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samedi 3 janvier 2026

Argenteuil, Snecma, Colombes, Perpignan : Philippe Goiset, l’engagement militant de toute une vie

L’un, et non des moindres, d’une belle Équipe de militants

 


 

Philippe Goiset, militant communiste révolutionnaire de toute une vie nous a quitté le 1er janvier, à l’âge de 70 ans, quelques semaines après Yves Cottençon. Il était replié depuis plusieurs années dans les Pyrénées orientales où il a milité jusqu’au bout avec les camarades de Lutte ouvrière.

         Je l’ai toujours connu comme tel, militant, déterminé, volontariste. Il fut l’un des membres de « l’équipe » Lutte ouvrière de la Snecma-Gennevilliers. Pas de chance pour ceux qui avaient choisi le camp des exploiteurs de cette entreprise, aujourd’hui du groupe Safran, et qui durent affronter de tels militants ouvriers. Bonheur en revanche pour ceux qui eurent à leurs côtés ces militants réactifs, quand l’un ou l’autre avait besoin de soutien et de mettre en branle la force collective. Nous aurons bien des occasions pour revenir sur tant de combats et d’en transmettre l’exemple aux militants qui s’engagent pour transformer le monde.

         Il fut des nôtres dans nos activités d’Argenteuil comme de celles de Colombes où il habita longtemps. Comme moi, il était un vendeur dynamique de notre journal Lutte ouvrière qui n’existe depuis 1968 que parce qu’il est diffusé et lu.

         Nous avions beaucoup d’estime et d’affection l’un envers l’autre. Aux obsèques d’Yves il y a peu de temps où il avait tenu à être présent j’ai hésité à l’embrasser en lui disant bonjour. J’ai eu tort de ne pas le faire.

         Dernièrement, une enquête de l’Insee mettait à nouveau l’accent sur l’écart au niveau de l’espérance de vie au sein du monde du travail, entre ouvriers et autres professions, y compris du monde du travail. Il n’y a pas à chercher loin pour en connaître la cause. Pollution industrielle intense, produits manipulés toxiques, on disparaît tôt dans le monde industriel. Christine, Joëlle, Raymond, Patrick, Yves, et maintenant Philippe, par un autre parcours professionnel, vous auriez eu sans doute bien d’autres années de vie à vivre.

         Le combat continue bien sûr. Philippe comme ses camarades de combat aujourd’hui disparus de votre génération, vous avez permis que renaisse dans le pays l’espoir qu’à nouveau, demain, un parti du monde du travail, révolutionnaire et porteur du changement du monde, même si l'essentiel reste encore à faire. Dans les combats pour le développer, tu seras, vous serez souvent tant que nous vivrons dans nos échanges militants pour rappeler le rôle que vous eurent, et l’exemple de l’engagement nécessaire qui fut le cœur de votre vie. DM 

 

 

lundi 22 décembre 2025

« Debout les damnés de la terre ! » (L’Internationale). Yves Cottençon, un travailleur debout jusqu’au bout

 


 

La grande salle du funérarium du beau cimetière du Père-Lachaise était comble jeudi en début d’après-midi. Ses camarades de Lutte ouvrière, de la Snecma, d’Argenteuil, nous étions là, ensemble, avec Arlette Laguiller aussi, pour rendre un hommage bien particulier à notre camarade Yves auxquels les témoignages exprimés devant tous ont retracé le parcours et l’homme que nous connaissions.

         Un militant de caractère, décidé, réactif, pour lesquels les choix étaient définitifs. Celui d’être un militant ouvrier qui partout où il alla laissa une trace militante. Citroën, Renault, la Snecma. Celui de l’amitié. Ses potes rencontrés en Allemagne lors du service militaire et qui 50 ans plus tard étaient là pour parler de leur pote à jamais. Celui de sa famille. Le jour il décida que cela serait avec Virginie, les deux enfants de cette dernière furent les siens, ses enfants.

         Yves va bien sûr nous manquer, maillon de la grande chaîne militante pour changer le monde. Un camarade de l’histoire ouvrière. Elle continue. Il nous faut trouver les Yves de demain à qui les uns et les autres dans nos âges nous raconterons ceux qui les ont précédés et qui leur ont permis de connaître ce chemin de confiance si malmené par le stalinisme dans les capacités de la classe qui œuvre, la classe ouvrière. DM

 

samedi 13 décembre 2025

Argenteuil, le décès d’Yves COTTENÇON, militant ouvrier, révolutionnaire, communiste, internationaliste

Un militant engagé de toute une vie

 

 

Yves se sera battu jusqu’au bout contre une maladie difficile prête à abattre vite son homme. Il se sera battu avec la même combativité que celle qu’il a démontrée durant ses décennies de militantisme au cœur de la classe ouvrière.

         Il avait 70 ans. Yves avait connu Lutte ouvrière en 1973 au moment du mouvement de la jeunesse contre la loi Débré prévoyant une limitation des sursis de départ au service militaire. Il a fait partie de cette génération de camarades ouvriers que nous avons connus dans le cadre de Ceux du Technique et de l’activité que nous avons eu à l’époque dans les CET. Puis il travailla et milita d’abord dans l’automobile, puis durant trois décennies dans l’aéronautique, à la Snecma-Gennevilliers, aux côtés de ses camarades de Lutte ouvrière, au cœur d’une équipe militante déterminée à faire entendre les intérêts des travailleurs, défendre la condition ouvrière, et répandre parmi eux le programme révolutionnaire communiste.

         Yves habitait avec sa compagne Virginie et ses enfants à Argenteuil depuis longtemps. C’est chez eux que nous organisions notre barbecue du début de l’été. C’était lui qui était à la manœuvre comme il manœuvra longtemps pour la préparation du plat lors des banquets Lutte ouvrière que nous avions initiés depuis 1989 à Argenteuil. Mais il fut aussi de tous les aspects de notre activité quotidienne sur la Ville et de celle de notre organisation, lors de la fête annuelle à Presles, comme ailleurs.

         Yves avait un fier et fort caractère. Cette qualité qui ne s’en laisse pas conter lorsqu’un travailleur est en but à l’usine aux avanies d’une hiérarchie hostile. Il a laissé un sacré souvenir parmi cette dernière et surtout parmi les travailleurs. Des travailleurs de la Snecma ou d’entreprises dites « extérieures » qui y travaillaient me demandaient souvent de ses nouvelles lorsque j’en croisais le samedi au marché de Joliot-Curie.

         La route de Yves est terminée, comme celle de Joëlle, Raymond, Patrick, Christine, les uns et les autres qui nous ont accompagnés pendant tant et tant d’années, et disparus prématurément. Bien sûr, le combat, leur combat, continue. Mais nous avons le cœur gros.DM

 

Nous irons lui rendre hommage

Vendredi 19 décembre

A 13 h.30 au crématorium du Père-Lachaise

A 500 mètres de la station Gambette de la ligne 3 Levallois-Galliéni