dimanche 6 septembre 2026
lundi 24 août 2026
Argenteuil, action caritative et activité politique militante, quelle priorité pour la jeunesse ? Un débat utile à tous.
Priorité de l’action politique de conscience et de réorganisation
Octobre 2017, une collecte de soutien organisée par les espaces jeunesse de la Ville suite à l’ouragan Irma sur les Antilles
La rentrée scolaire aura lieu dans quelques jours. Dans ce cadre, des initiatives caritatives ont lieu sur la localité pour récupérer du matériel scolaire. L’une d’entre elles a particulièrement attiré notre attention, car elle est organisée par des jeunes. Au vue de la situation de nombre de familles que nous décrivons dans une brève précédente, ce qui sera récupéré trouvera facilement preneur. Tant mieux et c’est très bien.
Que des jeunes se préoccupent des autres est une très bonne chose. Et si ce n’est du côté de la jeunesse que viennent l’empathie, la solidarité, et la colère vis-à-vis d’une société de plus en plus inégalitaire et dans l’impasse pour l’avenir de tous, de quelles forces peut venir l’espoir ? De tous temps, la jeunesse a joué le principal rôle dans les bouleversements sociaux -de la pensée aux révolutions- et dans l’histoire du dévouement et de l’engagement.
Pour en revenir aux initiatives caritatives, bien sûr qu’aurait été le sort des personnes sans domicile cet été ? Nous pensons au rôle exceptionnel de Martine et de plusieurs associations quels que soient leurs profils. Cela est vrai pour tant et tant d’initiatives associatives qui grâce à la mobilisation de leurs bénévoles jouent un rôle extraordinaires pour limiter les conséquences des horreurs inacceptables de la société.
Mais les questions que nous posons tout particulièrement à ces jeunes sont les suivantes. Ces horreurs insupportables sont-elles destinées à exister de toute éternité ? Et dans ce cas, faudra-t-il à jamais compter sur l’engagement bénévole pour les atténuer ? Ou, il n’y a-t-il pas une autre voie pour supprimer la source de ces horreurs et donc d’en supprimer les conséquences ?
Certes vous connaissez ma réponse à ces questions. Mais c’est à ces jeunes sur lesquels reposent l’avenir d’y répondre.
Pour cela, ils doivent réfléchir, se poser avant d’agir tête baissée, se mettre dans les livres et échanger avec ceux qui ont une expérience de la question, pour faire ensuite leur choix.
Le débat est ouvert. DM
samedi 22 août 2026
Ukraine : quinze ans de prison pour trotskysme
Ukraine : quinze ans de prison pour trotskysme
Bogdan Syrotiuk, militant trotskyste ukrainien, vient d’être condamné par le tribunal de Pervomaïsk à quinze ans de prison.
Publié le 19/08/2026
Deux ans de détention sans jugement n’ont pas permis à la SBU (service de sécurité ukrainiens) de prouver ce dont elle l’accusait : avoir été un agent russe. Et pour cause ! Dès le début l’ « opération militaire spéciale » de Poutine en 2022, Bogdan a dit et écrit que les travailleurs russes et ukrainiens devaient s’unir contre cette guerre.
C’est cela ainsi que sa dénonciation de la propagande nationaliste du régime de Kiev qui lui vaut aujourd’hui d’être condamné pour « haute trahison ».
Le régime de Zelensky, qui aime que médias et gouvernants occidentaux le présentent en hérault de la démocratie et de la civilisation à l’est de l’Europe, ne tolère pas qu’on démontre que ce n’est pas le cas et que, par bien des aspects, il ressemble à celui haïssable de Poutine en Russie.
Ainsi, dans leur propagande patriotarde, Zelensky et les siens ont fait « héros de l’Ukraine » les nationalistes Bandera et Melnik, eux dont les bandes armées, célébrées par Kiev, ont massacré de nombreux Juifs et Polonais, ainsi que des Russes et des communistes ukrainiens durant la dernière guerre mondiale.
La loi ukrainienne interdit toute propagande pour les « idéologies totalitaires ». Mais le gouvernement de Kiev s’appuie volontiers, dans l’armée, sur les héritiers revendiqués des pro-nazis des années 1940, tandis qu’il réprime sans pitié les partisans du socialisme, du communisme, les défenseurs des intérêts de la classe ouvrière contre ses exploiteurs.
Liberté pour Bogdan Syrotiuk !
P.L. (Lutte ouvrière n°3029)
jeudi 21 mai 2026
Un militant palestinien menacé : Contre l’expulsion du militant palestinien Ramy Shaath
Rassemblement aujourd’hui jeudi 21 mai à 14h au tribunal judiciaire de Nanterre.
Ramy Shaath, militant palestinien de 54 ans qui avait obtenu l’asile politique en 2022 après avoir été détenu pendant plus de deux ans et demi dans les prisons égyptiennes, est menacé de perdre son statut de réfugié politique en France.
Ramy Shaath est donc menacé d’être expulsé de Nanterre où il vit actuellement avec son épouse et son fils.
Ce qui lui est reproché par le préfet des Hauts-de-Seine est son engagement auprès d’Urgence Palestine dans la dénonciation des crimes commis par l’État israélien à Gaza et dans les territoires occupés. Comme pour d’autres militants, accusés d’antisémitisme quand ils dénoncent le génocide à Gaza, le fait d’avoir dénoncé les viols et les tortures commis contre les prisonniers palestiniens et condamné le bombardement systématique par l’armée israélienne des infrastructures civiles à Gaza est considéré comme délictueux !
Rami Shaath, qui était entre-temps devenu citoyen d’honneur de Nanterre et qui est connu par les habitants, est convoqué jeudi 21 mai à 14h au tribunal judiciaire de Nanterre.
A l'appel d'associations, de syndicats et du maire de Nanterre, un rassemblement aura lieu pour demander l’arrêt de cette procédure.
Lutte ouvrière s’associe à cet appel, dénonce la répression contre Rami Shaath et affirme sa solidarité avec le peuple palestinien et tous ceux qui dénoncent les crimes commis contre lui.