Affichage des articles dont le libellé est Guerre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Guerre. Afficher tous les articles

dimanche 13 septembre 2026

Enseignement, union nationale, 11 novembre 1918 : célébrer le massacre ou ceux qui l’ont combattu ?

11 novembre : célébrer le massacre ou ceux qui l’ont combattu ?

À compter de cette année, l’Éducation nationale exige qu’une cérémonie de commémoration du 11 Novembre, jour officiel de la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) soit organisée dans chaque école élémentaire, collège et lycée du pays.

Publié le 09/09/2026

Pour ce faire, le gouvernement a baptisé cette journée : « Commémoration de la victoire et de la paix, hommage à tous les “Morts pour la France” », rendant obligatoires une minute de silence et le chant de La Marseillaise et conseillant vivement le dépôt d’une gerbe de fleurs, la tenue de discours et autres simagrées.

« Morts pour la France », les millions de soldats qui ont perdu la vie dans la boue des tranchées de cette guerre ? Et les presque autant de civils morts des suites des privations, maladies, bombardements et massacres ? Certainement pas : la guerre que le gouvernement veut obliger les jeunes, et bien sûr le personnel enseignant, à célébrer, avait pour cause la volonté des puissances impérialistes, dont la France, de se repartager le monde, et donc les colonies, les marchés, les ressources et les populations.

C’est bien sûr une opération de propagande assez grossière, comme il y en eut tant avant 1914, dans tous les pays qui se préparaient à envoyer à la mort leur jeunesse. La « classe 14 », c’est-à-dire la génération qui avait 20 ans en 1914, abreuvée de discours sur la nécessité de défendre la patrie et la liberté, fut d’ailleurs celle qui paya le plus lourd tribut à la guerre : un jeune sur cinq, voire sur quatre, y laissa la vie. C’est à propos d’elle qu’Anatole France écrivit : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. »

En choisissant la référence à la grande boucherie de 14-18, les dirigeants savent ce qu’ils font. Ils veulent accoutumer les esprits à l’idée d’une guerre et préparer la jeunesse à se sacrifier dans un prochain conflit impérialiste. Et, quoi qu’ils racontent aujourd’hui, les enjeux seront les mêmes : il ne s’agira nullement de défendre les populations, mais d’enrichir les capitalistes et de défendre leur droit de dominer des régions et des peuples.

Il y eut des opposants à la guerre de 14-18 et à cette saignée de toute une génération dans les tranchées. Des militants la combattirent et préparèrent la révolution, seul moyen d’en finir avec la guerre. La fin de cette première guerre impérialiste vit exploser la plus grande vague révolutionnaire du vingtième siècle.

C’est à ces combattants contre les guerres et leurs responsables qu’il faut rendre hommage… et il faut surtout s’inspirer de leurs idées.

                                                      Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°3032)

 

mercredi 15 juillet 2026

Une vidéo de Nathalie Arthaud : La guerre, une histoire de gros sous ! 3 min 22

Macron va-t-en-guerre… avec le sang des autres !

 

Une préparation aux carnages de demain

 

 

Dans son discours aux armées lundi 13 juillet, Macron s’est vanté d’avoir lancé l’économie de guerre. Mais il rajoute aussitôt que ce n’est pas suffisant. Pour s’y préparer, il vante son bilan de préparation à la guerre devant un parterre de généraux. En 10 ans, le budget des armées a doublé pour atteindre 57 milliards d’euros en 2026. Il devrait être de 75 milliards en 2030. 

Comme son chef d’Etat-major il y a quelques mois, Macron assène d’un ton martial que la paix doit être défendue « au prix du sang s’il le faut ». Ce qu’il ne dit pas, c’est que ce ne sera ni son sang, ni celui des grandes familles capitalistes, mais celui des travailleurs.


vendredi 10 juillet 2026

OTAN : les marchands d’armes comblés

OTAN : les marchands d’armes comblés

Organisé les 7 et 8 juillet à Ankara en Turquie, le sommet de l’OTAN a été une nouvelle occasion de justifier l’augmentation des dépenses militaires des pays membres.

Publié le 08/07/2026

 


Sur fond de guerre en Ukraine et sous prétexte de se protéger contre « la menace russe », le discours des dirigeants européens depuis le retour de Trump au pouvoir est une véritable rengaine. Il faudrait empêcher le retrait des États-Unis de l’OTAN, comme en menace le président américain sous prétexte que l’Europe doit « prendre sa défense en main ». Et pour cela il faudrait satisfaire ses exigences en augmentant les dépenses consacrées par chaque État à ses armées.

Ainsi, lors du sommet de 2025, les États membres s’étaient engagés à consacrer 3,5 % de leur PIB aux dépenses militaires et 1,5 % à leurs dépenses dites de sécurité d’ici 2035. Tandis que Trump distribue les bons et les mauvais points, le secrétaire général de l’OTAN, le néerlandais Mark Rutte, a mis en avant les 139 milliards d’euros supplémentaires consacrés aux armées, dans l’année écoulée, par les pays membres de l’Alliance atlantique autres que les États-Unis. C’est une hausse de 20 % ! Dans tous les pays, alors que, quand il s’agit de financer les services utiles à la population, les dirigeants répètent que les caisses sont vides et la dette publique abyssale, les milliards jaillissent par dizaines pour l’armement.

Le sommet d’Ankara a été l’occasion d’annoncer de nouvelles commandes : drones de surveillance de la firme américaine Northrop, avions de transport et de ravitaillement d’Airbus, avions de reconnaissance GlobalEye de Saab, missiles Patriot de l’américain Raytheon. L’enjeu principal de toutes les discussions des chefs de l’OTAN autour de la sécurité de l’Europe, de l’aide à fournir à l’Ukraine et de la répartition des efforts entre États, est de savoir quelles firmes emporteront les plus gros contrats. Avec 64 % des achats européens, une proportion en hausse, les marchands d’armes américains tiennent le haut du pavé.

Chaque gouvernement défend bien sûr ses champions nationaux. Le projet d’avion de combat européen SCAF a été enterré car il faisait de l’ombre à l’avionneur français Dassault. À la veille du sommet de l’OTAN, le gouvernement allemand a annoncé que son budget militaire passera de 110 à 180 milliards d’euros d’ici 2030. Sur la même période, le chancelier Merz veut consacrer 600 milliards d’euros à des investissements massifs dans l’industrie militaire. Pour les financer, Merz va emprunter, creusant la dette publique, et pour le justifier, il a affirmé « on ne peut pas se défendre contre Poutine avec un déficit zéro ». Mais Poutine n’est que l’ogre du conte pour enfants. Les dépenses militaires sont d’abord destinées à ranimer la croissance économique anémiée par la crise.

Au-delà de préparer les guerres qu’engendrent les rivalités impérialistes, l’enjeu immédiat de la course à l’armement qui s’accélère partout dans le monde est d’assurer les profits de Rheinmetall ou ThyssenKrupp Marine en Allemagne, de Dassault ou Thales en France, et de leurs concurrents de diverses nationalités.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3023)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 10 juillet, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 11 juillet, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 12 juillet, de 11 h. à midi au marché Héloïse.