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vendredi 27 février 2026

Ruptures conventionnelles : le patronat à l’offensive

 Ruptures conventionnelles : le patronat à l’offensive

Lors des négociations sur l’assurance chômage entre syndicats et représentants du patronat, ces derniers ont proposé à nouveau de durcir les conditions d’indemnisation en cas de rupture conventionnelle.

Publié le 25/02/2026

 

Les ruptures conventionnelles, instaurées sous Fillon en 2008, sont bien plus favorables au patronat que les licenciements. Ce système permet en fait de licencier plus facilement et à moindre coût.

Aujourd’hui, l’État cherche tous les moyens pour réaliser des économies au détriment des travailleurs, et en particulier de ceux privés d’emploi. Le gouvernement a fixé l’objectif d’obtenir 400 millions d’euros d’économies aux négociateurs d’une nouvelle réforme de l’assurance chômage. Les représentants patronaux ont sauté sur l’occasion pour aller encore plus loin. Dans leur projet de réforme, la durée maximale d’indemnisation chômage, après une rupture conventionnelle, passerait de 18 mois à 15 mois pour les travailleurs de moins de 55 ans, et de 27 mois à 20,5 mois pour la tranche la plus âgée. De plus, pour les travailleurs dont le salaire brut avant la rupture dépasse 2 000 euros, les représentants patronaux souhaitent réduire l’allocation chômage de 30 % à partir du septième mois d’indemnisation. Selon l’Unedic, cette dernière mesure rapporterait, à elle seule, 30 millions d’euros la première année, et plus de 500 millions au bout de trois ou quatre ans.

Le projet patronal est dans la droite ligne de la série de réformes qui, depuis des années, ne cessent de réduire les conditions d’indemnisation en cas de perte d’emploi. Il s’agit aussi, pour le patronat, d’exercer une pression sur l’ensemble des salariés afin qu’ils acceptent des conditions de travail et des salaires toujours plus dégradés par peur du chômage et de la misère.

                                                                         T. B. (Lutte ouvrière n°3004)

samedi 14 février 2026

Chômage et fermetures d’usines : à la hausse !

 Chômage et fermetures d’usines : à la hausse !

Après les chiffres du ministère du Travail, ceux de l’Insee, confirment la tendance à la hausse du nombre de chômeurs.

Publié le 11/02/2026

 


D’après l’Insee, le taux de chômage a atteint 7,9 % au quatrième trimestre 2025 en France (hors Mayotte), en hausse de 0,4 % par rapport au début de l’année 2025.

Mettant en avant cette hausse relativement limitée – mais hausse tout de même –, le ministre de l’Économie a osé se féliciter d’avoir « remporté le combat contre le chômage à long terme » et d’être « sur un taux d’emploi qu’on n’a jamais eu ».

Derrière ce chiffre global, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans augmente nettement, pour atteindre 21,5 %.

L’Insee explique cette forte hausse par la mauvaise conjoncture du marché du travail, car les jeunes sont souvent les premières victimes en cas de ralentissement.

Une autre étude, celle du cabinet Trendeo, qui se veut un observatoire de l’investissement et de l’emploi, vient étayer ce que l’on peut constater au fil des annonces concernant Michelin, Brandt, Teisseire, Novasco, etc. : avec 179 contre 116, le nombre de fermetures d’usines a dépassé celui des ouvertures en 2025. Depuis juin 2024, près de 5 000 emplois industriels sont perdus chaque trimestre et la tendance devrait se poursuivre en 2026. Si l’étude se félicite du fait que les investissements battent des records, avec 125 milliards d’euros annoncés pour 2025, elle constate que ces investissements sont davantage réalisés dans des centres de données, qui pourraient rapporter gros mais ne créent presque pas d’emplois.

L’industrie automobile a subi les pertes les plus lourdes, avec plus de 50 000 emplois détruits entre 2009 et 2025. Seules l’industrie aéronautique et la construction navale s’en sortent mieux, sans doute stimulées par les commandes d’armement de l’État, qui augmentent fortement dans la perspective de ce que les militaires nomment « guerre de haute intensité » pour ne pas parler de la Troisième Guerre mondiale.

Le chômage, l’exploitation dans les usines d’armement, voire le « sacrifice » dans une guerre pour des intérêts qui ne sont pas les leurs, voilà la perspective que le système capitaliste en crise offre aux jeunes !

                                                        Valérie Fontaine (Lutte ouvrière n°3002)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-samedi 14 février : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 14 février, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Bien d’autres permanences peuvent être organisées dans le cadre de notre campagne.

 


 

ArcelorMittal Dunkerque : Macron a fait comme patron voulait

 ArcelorMittal Dunkerque : Macron a fait comme patron voulait

Macron s’est rendu le 10 février à Dunkerque, sur le site où ArcelorMittal a claironné la construction d’un four électrique. L’investissement peut sembler important, 1,3 milliard d’euros. En réalité, il est loin de ce qui était annoncé au départ, lorsqu’il était question de produire ce que la direction appelait de l’acier « vert ».

Publié le 11/02/2026

 

Dans le projet actuel, le principal haut-fourneau continuera de fonctionner au charbon, alors qu’il était censé être remplacé par une installation au gaz et à l’hydrogène. Le nouveau four électrique permettra seulement de recycler davantage de ferraille. Au départ, le but était de supprimer les rejets carbone très importants de l’usine, environ 15 % des rejets carbone de l’industrie en France. Finalement, il ne s’agit plus que de les réduire d’un tiers. D’ailleurs, ces derniers mois, de nombreux ingénieurs venus spécifiquement pour ce projet sont repartis du site.

Macron est donc venu fanfaronner à Dunkerque pour dire qu’il avait répondu à toutes les attentes d’ArcelorMittal. Il a notamment repris à son compte une expression très utilisée par la direction du groupe, selon laquelle il faut « dérisquer » l’investissement. Cela signifie que l’État se porte garant des profits du grand patronat, notamment par le fait que la moitié de l’investissement sera financée par l’argent public. Macron a également déclaré que la renationalisation d’EDF en 2022 avait été réalisée pour aider les industriels en leur fournissant une énergie abondante à des tarifs très bas. Et en effet, fin janvier, ArcelorMittal a signé avec EDF un contrat d’approvisionnement, pour une durée de 18 ans, à un tarif inconnu… pour cause de secret commercial.

Les patrons de la sidérurgie ont également obtenu que des taxes soient imposées aux frontières de l’Europe, essentiellement pour se protéger de l’acier fabriqué en Chine. ArcelorMittal communique continuellement sur la nécessité d’être abrité de la concurrence mondiale, ce qui ne manque pas de piquant pour un groupe qui possède des usines et des mines sur tous les continents.

Avec sa modestie habituelle, Macron est donc venu annoncer qu’il avait sauvé la sidérurgie française. Mais, comme on pouvait s’y attendre, il n’a pas dit un mot sur les centaines d’emplois que le groupe supprime en ce moment, ni sur les 5 600 emplois qu’il envisage de supprimer en Europe dans les mois à venir ; rien non plus sur les bénéfices qui ont été multipliés par 2,5 en 2025 par rapport à l’année précédente. Macron a bien travaillé pour les actionnaires d’ArcelorMittal et il tenait visiblement à ce que cela se sache.

                                    Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3002)

samedi 31 janvier 2026

Amazon : licenciés sur l’autel des profits

 

Avec le capitalisme, quand le progrès devient régression

 

 

La direction d’Amazon a annoncé la suppression de 16 000 emplois dans le monde. Cette annonce fait suite à celle de 14 000 licenciements en octobre. La raison invoquée pour justifier ces plans successifs est l’utilisation de l’IA. Beaucoup d’entreprises, comme Mondial Assistance ou Capgemini en France, prennent ce prétexte pour réduire la masse salariale. 

         Or l’utilisation de l’IA pourrait permettre de travailler moins pour le même salaire. Mais aux mains du grand patronat, elle est utilisée pour augmenter les profits en taillant à la hache dans les effectifs !

jeudi 29 janvier 2026

Suppressions de postes : La tech ne doit pas nous faire perdre la tête

 

Course au profit maquillée derrière l’IA

 

 

Société Générale annonce 1 800 suppressions d’emplois. Ce géant bancaire prétend que les applications de l’intelligence artificielle le contraignent à trancher dans les effectifs pour rester compétitif.

         En fait, ce n’est pas l’IA qui supprime des emplois mais bel et bien les dirigeants des entreprises capitalistes et leur course aux profits.

         Ce n’est pas une fatalité : contre ces patrons qui mènent leur lutte de classe, comme au temps de la machine à vapeur, les travailleurs doivent mener la leur.

vendredi 12 décembre 2025

Faillite du groupe ACI : patron et État complices

 

Affairisme, margoulin, et travailleurs qui trinquent

 

 


En 2019, l’affairiste Philippe Rivière a créé le groupe ACI, présent dans de nombreuses régions. Il s’est ensuite lancé dans le rachat d’une trentaine d’entreprises en difficulté, sous-traitantes de grandes entreprises de l’armement, de l’aéronautique et du nucléaire civil. Au passage, il a bénéficié de millions d’euros de subventions publiques.

         Cet argent s’est évaporé et ACI est aujourd’hui en faillite. Cinq petites sociétés du groupe ont déjà été liquidées et le tribunal de commerce de Lyon a repoussé d’une semaine la décision sur l’avenir des 1 500 travailleurs menacés de perdre leur emploi.

         Ce margoulin fait en petit ce que les entreprises du Cac 40 font en grand. Les salariés du groupe le traitent d’escroc et accusent les pouvoirs publics de complicité. C’est le moins qu’on puisse dire !