiliser le taux d’endettement de la France et arrêter l’envolée des intérêts de remboursement de cette dette. Mais, sans surprise, c’est la population que le gouvernement rend responsable de cet endettement pour justifier les sacrifices qu’il voudrait lui imposer.

La dette de l’État ne cesse effectivement d’augmenter : en dix ans, sous les quinquennats de Macron, elle est passée de 2 000 à 3 500 milliards d’euros ! L’État doit emprunter, parce que son budget est en déficit, c’est-à-dire que le montant de ses dépenses dépasse celui de ses recettes. L’État dépense trop. Mais la question est : au profit de qui ?

Ce sont les capitalistes privés qui bénéficient des 200 à 270 milliards - selon les sources - d’aides publiques et d’exonérations diverses dépensées chaque année. C’est encore le grand patronat qui a bénéficié des milliards que lui a versés l’État durant le Covid, ou depuis le début de la guerre en Ukraine. Ce sont les Dassault, Thales et autres industriels de la guerre qui s’enrichissent en vendant à l’État leurs engins de mort.

Mais il ne faut pas oublier les autres grands bénéficiaires de la dette que sont les banques et les financiers. C’est en effet auprès de ces capitalistes privés que l’État emprunte, et c’est à eux qu’il doit payer des intérêts faramineux. En 2026, l’État français devra verser 74 milliards aux banques pour payer ces intérêts. Ce poste du « service de la dette » est passé devant celui de l’Éducation nationale.

Ces grandes banques, ces capitalistes qui possèdent des capitaux, prêtent à l’État en bon rentiers, parce que dans cette période de crise, c’est le plus rentable, et le plus sûr. Ils savent que l’État fera tout pour faire payer la population, quitte à démolir complètement l’éducation, la santé, ou les transports publics. Ce système est de plus en plus parasitaire, les travailleurs devront s’en débarrasser.

                                                  Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3025) 

jeudi 23 juillet 2026

Aides au grand patronat : Des milliards jetés aux capitalistes

 

Serviteur prestidigitateur

 


 

Un rapport commandé par le gouvernement évalue à 187 milliards d’euros les aides publiques aux entreprises en 2023. Elles étaient estimées par le Sénat à 211 milliards, et même à 270 milliards d’euros par une enquête de journalistes. Et il ne s’agit que des aides « directes » : exonérations, subventions, etc. Les commandes d’armement, par exemple, n’y figurent pas.

Voilà comment se creuse le déficit public que tous les gouvernements veulent faire payer aux travailleurs à la place de ceux qui en bénéficient, les capitalistes.