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dimanche 11 janvier 2026

Emploi : Arc : capitalistes sous perfusion d’argent public

Le parasitisme des capitalistes

 

 

Le groupe verrier Arc, qui possède une usine de production de 3 500 ouvriers dans la ville d’Arques (Pas-de-Calais), a annoncé son redressement judiciaire. Le groupe a longtemps appartenu aux Durand, une famille de grands bourgeois enrichie depuis le 19e siècle de l’exploitation de ses ouvriers, avant de devoir partager le magot avec des financiers.

         Depuis des années, les dirigeants d’Arc sont des habitués des plans de redressement, recevant de l’argent public tout en licenciant. Le directeur général annonce la couleur et veut réduire les effectifs. Ponction permanente d’argent public et aggravation de l’exploitation : le parasitisme des capitalistes se confirme chaque jour.

 

jeudi 8 janvier 2026

Michelin : un don en forme de vol

 Michelin : un don en forme de vol

Le PDG de Michelin vient de rembourser à l’État 4,3millions deuros daides publiques, reçus en 2016 dans le cadre du CICE, le crédit dimpôt pour la compétitivité et lemploi.

Publié le 31/12/2025

Ces aides étaient censées être utilisées par l’usine de La Roche- sur-Yon « pour se moderniser ». Trois ans plus tard, l’usine fermait !

En fait, la somme reversée l’a été suite aux conclusions d’une commission d’enquête sénatoriale, menée conjointement par un élu PCF et un élu LR, ainsi qu’après une émission Cash Investigation qui dénonçait ces millions versés en pure perte… sauf pour le patron. La prétendue modernisation n’avait pas eu lieu, et les quelques machines acquises avaient disparu. Et quand, en octobre2019, Michelin annonçait la fermeture de lusine, il mettait 619 travailleurs à la rue. Au passage, outre l’argent public, Michelin avait encaissé les profits issus de la surexploitation imposée aux salariés, sous prétexte d’un plan de compétitivité. Il y avait eu l’obligation de travailler en 4×8, trois samedis sur quatre et seize dimanches dans l’année.

En bon gestionnaire fort de ses amitiés, Michelin parvenait de surcroît, en février 2023, à revendre le site au conseil d’agglomération de La Roche-sur-Yon, présidé par un élu Horizons, pour 9,3millions deuros.

Après la fermeture du site vendéen, les cadeaux avaient continué à tomber, les suppressions d’emplois également. Même après la fin du CICE, Michelin pouvait compter sur une pluie d’argent public : le soutien à l’économie de la période Covid (200millions deuros en 2020), l’indemnisation du chômage partiel, le crédit impôt recherche (42millions en 2023). Et, rien quen France, en 2025, Michelin fermait les usines de Cholet et de Vannes, mettant 1 200 salariés au chômage et annonçant parallèlement aux heureux actionnaires un bénéfice de 1,9milliard deuros.

Le cas Michelin souligne les flots d’argent public qui irriguent les capitalistes, pour un total de 211 à 270milliards distribués à fonds perdus en 2023, par exemple. Si la restitution des 4,3millions par Michelin constitue une « victoire éthique » aux yeux du sénateur PCF de la commission d’enquête, elle a dû être versée sous forme de « don » au fisc, la case « remboursement d’un vol » n’étant pas prévue par l’État dans un tel cas.

                                                              Viviane Lafont (Lutte ouvrière, n°2996)

mercredi 3 décembre 2025

Emploi : les travailleurs chez Brandt craignent pour leur emploi

 

Tant que nous laisserons le pouvoir dans les mains du Capital…

 

 

Cela fait deux mois que l’usine Brandt de St Jean de la Ruelle, comme celle de St Ouen (près de Vendôme), a été placée en redressement judiciaire. 450 travailleurs (350 à St Jean de la Ruelle et une centaine à St Ouen) risquent de perdre leur emploi.

         La majorité des travailleurs ont été renvoyés chez eux en attente d’un éventuel repreneur qui devait se déclarer avant le 28 novembre, mais aucune des offres potentielles qu’on a fait miroiter auprès des travailleurs n’a été déposée. Tous les élus locaux et les syndicats en appellent au soutien du gouvernement et à l’Etat, « pour la défense du "Made in France" ». Sébastien Martin, ministre de l’industrie avait annoncé sa visite à St Jean de la Ruelle ce lundi annonçant une « éventuelle aide de 5 millions d’euros pour un projet de Scop comme mis en place à l’usine Duralex voisine de Brandt ». 

         Depuis des dizaines d’années les travailleurs de Brandt ont vu les patrons se succéder, empochant des aides de l’Etat et jetant l’éponge après avoir réalisé un maximum de profits. Bien sûr une grande inquiétude règne parmi les travailleurs de l’entreprise qui, de dirigeant en dirigeant, ont connu des plans de licenciements, l’intensification du travail précaire, sans parler des salaires insuffisants qui ne suivent pas le coût de la vie. Mais pour les actionnaires et les dirigeants ce n’est pas la crise.

lundi 24 novembre 2025

Avec le capitalisme, c’est « no futur » pour les travailleurs

 

Chez Symbio, à peine « créés », les emplois sont menacés !

 

 

Le 19 novembre, les travailleurs de Symbio à Saint-Fons (Rhône) se sont mobilisés contre la menace de fermeture de leur usine. 

         Symbio est une usine flambant neuve, sortie de terre pour fabriquer des piles à hydrogène pour véhicules. Inaugurée en 2023 par tout le gratin patronal et politique, cette "gigafactory et usine du futur" a été financée avec 600 millions d’euros d’argent public. 1500 emplois étaient censés être créés, mais il n’y en a eu qu’à peine plus de la moitié, et 250 ont déjà été supprimés. 

         Au milieu de l’été, Stellantis, principal client et actionnaire avec Michelin et Forvia annonçait son retrait. Finis les beaux discours sur l’innovation et la transition énergétique, prononcés au moment de toucher les subventions ! 

         Aujourd’hui, Michelin, Forvia et Stellantis se querellent sur les modalités du divorce. Les travailleurs se mobilisent pour ne pas en faire les frais : maintenir tous les emplois égratignerait à peine les profits de ces capitalistes. « L’usine du futur » disaient-ils : avec les capitalistes aux commandes, c’est plutôt « no futur » pour les travailleurs !