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lundi 10 mars 2025

Argenteuil, le décès de Marie-Ange Lescop, une femme engagée jusqu'au bout dans la vie sociale

 

À défaut d’un « carnet » local

 

 

Marie-Ange Lescop vient de décéder à l’âge de 101 ans. Je suis très heureux de l’avoir une dernière fois rencontrée en 2023 à l’occasion d’un « Atelier d’histoire » sur la présence de la construction de « Castors » dans le quartier du Perreux, aventure à laquelle elle participa. Elle vécut pendant de très nombreuses décennies dans un « Castor » de la rue du Perreux.

         Les Castors furent à la Libération une initiative du courant de l’Église catholique dit « social », en particulier ce que j’ai toujours appelé les « cathos de gauche ». Mes parents étaient de ce milieu. Un milieu souvent, à Argenteuil, marqué par un itinéraire Jeunesse Ouvrière Chrétienne, PSU des années 1960 contre la Guerre d’Algérie, action Catholique Ouvrière, CFDT… dans une ville d’Argenteuil où longtemps dans les années qui suivirent la Seconde guerre mondiale l’essentiel des prêtres appartinrent à ce courant, prêtres ouvriers et autres. Bref, une tendance du mouvement ouvrier.

         Des militants engagés dans l’action sociale au plus près des plus modestes. Marie-Ange était très représentative de ce courant, engagée jusqu’au bout de sa vie. Une belle vie.

         Ce n’est pas le courant politique auquel je me suis rallié adolescent. Mais il n’y avait aucune raison de ne pas rendre hommage à une vie d’engagement, en tout cas, pas au service des dominants et des puissants. Dominique MARIETTE

 

Pour information, ses obsèques auront lieu jeudi 13 mars à 14 h. à l’église Notre-Dame de Lourdes, 60 avenue Jean Jaurès à Argenteuil

vendredi 28 février 2025

Georges Ibrahim Abdallah : acharnement judiciaire

Georges Ibrahim Abdallah : acharnement judiciaire

Les manifestations prévues mercredi 19 et jeudi 20 février, en faveur de la libération annoncée de Georges Ibrahim Abdallah, ont été interdites par le préfet de police de Paris Laurent Nunez. En même temps, la cour d’appel a repoussé pour la énième fois cette libération.

Publié le 26/02/2025

Militant libanais, Georges Ibrahim Abdallah a été condamné sans preuve pour complicité dans les meurtres d’un attaché militaire américain et d’un diplomate israélien. En 1987, il a écopé d’une peine de prison à perpétuité, mais il est libérable depuis vingt-cinq ans. Les autorités judiciaires n’en ont pas moins rejeté ses demandes successives de libération.

Au bout d’une quarantaine d’années d’emprisonnement injuste, le tribunal d’application des peines a ordonné sa remise en liberté le 15 novembre 2024. Le Liban s’est dit prêt à l’accueillir suite à la décision de son expulsion immédiate. Malgré tout, le Parquet national antiterroriste a encore fait suspendre sa libération jusqu’à son nouveau passage devant la cour d’appel, le 20 février. Ce jour-là, non seulement, celle-ci a décidé de repousser encore sa libération au 19 juin, et de plus, l’a conditionnée au versement de dommages et intérêts aux parties civiles, entre autres les États-Unis qui depuis le début font pression pour son maintien en détention.

Durant toutes ces années de détention, Georges Ibrahim Abdallah n’a jamais renié ses convictions communistes et son engagement pour la cause palestinienne. C’est pour lui faire payer cette détermination que les autorités judiciaires entravent sa libération jusqu’à inventer de nouvelles conditions à celle-ci. Il y a répondu en faisant dire par son avocat son refus d’indemniser les États-Unis qui « envoient des bombes sur les enfants palestiniens et libanais ».

Par cette décision inique, par l’interdiction des manifestations de soutien, l’État français obtempère aux demandes des États-Unis, maintenant un homme en prison en tout arbitraire et se montre prêt à réprimer ceux qui dénoncent la politique impérialiste au Moyen Orient.

                                                          Joséphine Sina (Lutte ouvrière n°2952)

vendredi 24 janvier 2025

Indiens d’Amérique, Leonard Peltier, défenseur des Amérindiens, libéré après 49 ans d’injustice

Un État contre ceux qui relèvent la tête

 

 

Avant de quitter la Maison Blanche, Biden a sorti de prison le militant amérindien Leonard Peltier, qui purge une condamnation à perpétuité sous une accusation d’assassinat de deux agents du FBI, en 1975.

         Peltier a toujours clamé son innocence. Le dossier d’accusation constitué à base de faux témoignages visait un militant qui dénonçait les injustices et le racisme dont étaient victimes les Amérindiens. Malgré les campagnes internationales pour sa libération, les gouvernements américains, républicains comme démocrates, l’ont maintenu en prison des décennies, comme des militants noirs américains tel Mumia Abu-Jamal.

         Biden a tenter de redorer son blason avant de passer la main à Trump, mais les manœuvres de la justice et du FBI contre ceux qui relèvent la tête se poursuivront.