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samedi 24 janvier 2026

Renault : la guerre de demain commence aujourd’hui

 

L’ennemi principal est dans notre pays

 

 

C’est maintenant officiel : le groupe Renault va se lancer dans la fabrication de drones dans les usines du Mans et de Cléon.

         Il ne s’agit pas de drones civils qui pourraient servir à de l’exploration ou à des sauvetages, non il s’agit bien de drones militaires qui serviront demain dans les combats qui sèmeront la mort comme on le voit dans les reportages sur l’Ukraine.

         Renault s’était déjà enrichi en fabricant des armes lors des deux guerres mondiales. Et évidemment les travailleurs de Renault n’ont jamais eu leur mot à dire dans ces décisions.

         On nous présente cela comme une préparation contre « le danger russe ». Mais le vrai danger ce sont les dirigeants va-t-en guerre et les capitalistes qui font du profit avec des engins de mort.

jeudi 22 janvier 2026

Mélenchon : militariste bleu-blanc-rouge

Quand elle est française, la guerre, ça lui va

  


En visite dans l'usine Dassault de Cergy, Mélenchon n'a pas tari d'éloges sur la famille Dassault, avec laquelle il affirme entretenir de « bonnes relations » et même des liens d'amitié de longue date. Il s'y est redit notamment « fan » du Rafale.

         L'adjudant Mélenchon est déjà au garde-à-vous devant le grand capital et ses guerres présentes et futures.

 

mardi 20 janvier 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 19 janvier 2026 : Budget, menaces guerrières : il faut en finir avec le capitalisme !

 Budget, menaces guerrières : il faut en finir avec le capitalisme !

19/01/26

Vu les tensions, les guerres et les massacres qui se multiplient partout sur la planète, le cirque budgétaire était passé au second plan. Mais celui-ci touche à sa fin. Les marchandages sont terminés, et le patron du Parti socialiste se dit prêt à ne pas censurer le gouvernement au prétexte « d’avancées sociales ».

Comment parler d’avancées sociales quand tous les budgets sont rabotés ! Les hôpitaux sont mis au régime sec, et les malades qui ne peuvent pas payer pour aller dans le privé attendront pour se faire soigner. C’est la même cure d’austérité pour l’Éducation nationale, le logement social, l’emploi...

Mais voilà, en échange de son soutien à Lecornu, le PS a obtenu quelques mesures qui masqueront ces nouvelles coupes : la prime d’activité sera augmentée ; les étudiants auront droit à un repas à 1 euro dans les restaurants universitaires ; les APL suivront l’inflation ; 400 millions supplémentaires iront au logement social, MaPrimeRénov’ sera relancée et l’impôt sur le revenu n’augmentera pas.

Cette liste de mesures prouve surtout une chose : faire vivre décemment sa famille devient de plus en plus difficile pour des millions de femmes et d’hommes parce que les prix ont flambé et que les salaires restent très insuffisants.

Comment joindre les deux bouts quand on est payé autour du smic, 1400, 1500 euros net par mois, comme près de trois millions de salariés ? Dans le privé, la moitié des salariés gagnent moins de 2100 euros par mois. Une somme vite envolée une fois payés le loyer, les crédits, l’électricité, l’eau, les assurances, le téléphone, Internet, la mutuelle et les frais d’une voiture.

La CGT a recensé 483 plans de suppressions d’emplois sur les 18 derniers mois et plus de 100 000 emplois sont menacés ou supprimés. Des salariés, des employés, des cadres qui ont travaillé 20, 30 ans dans une entreprise se retrouvent licenciés du jour au lendemain. Et contrairement aux actionnaires ou aux propriétaires qui se sont engraissés de leur travail, eux ne touchent pas de rentes à vie !

Au même titre que les agriculteurs, les ouvriers, les auxiliaires de vie, les manutentionnaires, les agents de sécurité peuvent, eux aussi, parler de leurs conditions de travail, de leurs levers au cœur de la nuit, des heures passées sur les routes ou entassés dans les transports en commun. Ils peuvent parler des cadences et de leur santé qu’ils ont laissée sur les chaînes de production, sur les chantiers ou dans les entrepôts, des sacrifices de leur vie sociale et familiale qu’ils font en travaillant de nuit, le samedi ou le week-end.

Et ce n’est pas ce saupoudrage de mesures qui changera quoi que soit à ces conditions de vie de plus en plus dures. Il ne permettra même pas aux travailleurs de sortir la tête de l’eau.

Alors, parler de victoires ou d’avancées sociales est révoltant. Et c’est surtout dérisoire quand toute la société évolue vers la guerre.

Les capitalistes ne se contentent pas de s’enrichir de façon spectaculaire et d’exploiter les travailleurs. Ils se battent, ouvertement désormais, pour savoir qui mettra la main sur les richesses du Groenland ; qui aura accès aux terres fertiles d’Ukraine ; qui contrôlera le coltan des mines du Kivu en RDC ; qui exploitera le pétrole du Venezuela… Ces rivalités ne peuvent que mal finir si on leur laisse les mains libres.

Le monde entier marche vers un conflit généralisé. Et là encore, comme dans toutes les guerres capitalistes, ce sont les classes populaires qui fourniront la chair à canon.

Ces reculs et ces menaces ne tombent pas du ciel. Ils sont les conséquences du système capitaliste. Tous les jours, la brutalité et la rapacité décomplexée de Trump nous en rappellent la règle de base : rien ne doit faire obstacle à l’accumulation des milliards entre les mains de la bourgeoisie et des financiers, ni le respect des hommes et de la planète, ni celui de quelconques valeurs morales. Et si des capitalistes ont besoin de faire la guerre pour prendre le dessus dans la concurrence, débloquer des marchés, accéder à telle ou telle matière première, guerre il y aura !

Mais une autre règle régit le capitalisme : c’est que les travailleurs produisent tout. Sans eux, il n’y a pas de création de richesses, pas de création de profits et de capital. Il dépend donc d’eux, de leur conscience et de leur combativité, que la société suive une autre voie.

C’est pourquoi les travailleurs ne doivent ni se résigner ni se taire. Ceux qui refusent l’avenir de sang et de larmes que nos dirigeants nous réservent doivent se rassembler. Les capitalistes sont forts parce qu’ils sont organisés. Les travailleurs doivent en faire autant et construire un parti qui défende vraiment leurs intérêts, un vrai parti communiste et révolutionnaire.

                                                                        Nathalie Arthaud

dimanche 18 janvier 2026

Éducation : écoles ou casernes ?

Éducation : écoles ou casernes ?

Certains établissements scolaires n’ont pas attendu longtemps que Macron, les ministres et les généraux aient lancé le nouveau service militaire national pour que l’armée s’invite dans leurs locaux afin de recruter des élèves qui, plus tard, marcheront au pas.

Publié le 14/01/2026

 

Le journal Libération du 12janvier cite plusieurs exemples de séances d’entraînement dans les collèges et lycées. On y pratique le port d’uniforme et de tout le barda. Des élèves apprennent à réprimer une manifestation, tandis qu’ailleurs, transformés en matons, ils s’en prennent aux détenus. Sans aller jusqu’à ces extrémités, au lycée Jean-Monnet de Montpellier, des militaires sont venus dès le premier jour présenter le nouveau service dans le but d’y attirer les jeunes.

Cela fait en réalité des années que les gouvernements font appel aux militaires sous prétexte d’éduquer les jeunes. Déjà, en 1989, chaque académie s’était vu imposer un trinôme, composé de représentants de la Défense, de l’Éducation nationale et d’un institut, devant aider les enseignants à faire connaître les « enjeux de la défense » et à « promouvoir les valeurs de la République ». Sans beaucoup de succès, il faut bien le dire. En 2007, une circulaire demandait de diriger les élèves vers, entre autres, « les emplois civils et militaires offerts par les armées ». Même discours en 2013 dans Le livre blanc sur la défense, sans plus de résultats.

Maintenant, vu les menaces de guerre et le manque de perspectives offertes aux jeunes, l’armée s’invite de plus en plus dans les établissements scolaires, y compris chez les moins de 15 ans des collèges. Les militaires d’aujourd’hui retrouvent ainsi le rôle des agents recruteurs de l’ancien régime. Ils seront bientôt tout aussi haïs.

                                                   Marianne Lamiral (Lutte ouvrière n°2998)