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samedi 14 décembre 2024

Rwanda 1994 : la France complice du génocide

 

Cela s’appelle la « justice »

 

 

La cour d’appel de Paris a confirmé, mercredi 11 décembre, le non-lieu rendu en octobre 2023 dans l’enquête sur l’inaction de l’armée française lors des massacres de Bisesero, au Rwanda en 1994. 

         Ce jugement confirme donc, une fois de plus, le refus des institutions judiciaires de mettre en cause les militaires français, accusés d’avoir été complices des génocidaires du Rwanda qui ont assassiné 800 000 personnes, majoritairement des Tutsis, mais aussi des Hutus opposants à la dictature alors en place. 

         Mais cette affaire rappelle aussi la responsabilité du gouvernement français de l’époque, dirigé par l’homme de droite Balladur, sous la présidence du socialiste Mitterrand, qui ont soutenu cette dictature et ses milices responsables des massacres pour défendre les intérêts de l’impérialisme français dans cette région d’Afrique. 

vendredi 19 juillet 2024

Rwanda : les camps ont changé, la logique reste la même

 

Des changements, mais l’impérialisme toujours

 

 

Le président rwandais Paul Kagamé, en place depuis 2000, a été réélu avec 99 % des voix. Au moment du génocide des Tutsis, qui a fait un million de morts en 1994 avec la complicité de l’impérialisme français, Kagamé était considéré comme son ennemi.

Depuis, il dirige le pays d’une main de fer, avec le soutien des puissances impérialistes, dont la France, qui le présentent comme l’homme du renouveau d’un Rwanda apaisé. La réalité est toute autre.

Les rivalités entre bandes armées ont mené à l’atroce guerre civile de la région du Kivu, en République démocratique du Congo, qui regorge de minerais précieux. Les impérialismes, pour certains continuateurs des anciennes puissances coloniales, et leurs relais locaux, dont Kagamé et l’armée rwandaise, qui arment ces bandes, sont entièrement responsables d’un des pires massacres en cours sur la planète.

samedi 27 avril 2024

Capitalisme : est-ce ainsi que nous allons vivre encore longtemps ? Grande-Bretagne : loi Rwanda, loi de scélérats

 Grande-Bretagne : loi Rwanda, loi de scélérats

Publié le 24/04/2024

Dans la nuit du 22 au 23 avril, le Parlement britannique a adopté une loi autorisant la déportation vers le Rwanda des migrants entrés illégalement en Grande-Bretagne. Les premiers avions pourraient décoller en juillet.

Cela faisait des mois que Sunak, le Premier ministre conservateur, essayait de faire passer son projet, censé décourager les traversées de la Manche en bateau pneumatique, et surtout conçu pour aider son parti à limiter la casse lors des élections législatives prévues à l’automne.

Malgré la signature d’un accord de « sous- traitance », des demandeurs d’asile entre Londres et Kigali dès avril 2022, l’adoption de la loi a tardé. Car, même aux yeux des juges de la Cour suprême et d’une partie de la Chambre des lords, elle mettait en danger de manière vraiment trop évidente la vie des futurs expulsés. Le régime rwandais de Paul Kagamé est en effet connu pour son caractère autoritaire voire sanguinaire. Le Royaume-Uni a lui-même récemment accordé l’asile politique à quatre réfugiés rwandais, ce qui suffit à disqualifier ceux qui prétendent que le Rwanda est un pays sûr.

Mais les avertissements des ONG, de la Cour européenne des droits de l’homme et des experts de l’ONU n’auront pas suffi à faire reculer Sunak, déterminé pour des raisons politiciennes à faire passer ce texte. Il s’agit de déporter au Rwanda, à plus de 6 000 kilomètres des côtes anglaises, tout immigré entré illégalement en Grande-Bretagne, et pas seulement des Rwandais ou d’autres Africains. Sur place ils auraient le droit de faire une demande d’asile en Grande-Bretagne… au risque de se faire expulser vers leur pays d’origine en cas de rejet, ce qui pour bien des Afghans ou des Soudanais peut signifier la mort. Quant aux déboutés du droit d’asile qui resteraient au Rwanda, on n’ose pas imaginer leur sort, aussi peu enviable que celui de tous les migrants du monde coincés dans des centres de rétention.

L’obstination de Sunak à faire passer cette loi n’est pas pour surprendre, de la part d’un gouvernement dont le soutien au massacre en cours à Gaza ne s’est jamais démenti. Sunak sait très bien que cette loi ne va pas « stopper les bateaux », slogan qu’il répète en boucle pour complaire à la droite de son parti et aux électeurs les plus réactionnaires.

Mais, incapable de répondre aux difficultés les plus élémentaires de la population, à commencer par la hausse des prix et la dégradation du système de santé, il joue avec cynisme la carte de la xénophobie.

                                               Thierry Hervé (Lutte ouvrière n°2907)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

Aujourd’hui samedi 27 avril : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 28 : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi 15, marché Héloïse ;

--Lundi 29 avril : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-D’autres rendez-vous de campagne sont en préparation.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 


 

 

lundi 10 juillet 2023

Génocide rwandais : les responsabilités du gouvernement français

 

Mitterrand, Védrine, complices du massacre

 

 

Hubert Védrine, secrétaire de l'Elysée sous Mitterrand lors du génocide au Rwanda en 1994, vient d'être débouté de sa plainte contre le docteur Annie Faure, témoin des massacres. Elle avait déclaré en avril 2019 sur les ondes de France Inter : « C'est lui qui a accepté ou fermé les yeux sur la livraison d'armes et la protection des génocidaires rwandais. »

         Védrine avait hurlé à la diffamation. C'est pourtant l'exacte vérité : pour défendre les positions de l'impérialisme français en Afrique, le gouvernement français et son armée ont été complices du massacre d'un million de Tutsis et d'opposants hutus.