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samedi 26 octobre 2024

Retraites : manœuvres politiciennes loin de la vraie question

 Mensonges sur les retraites

 

Ayant promis à leurs électeurs des classes populaires qu’ils abrogeraient la loi sur la retraite à 64 ans s’ils étaient au pouvoir, les députés du NFP et ceux du RN, chacun de leur côté, s’agitent au Parlement pour faire mine de vouloir tenir leur promesse.

Publié le 23/10/2024

Le 21 octobre, dans une commission de l’Assemblée discutant du budget de la Sécurité sociale, les députés de gauche ont proposé des amendements pour augmenter les recettes des caisses de retraite et justifier ainsi de ne pas repousser l’âge du départ. Plutôt que de proposer de faire payer plus les grands patrons ou les gros actionnaires, ils ont défendu une augmentation des cotisations... des hauts salaires, ceux supérieurs à 8 700 euros. Sans surprise, droite et macronistes ont rejeté la proposition. Mais le RN a emboîté le pas de ces derniers, affirmant « on ne peut pas augmenter les cotisations alors qu’on est déjà dans un enfer fiscal », et permettant ainsi le rejet de l’amendement. Les députés de gauche n’ont pas manqué d’ironiser sur ce rejet par le RN.

Le 31 octobre, ce sera au tour des députés du RN de proposer une révision de la réforme Borne-Macron, dans le cadre de leur « journée d’initiative parlementaire ». Leur texte prévoit de revenir à un départ à 62 ans et même de revenir à 42 annuités de cotisation – contre 43 en vigueur depuis la loi Touraine votée en 2014, sous la présidence Hollande. Mais ce projet de loi est surtout une manœuvre politicienne pour mettre en difficulté les députés de gauche. C’est une posture, car même si cette loi était adoptée au soir du 31 octobre, elle serait inévitablement rejetée au Sénat, ce que le RN sait parfaitement. Et c’est une manœuvre, car si les députés du NFP refusent de voter leur projet de loi pour ne pas mêler leurs voix à celles du RN, comme ils l’ont déjà annoncé, le RN pourra dire qu’ils se moquent du sort des travailleurs contraints de travailler jusqu’à 64 ans.

Au final, les travailleurs qui espèrent une abrogation de la loi par un simple vote au parlement ne peuvent qu’aller de déception en déception. Pour avoir les votes ouvriers, les députés du NFP et du RN sont prêts à faire toutes les promesses que de toute façon ils s’empresseront de trahir s’ils arrivent au pouvoir. La gauche l’a prouvé moult fois. Le RN s’y prépare, comme l’indiquent les grossières manœuvres de ses députés, pas encore majoritaires mais déjà à plat ventre devant le patronat. Pour les retraites comme pour le reste, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et le rapport de force qu’ils instaureront pour défendre leurs intérêts.

                                                         Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2934)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui samedi 26 octobre : de 10 h.30 à midi, centre Cl de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie.

Dimanche 27 octobre de 11 h. à midi marché Héloïse (sous réserve).

Lundi 28 octobre, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

mardi 9 juin 2020

Les lobbys, un élément réel, mais finalement marginal de la domination bourgeoise


Propriété bourgeoise : un État et de multiples rouages de sa domination

 


Une lectrice régulière de notre blog nous a envoyé une information affirmant en gros que les « lobbys » avaient profité de la crise sanitaire pour prendre le contrôle de l’État.
               Ce genre d’affirmation est toujours étonnant et donne l’illusion que des machinations obscures règlent le cours de la planète capitaliste.
               Nous ne cessons de répéter que l’État et accessoirement le gouvernement qui n’est qu’un masque provisoire et changeant de l’État sont les véritables appareils de domination d’une classe sociale bien identifiée, la bourgeoisie.
               Entre cette classe, son État et son gouvernement, il y a effectivement de multiples liens bien au-delà des groupes de pression -les lobbys- qui peuvent agir dans tel ou tel domaine, pour obtenir telle ou telle décision favorable à tel ou tel secteur du Capital ou à telle ou telle entreprise. Les lobbyistes sont des agents –parmi beaucoup d’autres- du fonctionnement du capitalisme, et bien rétribués pour cela.
               Concentrer ses dénonciations sur ce métier de la domination bourgeoise c’est oublier, sciemment ou non, la véritable réalité de cette domination avec ses multiples réseaux aux commandes, et surtout son État –armée, police, justice, hauts fonctionnaires- qui est là pour en assurer la stabilité. Et la pérennité.DM

lundi 27 août 2018

Mélenchon et le « bon gouvernement de gauche » bien sûr ! Acte XII, XIII ?…


Changer de président ou s'attaquer au pouvoir des capitalistes ?

 


Lors de leur université d’été à Marseille, les dirigeants de la France insoumise, Mélenchon en tête, ont multiplié  les déclarations en vue des élections européennes de 2019. Ils veulent en faire un référendum anti-Macron.
Face à l’aggravation de la crise de l’économie capitaliste, la seule perspective qu'offre Mélenchon est de …remplacer le président en place, sans dire un mot sur les capitalistes qui dirigent, en fait, la société et dictent leur politique aux gouvernements.
Et par quoi veut-il le remplacer ? Un énième « bon gouvernement de gauche » ? Après Mitterrand, Jospin et Hollande, les travailleurs ont déjà donné ! Leur force ne sera pas en remettant une fois de plus leur sort entre les mains d’un « sauveur suprême », leur force reste dans leurs luttes collectives, car ce sont eux qui créent toutes les richesses de la société.

mardi 13 février 2018

Véolia, pantouflage, Argenteuil et le souvenir de Faouzi Lamdaoui


Merci patron !

 
Slogans électoraux...


...et réalité d'un monde bien particulier
A Argenteuil-Bezons, ceux qui ont de la mémoire se souviennent de l’arrivée inopinée à Argenteuil-Bezons en 2007 du candidat du PS pour les élections législatives qui devaient avoir lieu cette année-là, de Faouzi Lamdaoui, un proche disait-on de Hollande.
         Ce monsieur ne fit pas des étincelles lors de ces élections, hormis cette déclaration dite avec assurance mais sans conséquence : « une poignée de main, une voix ! ». Celles-ci passées, une empoignade eut lieu avec son rival local à l’investiture pour les élections municipales qui suivirent. Il y fut défait. Il obtint tout de même un accessit d’adjoint-au-maire au « jumelage et aux relations internationales ». Pour donner une idée de son activité à ce poste, il faut rappeler que son bureau n’avait jamais besoin de nettoyage… il finit par démissionner.
         Nous le retrouvâmes à l’Elysée, et nous croyons nous souvenir qu’il y promenait le chien de monsieur. D’autres aventures s’ensuivirent. Et aujourd’hui, il fait à nouveau parler de lui.
         Selon les périodiques Jeune Afrique et Libération, il vient d’être embauché par Véolia, le spécialiste de l’eau et des tuyaux en tous genres, comme « directeur des relations institutionnelles ». Selon Libération, il aurait entre autres mission « de mettre en place des garde-fous afin qu’en France, mais aussi à travers le monde, les dirigeants des multiples filiales ne franchissent pas la ligne jaune en matière de corruption… ».
         Rien que cela.
         La « classe » politique applique les exigences des grands groupes industriels et financiers. En retour, ces derniers prennent soin que la première, mise sur la touche par l’alternance, ne s’ennuie pas et ne soit jamais désargentée.

jeudi 19 janvier 2017

Macron dit "le baratineur". Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine à paraître. Venez le récupérer à notre permanence de ce vendredi 20 janvier devant "Chez Paul"


Macron : flatteries et baratin

Les réunions publiques de Macron, largement relayées par les médias, drainent du monde. Celui qui se positionne comme ni de droite ni de gauche commence son meeting par un grand moment de flatteries destinées à son auditoire.

 

À Lille, devant 5 000 personnes, il a donc rendu hommage à Roger Salengro, maire socialiste de Lille et ministre du Front populaire qui s’est suicidé après une campagne de presse menée par l’extrême droite. Il n’a pas oublié de citer De Gaulle, Xavier Bertrand, président LR de la région, Pierre Mauroy, maire puis ministre socialiste de Mitterrand et de souhaiter un bon rétablissement à Martine Aubry hospitalisée, qui s’était fait remarquer par son « Macron, ras-le bol ! ». Il s’agissait de faire comprendre que pour lui, les gens du Nord, sont vraiment très bien.
Quelques jours plus tard, c’était au tour des Bretons d’être salués par Macron lors de son passage à Quimper. Exceptionnels aussi, ces Bretons !
Mais à part des propos de bateleur de foire, qu’a à dire Macron ? Rien que de très banal, quand ce n’est pas du simple bavardage propatronal.
À la rubrique « travail », il faut « faciliter la vie des entrepreneurs, des indépendants, des professions libérales », en allégeant leurs « charges » et en simplifiant le droit du travail : la loi définit des principes qui seront négociés au niveau des entreprises. Voilà qui plaît à l’auditoire et rappelle une certaine loi El Khomri.
À l’école, il faut refuser le défaitisme, recruter les enseignants sur un projet, évaluer tout le monde, partout, ne pas désespérer les élèves de milieu défavorisé qui pensent que les études ne sont pas faites pour eux. On croit entendre tous les ministres qui ont prétendu réformer l’éducation, sans s’en donner les moyens.
Quant aux migrants, il faut les accueillir car ils ont pris tous les risques et « ont défendu des principes, la liberté ». Il ne faut pas oublier nos « valeurs », ajoute Macron, ni nous renfermer dans notre hexagone, comme le veut le Front national. Mais il est nécessaire de s’entendre sur une politique migratoire et sécuritaire au niveau de l’Europe et de renforcer les frontières de l’espace Schengen.
Il paraît que Macron, bien qu’ancien ministre, apparaît comme un homme « neuf ». On ne sait pas s’il sera un jour président mais il a déjà des chances comme roi du baratin.

                               Sylvie MARÉCHAL (Lutte ouvrière n°2529)

Paris : Fillon et NKM, petite amabilité entre habitants d'un même monde et quartier


NKM : adepte du recyclage

Un résumé de la société bourgeoise
 
Le personnel politique de la bourgeoisie

Avec l’approche des législatives, les appétits s’aiguisent et le marigot politique s’agite. Ainsi, Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle été investie par  « Les Républicains » dans une circonscription de Paris acquise à la droite depuis des décennies. Ses 2,6% à la primaire de la droite lui ont permis de monnayer ce parachutage doré avec l’équipe de Fillon dont elle disait hier pis que pendre.
Pas encore au pouvoir, mais toujours la main sur le grisbi politique.

mercredi 18 janvier 2017

Valls : c'est bien autre chose qu'il mérite... Voir conclusion de la brève




L’agresseur agressé

Après s’être fait enfariner, voilà que Valls s’est fait gifler lors d’une visite à Lamballe par un militant que la presse présente comme d’extrême droite.
         « Vous trouverez toujours des individus qui veulent empêcher la démocratie », a-t-il dit pour commenter le geste de son agresseur. Le pôvre ! Il a reçu une baffe devant les caméras et il pleurniche.
         Mais l’utilisation du 49-3, l’envoi systématique de la police contre les manifestants, les coups de menton et les menaces d’interdiction de manifestations, c’est quoi ? En matière de déni de démocratie, Valls en connaît un rayon. Même s’il n’est pas le seul dans la catégorie, il mérite un bon coup du pied au c..., massif et collectif, venant clairement du camp des travailleurs.

M. 49.3 ! Un ami de la "démocratie"