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jeudi 18 décembre 2025

Banque de France, Banque de sang au Rwanda

Si l’argent a une odeur, celle du sang

 

 

La Banque de France est accusée d’avoir validé des virements pour armer les forces génocidaires au Rwanda alors qu’un embargo sur les ventes d’armes avait été décidé par l’Onu en mai 1994. Ce n’est pas vraiment une surprise : le gouvernement français et le président Mitterrand avaient soutenu et armé le régime génocidaire avant, pendant et après les massacres, puis lors de sa fuite. La Banque de France était simplement aux ordres d’une politique décidée à l’Élysée.  

 

jeudi 4 septembre 2025

Rwanda : une justice française complice des génocidaires

Justice française : complice des génocidaires

Le 21 août, la justice française a une nouvelle fois refusé de mettre en examen Agathe Habyarimana, la veuve de l’ancien président rwandais, au cœur du génocide qui fit 800 000 morts en 1994. Pour l’État français, elle est innocente.

Publié le 27/08/2025

La préparation de ce massacre n’était un secret pour personne, et surtout pas pour les dirigeants français, de Mitterrand, alors président de la République, au et son Premier ministre, Balladur. La dictature d’Habyarimana, qu’ils soutenaient, mit en place les milices Interhamwe contre les Tutsis. La radio-télévision des Mille Collines, dont Agathe Habyarimana était l’une des fondatrices, ne cessait d’appeler à leur massacre.

Alors que le FPR, le parti de l’actuel président, Paul Kagame, menaçait le régime et pour garder son influence dans la riche région africaine des Grands Lacs, l’État français forma les militaires de la dictature d’Habyarimana et lui livra massivement des armes. L’ambassade de France abrita le dernier gouvernement du régime, qui regroupait les dirigeants les plus extrémistes.

Agathe Habyarimana fut exfiltrée très rapidement, sur ordre direct de Mitterrand, lui permettant de se réfugier en France, où elle réside encore. L’État français a toujours refusé de l’extrader vers le Rwanda. Le Parquet national antiterroriste demande néanmoins sa mise en examen depuis 2024. C’est cette demande qui a été rejetée par un non-lieu en août.

Pour la France, reconnaître qu’Agathe Habyarimana a les mains couvertes du sang des victimes serait reconnaître que tous les dirigeants français qui l’ont protégée depuis plus de trente ans ne valent pas mieux.

                                                  Thomas Baumer (Lutte ouvrière n°2978)

 

samedi 14 décembre 2024

Rwanda 1994 : la France complice du génocide

 

Cela s’appelle la « justice »

 

 

La cour d’appel de Paris a confirmé, mercredi 11 décembre, le non-lieu rendu en octobre 2023 dans l’enquête sur l’inaction de l’armée française lors des massacres de Bisesero, au Rwanda en 1994. 

         Ce jugement confirme donc, une fois de plus, le refus des institutions judiciaires de mettre en cause les militaires français, accusés d’avoir été complices des génocidaires du Rwanda qui ont assassiné 800 000 personnes, majoritairement des Tutsis, mais aussi des Hutus opposants à la dictature alors en place. 

         Mais cette affaire rappelle aussi la responsabilité du gouvernement français de l’époque, dirigé par l’homme de droite Balladur, sous la présidence du socialiste Mitterrand, qui ont soutenu cette dictature et ses milices responsables des massacres pour défendre les intérêts de l’impérialisme français dans cette région d’Afrique.